2 février 2012
Journée de fête à la rue Maison Mère
C'est une tradition bien ancrée dans la Congrégation de voir les Spiritains se réunir le 2 février. A la Maison Mère, là où se trouve la tombe du Père Libermann, les raisons sont encore plus fortes.
Nous avons commencé notre journée de fête par la bénédiction de notre nouvelle salle de conférence, située dans les locaux de l‘ancien emballage. Cette salle pourra accueillir des groupes d'une bonne centaine de personnes. Elle est équipée de toutes les commodités : vidéoprojecteur, toilettes, espace boisson...
A la suite de cette bénédiction de nos nouveaux locaux, nous avons écouté la conférence donnée par le Père Richard Fagah : « Libermann, Mgr Barron et les Deux-Guinées, la dimension généalogique d'une aventure missionnaire (1842-1848) ». Le Père Richard Fagah, spiritain originaire de l'Etat de Bénoué au centre du Nigéria, fait partie de notre communauté pour la 3ème année. Il poursuit des études à l'université catholique de Paris dans les domaines de la spiritualité spiritaine et de l'histoire de la Congrégation. Ses recherches sur les sources spiritaines le préparaient bien à nous parler d'un des moments fondateurs de l'histoire de notre Congrégation dans sa Mission en Afrique. Il nous a rappelé l'importance de la rencontre providentielle de Mgr Barron et du Père Libermann dans la basilique parisienne Notre Dame des Victoires à la fin de l'année 1842.
Suite à cette conférence, nous nous sommes retrouvés dans la grande chapelle pour la célébration de la Messe du 2 février. Au terme de cette Eucharistie présidée par le Père Gilles Pagès, Provincial de France, nous nous sommes réunis autour de la tombe du Père Libermann, y déposant les petits lumignons que nous avions allumés au début de la Messe et qui voulaient signifier la lumière du Christ portée par tous les Spiritains à travers le monde pour éclairer les nations comme l'avait prédit le vieillard Syméon le jour de la purification : « Lumière pour éclairer les nations, et Gloire d'Israël son peuple. ».
Cette journée s'est terminée par un repas de fête pour tous les invités de la journée : les Spiritains des communautés parisiennes, les Sœurs Spiritaines, les Religieuses des communautés proches de notre maison et quelques amis et bienfaiteurs de la Maison Mère.
12 janvier 2012
Une soirée avec Mgr Joseph Doré
Mgr Joseph Doré, a publié en avril 2011 un livre aux éditions Plon : « A cause de Jésus ! Pourquoi je suis demeuré chrétien et reste catholique ». Nous avons eu la joie d'accueillir l'ancien archevêque de Strasbourg qui a bien voulu répondre à notre invitation pour partager notre repas du soir et nous présenter son dernier ouvrage.
Dans ce livre, Mgr Doré relit sa longue expérience de théologien et de pasteur en approfondissant les conditions de la foi aujourd'hui. Avec beaucoup de liberté, il aborde les nombreuses interrogations de l'Eglise dans le monde contemporain : une parole libre et responsable pour aider les Chrétiens à se situer dans une société en pleine mutation. L'expérience de Mgr Doré nous rappelle que pour aider l'Eglise à se renouveler, plus que de s'attacher à réformer des structures, il faut renouveler notre foi au Christ. C'est « à cause de Jésus » que nous sommes Chrétiens. Mgr Doré a fait de ces paroles sa devise épiscopale : « A cause de Jésus ».
Des Religieuses et des amis du quartier, quelques amis alsaciens et les étudiants Spiritains de la communauté de la rue Erasme nous avaient rejoints pour écouter le conférencier de la soirée et pour lui poser quelques questions au terme de sa conférence.
12 janvier : Mgr Doré présente son livre :
A la suite de Jésus à la maison-mère
écouter
un peu de Noël
méditation pour Noël
Octobre 2011
La communauté des étudiants spiritains
s'installe à la Maison Mère.
Les étudiants spiritains vivaient à Clamart depuis plus de 35 ans. Le mois dernier, cette communauté s'est installée à la Maison Mère dans les locaux le long de la rue Erasme. Depuis 6 mois, des travaux importants ont été effectués pour accueillir cette communauté. Il a fallu déménager la salle de la lingerie du 3ème étage qui s'est installée au sous-sol près des machines à laver, les locaux de l'informatique qui se trouvent maintenant dans l'ancien salon de l'équipe provinciale, les bureaux de la fraternité du Saint-Esprit déplacés au dessus de la sacristie. Ces grands espaces libérés ont permis d'aménager dans les anciens locaux du bâtiment St Martial une grande salle de communauté au 3ème étage, une chapelle spacieuse au 1er étage et une salle à manger avec ses dépendances au rez de chaussée.
On parlait jusqu'à ce jour de la communauté de Clamart pour désigner les étudiants spiritains en formation théologique au Centre Sèvres. Il faudra s'habituer à dire désormais « la communauté de la rue Erasme » puisque l'aile de la Maison Mère qui leur est destiné longe la rue Erasme.
Les travaux d'aménagement à peine terminés, les étudiants ont débarqué dans la maison le 8 septembre dernier, même si tous les pots de peinture n'étaient pas encore fermés ni tous les fils électriques encore connectés. Il a fallu quelques semaines pour permettre à la nouvelle communauté de s'organiser. C'est chose faite et il y a désormais à la Maison Mère 2 communautés, celle de la rue Lhomond et celle de la rue Erasme : deux communautés spiritaines autonomes bien que voisines. Les étudiants ont leur salle à manger et leur chapelle, mais ils prennent les plats cuisinés dans la grande cuisine.
Nos 2 communautés auront des occasions de se retrouver au moment des grands événements de l'année et nous nous retrouverons ensemble pour la messe et les repas de chaque lundi. Tout le monde semble satisfait de cette nouvelle donne. De notre part, nous profitons d'un vent de jeunesse dans la maison. De la part de la communauté des jeunes en formation, le fait de vivre à la Maison Mère permet une plus grande découverte de la vie de la Province. Elle permet aussi aux étudiants de se rapprocher de leur lieu d'études au Centre Sèvres.
Le vendredi 7 octobre, la communauté Erasme a invité la communauté de la rue Lhomond dans ses nouveaux locaux pour un apéritif : une façon d'exprimer la joie de ce rapprochement.
25 septembre 2011
Fête des Jubilaires
Beaucoup de monde ce matin dans notre chapelle pour la célébration eucharistique du dimanche et la fête des Jubilaires de la communauté : 50 ans de vie religieuse pour le Frère Joseph Rossignol, 25 ans de vie religieuse pour le Père Gilles Pagès, Provincial de France et Jean-Marc Bertrand en année sabbatique, 50 ans de sacerdoce pour Mgr Jacques Gaillot et 25 ans de sacerdoce pour le Père Antonio Michielan, prêtre italien du Pontifical Institut des Missions Etrangères en année sabbatique à la Maison Mère. Le Père Gilles Pagès a présidé l'Eucharistie et l'homélie a été donnée par un jeune Spiritain nouvellement ordonné diacre et en stage diaconal actuellement à la paroisse du Blanc Mesnil : Tavarès Assis, originaire du Cap Vert et de la Province du Portugal.
Dans un beau commentaire de l'Evangile de ce jour, la parabole des 2 fils invités par le père pour aller travailler à la vigne, notre jeune diacre a évoqué ces années de travail missionnaire de nos frères jubilaires :
« Oui frères et sœurs, un homme avait deux fils... L'un pourrait s'appeler ‘Oui ! du bout des lèvres' et l'autre ‘Non carrément'. L'important avant tout c'est que les deux soient fils du même père. Ce n'est pas rien !
Donc, qui que tu sois, quelle que soit ton histoire, quel que soit le jugement que les autres portent sur toi, quel que soit le jugement que tu portes sur toi-même, tu es aimé. Tu n'as pas à justifier ta vie. Tu es posé dans l'existence par Dieu notre Père. Voilà le commencement de la foi. Dans la vie de tout homme, et de toute femme, il y a des moments impératifs. Des moments où l'on sent qu'il y a une étape à franchir où l'on sent que tout peut basculer ou dans le non-sens ou au contraire dans un sursaut.
Je crois que les Jubilaires d'aujourd'hui ont franchi cette étape en acceptant d'aller travailler dans la vigne, en s'engageant définitivement chez les Missionnaires du Saint Esprit, l'un il y a 50 ans, frère Joseph et les autres il y a 25 ans de cela, Gilles Pagès et Jean Marc Bertrand, sans oublier les 50 ans d'ordination de Mgr. Gaillot et les 25 ans d'ordination du Père Antonio qui est parmi nous.
Figurez-vous qu'il y a 50 ans mes propres parents n'avaient que 4 ans et il y a 25 ans moi-même je n'en avais que 3 ! Quelle affaire ! Pendant ces 50 années vous êtes passés de la machine à écrire à l'ordinateur, du magnétophone au portable. Vous avez été témoins d'inventions, d'événements et de changements bouleversants voire incroyables. En plus de cela, vous avez vu des camarades partir et rentrer, des confrères quitter la Congrégation, des êtres chers mourir, des petits neveux et nièces naître, grandir, faire leur première communion, se marier etc. Il faut le dire, si le monde a changé pendant ces 50 années, le sens de vos engagements premiers est resté, peut-être avec des hauts et des bas, ce qui est normal n'est-ce pas ?
La mission a incarné divers visages, mais avec toujours le même but : aimer et servir les hommes et les femmes en humanité : en France, en Angola, en passant par Rome, en débarquant à Paris, en disant au revoir au « muamba et au fungi » et « merci pour la pasta italiana », de l'Amazonie à Madagascar, en passant par l'Ile de la Réunion. Toutefois dans un univers peuplé de gens, de noms, munis d'un agenda rempli de contacts, que de souvenirs inoubliables ! Voilà le salaire de ceux qui acceptent d'aller travailler dans la vigne.
Imaginez-vous qu'on mette par écrit l'expérience accumulée au fil des années de ces 5 Jubilaires... ou mieux encore de tous les spiritains ainés de Chevilly, d'Allex, de Langonnet et de Wolxheim ? Je crois qu'on aurait des tonnes et des tonnes de bouquins à remplir !!
Parmi vous les Jubilaires, il y en a deux qui sont au service de l'économat et du provincialat, deux responsabilités que ne laissent pas les confrères indifférents, car vous avez à faire à des hommes et non pas à des anges : et oui, ici et ailleurs, certains vous chérissent, d'autres vous font la tête et c'est justement ici que Paul fait une piqûre de rappel en écrivant ceci à la communauté de la Rue Lhomond : ‘Frères, s'il est vrai que dans le Christ on se réconforte les uns les autres, si l'on s'encourage dans l'amour, si l'on est en communion dans l'Esprit, si l'on a de la tendresse et de la pitié, alors, pour que ma joie soit complète, ayez les mêmes dispositions, le même amour, les mêmes sentiments ; recherchez l'unité. Ne soyez jamais intrigants ni vantards, mais ayez assez d'humilité pour estimer les autres supérieurs à vous-mêmes. Que chacun de vous ne soit pas préoccupé de lui-même, mais aussi des autres. Ayez entre vous les dispositions que l'on doit avoir dans le Christ Jésus'.
Chers amis, si on a répertorié les sept merveilles du monde comme critère de la beauté et de l'étonnement, j'aimerais répertorier aussi devant vous, les sept ingrédients qui pimentent la vie d'un missionnaire : Voir, Ecouter, Toucher, Goûter, Sentir, Rire et Aimer.
Chers Jubilaires, si vous êtes là aujourd'hui c'est grâce à Dieu évidemment, mais aussi c'est parce qu'au fil du temps, il y a eu une mise à jour sans cesse de votre ‘oui' à la suite du Christ, au service de notre Congrégation et de nos frères et sœurs façonnés de la même pâte humaine.
Et nous qui avons répondu ‘oui' à l'invitation du Seigneur, malgré notre faiblesse, rendons-lui grâce de pouvoir nous rassembler comme peuple renouvelé par son pardon et n'oublions jamais de faire la mise à jour de notre foi et de notre baptême. »
La fête s'est poursuivie par l'apéritif du dimanche dans la salle Laval et par un repas de fête au réfectoire avec une animation de poèmes, de chants... et même de danses : une manière de jubiler avec Joseph, Gilles, Jean-Marc, Antonio et Jacques... et tant d'autres.
lancement de l'année, réunion de communauté
le 9 septembre, départ du P. A. Bonningues
4 septembre 2011
Consécration définitive dans la Congrégation de 2 jeunes Spiritains
« Ecoute la voix du Seigneur, prête l'oreille de ton cœur... tu entendras l'Esprit d'audace, tu entendras crier les pauvres, tu entendras gémir ce monde... ». C'est par ses paroles du chant d'entrée que débute notre liturgie dominicale au cours de laquelle 2 jeunes Spiritains ont fait leur consécration définitive, Albano Aloys Nwombeki et Benjamin Hugues Sanon.
