Pour faire progresser respect et justice entre les peuples,
Janvier - Février 2012
Nø 2012-01
Éducation, dialogue, ouverture
Nous lisons dans les toutes premières lignes de notre Règle
de vie spiritaine: «Les charismes de nos Fondateurs, Claude
Poullart des Places et François Libermann, et la fidélité à
notre tradition nous incitent à répondre de manière créative aux
besoins d’évangélisation de notre temps.» L’éducation, la
formation des jeunes ne sont-elles pas un besoin actuel? À bien
y regarder, n’en était-il pas ainsi tout au long de l’histoire
de l’Église? Depuis l’arrivée du premier spiritain aux
États-Unis (1794), la Congrégation a toujours travaillé auprès
des pauvres et des marginalisés. Le pays de la 1re économie
mondiale connaît des zones de très grande précarité; les
spiritains y sont présents: le P. Dan Walsh à Hazelwood, les PP.
Shao et Promis à Baltimore où il faut évangéliser dans
l’insécurité, et encore les confrères de la paroisse
Saint-Benoît de Houston qui se veulent constructeurs de ponts
entre les diverses cultures.
(...)
"Animatrice au centre social
et familial Victor-Hugo, dans le quartier des Écrivains à
Schiltigheim, je suis aussi bénévole chez les Scouts et Guides
de France, dans le groupe de Prosper Rémy à la Meinau. Je
côtoie des jeunes de religions et de milieux sociaux
différents. Cette situation m'a conduite à envisager une
rencontre entre les chrétiens et les musulmans.
Dans un livre récent, Fanny Pigeaud explique que «en soutenant Biya, la France
vise évidemment à préserver ses intérêts: le Cameroun constitue un marché pour
ses produits et fournit d’importantes ressources, comme le gaz, le pétrole. […]
La plupart de ses entreprises sont en position de monopole et font par
conséquent de bonnes affaires.»
Ecrivain connu par
ses romans et ses dénonciations de toutes les formes de colonisation, du
néocolonialisme, des dictatures et de la Françafrique, Mongo Beti...Extraits
de son dernier livre, Mongo Beti parle. Testament d’un esprit
rebelle.