Congrégation du Saint-Esprit en France
spiritains
Prêtre, pourquoi pas moi ?

Une foule immense se réunit ce dimanche, 24 juin 2018,
en la Cathédrale Notre-Dame de Reims. Plus de 2000 personnes ont participé à l’ordination sacerdotale de Baptiste Bienvenu, Paul-Emmanuel Lallement et Florian Renaud.



L’ordination sacerdotale est la célébration liturgique où le diacre reçoit de l’évêque le sacrement de l’ordre. Il est investi du caractère sacerdotal qui est une marque ineffaçable comme celle du baptême. Il entre aussi dans le « presbyterium » qui est la communauté des prêtres d’un diocèse unis autour de leur évêque.

A l’appel de l’évêque, le candidat s’avance en disant « Me voici ».
Il y a un dialogue public entre l’évêque et le futur prêtre : ce dernier s’engage devant tous, à vivre son ministère de prêtre, selon ce que demande l’Église.




Prière consécratoire de l’ordination presbytérale

(…) Nous t’en prions, Père tout-puissant, donne à tes serviteurs que voici, d’entrer dans l’ordre des prêtres. Répands une nouvelle fois au plus profond d’eux-mêmes, l’Esprit de sainteté. Qu’ils reçoivent de toi, Seigneur, la charge de seconder l’ordre épiscopal. Qu’ils incitent à la pureté des mœurs par l’exemple de leur conduite. Qu’ils soient de fidèles collaborateurs des évêques, pour faire parvenir à toute l’humanité, le message de l’Évangile et pour que toutes les nations rassemblées dans le Christ, soient transformées en l’unique peuple de Dieu. Par Jésus Christ, ton Fils, notre Seigneur et notre Dieu, qui règne avec toi et le Saint Esprit maintenant et pour les siècles des siècles.




 
Les candidats s’étendent par terre pendant le chant de la longue litanie des saints.

Dans un geste de bénédiction et de prière silencieuse, l’évêque et tous les prêtres imposent les mains sur la tête du candidat. Il reçoit le don de l’Esprit Saint pour la charge qui lui est confiée. L’imposition des mains signifie la mission confiée par le Christ, mission qui se transmet par les mains des Apôtres et de leurs successeurs.

Lectorat

Le moment le plus important de l’ordination,
c’est l’imposition des mains.

 

 
Les ordonnés sont revêtus de l’étole presbytérale et de la chasuble.

L’évêque répand dans les paumes des mains du nouveau prêtre l’huile sainte, que l’on appelle le saint Chrême.
   
 

Présentation de Florian Renaud

Il est originaire de Dizy en Champagne. Lors de ses études secondaires, il s’interroge sur sa vocation, au cours d’un pèlerinage à Lourdes. Il continue ses études en histoire à l’université de Reims et participe au Groupe de Formation Universitaire (GFU). Il rentre au séminaire de Lille en 2007.
En 2009, Florian est volontaire de la Délégation Catholique pour la Coopération (DCC) à Madagascar. Là, il découvre la vocation religieuse, missionnaires spiritains. Il reprend ses études de théologie à Lille et demande à entrer dans la congrégation du Saint Esprit en 2012. Au terme de sa formation, il a prononcé ses vœux définitifs et il a été ordonné diacre en 2017.

Il a fait son stage diaconal à Blotzheim, en Alsace. Il a su mettre ses talents au service des élèves, des professeurs et de l’aumônerie du Collège des Missions, ainsi que de la communauté de paroisse Terre d’Envol.

Florian est ouvert à tout ce qui se passe dans notre société et dans le monde : la justice, la paix et le respect de l’environnement. Il est attentif à chaque personne, en particulier aux plus fragiles. C’est un apprentissage qu’il a vécu lorsqu’il faisait des maraudes à Paris auprès des personnes en situation précaire dans la rue. Florian aime la liturgie et partage cet attrait lors des célébrations qu’il anime. Il apprécie beaucoup la vie communautaire. La prière ensemble nourrit sa vie spirituelle et le stimule dans sa vie pastorale.


Portrait de Florian

Né en 1986 à Reims, il a grandi dans un village, à côté d’Épernay dans le vignoble champenois. Sa scolarité a été suivie dans l’enseignement public. Hockey sur glace était son sport préféré. L’éveil à la foi et le catéchisme, dans le cadre de sa paroisse,  n’ont laissé que des souvenirs positifs.

A l’adolescence, il se pose des questions plus profondes sur la foi. Au cours d’un pèlerinage à Lourdes, avec son groupe de confirmands, il visite une expo photo, qui présentait les différents chemins de vie dans l’Église : mariage, diaconat, vie monastique…

« Prêtre, pourquoi pas moi ? » se demande-t-il. Tout en étudiant l’histoire à l’université, il prend le temps du discernement. Après la licence, il entre au séminaire à Lille. À la suite de deux années de formation en philosophie et trois en théologie, il demande à vivre un temps de volontariat à l’étranger. A Madagascar, il rencontre les Spiritains et découvre la vie religieuse missionnaire. Il prend alors la décision de s’engager dans la Congrégation du Saint‐Esprit, pour se mettre au service des plus pauvres.