Albano est né en 1978 à Karagwe, pointe nord-ouest de la Tanzanie (près du lac Victoria), dans une famille de 8 enfants. Ce qui a d'abord attiré Albano vers notre famille spiritaine, c'est la grande histoire de la libération des esclaves, à Bagamoyo notamment. Il a retrouvé ce souffle émancipateur dans les accents spiritains plus contemporains, par exemple dans le chapitre 2 de notre Règle de Vie et l'accent mis sur la libération intégrale de la personne humaine. Pendant son stage pastoral à l'Ile de la Réunion, Albano a éprouvé l'extraordinaire défi mais aussi l'incomparable richesse de la vie en communauté internationale : cinq nationalités dans sa communauté de cinq confrères !
Benjamin est né en 1981 à Rafaï, dans l'Est de la République Centre Africaine, aux confins du Congo et du Soudan. Il est le 1er de cette région à faire profession perpétuelle dans la congrégation. Enfant, il a connu des missionnaires spiritains à Rafaï et se souvient d'avoir admiré leur simplicité et leur proximité avec les gens des quartiers. Mais c'est surtout au cours de ses années de lycée à Bangassou, alors qu'il participait à des activités d'aumônerie et à des camps de la JEC sous la direction d'un prêtre fidei donum et en compagnie d'un stagiaire spiritain camerounais, qu'est né le désir d'animer lui aussi des communautés en devenant prêtre et missionnaire.
La liturgie est présidée par le Père Gilles Pagès, Provincial de France, et il est assisté par le Père Patrick Mbéa, supérieur de la Fondation de la République Centre Africaine. Recevant les vœux de nos 2 frères et signant avec eux sur l'autel les actes de professions, ils ont été témoins avec tous ceux qui ont participé à cette célébration liturgique de l'engagement pour la vie de Benjamin et Albano.
Le chant final de la Messe exprimait l'envoi en mission de ceux qui ont donné aujourd'hui leur vie au Seigneur pour participer à la mission spiritaine à travers le monde : « Allez par les chemins, criez mon Evangile... Soyez signes d'amour de paix et de tendresse... Veillez dans la prière, mon Royaume est en vous... Allez, ne craignez pas car je demeure avec vous... »
Au terme de notre célébration, tout le monde s'est retrouvé dans la cour pour le pot de l'amitié avant de partager le repas de fête dans le grand réfectoire de la Maison Mère, repas qui rassemblait la communauté de la Maison Mère, la communauté des étudiants Spiritains et les amis d'Albano et Benjamin.
le 22 juin, la communauté à Rouen
27 - 28 et 29 mai 2011
Les journées d'amitié 2011
Une fois de plus, les journées d'amitié de la Maison Mère ont été le rendez-vous des familles et amis des Spiritains de la Province de France. La première réunion préparatoire s'est tenue en décembre 2010 et depuis, tous les mois, le comité de préparation s'est réuni pour préparer ces journées importantes pour la vie de notre Province. La journée des bénévoles, rassemblant en janvier 2011 une quarantaine de nos amis, nous a permis d'écouter les conseils et les idées nouvelles de ceux qui sont nos proches collaborateurs de cette fête.
Vendredi 27 juin, nos journées ont débuté par la soirée concert rassemblant dans notre chapelle 250 personnes environ. Ce sont les 40 choristes du groupe choral « Lunedi Sera » qui ont animé la soirée dans sa partie musicale : un groupe vocal créé en 2006 par Catherine Nivet, professeur de formation musicale au conservatoire de Garches. Des œuvres de Vivaldi, Mendelssohn, Schubert, Haydn, Mozart, Pergolese, Fauré ont résonné dans notre chapelle dont l'acoustique se prête merveilleusement à l'exécution de tels chefs d'œuvres. Entre les parties chorales, le Père Lucien Heitz, directeur de la revue Pentecôte sur le Monde, a apporté quelques témoignages récoltés au cours de ses voyages à travers le monde, en particulier au Kenya, en Ethiopie et en Haïti, montrant ainsi que les Spiritains s'efforcent dans leur vie et leur ministère d'être des « Semeurs d'humanité », selon le thème choisi pour nos journées d'amitié. La soirée était animée par le Père Albert Gully, présentant chacune des oeuvres exécutées par les choristes et aidant l'assemblée à entrer dans la dynamique de ces journées d'amitié.
Samedi après-midi, les portes de notre maison sur la rue Lhomond et sur la rue Rataud se sont ouvertes pour accueillir tous les amis, familles, voisins qui venaient participer à la kermesse.
Dimanche matin, l'Eucharistie présidée par le Père Emmanuel Meaudre, 2ème vicaire provincial, a rassemblé beaucoup de monde pour la liturgie du 6ème dimanche après Pâques. La chapelle était trop petite pour accueillir tous les participants à notre liturgie et certains ont du rester sous la véranda à l'entrée de la chapelle. La messe a été suivie du repas de kermesse et toute l'après-midi, les stands ont vu défiler une grande foule venue nous rejoindre pour cette fête spiritaine.
Parmi les stands, une nouveauté pour le cru 2011 de nos Journées d'amitié : le stand expo-photo de "Pentecôte sur le Monde" avec plus de 200 photos prises par les reporters de notre revue au cours de leurs voyages. A mentionner aussi une exposition d'art africain traditionnel et d'art africain contemporain ainsi qu'une exposition de peintures d'art sacré et de peintures mexicaines.
La journée s'est terminée par le tirage de la tombola pour désigner les 50 heureux gagnants de notre souscription. Le gagnant du 1er lot, un voyage et un séjour de 8 jours en Guadeloupe pour 2 personnes, était dans la cour au moment du tirage et cela lui a valu quelques applaudissements et quelques photos.
Le soleil et la température de saison pour la fin d'un mois de mai étaient là pour contribuer à la réussite de ces journées d'amitié qui ont pu réaliser ce que disait le Père Emmanuel Meaudre dans sa lettre d'invitation à notre kermesse 2011 : « Nous vous invitons à participer aux journées d'amitié que nous organisons chaque année pour soutenir nos frères spiritains. Ils annoncent une Bonne Nouvelle pour tous les hommes. Ils travaillent pour la réconciliation, la justice et la paix. Les événements actuels ne manifestent-ils pas l'immense soif de liberté et de respect qui habite les hommes et les femmes de tout pays ? »
quelques flashes
Vendredi 6 mai 2011
Messe en la mémoire du Père Daniel Bouju
Au mois d'août 2009, le Père Daniel Bouju célébrait le jubilé de son ordination sacerdotale et nous étions réunis autour de lui dans notre chapelle pour nous unir à son action de grâce après 50 années de vie sacerdotale. Près de 2 années plus tard, il nous réunit de nouveau dans notre chapelle pour une messe en sa mémoire, quelques jours après son décès et son inhumation à Bagamoyo.
Originaire de Paris, les membres de sa famille, frères et sœurs, cousins et cousines, neveux et nièces, ont voulu se retrouver dans la chapelle de la Maison Mère pour la célébration de cette Messe. Avec quelques coopérants que Daniel avait connus au Congo Kinshasa et les membres de notre communauté, les stalles de la chapelle étaient toutes occupées et c'est dans le recueillement que nous avons offert à Dieu la vie missionnaire de notre frère décédé le 20 avril dernier et le remercier pour le beau témoignage de vie missionnaire qu'il nous laisse. C'est le Père Simplis Lakshi, Spiritain tanzanien au service de la paroisse de Blanc Mesnil qui a présidé l'Eucharistie. Au début de la célébration liturgique, le Père Noël Perrot qui a bien connu Daniel Bouju au Congo Kinshasa nous a rappelé la vie de celui qui nous rassemblait dans notre chapelle :
« En Janvier 1962, dès que la nouvelle du massacre de 20 confrères à KONGOLO fut connue, le Père Daniel BOUJU, jeune professeur de philosophie au scolasticat de MORTAIN, fut l'un des premiers à se porter volontaire pour partir les remplacer. Ceci dénote la passion et le don total de Daniel pour la mission.
Arrivé à KONGOLO, le Supérieur lui confie la charge de redémarrer le Petit Séminaire et le cycle court de formation des instituteurs. Daniel voit rapidement qu'il fallait proposer un collège aux perspectives plus larges, ouvert aux jeunes de la région. Le CONGO, fraîchement indépendant, était fort en retard pour tous les niveaux d'enseignement. Daniel crée le collège LIBERMANN avec la perspective de monter dès que possible le cycle complet jusqu'à l'examen d'état. Il s'active, consulte, se déplace jusqu'à la lointaine capitale pour obtenir soutiens et permissions. Daniel est un créateur, il pense large et à long terme. Comme il n'y a pas de professeurs formés sur place, il fait appel à de nombreux coopérants qui permettront de préparer des professeurs locaux pour l'avenir. On peut dire que ce collège LIBERMANN est l'œuvre de Daniel : esprit, pédagogie, constructions. Il sait s'entourer et faire confiance. Il avait surtout confiance dans les jeunes congolais. Il les pousse à l'excellence. Il restera en lien avec de nombreux anciens élèves.
Après coup, on s'aperçoit qu'il réalise cette œuvre en très peu de temps, d'autant plus que tout le monde a du se replier de 1963 à 1965 à cause de la révolution MULELISTE. 4 ans plus tard on fera appel à lui pour entreprendre la même démarche au collège de MANONO. Il reviendra à KONGOLO en 1970 pour seulement 2 ou 3 ans au collège. Preuve que l'élan était vigoureux, le collège continuera à se développer sur la lancée des débuts.
Tous ceux qui ont collaboré avec Daniel lui témoignent une grande affection. Il était un homme agréable, profondément humain, sachant se détendre, très proche et en même temps profondément spirituel, exigeant pour lui-même, homme de prière et très disponible. Vivre avec Daniel était une bénédiction. Daniel avait un esprit toujours en recherche tant au point de vue théologique que pastoral. Si l'image du Spiritain attaché à sa seule valise est vraie, elle s'applique parfaitement à Daniel. Je puis témoigner que sa valise n'était pas bien lourde. Son esprit vif discernait très vite les limites des nouvelles situations. Sa disponibilité le mènera dans de nombreux pays et dans de nombreuses fonctions. Les archives des Supérieurs et les cartons des ses amis contiennent certainement de très nombreuses de ses lettres bien documentées et fort intéressantes qui mériteraient une récolte spéciale. Nous y trouverions un panorama des problèmes de la jeunesse et de l'église africaine des 50 dernières années.
Se demandant toujours ce qu'il pourrait faire de mieux, il s'est beaucoup déplacé, mais toujours dans une certaine constance : Daniel est un prêtre formateur de jeunes. Il sera longtemps directeur spirituel et professeur au grand séminaire de Lubumbashi. Je pense qu'il connaît la plupart des prêtres du Katanga qui ont plus de 45 ans. Daniel a dû y supporter un régime alimentaire digne du curé d'Ars. Ce n'est pas sans raison qu'il n'était pas épais. Les trois quart des séminaristes se confiaient à lui. Il est nommé en Tanzanie vers 1982 pour accompagner des premiers candidats spiritains congolais, pour ne plus revenir dans le pays de son premier amour.
Dans sa disponibilité et sa bonté il est venu m'accompagner quand je me suis trouvé seul dans à KABONGO. J'en garde un souvenir lumineux. Il était aussi à l'aise dans les discussions avec les intellectuels et les autorités qu'avec les vieux et vieilles des villages perdus dans la brousse. Très assidu à visiter les malades, très bon pour les pauvres tout en restant discret. Il savait aider avec délicatesse sans blesser la dignité des pauvres.
