Le cri de mon peuple
Quand la violence des vents
Sème la mort cruelle dans les sillons qu’elle creuse
Quand des forces indomptées du fond des océans
Font surgir le chaos et la désolation
Seigneur, entends le cri de ton peuple
Quand l’enfant qui se meurt à l’aurore de ses jours
Lève les yeux fiévreux vers le visage aimé
Quand les pleurs de sa mère se déversent en silence
Seigneur, entends le cri de ton peuple.
L’humanité se meurt si le cri qui s’élève
N’éveille dans nos vies des gestes solidaires
Le chemin qui nous mène aux portes du Royaume
Passe par nos frères blessés que tu nous envoies.
Prophètes d’aujourd’hui, oracles du Seigneur
Il dépendra de nous que les cris de révolte
De l’homme méprisé qui enfin se relève
Deviennent chant de joie et de fraternité.
Claude Brehm