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La personne au centre de la Doctrine Sociale


La personne

L’être humain est créé à la ressemblance de Dieu. Il est la seule créature sur terre que Dieu a voulue pour elle-même. Il n’est pas quelque chose, il est quelqu’un. Il dit « Je ». Il est capable de se connaître lui-même, il est capable de liberté. Il est appelé à répondre avec foi à l’appel de Dieu. Créé à l’image de Dieu, Dieu reste la référence de l’homme et c’est seulement en Lui qu’il peut atteindre la plénitude de ses capacités.


La personne est un être social

La personne humaine ne peut survivre et se développer qu’avec l’aide d’autres personnes. Elle s’appuie sur la complémentarité homme-femme. La famille est la cellule de base où la personne commence à expérimente la dimension sociale.de son être. Cette exigence naturelle d’être social exprime la volonté de Dieu sur nous en tant que personnes. Dans la famille la personne expérimente qu’elle est créatrice en donnant la vie et en éduquant. En tant qu’être sociaux nous participons aussi à la force créatrice divine, par nos activités, par le travail, par nos influences sociales…


La personne humaine est fragile.

Adam, qui par le péché originel s’est révolté contre Dieu, est en quelque sorte le prototype de la personne qui est capable de mal faire et qui effectivement fait mal. Par le péché nous blessons les autres et notre terre n’est plus le paradis. Nous devrions refuser des actes qui nous coupent de Dieu et qui blessent les autres mais en fait par moment nous choisissons de mal faire. Ainsi la personne se coupe de Dieu, la source de la vie.


Dimension sociale du péché

Le pécheur se nuit à lui-même et il nuit aussi aux autres, à la société. Les actions mauvaises blessent les autres, les provoquent à mal agir à leur tour. Il y a des structures sociales qui répandent et maintiennent des situations d’injustice (mauvaise répartition des richesses, exploitation du faible… Ceci n’est pas une fatalité. Une civilisation de l’amour est possible. Il est possible d’arrêter la contagion du mal et de redresser la situation. Jésus-Christ est même venu dans le monde pour libérer l’homme de l’esclavage du péché. Il a donné l’exemple de l’amour plus fort que le mal.


La personne est corps et âme

La personne est une unité faite de son corps et de son âme. Par le corps, elle est reliée à la nature, par son âme spirituelle, elle trouve son identité personnelle (son moi) et peut s’ouvrir à Dieu. Dieu connaît l’âme qui est immortelle et s’épanouit dans l’amour. Dans la situation actuelle, l’âme s’exprime à travers le corps. Cependant l’homme ne peut se trouver lui-même, se comprendre, qu’en reconnaissant qu’il existe un être plus grand que lui, Dieu, qui est la source de vie, dont il dépend et en qui il trouve le sens de son existence.



La personne est voulue pour elle-même

Toute personne est unique. Elle est voulue pour elle-même. Dieu la crée par amour et la sauve par amour de telle manière qu’elle s’épanouisse en Lui maintenant et pour l’éternité. C’est ici que se fonde la dignité de la personne. Elle mérite respect de la part de tous et également des institutions sociales. Elle ne peut jamais être considérée comme un numéro qui peut être remplacé par un autre. Benoît XVI disait : « Chacun d’entre nous est le fruit d’une pensée divine, chacun est voulu, chacun est aimé, chacun est utile. »

Une société juste doit respecter la dignité de la personne. L’ordre social existe pour la personne et son épanouissement. Cela exlue toute forme d’exploitation ou d’instrumentalisation pour des fins économiques, politiques ou sociales. L’homme ne peut jamais être rabaissé au niveau de moyen pour atteindre un objectif en faveur d’autres.


La liberté de la personne

La liberté est une valeur fondamentale de la personne. C’est la condition pour être responsable de ce que je fais. Seul l’homme libre peut se tourner vers Dieu par amour et lui répondre. La vie sociale ne doit pas limiter inutilement la liberté des personnes.

Le but de la liberté est d’accomplir ce qui est vraiment bien, en nous servant de notre intelligence et de notre volonté. Pour connaître ce qui est bien, la liberté doit s’orienter par rapport à la loi naturelle et l’ordre de la création. Il s’agit de la manière judicieuse dont Dieu a organisé le monde. Notre conscience nous aide à reconnaître ce qui est bien et de ce qui est mal.

Il arrive que la conscience se trompe, la liberté n’est alors pas orientée vers le bien, elle peut souhaiter ce qui est égoïste ou ce qui n’a qu’une apparence de bien. Il est nécessaire de former sa conscience qui a besoin de la rédemption que le Christ apporte.


L’égalité des personnes

Dieu a créé toutes les personnes à son image. Ainsi tous possèdent la même dignité inaliénable, indépendamment de l’origine, du sexe, de l’âge.

Dieu a voulu l’être humain de telle manière que l’homme et la femme se situent dans une dynamique de réciprocité ; ils ont besoin l’un de l’autre sans que l’un domine sur l’autre.

Les personnes en situation de handicap ne doivent pas être discriminées : la dignité de la personne humaine ne dépend absolument pas de ses capacités physiques ou intellectuelles, ni de sa performance ou efficacité.


Les droits de l’homme

En 1948 les nations (ONU) ont adopté la Déclaration universelle des droits de l’homme. Son article 1er déclare : « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité ».

Ces droits découlent de la nature humaine et ne sont accorder par personne, ils sont reconnus par l’ONU. Ils comportent le droit à la vie, d’exprimer son opinion, le droit de gagner sa vie, le droit de fonder une famille, d’avoir des enfants, de les éduquer, de choisir sa religion…

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