En Tanzanie où il résida une vingtaine d'années, il naviguait entre le scolasticat d'ARUSHA situé dans les hauteurs du KILIMANJARO et la paroisse de BAGAMOYO, en pleine chaleur étouffante, face à l'océan indien. BAGAMOYO était le port d'où partaient les nombreux esclaves de l'Est vers Zanzibar et de là, vers l'Orient. Daniel accomplissait un peu de tout, selon les besoins. Il fut un soutien fidèle du Père Valentin MBAYO, véritable entrepreneur et initiateur de nombreux projets scolaires et autres. Il aidait à la paroisse, supervisait le musée de l'esclavage et tant d'autres activités. Il secondait la communauté des Filles de Marie et leurs projets de promotion féminine. Mais il avait une petite préférence : un petit groupe d'émigrés originaires du MALAWI, une toute petite communauté de pauvres gens un peu méprisés. Son bonheur était de s'échapper de temps en temps pour les visiter et partager avec eux sa foi et sa prière.
Les esclaves sentaient un haut-le-cœur à leur embarcation vers l'inconnu, d'où le nom de la ville BAGA-MOYO (vomit-le-cœur) où repose maintenant Daniel, face à l'océan, parmi de nombreux confrères spiritains qui y sont morts à la fin du 19ème et au début 20ème siècle. Je soupçonne Daniel de regarder maintenant vers l'INDE et l'Asie, disponible plus que jamais à soutenir ses frères. »
2 février 2011
Journée de fête à la Maison Mère
159ème anniversaire de la mort du Père Libermann, c'est jour de fête à la Maison Mère, comme dans toutes les communautés spiritaines à travers le monde.
En début de matinée, nous nous retrouvons dans la grande salle de l'église du 37 rue Tournefort pour écouter la conférence donnée par la Sœur Lucienne Garigue, Sœur Spiritaine en année sabbatique au terme d'un long mandat de Supèrieure Régionale en France. Profitant de cette année pour approfondir l'histoire et le charisme de sa Congrégation, elle nous partage avec passion le fruit de ses recherches sur la vie d'Eugénie Caps, fondatrice des Spiritaines et sur la manière dont elle a rencontré la spiritualité du Père Libermann, y trouvant aussitôt l'élan spirituel dont avait besoin la nouvelle fondation.
La conférence a permis de mettre en relief les points communs dans la vie d'Eugénie Caps et dans celle de François Libermann : des vies de famille marquée par la foi, la prière et l'attention à ceux qui souffrent, le rappel que « Dieu choisit ce qui n'est rien », selon la parole de Saint Paul, des vies traversées par la lumière du Christ qui pénètre leur cœur à des moments précis de leur vie, des vies marquées par la souffrance et une santé fragile... et surtout une même détermination à accomplir la volonté de Dieu et une même spiritualité.
La Sœur Lucienne nous rappelle que sa Congrégation fête cette année ses 90 ans. A deux époques différentes, François Marie Paul Libermann et Eugénie Caps vivent totalement ancrée dans la vie du Christ. Pour la fondatrice des Spiritaines, la rencontre avec le Père Libermann aura bien été porteuse de fruits pour la mission.
C'est au fond de la chapelle où le Père Gilles Pagès a béni les lumignons que nous portions, que nous avons commencé notre Eucharistie. Avançant vers l'autel, nous avons déposé nos petites lumières devant l'image du Père Libermann et au pied de l'autel.
Au cours de son homélie, le Père Provincial, commentant le livre de Malachie, nous interpella pour nous rappeler que le Seigneur a fait de nous des messagers de l'Alliance. Religieux missionnaires, saisis par le Christ, soutenus par nos frères, bousculés par nos contemporains, nous sommes messagers de l'Alliance pour le monde d'aujourd'hui.
Saisis par le Christ, le Religieux répond « me voici ». Soutenus par ses frères, le religieux n'avance jamais seul. Il n'est ni un solitaire, ni un franc-tireur : aventure personnelle et communautaire de chacun d'entre nous. Bousculés par nos contemporains, notre vie communautaire garde le souci du pauvre : porter en nous l'aventure des hommes et des femmes de tout temps, se laisser saisir par les attentes de nos contemporains et discerner avec nos frères ces attentes.
Etre Religieux, c'est choisir la vie puisqu'il s'agit de favoriser les conditions de la naissance de Dieu dans le cœur des hommes d'aujourd'hui. Devant Dieu, le Religieux se présente fragile mais radieux. Pourquoi aujourd'hui si peu de jeunes à tenter cette aventure, si peu de jeunes qui se présentent à la porte du Temple ?
Mais finalement, tout baptisé n'est-il pas saisi par le Christ et invité à faire communauté ? Et la charité que le Christ lui réclame ne se dirige-t-elle pas vers ses frères et sœurs. Nous avons tous en nous quelque chose de religieux. Demandons de chercher toujours davantage Celui que nos yeux ont vu dans le pauvre et l'opprimé, Celui qui éclaire les Nations en les invitant à la fraternité.
A la fin de l'Eucharistie, nous sommes tous partis en procession, reprenant en nos mains les petits lumignons allumés au début de la célébration, pour les déposer sur la tombe du Père Libermann et c'est là que nous avons terminé notre célébration eucharistique.
Nous sommes alors passés au réfectoire pour un repas festif. Amis de la communauté, Spiritains de la région parisienne, Spiritaines et Religieuses des communautés voisines de la Maison Mère, nous étions 130 autour des tables bien garnies, le temps de partager les plats préparés par nos cuisiniers... le temps de partager notre amitié.
Le 2 février 2011,
- 1. la conférence

- 2. l'homélie
22 et 23 janvier 2011
Des jeunes scolaires
d'un collège spiritain en Allemagne
en visite à la Maison Mère
Pour 42 jeunes allemands, ce week-end était l'occasion d'un voyage à Paris. Partis en car samedi matin de Würselen situé à l'ouest de l'Allemagne, non loin de la frontière belge à 75 kilomètres d'Aix la Chapelle, nos amis allemands sont arrivés à la Maison Mère samedi après-midi. Membres de la chorale du lycée du Saint-Esprit, ils venaient visiter la Maison Mère de la Congrégation, faire un bref pèlerinage sur les pas de nos Fondateurs et animer notre Eucharistie du dimanche.
A peine arrivés dans notre maison le samedi après-midi, c'était l'heure d'une dernière répétition de chant dans la chapelle pour accorder les voix au volume de notre chapelle. En fin d'après-midi, les Pères Paul Grasser et Albert Gully, parlant tous les 2 la langue de nos hôtes, leur ont fait faire une brève visite de la maison avec présentation de son histoire et son usage actuel.
Dimanche matin, il a fallu rajouter des chaises dans le chœur pour nos 35 choristes qui ont animé la Messe présidée par le Père Bede Ukwuije, Spiritain nigérian de passage à Paris. Au programme de la liturgie : un chant d'entrée du répertoire de Taizé, un Gloria anglais (the star carol), l'Alleluia, l'Agnus (Da pacem cordium de Taizé), un cantique en anglais pour la communion (The lord blesse you and keep you de John Rutter) et un chant final en anglais (Born to us a king de Jill Gallina). Accompagnés par la clarinette de Martin Busch et le piano de Thorsten Krause, ce chœur des jeunes de Würselen a donné à notre liturgie dominicale un air de fête et de joie.
Avant de reprendre la route vers l'Allemagne, nos amis ont partagé notre repas de communauté au terme duquel nous avons encore eu droit à un dernier choral, cette fois-ci en allemand « Irische Segenswünsche »
Le lycée du Saint-Esprit de Würselen est un collège-lycée de 1.160 élèves. Réputé dans toute la région, cet établissement est connu pour la qualité de son enseignement. C'est une des rares écoles en Allemagne où le grec classique est encore enseigné. La plupart des professeurs de ce collège-lycée sont des laïcs mais 7 Spiritains habitent dans cet établissement : 5 Spiritains allemands, un Kenyan et un Nigérian.
Merci à Mr Wilfried Boon d'avoir organisé ce voyage et d'avoir accompagné le groupe, à Mme Foerster, 1ère directrice adjointe et à quelques enseignants d'avoir participé à ce voyage. De telles rencontres nous aident à comprendre que les Spiritains sont une grande famille à travers le monde. Au-delà de la barrière des langues, l'amitié et la musique ont vite fait de nous rapprocher et de faire grandir la fraternité entre les peuples.
12 janvier 2011
12 janvier 2011 :
Anniversaire du tremblement de terre en Haïti
A la demande de la commission « Justice et Paix » de la Province, toutes les communautés de France organisent une journée de prière pour Haïti à l'occasion de ce premier anniversaire du tremblement de terre du 12 janvier 2010. Au cours de l'Eucharistie du matin et de la prière des Vêpres du soir, nous avons porté dans notre prière la souffrance et l'espérance du peuple haïtien. Voici les intentions de prière présentées au cours de notre Eucharistie :
* Le peuple de Haïti pleure encore aujourd'hui ses centaines de milliers de morts et continue à soigner ses blessés. Nous-mêmes Spiritains, nous nous souvenons de notre frère Stéphane Dougé, jeune Spiritain haïtien qui aurait du être ordonné cette année et qui a perdu la vie au cours de ce tremblement de terre. Accueille pour toujours auprès de toi tous ceux qui ont perdu la vie en cette journée du 12 janvier 2010.
* Dieu notre Père, soutiens tous ceux qui en Haïti font reculer la misère et soulagent les souffrances. Deviens pour toujours l'espérance des enfants qui naîtront en Haïti tout au long de cette année.
* Que les Eglises chrétiennes en Haïti apportent une parole de consolation mais aussi des gestes prophétiques pour annoncer et vivre au quotidien la justice et la paix. Oui, Seigneur, nous te prions pour que d'un mal puisse naître un bien et que Haïti puisse sortir renouvelée de la terrible épreuve qu'elle traverse actuellement.
* Peuple écrasé par la souffrance apportée par un tremblement de terre et l'actuelle épidémie de choléra mais aussi peuple qui donne un magnifique exemple de dignité et de foi. Nous te louons, Seigneur, pour la foi et le courage des Haïtiens et nous te demandons d'éclairer les responsables des grandes nations pour qu'ils aident Haïti à se reconstruire.
Noël 2010
Les fêtes de Noël
et de la nouvelle année
à la Maison Mère
Au moment des fêtes de Noël, la communauté a l'habitude de se disperser : engagements pastoraux, visites familiales, visites des communautés... Il était bien normal que nous prenions les moyens de nous retrouver pour une soirée festive avant les départs. Nous avons choisi la soirée du vendredi 17 décembre pour nous réunir dans la joie de Noël : veillée de prière autour de la couronne de l'Avent dans la grande chapelle suivi d'un repas de fête au réfectoire. Des chants de Noël de différents pays que nous représentions (Inde, Tanzanie, Madagascar...), des histoires, des contes de Noël, autant d'animations qui nous ont gardés autour de la table jusque tard dans la soirée.
La Messe de la nuit de Noël a pu accueillir quelques amis du quartier pour célébrer la naissance du Sauveur. Les rues enneigées et glissantes n'ont pas fait reculer ceux qui voulaient célébrer Noël dans notre chapelle.
Le 31 au soir, nous nous sommes retrouvés pour le réveillon de la St Sylvestre. A 21 heures, nous étions rassemblés autour de la crèche pour une veillée de prière à la chapelle. Pour prendre congé de l'année écoulée, nous avons évoqué la paix menacée dans le monde. Un extrait de l'homélie de Benoît XVI pour la messe de la nuit de Noël nous rappelait que « le bâton du tortionnaire n'a pas encore été brisé. Aujourd'hui aussi marchent, bruyantes, les chaussures des soldats et toujours encore, et toujours de nouveau, il y a le manteau couvert de sang ». Ces paroles du Pape nous invitaient à prier pour la paix, demandant à Dieu que sa promesse se réalise : une paix pour tous les hommes.
Nous avons pris le temps d'exprimer nos attentes pour l'an 2011 en nous redisant qu'il fallait oser le changement, oser la vie dans l'Esprit, oser chaque jour prendre du temps.
Nous avons terminé notre soirée autour de la table du réfectoire pour un joyeux réveillon qui nous a rapprochés de la fin de l'année et que nous avons clôturé en échangeant nos souhaits de bonne année.
le 17 décembre, avant-goût de Noël en communauté
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le 13 décembre, concert " Magie des cuivres"
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7-déc-2010 : Journée de rencontres des supérieurs de communauté de la région Nord(extraits)
4 décembre 2010
Récollection communautaire
Journée de récollection pour la communauté en ce début du temps de l'Avent. Le Père Raynold JOSEPH, Spiritain haïtien en formation à Chevilly, a accepté d'animer notre journée de prière et de silence. « Temps de l'Avent, temps d'espérance » a été le thème choisi par notre prédicateur qui a pu développer sa réflexion au cours des 2 entretiens de la journée.
« Ce temps de l'avent vient en effet réaliser, d'année en année, ce qui nous tient à cœur : qu'amour et vérité se rencontrent, que justice et paix s'embrassent...Triomphe final d'un règne de Dieu qui n'opprimera personne mais libèrera toute joie. Ce qui veut dire que cette période de l'avent ne sera pas un détour conventionnel vers Noël par simple coutume, mais une chance de plus, offerte par Dieu pour nous rapprocher de lui, nous rapprocher des autres, et soutenir les vraies valeurs dont notre monde d'aujourd'hui a vraiment soif. L'écoute de la Parole et la réconciliation nous aideront sur ce chemin parfois ardu qui mène à la joie malgré les raisons d'être tristes, et conduit à la lumière malgré les obscurités, à commencer par les nôtres. Aujourd'hui, dans ce monde crucifié par la maladie, la souffrance, la violence, le racisme, l'individualisme, la pauvreté et autres, notre vocation est à la fois plus difficile et plus nécessaire que jamais : être témoin de cette espérance que nous offre le Christ... Il ne s'agit pas ici uniquement de l'espérance en la vie éternelle, mais de l'espérance humaine, celle qui nous permet de clamer la grâce de l'attente que ça ira mieux. Seul celui qui attend, disons plutôt qui espère, est capable de bien saisir le présent.
Espérer ne sera ni une illusion de bonheur ni rêver d'un Dieu qui viendra empêcher les horreurs humaines, mais d'entrevoir un Dieu qui est au cœur de nos tragédies. Nous n'avons pas pour profession de passer à côté de la souffrance, de la détresse. Mais, nous avons pour profession d'être des porteurs d'espérance, de voir Dieu au cœur de nos détresses. L'Évangile de l'espérance est confié à l'Église du nouveau millénaire. « Je serai avec vous jusqu'à la fin des temps » disait Jésus Ressuscité à ses disciples. Jésus est notre espérance.
Dans un monde ravagé par la solitude, l'individualisme, le vide spirituel, nous pouvons encore comme chrétiens formuler une parole originale, qui fait preuve d'une nouvelle jeunesse, c'est celle d'offrir des raisons d'espérer. C'est le chemin que nous propose Jésus. Il s'est fait humain pour nous parler avec des mots humains de Dieu pour que maintenant avec nos mots humains nous devenions par grâce, ce qu'Il est par nature. Le véritable chemin d'espérance se trouve dans notre manière de parler, de percer les nuages pour y voir le soleil qui brille dans les cœurs ».
Les paroles partagées par ce Spiritain haïtien ont été d'autant plus percutantes qu'elles venaient d'un témoin du tremblement de terre du mois de janvier dernier. Parler d'espérance quand on a vu tant de souffrance, de malheurs, de morts... donne plus de force encore au témoignage que le Père Raynold a voulu nous livrer. Les quelques allusions à la souffrance de son peuple n'ont fait que renforcer les paroles que nous avons accueillies, des paroles qui vont nous soutenir sur notre chemin vers la fête de Noël.
7 novembre 2010
Les soirées de la rue Lhomond
La Maison Mère est un lieu de passage pour beaucoup de Spiritains et d'amis. Chaque mois, nous organisons des soirées pour nous permettre de profiter des témoignages que peuvent nous apporter ces témoins de l'Evangile.
Le mois dernier, le Père Gabriel Myotte Duquet nous a entretenus de la nouvelle mission que la Congrégation lui a confiée : entrer en contact avec l'Eglise de l'Inde pour évaluer la possibilité d'une implantation de la Congrégation dans ce grand pays. Gabriel vient de passer 6 mois au Sud Est de l'Inde. Ne pouvant pas prolonger plus de 6 mois son séjour, il a du quitter le pays pour faire la demande d'un nouveau visa. Les 6 premiers mois de sa présence ont permis de nouer des contacts prometteurs pour l'avenir. L'Eglise de l'Inde a un réel souffle missionnaire et beaucoup de prêtres sont à la recherche d'une Congrégation missionnaire. Il semble que notre famille religieuse pourrait répondre à ce désir de plusieurs prêtres de l'Inde. C'est de tout cela que Gabriel nous a entretenu pendant toute une soirée, partageant ses convictions et répondant à nos questions.
Le vendredi 5 novembre, c'est Mgr Ramzi Garmou, archevêque de Téhéran de la communauté de rite chaldéen, que nous avons eu la chance de rencontrer. De retour du synode romain sur l'Eglise au Moyen Orient, il nous a partagé la foi des Chrétiens de son Eglise et le drame qui se vit en Iran et en Irak. Lui-même d'origine irakienne, il vit en Iran depuis plus de 30 ans et voit beaucoup de Chrétiens quitter le pays. Les raisons de cette émigration sont politiques, économiques et religieuses. Mgr Ramzi Garmou nous a partagé son inquiétude face à cette émigration rapide : comment conscientiser les Chrétiens de cette région pour qu'ils restent sur place afin de continuer à apporter le témoignage de leur foi dans ces pays musulmans et cela malgré les énormes difficultés rencontrées ? La situation dramatique des Chrétiens en Iran et en Irak ne fait pas perdre à cet évêque l'espérance de l'Evangile. C'est d'ailleurs cette espérance qui lui permet de continuer sa mission. Son témoignage a été complété par celui du Père Pierre Humblot, prêtre pradosien missionnaire à Téhéran depuis 40 ans. Il est en recyclage cette année et la Maison Mère a pu l'héberger pour cette période.
Lancement de l'année 2010-2011, première réunion de la communauté (extraits)
15 septembre
Messe en la mémoire
du Père Pierre Schouver,
ancien Supérieur Général des Spiritains
Le Père Pierre Schouver est décédé lundi dernier 13 septembre et il est inhumé aujourd'hui à Wolxheim en Alsace. Notre Eucharistie de ce matin était célébrée pour lui et en action de grâce à Dieu de nous avoir donné un tel frère dans la Congrégation. C'est le Père Alain Rouquet qui a présidé la Messe et prononcé l'homélie.
Homélie à la Maison Mère ce matin 15 septembre 2010
C'est avec grande tristesse que nous avons appris le décès de notre précédent Supérieur Général, Pierre Schouver, dans la communauté de Wolxheim où il résidait depuis 2007. Il avait 74 ans mais sa santé déclinait depuis quelques années. Qu'il repose en paix.
Nous nous joignons à tous les membres de sa famille et à tous les confrères pour prier pour le repos de son âme. Nous remercions aussi Dieu pour le don de la vie de Pierre, pour son service dans l'Eglise comme professeur de théologie en France, comme missionnaire en République Centrafricaine et comme Supérieur Général de la Congrégation de 1992 à 2004.
Nous nous retrouvons dans la prière, dans la confiance, dans la foi. Cette messe est comme une chaîne que nous tendons entre Pierre, nous-mêmes qui sommes ici et Dieu qu'il a rejoint. Il y a les liens de la formation, de l'amitié et de la foi qui nous unissent. Alors, faisons confiance en la bonté de Dieu.
Nous avons entendu le Credo de Paul aux Corinthiens : Christ est mort pour nos péchés ;mis au tombeau, ressuscité et apparu aux disciples.
Je l'ai choisi parce que Pierre Schouver a d'abord été professeur de Christologie. De formation biblique, il a été, tout jeune, nommé professeur de Christologie à Chevilly dans les années 70. Pas facile après mai 68 !
C'était un lorrain solide qui avait bien assimilé intérieurement la Bible et la théologie. Il avait traduit le livre du Cardinal Ratzinger : "foi chrétienne, hier et aujourd'hui". Il savait transmettre simplement ses connaissances et sa foi. Aucune question n'était incongrue et ses réponses n'étaient pas livresques mais celle d'un homme qui essaye d'avancer et de vous faire avancer.
Puis il a continué à être le Bon Pasteur en Centrafrique comme supérieur principal et secrétaire de la Conférence épiscopale, toujours discret mais apportant ses fondements et ses compétences théologiques. Puis il a assumé pendant 12 ans la charge de Supérieur Général.
Il y a des brebis qui ne sont pas dans la bergerie. C'est bien d'être supérieur quand tout va bien. Mais il faut gérer ce qui ne va pas, rester humain, accueillir et rester accueillant. Il a été bon, parfois peut-être, trop bon. Il avait un regard bienveillant. On peut exclure. Il a su relever. Il a su ouvrir de nouveaux horizons.
Le bon pasteur ouvre la porte de la bergerie. Maintenant, c'est le Seigneur qui l'accueille à son tour. Nous faisons confiance au Seigneur pour ces retrouvailles : il avait enseigné la résurrection. Il sait maintenant que son Seigneur est vivant. Et c'est dans la paix que nous partageons cette eucharistie.
Le Père Libermann s'est éteint dans cette maison un 2 février alors que la communauté chantait le Magnificat. En cette fête de la Vierge Marie, en lien avec toute la congrégation, nous reprenons cette action de grâce par le chant du Magnificat.
4 septembre 2010
Célébration de vœux perpétuels
dans la chapelle de la Maison Mère
Dès le début de l'après-midi, la cour de la maison se remplit de familles et amis des Spiritains. Ambiance joyeuse qui fait vite comprendre que c'est jour de fête à la rue Lhomond. Quatre étudiants Spiritains de la communauté de Clamart font aujourd'hui leur profession perpétuelle dans notre chapelle.
A 15 h 30, débute la liturgie présidée par le Père Provincial. La chapelle est remplie et il a fallu mettre des chaises au milieu du chœur pour que tous puissent trouver une place assise. Xavier est à l'orgue, Albert au pupitre pour les chants, les amis et la famille de nos 4 frères qui s'engagent pour toute leur vie sont au premier rang.
Auguste Phuati Phuati vient du Congo Démocratique. En étudiant l'histoire de l'évangélisation de son pays, il a décidé de rejoindre la famille des Spiritains qui évangélisé sa région. Basil Sudney Ekenobi vient du Nigeria. En plus de ses études de théologie, il se passionne pour l'écriture et la poésie. Joseph Dwomoh, originaire du Ghana, avait déjà fait des études de marketing avant d'entrer dans la Congrégation. Josephat Shirima est un Chaga de Tanzanie et il est né au pied du Kilimanjaro.
C'est devant leurs amis, quelques membres de leur famille et notre communauté qu'ils ont offert leur vie à Dieu en prononçant les vœux de pauvreté, célibat consacré et obéissance. En commentant dans son homélie le chapitre 15 de l'Evangile de Saint Jean, le Père Provincial a rappelé que la fidélité à nos engagements dans la vie religieuse n'est possible que dans une profonde communion au Christ : la vitalité des sarments dépend de son attachement à la vigne (Jn 15,1-8).
A la sortie de la Messe, tout le monde s'est retrouvé dans la cour pour partager le ver de l'amitié. La joie de se retrouver ou de faire connaissance nous a permis de vivre un grand moment de convivialité spiritaine.
Juillet - Août 2010
Le temps des grandes vacances
à la rue Lhomond
C'est comme pour les vases communicants. Ca se vide d'un côté, et ça se remplit de l'autre. Les chambres des membres de la communauté se sont vidées alors que l'accueil a fonctionné à plein régime. Quand les Spiritains de la maison ont pu profiter des mois d'été pour des visites en famille, du ministère en paroisse ou des voyages divers, les chambres de l'accueil ont vu défiler du monde : Spiritains français revenant dans leur pays pour les vacances, Spiritains étrangers de passage à Paris, amis et familles des Spiritains de passage dans la capitale, jeunes Spiritains polonais, tanzaniens, cap verdiens en stage de langue pendant les mois d'été... Pendant ce temps des vacances, la maison ne ferme pas ses portes et continue sa mission d'accueil.
En nous quittant hier matin, l'un de nos hôtes me disait : « c'est bien pratique de trouver en plein centre de Paris une maison pour loger et surtout de trouver une communauté priante et fraternelle ! » Merci à tous ceux qui nous ont rendu visite pendant les vacances et à tous ceux qui ont assuré le service de l'accueil.
sortie à Noyon
11, 12 et 13 juin
Journées d'amitié 2010
Pour quelqu'un qui participe pour la première fois à ces journées, l'étonnement est grand. Finalement le titre donné à ces journées est bien choisi. Plus qu'une kermesse, plus qu'une fête de la maison Mère, ces 3 journées expriment bien la profonde amitié qui se vit entre les membres de nos communautés, les bénévoles venus de toute la France pour prendre en charge l'animation de cette fête et les parents et amis des Spiritains qui entrent dans notre maison à cette occasion pour manifester leur proximité avec notre famille religieuse
Vendredi soir 11 juin, la fête a commencé par un rassemblement dans notre chapelle. On pensait qu'il n'y aurait pas grand monde puisque c'était le jour et l'heure du 1 match pour les bleus (Uruguay-France) de la coupe du monde. Finalement la chapelle était pleine et il a fallu ajouter des chaises au dernier moment pour permettre à tout le monde de trouver une place assise jusqu'au fond de notre chapelle. Là encore, difficile de définir ce qu'était cette soirée : concert ? conférence sur la Mission ? prière ? C'était tout cela... et plus que cela : un magnifique moment de grande fraternité spiritaine où tout ceux qui sont venus ont pu communier à la joie de se voir appelé par Dieu à être « semeurs d'humanité ». Tel était le thème de nos journées d'amitié.
L'association « Lyre et Muses » a pu rassembler 5 musiciens de grand talent pour interpréter des œuvres de Bach, Haendel, Saint-Saens : Cécile Éloir, mezzo-contralto, Gaëtane Prouvost au violon, Florence Bourdon-Chrétien à harpe et Cédric Jullion à la flûte et une violoncelliste. Merci à ces musiciens de haut niveau de nous avoir offert cette belle musique... et l'avoir fait bénévolement. Les Pères Emmanuel Meaudre et Richard Fagah, missionnaires spiritains, ont pu témoigner de leur façon de vivre la Mission spiritaine, respectivement en Afrique centrale et en Guinée.
Samedi et dimanche se sont poursuivi nos journées d'amitié : expo-vente, dédicace de livres, arts africains traditionnels et arts contemporains, brocante, ventes de livres et de disques, produits régionaux et stands divers ont permis aux nombreux visiteurs de passer un moment agréable parmi nous. Beaucoup de monde à l'Eucharistie du dimanche matin et la messe était présidée par le Père Emmanuel Meaudre. Le repas de midi a pu rassembler plus de 300 personnes qui pour la plupart sont restées dans notre cour jusqu'au tirage de la tombola dimanche en fin d'après-midi.
Les journées d'amitié ont permis de vivre un grand moment de fraternité spiritaine. Elles auront aussi aidé à récolter de l'argent pour nos frères Spiritains, semeurs d'humanité dans les 26 pays où travaillent aujourd'hui les Spiritains français, en Afrique, en Amérique Latine, en Asie...
Jeudi 27 mai
Veillée de prière pour Gaza organisée par Pax Christi avec le Père Manuel Musallam dans la chapelle de la Rue Lhomond
Ce temps de prière dans notre chapelle a été organisé par la délégation de Pax Christi/Ile de France en partenariat avec la communauté des Spiritains de la rue Lhomond et avec le soutien du CCFD, de Justice et Paix, de la mission de France, de l'œuvre d'Orient, du Secours Catholique et de l'ACAT. C'est à l'occasion du voyage en France du Père Manuel Musallam, ancien curé de Gaza, qu'a pau se tenir cette soirée.
Au début de la soirée, Jean-Claude Petit, ancien rédacteur en chef de La Vie, a présenté le Père Musallam. Prêtre à Gaza pendant 14 ans sans pouvoir quitter la ville, il a pris sa retraite en mai 2009, épuisé par ce qu'il a enduré aux côtés de son peuple, en s'efforçant de le soutenir et de l'aider par toutes ses forces, sans faire de distinction politique, religieuse ou idéologique. Aujourd'hui, il est chargé par l'Autorité Palestienne, avec le soutien du Saint Siège d'organiser et de diriger la commission islamo-chrétienne et le Département des Chrétiens du monde.
Cette veillée de prière a permis d'écouter le témoignage du Père Musallam nous rappelant la souffrance de son peuple vivant encore aujourd'hui dans l'humiliation et la peur du lendemain. Il a su partager son espérance, nous invitant à nous tourner vers le Christ qui seul sera capable de donner la paix au monde, en particulier aux peuples de cette région. Ce que les hommes sont incapables de réaliser par eux-mêmes, Dieu peut le faire et nous devons croire à l'action de son Esprit, qui est Esprit de paix en chacun de nous.
9 mai 2010
Messe de la communauté
radio diffusée sur France Culture.
Ce dimanche matin, il a fallu changer l'heure de la messe dominicale de 11 h 00 à 10 h 00 du matin pour retrouver le créneau horaire offert par France Culture pour la Messe dominicale.
Le Père Eric Macé, dominicain et producteur-délégué à Radio France nous a aidé à organiser cette messe présidée par le Père Provincial Gilles Pagès et animée par le Père Albert Gully. Ainsi, ce matin notre prière a rejoint celle de tous les auditeurs de cette émission.
2 mai 2010
Clôture des célébrations du jubilé
des Sœurs Servantes du Saint Cœur Marie
Les Sœurs du 41 de la rue Lhomond terminent aujourd'hui la rencontre plénière et le Conseil qu'elles viennent de tenir en France. Venant des 7 pays où elles travaillent actuellement, elles ont rejoint la communauté des Spiritains de la rue Lhomond pour l'Eucharistie de ce dimanche et pour un repas de fête avec toute notre communauté. Venant du Canada, des Etats Unis, du Cameroun, de Cuba, d'Argentine, du Chili et de France, elles ont partagé avec les Spiritains de la Maison Mère leur prière d'action de grâce et leur joie de poursuivre la mission que l'Eglise leur a confiée dans les 7 pays où elles sont présentes actuellement. C'est le Père Gilles Pagès qui a présidé la Messe. Au terme de notre Eucharistie, la Sœur Louise Payeur, supérieure générale de la Congrégation, a tenu à exprimer son remerciement et à nous rappeler les liens qui unissent les Sœurs de sa Congrégation avec les Spiritains :
« Quel bonheur d'être ici en ce jour avec mes sœurs pour célébrer avec vous tous et toutes en ce lieu béni où a vécu et œuvré notre Fondateur, le P. François Delaplace. Nous avons choisi pour thème de nos célébrations cette parole : « Célébrons le don de Dieu hier, aujourd'hui demain. »
Hier : François Delaplace : sans nous pas un maître, sans lui pas de disciples et nous ne serions pas ici. François Delaplace dans sa recherche constante de la volonté de Dieu a eu l'œil et le cœur aux aguets, selon une expression du Père Charrier ! Au cours de ses allées et venues dans le quartier Mouffetard, notre Père François a su remarquer et se laisser toucher par la pauvreté des enfants abandonnés. Son cœur s'est ému de compassion et l'a poussé à l'action. Il ne pouvait répondre à tous les appels. Il a voulu répondre aux cris des orphelins de son époque, leur dispenser une éducation humaine et spirituelle. Attentif aussi à l'appel qui mûrissait dans le cœur de Jeanne Marie Moisan et de ses collaboratrices venues pour œuvrer à l'orphelinat, il est devenu Fondateur malgré lui, disait-il. François Delaplace, homme de vie intérieure profonde, était inspiré par son maître spirituel, le Père Libermann, dont ces lieux nous parlent encore ! Il nous a légué un charisme, une spiritualité. C'est ici dans ce lieu de la rue Lhomond que, travaillé par l'Esprit à cause de sa fidélité à la volonté de Dieu, la Congrégation des Servantes du Saint Cœur de Marie est née, il y a 150 ans. C'est ici que celui qui fut secrétaire général de sa Congrégation pendant de nombreuses années, a rédigé les Constitutions de notre famille religieuse, des centaines de lettres qui nous sont précieuses et le testament spirituel qu'il nous a laissé avant de mourir ici même en août 1911. Oui célébrons le don de Dieu hier !
Aujourd'hui, le projet du Père Delaplace s'est étendu dans 7 pays où son charisme de Fondateur nous anime. Charisme bien vivant que nous transmettons à nos jeunes en formation, aux personnes affiliées à la Congrégation, à nos collaborateurs et collaboratrices dans nos œuvres. C'est aujourd'hui que nous nous laissons interpeller par les cris de notre monde et, guidées par l'Esprit, avec discernement tout comme François et Marie, nous travaillons avec ardeur à libérer la vie, à aider les personnes à se relever, à vivre debout. A la suite de nos Fondateurs, nous vivons la formation intégrale de la personne, le développement des dimensions humaines et spirituelles. Nous sommes venues des 7 régions de la Congrégation vivre le conseil plénier ici en France. Nous nous sommes laissé inspirer par nos Fondateurs pour réfléchir ensemble sur notre présent et notre avenir, notre mission et notre impact comme SSCM dans notre Eglise et notre monde, en fidélité à notre héritage. C'est la grande réflexion que nous poursuivrons en chapitre général en 2011.
Don de Dieu pour aujourd'hui et pour demain, que nous soit donnée la grâce de poursuivre la route à la suite de Jésus Serviteur, à la manière de Marie, Servante au Cœur apostolique dans la recherche constante de la volonté de Dieu ; abandon, confiance !
Remplies de joie, confiantes en l'avenir, nous célébrons le don de Dieu hier, aujourd'hui, demain. Et cette année de fête dynamise nos Sœurs à travers le monde. Merci de partager notre bonheur ! Merci tout particulièrement aux Pères Spiritains. Je suis, nous sommes émerveillées de constater l'étroite collaboration, la profondeur des liens fraternels et spirituels qui unissent nos Sœurs en France avec votre Congrégation. Au Cameroun également cette collaboration se développe, fruit d'une longue histoire qui se poursuit depuis 150 ans.
Que notre vie consacrée au Seigneur continue de rayonner et de porter du fruit ! Longue vie aux héritières du Père Delaplace, et à la transmission du Charisme des Servantes du Saint Cœur de Marie. »
Avril 2009
Stage d'Icônes à la Maison Mère
Tous les mois, Françoise Coustaury anime un stage de peinture d'Icônes dans l'une des salles de la maison. Responsable de l'atelier d'Icône Notre Dame, Françoise cherchait un lieu adapté pour animer de tels stages. Pour peindre une icône, il faut une ambiance de prière, un lieu accueillant et paisible et il semble le cadre de notre maison convenait pour ses stages. Toute la semaine, 6 ou 7 personnes se sont retrouvées pour peindre des Icônes et nous les avons bénites à la fin de notre Eucharistie de ce 3ème dimanche de Pâques. La Messe était présidée par le Père Alain Rouquet et avant la bénédiction des Icônes, le célébrant nous a rappelé l'importance des Icônes dans le culte chrétien :
"Pour faire mieux découvrir aux fidèles le mystère de la gloire de Dieu qui rayonne sur le visage du Christ et qui brille dans les saints, pour que les fidèles deviennent eux-mêmes toujours davantage lumières dans le Seigneur, l'Eglise les invite à vénérer avec piété les images saintes. Surtout quand elles sont remarquables de beauté artistique et de noblesse religieuse, elles sont comme un écho de cette beauté qui vient de Dieu et conduit à Dieu. Ces images et ces icônes rappellent à la mémoire des fidèles le Christ et les saints qu'elles représentent et les invitent en les contemplant à les aimer et à les imiter. Nous allons bénir ces icônes. Nous y associons celles qui les ont faites ici. Nous y associons toutes ces Eglises qui en sont à l'origine : les Eglises de Russie, les Eglises de Byzance et tous ceux qui, ces jours-ci, vont au Louvre admirer les chefs d'œuvre de la Sainte Russie. Ouvrons-nous aux autres cultures. Ouvrons-nous aux autres façons d'exprimer la foi en Dieu. Et maintenant, bénissons ces Icônes : « Dieu qui habite une lumière inaccessible, tu nous as aimés d'un si grand amour que tu as voulu te rendre visible à nos yeux dans le Christ. Jette un regard de bonté sur tes serviteurs : puisqu'ils vont vénérer ces icônes de ton fils et des saints, accorde-leur d'être eux-mêmes transformés par cette contemplation et arrivent ainsi jusqu'à toi qui vis et règne pour les siècles des siècles. "
19 mars
Fête de Saint Joseph
et célébration des 150 ans de fondation
de la Congrégation des Servantes
du Saint Coeur de Marie
Les Spiritains habitent au 30 rue Lhomond. Un peu plus bas, au 41 de la même rue, est située la maison des Sœurs de la Congrégation des Servantes du Saint Cœur de Marie. Cette Congrégation a été fondée en 1860 par un Spiritain, le Père François Jean-Baptiste Delaplace, qui était alors secrétaire général de la Congrégation.
1860 - 2010 Nous fêtons cette année le 150ème anniversaire de cette fondation et ce jubilé a été célébré dans notre chapelle en ce 19 mars. Eucharistie et repas de fête avec les Sœurs nous ont permis de nous associer à la joie et à la prière d'action de grâce de nos Sœurs.
Au début de la Messe, la Sœur Yvette Goasduff, supérieure provinciale en France, a rappelé brièvement les raisons de cette célébration : un petit retour en arrière dans l'histoire de cette Congrégation religieuse fondée par un Spiritain de la rue Lhomond :
« C'est avec le coeur tout rempli d'émotion que nous nous retrouvons dans cette chapelle, en cette Fête de Saint Joseph.
Le 19 mars 1860 a vu la naissance de notre Congrégation. Aujourd'hui, célébrer notre 150e anniversaire au 30 rue Lhomond est très significatif pour nous toutes Servantes du Saint Cœur de Marie.
Notre Père Fondateur, François Jean-Baptiste Delaplace, était, en effet, membre de la Congrégation du Saint Esprit ! Nous sommes ici dans le lieu où notre Père Fondateur a sans doute « rêvé », et longtemps médité pour finalement s'abandonner à la Divine Providence et mettant tous ses efforts dans cette « petite Œuvre » naissante.
Je veux donc remercier, tout d'abord, le Père Gilles Pagès, supérieur Provincial de France, de la Congrégation du Saint Esprit, et tous nos frères spiritains de nous accueillir en cette chapelle, lieu si cher à notre Famille religieuse. Je veux aussi remercier le Père Gabriel Miotte Duquet qui a accepté de présider cette célébration.
Merci à vous tous, Pères, Sœurs, Affiliés et Amis, ici rassemblés, pour vivre ce Jubilé et vous associer à notre joie !
C'est avec joie que nous voulons rendre grâce, ensemble, pour la vie de François Delaplace, notre Fondateur, un homme qui a su se rendre attentif aux besoins de son temps dans ce quartier Mouffetard. Il entra dans la Congrégation du Saint Cœur de Marie dans le but de devenir missionnaire.
« Je suis entré au noviciat dans l'espérance d'aller prochainement défricher
quelques coins de terres sur les côtes d'Afrique.
Mais le Bon Dieu avait d'autres vues sur moi. »
A Paris, le Père Delaplace est frappé par le triste état de ces familles réduites au chômage et aux misères de toutes sortes. L'ignorance religieuse des enfants de cette classe déshéritée le préoccupe à tel point qu'il conçoit le projet de leur assurer les bienfaits d'une éducation chrétienne. Le 19 mars 1860, il inaugure une œuvre de bienfaisance à l'intention des orphelins et des enfants abandonnés, dont le nombre ne cesse de grandir. C'est cette « petite œuvre » qui deviendra, au 41 rue Lhomond, la Congrégation des Servantes du Saint Cœur de Marie.
Nous voulons rendre grâce aussi pour Jeanne-Marie Moisan, notre Fondatrice, une bretonne qui désirait consacrer sa vie à Dieu ; elle a répondu avec beaucoup de générosité et de foi à la demande de François Delaplace de s'occuper des petites filles livrées à elles mêmes dans ce grand Paris.
Nous nous souviendrons, d'une manière spéciale, aujourd'hui, de notre Fondatrice, le 19 mars 1862, en la Fête de Saint Joseph, au 41 rue Lhomond, elle prononça ses vœux privés et perpétuels de pauvreté, chasteté et obéissance entre les mains de notre Fondateur. »
5 mars 2010
Conférence du Père Jean-Yves Urfié
à son retour de Haïti.
Soirée avec Jean-Yves Urfié qui vient de passer 2 semaines en Haïti. Il nous partage ce qu'il a vu... ce qu'il a entendu pendant ce voyageéprouvant. La ville de Port au Prince est dans une situation de grande désolation mais le peuple essaye de ne pas se laisser aller à la désespérance.
Parmi ces visites, Jean-Yves a rencontré les Spiritains haïtiens qui se trouvent devant un gros travail de reconstruction. Le collège Saint Martial est détruit en grande partie, surtout les bâtiments du primaire. La maison d'habitation des Spiritains n'est pas tombée mais, fissurée de partout, elle est devenue inhabitable. Les Spiritains, tout en étant eux-mêmes touchés par le séisme, essayent d'apporter du réconfort à une population qui a presque tout perdu et qui a du mal à voir de quoi sera fait l'avenir. La plupart des familles pleurent un ou plusieurs des leurs, écrasés dans les effondrements de maisons. Les Spiritains eux-mêmes ont perdu un jeune séminariste, Stéphane Dougé, qui allait être ordonné prêtre en 2011.
On est encore dans la phase d'évaluation des dégâts qui sont considérables et il est encore difficile de faire des plans pour les diverses reconstructions. Les Spiritains voudraient remettre debout le collège saint Martial mais cela demandera du temps et il faudra compter sur l'aide extérieure et la solidarité de tous les Spiritains et de leurs amis.
L'effort de carême proposé par l'équipe provinciale aux Spiritains français est orienté vers Haïti : une manière de participer aux efforts de reconstruction et d'apporter notre soutien au peuple haïtien et à nos frères Spiritains qui vivent là-bas.
2 février 2010
Fête du 2 février à la rue Lhomond
Pour le jour anniversaire de la mort du Père François Marie Paul Libermann, c'est une tradition dans la Congrégation de se réunir pour écouter une conférence sur notre second Fondateur et sur sa spiritualité. Cette année, nous avons invité Mgr Vincent Jordy, évêque auxiliaire du diocèse de Strasbourg pour assurer la conférence et présider notre Eucharistie.
Mgr Jordy a bien connu les Spiritains au cours de ses 6 années d'études au Séminaire Français et c'est dans cette maison qu'il a découvert le Père Libermann et la richesse de notre spiritualité. Ses études de théologie spirituelle lui ont permis d'approfondir cette spiritualité et il nous a partagé les découvertes qu'il a faites à l'école du Père Libermann, nous montrant en quoi notre Fondateur est un maître spirituel pour notre temps. Libermann a quelque chose à nous dire aujourd'hui, moins par une doctrine spirituelle élaborée que par l'expérience de sa vie dans le Christ. C'est en cela que nous trouvons en Lui un témoin de l'amour de Dieu et de la docilité aux appels de l'Esprit.
Mgr Jordy a présidé notre Eucharistie. Les petits lumignons bénits par le célébrant au début de la Messe ont été placés au pied de l'autel, exprimant ainsi la lumière que le Christ est venu apporter au monde. A la fin de la Messe, nous avons repris ces lumignons pour les déposer sur la tombe du Père Libermann au fond de la chapelle et c'est autour de cette tombe que nous avons clôturé la liturgie de la fête de la présentation du Seigneur au Temple. Après la lecture d'un extrait d'une lettre du Père Libermann, lu par un étudiant spiritain de la communauté de Clamart, nous avons terminé notre liturgie par cette prière :
Seigneur, nous te louons et nous te rendons grâce pour la vie de ton serviteur François Marie Paul Libermann. Donne-nous à sa suite un cœur simple et libre pour pouvoir être disponibles et servir nos frères. Apprends-nous à vivre ensemble dans la douceur et l'unité en pratiquant concrètement l'humilité et le pardon. Que le charisme de nos fondateurs nous incite à répondre de manière créative aux besoins d'évangélisation de notre temps.
Nous étions plus de 120 à nous retrouver pour le repas de fête dans le grand réfectoire de la rue Lhomond : Spiritains des communautés de la région parisienne, Religieuses de notre quartier (Spiritaines, Xavières, Servantes du Saint Cœur de Marie, Sœurs de Cluny...), membres des fraternités spiritaines, représentants des Missions Africaines de Lyon et des MEP, le personnel de la maison et quelques amis des environs, sans oublier Mgr Saïd Elias (vicaire patriarcal et curé de la paroisse maronite de Paris) et Mgr Xavier Baronnet (évêque émérite des Seychelles), le Père Boudet, curé de la paroisse St Médard et bien sûr, Mgr Vincent Jordy venu spécialement de Strasbourg pour vivre avec nous ce jour de fête.
La joie partagée pendant ce repas de fête était bien le fruit de la présence de cette lumière célébrée au cours de l'Eucharistie, la lumière reconnue par le vieillard Syméon et la prophétesse Anne quand les parents de Jésus ont porté l'Enfant Dieu au temple de Jérusalem.
11 janvier 2010
Journée des bénévoles
Les journées d'amitié de la Maison Mère sont une institution bien établie maintenant. Chaque année au mois de juin, la maison mère accueille des centaines de parents et d'amis des Spiritains qui rejoignent notre communauté pour 3 jours de fêtes. Stands, soirée musicale, repas de fête, animations diverses, tirage de la tombola... autant d'activités pour faire de ces 3 journées annuelles un moment de fraternité et convivialité. Mais pour la réussite de ces journées il faut du temps, de la préparation et surtout des bonnes volontés. Elles ne manquent pas et sans elles, l'organisation de cette fête ne serait pas possible. Une cinquantaine de bénévoles, familles et amis des Spiritains, de la région parisienne ou d'autres régions de France, sont là tous les ans pour préparer et animer ces journées.
Chaque année au mois de janvier, les bénévoles nous rejoignent pour une journée de rencontre familiale. On en profite pour faire le bilan des journées de l'année écoulée et commencer à préparer les journées de l'année qui vient de commencer.
Cette année une quarantaine de bénévoles nous ont rejoint, certains venant de loin et n'hésitant à faire le voyage malgré le froid et la neige. A l'Eucharistie du matin, nous avons pu rendre grâce à Dieu pour tant de dévouement et de collaboration. Le repas de fête au cours duquel nous avons partagé la galette des rois nous a permis de partager notre joie et de mieux nous connaître. Dans l'après-midi, nous avons eu notre réunion de travail pour faire le bilan des journées d'amitié de l'année 2009. Nous avons aussi commencé la préparation des journées de 2010. Le thème a été choisi : « semeur d'humanité ». Nous avons passé en revue les différentes étapes des journées et chacun a pu apporter ses idées.
Un grand merci à tous les bénévoles. Sans eux, cette fête spiritaine ne serait pas possible. Le fruit de ces journées permet d'accueillir les Spiritains missionnaires pendant leur congé et de les aider pour les bilans de santé et parfois les séjours à l'hôpital.
Les journées d'amitié de 2010 se tiendront à la Maison Mère les 11, 12 et 13 juin. Nous espérons vous accueillir à cette occasion.
20 décembre 2009
Engagements de 2 Associés Spiritains
dans la chapelle de la Maison Mère
Jour de fête dans notre chapelle en ce dernier dimanche de l'Avent. Marie-Paule Causeret, médecin à la retraite à Piré sur Seiche, fait son premier engagement pour 3 ans comme laïque associée. Marie-Victoire Cailliot, quant à elle, renouvelle pour 3 ans son engagement. C'est au cours de l'Eucharistie dominicale, présidée par le Père Provincial, Gilles Pagès que ces engagements ont été prononcés. Venant de Chatou et de Nantes, quelques membres de la famille de Marie-Paule ont pu participer à cette célébration, malgré le grand froid de l'hiver et les routes enneigées et parfois verglacées.
Dans son homélie, le Père Gilles Pagès a tenu à rappeler le cheminement de Marie Paule qui l'a conduit à faire sa demande pour devenir laïque associée dans notre Province :
« Lorsque Marie-Paule était en recherche de davantage de sens à sa vie, elle se disait que son bonheur pourrait bien être à Piré. Elle fréquenta de plus en plus la communauté et peu à peu elle découvrit que Dieu l'aimait telle qu'elle était, avec ses qualités à cultiver et ses défauts à vaincre. Cette découverte l'apaisa. Or la paix, c'est le début de la joie.
Impossible d'être joyeux, d'être heureux, si nous ne sommes pas en paix avec les autres et surtout en paix avec nous-mêmes. Ce fut aussi la découverte de Libermann et c'est ce que Libermann a voulu nous transmettre : la paix et la joie du cœur. La spiritualité en général, la spiritualité spiritaine en particulier, ce n'est pas très compliqué à comprendre : soyez des bâtisseurs de paix et Dieu vous mettra en joie. Cette sagesse simple qui s'épanouit dans le service des autres, peut, ensuite, s'étayer, se construire avec des notions plus complexes, plus subtiles mais l'essentiel est là : paix et joie. Nous pouvons décliner la chose : patience et douceur, repos de l'âme et union à Dieu mais toujours nous revenons à ces deux mots basiques, à ces deux mots évangéliques : paix et joie. La Parole de Dieu aujourd'hui nous invite à la joie si nous voulons effectivement accueillir, à Noël, le prince de la paix. « Et lui-même, le berger d'Israël, il sera la paix », vient de nous dire la prophète Michée.»
Après l'homélie, Marie Paule a prononcé son engagement en présence de sa famille et des Spiritains présents à cette Eucharistie. A la fin de la Messe, le Provincial de France a lu la lettre de Mission qui définit le champ missionnaire qui sera celui de Marie Paule :
« Je vous donne aujourd'hui la lettre de mission qui accompagne votre engagement officiel.
Vous connaissez la congrégation du Saint Esprit depuis plusieurs années, depuis ce temps où, médecin à Piré, vous vous rendiez souvent à la communauté. Des liens forts se sont tissés. Vous avez découvert la spiritualité de notre famille religieuse. De Poullart des Places, vous retenez qu'il faut se laisser mener par les humbles et les pauvres pour les servir comme ils le souhaitent. Libermann, lui, vous a fait découvrir la joie et la paix du cœur. Il vous a aussi appris à vivre intensément l'instant présent. Avec les membres associés à la congrégation, vous avez approfondi cette joie simple de servir les autres.
Vous recevez aujourd'hui la mission de garder ce souci des plus humbles que sont les personnes âgées, les malades, les familles éprouvées par un deuil. Pour cela, je vous demande de participer à la commission pour les maisons d'aînés. Votre expérience dans le monde de la santé, votre compétence, votre attention à toute souffrance seront précieux pour éclairer cette commission et l'aider dans la mise en place de solutions attentives aux besoins de nos confrères âgés. Vous continuerez à vous rendre à la communauté de Langonnet pour organiser l'animation de cette maison en lien avec son supérieur, avec les religieuses qui sont en charge de l'infirmerie et avec toutes les personnes de bonne volonté qui voudront vous y aider. Vous prendrez du temps pour visiter les confrères, particulièrement ceux que l'âge et la maladie isolent.
Vous faites partie de l'équipe qui accompagne et anime les funérailles sur la paroisse de Piré, votre lieu de résidence. Je tiens à confirmer cet engagement. Apportez aux familles en deuil cette paix et cette douceur que le Père Libermann ne manque pas de vous transmettre.
Vous êtes aussi membre des Fraternités « Esprit et mission ». Continuez à animer la fraternité de Rennes. Ayez le souci de la faire connaître en faisant connaître la spiritualité spiritaine, en proposant à de nouvelles personnes ce chemin tout simple de vie dans l'Esprit. C'est ainsi que vous les ouvrirez à la dimension universelle de la mission de l'Eglise.
Vous avez partagé cette démarche d'engagement comme associée avec vos enfants. Continuez à leur rester proche et à leur transmettre votre joie, votre paix. Soyez pour vos petits enfants une bonne grand-mère qui les aide à croître dans le respect des autres et l'amour du bien devant le Seigneur.
Marie-Paule, vous serez missionnaire en ces divers lieux : à Langonnet auprès de nos aînés, à Piré dans votre Eglise locale, à Rennes en lien avec la communauté spiritaine. Cette communauté sera votre communauté de référence. Vous trouverez là un lieu de partage, d'échange et de prière qui vous aidera à évaluer cette mission que vous recevez aujourd'hui et à vous ressourcer. Vous participerez, selon un rythme que vous déterminerez avec les membres de cette communauté, aux réunions communautaires.
Vous avez reçu le « Projet de vie » des Associés spiritains. Il est un guide pour vivre chrétiennement vos engagements à la manière des fondateurs. Vous continuerez à prier, réfléchir, échanger, partager avec les Associés. Que ce groupe vous enrichisse tout au long de votre chemin. Et que dans cette mission reçue aujourd'hui, vous développiez encore davantage vos qualités d'écoute et de patience envers tous. C'est la joie et la grâce que je vous souhaite. »
8 décembre 2009
Soirée avec Jean-François DEBARGUE,
coopérant DCC auprès des Sahraouis
Depuis 2007, Jean-François Debargue vit dans un camp de réfugiés Sarahouis près de Tindouf au sud ouest de l'Algérie. Il nous parle du projet agricole qu'il coordonne auprès de cette population qui vit en exil mais il nous partage surtout la passion qui le fait vivre et qui l'appelle à retourner dans quelques semaines dans ce camp de réfugiés où il partage la vie d'une des populations les plus pauvres de cette terre.
Aujourd'hui, le peuple Sahraouis est abandonné par la communauté internationale et celui-ci essaye de rappeler au monde son existence et son droit à retrouver sa terre et sa dignité. Malgré l'injustice dont est victime ce peuple d'exilés, il n'est pas difficile de trouver auprès de lui une leçon d'humanité, de tolérance et de courage.
La conférence de Jean-François, à partir de photos projetées sur écran, nous a permis de mieux connaître le drame du peuple sahraouis, drame pour lequel la militante Aminatou Haidar fait actuellement une grève de la faim aux Canaries.
8 décembre 2009
Célébration de la fête de l'Immaculée Conception à la Maison Mère
C'est en fin de matinée que la communauté se retrouve dans la grande chapelle pour l'Eucharistie de cette fête. Le Père Louis Marie Frioux préside notre célébration et nous rappelle au début de la Messe que notre premier fondateur Claude Poullart des Places tenait à ce que cette fête soit privilégiée dans la Congrégation depuis les origines.
« Ils choisiront les fêtes de la Pentecôte et de l'Immaculée Conception pour leurs fêtes principales. Ils célébreront la première pour obtenir du Saint Esprit le feu de l'amour divin et la seconde pour obtenir de la très Sainte Vierge une pureté angélique : deux vertus qui doivent faire tout le fondement de leur piété. » (Premier Règlement pour le Séminaire du Saint Esprit - Règle de Vie de 1703)
Cet écrit date d'il y a plus de 300 ans. Même si la formulation paraît désuète aujourd'hui, nous nous inscrivons dans sa démarche de foi. « Le feu de l'Esprit et la disponibilité de Marie au projet de Dieu, restent encore chez le Spiritain le levier de tout apostolat », nous rappelle le Père Louis-Marie Frioux dans son introduction à la messe.
5 décembre 2009
Journée de récollection communautaire
Accueillie dans la Maison des Missions Etrangères de Paris au 128 rue du Bac, une partie de la communauté est en récollection pour mieux entrer dans le temps de l'Avent. Le Père Raymond Jung de Chevilly Larue a accepté de nous accompagner pour cette journée de prière. Les 2 conférences de la journée nous ont aidé à nous mettre à l'écoute de notre 1er fondateur, en cette année du tri-centenaire de la mort de Claude Poullart des Places.
* Là où le jeune homme riche de l'Evangile est resté bloqué (Mt 19,16-22), Claude Poullart des Places a su laisser tomber ses peurs et ses défenses et consentir à l'appel du Seigneur comme on se jette à l'eau, comme on se laisse emporter par un courant bienfaisant. Il a écrit lui-même sa résolution au cours d'une retraite : « Je suis résolu de marcher dans le chemin que vous m'indiquerez. »
* L'expérience spirituelle de Poullart, sa rencontre avec le Dieu Amour devient un appel à la rencontre et le service des plus pauvres. Un nouveau dynamisme de la mission peut naître de nos conversions et de notre disponibilité renouvelée aux appels de l'Esprit aujourd'hui. Poullart des Places nous apprend que l'Evangile pris au sérieux ouvre aux autres et spécialement les plus pauvres.
6 novembre 2009
Conférence de Mgr PORTELA
sur le Synode africain
Une bonne partie de la communauté et quelques amis de notre quartier et des communautés religieuses voisines se sont retrouvés autour de Mgr Portella, dans la grande salle de communauté pour entendre le témoignage d'un Père du dernier synode romain pour l'Afrique. Une heure de conférence et 15 minutes de question-réponse ont permis d'avoir des informations en direct sur ce synode qui s'est tenu à Rome du 4 au 25 octobre.
Ce second synode pour l'Afrique a voulu interpeller avec force les chrétiens sur leur responsabilité dans l'avènement d'un monde nouveau en Afrique qui passe inéluctablement par la réconciliation, la justice et la paix.
Mgr Louis Portella Mbuyu, évêque du diocèse de Kinkala et président de la conférence des évêques du Congo Brazzaville nous a présenté brièvement le contenu du message final du synode qui se termine par un appel : « Afrique, lève-toi ! ». Il salue « les efforts fournis pour libérer l'Afrique de l'aliénation et de l'esclavage politique ». Des questions importantes ont été posées au conférencier : comment faire pour que les dirigeants africains prennent connaissance de ce message et en tiennent compte dans leur agir politique ? Pourquoi les médias en Europe n'ont-elles pas parlé davantage de ce synode ? Comment se fait-il qu'une si grande richesse spirituelle en Afrique n'aide pas à sortir le continent de sa pauvreté et de tous les problèmes qu'elle connaît aujourd'hui ?
Merci à Mgr Portella de nous avoir aidé à comprendre l'enjeu de ce synode romain qui intéresse toute l'Eglise universelle.
25 octobre
Fête des jubilaires
Un jubilé, c'est l'occasion de rendre grâce à Dieu pour ses bienfaits dans nos vies. Ce matin, nous avons rendu grâce pour les bienfaits accordés par Dieu à 6 de nos frères qui célèbrent leur jubilé :
- 50 ans de vie religieuse pour Jean-Pierre Goulard, Paul Vergnaud, Jacques Louradour et pour Paul Grasser.
- et 25 ans de sacerdoce pour Michel Robert et pour Serge Ballanger.
C'est un motif de grande joie de savoir que le Christ nous saisit pas son regard aimant posé sur chacun d'entre nous, c'est un motif de grande joie de se rappeler cette présence de l'Esprit dans nos vies, l'Esprit d'amour qui nous a donné la force divine pour rester fidèle à l'appel que nous avons reçu, malgré nos limites et nos faiblesses.
Avec nos frères qui célèbrent leur jubilé, avec les membres de leur famille et leurs amis que nous avons été heureux d'accueillir, avec ceux qui n'ont pas pu venir, comme la Maman de Paolo (95 ans) qui a envoyé une gerbe de fleurs pour nous dire sa communion dans notre prière de remerciement, avec les Chrétiens ou non chrétiens de Mauritanie, du Sénégal, du Congo, de la Tanzanie, de l'aumônerie des prisons, là où ont travaillé nos 6 frères qui fêtent leurs jubilé, nous avons rendu grâce à Dieu... c'est bien le sens de toute Eucharistie comme celle que nous avons célébrée aujourd'hui.
Récital de violon dans la chapelle
Dans le cadre des activités de l‘association « Lyre et Muses », Marina Chiche a fait chanter son violon dans notre chapelle pendant plus d'une heure. Une soixante de personnes sont venus écouter les solos de violon dans des interprétations de Jean Sébastien Bach, de E. Yashe et quelques autres auteurs de la musique baroque. La liturgie quotidienne nous permet de nous tourner vers Dieu dans la célébration de la liturgie des Heures et dans la célébration de la Messe. Un récital de violon a aussi sa place dans notre belle chapelle, persuadé que le beau ouvre aussi à la contemplation.
Du 11 au 18 octobre
Semaine missionnaire mondiale
Avec toute l'Eglise à travers le monde, la communauté des Spiritains de la rue Lhomond a célébré la semaine missionnaire mondiale. Cette semaine se situe pendant le synode pour l'Afrique qui réunit plus de 200 évêques à Rome : un synode qui vient nous sensibiliser à la réalité des Eglises d'Afrique et de leur engagement dans le service de Réconciliation, de la Justice et de la Paix selon le thème choisi pour ce synode : « Dieu aime le bon droit et la justice. La terre est remplie de son Amour ». (Ps. 32)
Tous les soirs de la semaine, nous nous sommes réunis pendant une demie heure dans notre chapelle : temps de prière animé à tour de rôle par les 4 groupes de vie de la communauté et par les communautés de Religieuses de notre quartier. Quelques témoignages de missionnaires d'Afrique et quelques interventions des Pères synodaux à Rome ont pu être écoutés pendant ces temps de prière, nous apportant ainsi des intentions de prière bien concrètes.
Le jeudi soir, les Pères Lucien Heitz et Michel Robert, de retour du Kenya pour un reportage dans nos revues spiritaines, nous ont parlé du travail des Spiritains dans ce grand pays de l'Afrique de l'Est. L'Eucharistie du dimanche 18 octobre, jour de clôture de cette semaine missionnaire, a été présidée par le Père Bernard Guichard, missionnaire spiritain à Madagascar depuis une trentaine d'années. Voici le texte de son homélie :
Homélie de Bernard Guichard à la Maison Mère des Spiritains le dimanche 18 octobre 2009
« Dieu aime le bon droit et la justice, la terre est remplie de son Amour. » (Ps 32)
C'est donc ce verset du Ps 32, affiché à la porte et dans le chœur de notre chapelle et que nous avons pu lire, méditer, qui a nourri notre prière tout au long de la semaine missionnaire.
Semaine missionnaire qui s'achève aujourd'hui, c'est vrai, mais qui loin d'être un point final, doit au contraire donner un nouvel élan à touts les hommes et femmes de bonne volonté, prêts partout dans le monde à s'engager pour que règne enfin, le bon droit, la paix et la justice.
« Dieu aime le bon droit et la justice, la terre est remplie de son Amour »
Nous avons pourtant l'impression en ouvrant notre journal le matin ou le soir devant notre poste de TV, que notre terre est trop souvent remplie de haine, de violence, d'ambitions, de corruption, de catastrophes de toutes sortes : attentats en Afghanistan ou au Pakistan, famine au Kenya, violence en Guinée, au Congo, cyclones, inondations, tremblements de terre... et on pourrait bien sûr encore allonger la liste !
En union avec les Evêques d'Afrique et de Madagascar, réunis à Rome, pour chercher ensemble des chemins de paix et de réconciliation, à l'occasion du 2ème synode africain que notre prière en cette journée missionnaire mondiale soit pour nous l'occasion d'un examen de conscience, une invitation à demander pardon pour tous les problèmes de violence, de discrimination, de pouvoir, d'argent, d'exploitation qui rongent notre monde là-bas en Afrique, mais aussi plus près de nous : en Europe, en France, peut-être tout près de nous dans notre quartier.
Mais avant tout, que cette journée missionnaire soit l'occasion d'ouvrir nos yeux, d'élargir notre regard pour rendre grâce au Seigneur de tout ce qui se fait de beau et de bien, de rendre grâce et de nous réjouir de toutes ces petites initiative prises par tant d'hommes et de femmes de bonne volonté qui essayent humblement d'être des porteurs d'espérance au service de leurs frères plus démunis.
Ces petites initiatives, on n'en parle pas beaucoup dans les médias sauf peut-être dans quelques revues (dans Pentecôte sur le Monde, par exemple) : elles sont comme des petites graines d'espoir, qui poussent lentement comme le bon grain là bas en Afrique, en Asie, à Madagascar, partout dans le monde et bien sûr ici chez nous si nous savons le voir.
« Oui, c'est vrai, Seigneur, la terre est remplie de ton amour... » Heureux les missionnaires qui ont souvent la chance d'en être les premiers témoins.
De mes 33 premières années de vie à Madagascar (j'espère qu'il y en aura beaucoup d'autres...), j'aurai certainement beaucoup de « belles choses », de « signes d'espérance » à partager : je voudrai seulement en retenir 2.
La première, c'est d'avoir découvert petit à petit, surtout lors des longues tournées en brousse, le travail solide des premiers missionnaires. Ils n'ont pas seulement construit des églises, des écoles ou des dispensaires, mais ils ont su semer profondément la Bonne Nouvelle de l'Evangile, partout où ils sont passés. Comme de bons serviteurs, ils ont tout donné, à la suite du Christ, souvent jusqu'au sacrifice de leur vie. Partout où je suis passé : Fénérive-Est, Vavatenina, Ambilobe, Soanierano-Ivongo, j'ai vu les tombes des missionnaires spiritains, bien entretenues, visitées pas seulement le jour de la Toussaint. Ces missionnaires ont planté des petites communautés solides, encore bien vivantes aujourd'hui, et qui après leur départ se sont vite multipliées. J'ai toujours en beaucoup de joie à mettre mes pas dans les leurs, et j'ai senti, quand les vieux chrétiens parlaient d'eux, combien ils avaient été aimés avec leurs qualités et aussi leurs défauts. J'ai souvent senti avec fierté, que je faisais partie de la même famille.
Ma 2ème découverte, ce fut aussi le travail ou plutôt le service, le dévouement, la foi de ces nombreux catéchistes qui à Madagascar (comme partout en Afrique) sont les premiers collaborateurs des Missionnaires, mais surtout les premiers Missionnaires de leur village. En cette journée missionnaire mondiale, c'est l'occasion de les mettre à l'honneur et de prier pour eux.
Dans ma prière, je revois souvent tous ces visages de catéchistes, la plupart pères de famille n'hésitant jamais à quitter pendant plusieurs jours maison, femme et enfants, travail de la rizière, pour accompagner dans les tournées plus difficiles et surtout après des journées de marche à pied pour venir au centre à la mission suivre les sessions de formation qui avaient lieu plusieurs fois par an. Des hommes simples, pauvres, plein de foi, que je voyais arriver avec tout leur tout petit bagage ; le drap pour la nuit, le kilo de riz blanc donné par les Chrétiens de leur communauté et bien sûr, leur Bible, le cahier et le stylo pour prendre des notes.
Dans les villages où nous ne passons qu'une ou deux fois par an, ce sont sur eux que reposent l'animation de la prière du dimanche, l'enseignement des catéchumènes, la préparation aux sacrements, et bien sûr l'unité et la bonne marche du village. Au village, c'est souvent chez eux, dans leur propre maison que nous étions accueillis. Je garde encore en mémoire tous ces moments de prière du soir partagés en famille à la lumière d'une simple bougie. La plupart des prêtres, des Religieux et Religieuses malgaches sont souvent les enfants de ces catéchistes.
Pour finir, je voudrais aussi rendre grâce au Seigneur pour cette Eglise à Madagascar que j'ai vu grandir et devenir à son tour missionnaire. Je pense bien sûr à nos jeunes frères spiritains malgaches : Théodore en Papouasie Nouvelle Guinée depuis plus de 10 ans, Rodin récemment parti au Pakistan, Paulin au Cameroun pour accompagner nos étudiants en théologie, Jean-Baptiste en France travaillant avec les Orphelins d'Auteruil, sans oublier nos jeunes frères malgaches aux Seychelles, à la Réunion, à Maurice... et ceux qui restent à Madagascar pour faire grandir cette circonscription spiritaine et accueillir les vocations. Des jeunes Religieuses malgaches, de différentes Congrégations, sont aussi en mission depuis plusieurs années au Congo, au Cameroun, aux Philippines, en Amérique du Sud et dans bien d'autres pays.
Les lectures de ce dimanche nous ont rappelé le vrai visage du Serviteur de Dieu : celui qui ne recherche pas pour lui la gloire et la puissance, celui dont le seul secret est de servir, celui qui est prêt à tout donner jusqu'au sacrifice de sa vie. Il y a bien là les traits du missionnaire. A ses disciples et à tous ceux et celles qui sont prêts à le suivre, Jésus propose d'assumer la fonction de serviteur. Il nous en donne l'exemple en se fraisant le serviteur de Dieu et des hommes. « Si l'un de vous veut être le premier, qu'il prenne la dernière place. Le Fils de l'homme n'est pas venu pour être servi mais pour servir et donner sa vie en rançon pour la multitude. » Amen
20 septembre
Messe télévisée dans la chapelle des Spiritains de la rue Lhomond (voir dans notre rubrique medias)
Célébrée à l'occasion du tricentenaire de la mort de notre fondateur Claude Poullart des Places, en direct de la chapelle de la rue Lhomond, la Messe de ce 25ème dimanche ordinaire est télévisée dans le cadre de l'émission « Le jour du Seigneur » et retransmise par la chaîne de télévision A2. Présidée par Mgr Louis Portella Mbuyu, évêque du diocèse de Kinkala et président de la conférence des évêques du Congo Brazzaville, cette Messe nous a permis de rejoindre la prière de tous ceux qui vivaient la liturgie de ce dimanche à travers la télévision : malades, personnes âgées, prisonniers..
Dans son homélie, Mgr Portella a commenté la parole du Christ : « Si quelqu'un veut être le premier, qu'il soit le dernier de tous et le serviteur de tous. ». A la suite de Claude Poullart des Places dont nous célébrons le tricentenaire de la mort cette année, les Spiritains ont toujours essayé de se mettre au service de la mission du Christ dans tous les pays du monde où ils ont été envoyés. L'évêque nous rappelle que « la fécondité d'un tel engagement spirituel s'est bien laissé voir dans le développement et l'action de la Congrégation, dont les membres, à leur tour, n'ont épargné ni leur confort, ni leur sécurité, ni leurs biens, ni leur santé, ni même parfois leur vie, par amour pour ces peuples d'Afrique, d'Asie et d'Amérique, vers qui ils ont été envoyés pour annoncer la bonne nouvelle de l'amour et de la miséricorde de Dieu, en paroles et en actes... C'est ainsi que se déploie la logique de l'Amour qui implique désappropriation totale de soi, qui implique anéantissement. Mais, il faut l'avouer humblement : c'est pour nous tous une logique vraiment paradoxale, étonnante, voire même déroutante. »
La Messe télévisée dans notre chapelle nous a permis de prier pour le 2ème synode de l'Eglise d'Afrique qui commencera le 2 octobre à Rome. Mgr Portella fait partie de la délégation des évêques congolais. Nous avons prié pour lui et pour tous les Pères de ce synode, demandant à Dieu que l'Esprit les pousse à agir pour ceux dont on ne parle jamais.
1 septembre
Passage à la Maison Mère et départ pour Saint Pierre et Miquelon
du nouveau vicaire apostolique :
le Père Pierre GASCHY
Le Père Pierre Gaschy sera ordonné évêque à Saint Pierre et Miquelon le 11 octobre prochain, des mains de Mgr Pierre Raffin, évêque de Metz, de Mgr Jean-Pierre Gralet, évêque de Strasbourg et de Mgr Lucien Fischer, ancien vicaire apostolique de St Pierre et Miquelon.
Le passage parmi nous du nouveau vicaire apostolique nous a permis de nous ouvrir à la mission des Spiritains dans ces îles françaises de l'Amérique du Nord.
Le Vicariat Apostolique des Iles Saint Pierre-et Miquelon (1970), couvre une superficie de 245.000 km2. Il compte 6.125 habitants, dont 6.076 catholiques.
Confié aux soins pastoraux de la Congrégation du Saint Esprit, ce Vicariat compte 2 paroisses et 4 Spiritains sont actuellement à son service.
Le Père Pierre Gaschy a choisi comme devise épiscopale : « L'amour du Christ nous presse » (2 Cor.5,14)
font size="3" color="#993300">9 septembre 2009
Fête du Père Jacques Désiré Laval
à la Maison Mère des Spiritains
Chaque année, notre communauté célèbre avec ferveur les Fondateurs et les Bienheureux de notre famille religieuse. Ce matin, nous étions réunis dans notre chapelle pour la fête du Bienheureux Jacques Laval, l'apôtre de l'Ile Maurice. Notre prière rejoignait celle des Mauriciens qui célèbrent tous les ans et d'une manière solennelle cette fête.
Le 9 septembre 1864, l'Ile Maurice est orpheline. Un cortège de plus de 40.000 personnes suit le cercueil du Père Laval. Mauriciens d'origine malgache, africaine, indienne, européenne... tous sont unis en une même tristesse.
A Maurice, le pèlerinage annuel de la basilique Sainte Croix, au jour anniversaire de sa mort, rassemble entre 100.000 et 200.000 Mauriciens. C'est aussi 12.000 pèlerins par semaine le long de l'année. Le Père Laval vit dans la mémoire de tous les Mauriciens et sa tombe est entourée d'un culte sans précédent. Hindouistes, Musulmans, Bouddhistes, Chrétiens, tous les Mauriciens se retrouvent unis autour de ce missionnaire spiritain qui a su rassembler tout un peuple dans l'unité.
Apôtre de la paix, dont la vie de prière et la charité envers les plus faibles inspirèrent toute une nation, le Père Laval continue d'incarner l'unité dans la diversité. Il reste un grand rassembleur transcendant les barrières religieuses et psychologiques dans un pays multiracial et multiculturel, qu'est cette île de l'Océan Indien.
Le pape Jean-Paul a béatifié ce missionnaire Spiritain le 29 avril 1979, cela fait maintenant 30 ans.
Il était bien normal de mettre une statue du Père Laval dans la chapelle de la Maison Mère des Spiritains.