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Foyers
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Accueil chez les Spiritains, Sud-Est
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FOYER JACQUES LAVAL A VALENCE
Présentation 2004-2005
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Identité du Foyer :
Les religieux de la Congrégation du St-Esprit, en lien avec le diocèse de Valence
accueillent et accompagnent depuis plus de 20 ans des jeunes en lycée ou en apprentissage :
- Un lieu dans une rue calme, près du centre à proximité d'une certain nomobre
d'établissements scolaires, et proche de l'église St Paul.
- Une maison où chacun se prend en charge : services d’entretien, lessive, cuisine, organisation.
- Une petite communauté d’Eglise : on y prie et célèbre l’eucharistie, en lien avec les communautés chrétiennes du quartier et celles de Valence, avec son évêque, en lien avec le service des vocations du diocèse.
- Une communauté avec des religieux spiritains.
- Une communauté, avec des temps de partage et d’écoute : les questions actuelles des jeunes sont abordées. Un accompagnement personnel par des Spiritains ou des prêtres du diocèse est proposé à chacun.
- Certains parmi les jeunes du Foyer Jacques LAVAL se posent la question de la vocation presbytérale ou religieuse. Nous les accompagnons dans leur projet.
Engagement du jeune qui souhaite vivre cette vie communautaire :
En acceptant la vie du Foyer, voici les engagements que chaque jeune prenne :
Horaire et Rythme d’étude : (journée type)
6 h 45 : Prière du matin
7 h 00 : Petit déjeuner
Lycée semi-internat
17h - 17 h30 : Goûter
17 h 30 - 19 h 00 : Etudes
20 h 00 - 20 h 45 : Repas Journal télé, détente
20 h 45 : Prière du soir
21 h 00 - 22 h 00 : Etudes
L’organisation de notre maison :
- la cuisine : 1 repas par semaine à faire (chacun choisit le jour qui lui convient)
- le service : nettoyage des lieux communautaires le mercredi après-midi
et le samedi après-midi.
(La pension est de voir "renseignements" .... par trimestre).
Nous fortifions notre foi
- préparation de la prière un jour par semaine.
- une eucharistie par semaine (jour à déterminer chaque année).
- une réunion communautaire hebdomadaire (organisation de notre vie et thèmes abordés ensemble).
- un week-end de réflexion et de retraite par trimestre dans une maison d’accueil.
En dehors du foyer, chaque jeune cherchera à s’insérer dans un mouvement d’Eglise et sur la paroisse de notre secteur .
Le responsable du foyer parle régulièrement avec chaque jeune, pour faire avec lui un bilan ou pour régler un problème de vie communautaire ou personnelle.
Nous conseillons à chaque jeune d’avoir un suivi spirituel avec un prêtre, en-dehors du foyer.
des lieux d’étude et de formation :
Valence offre de nombreux lieux d’étude et de formation de qualité : Le lycée St Victor et le lycée Notre Dame offrent l’enseignement général, le lycée Montplaisir offre l’enseignement professionnel et technique, avec la possibilité de préparer des B.T.S...
La ville et ses environs offrent d’autres possibilités...
Ouverture, Culture, détente, sport :
Les mercredi, samedi et Dimanche , il est possible de faire du sport.
Des sorties récréatives, culturelles, balades, etc. peuvent être organisées au sein du foyer.
Chaque jeune peut recevoir ses amis au foyer. Il est encouragé de participer à la vie associative du quartier.
La fréquence de la télévision et de la vidéo est géré ensemble.
L’accès à Internet est organisé en communauté.
Le Foyer Jacques LAVAL veut permettre à chaque adolescent de progresser, de devenir responsable, d’acquérir un rythme de vie équilibré.
Ce lieu veut promouvoir un climat de confiance et d’apprentissage à la liberté, et veut initier cette ouverture aux autres, source d’épanouissement.
Il veut être un lieu où le Christ est notre référence.
" Adolescents, nous nous construisons pour prendre place dans le monde de demain ! "
En lien avec le diocèse de Valence, des religieux accueillent et accompagnent des jeunes en lycée ou en apprentissage, pour les aider à se préparer à être acteur dans l’Eglise, la société et le monde de demain.
Fort de leur expérience missionnaire à travers le monde, de leur présence active au niveau de divers problèmes de société, de leur spiritualité attentive aux signes de Dieu dans notre monde, ouverts aux questions d’aujourd’hui, les Spiritains offrent depuis plus de 20 ans un espace à ces jeunes au Foyer Jacques Laval à Valence.
Etienne, Audoin, Albert, Jérôme, Christophe et Nicodème respectivement originaires de Privas, de Bordeaux, du Rwanda, de Vaugelas, de Carcassonne, et de Bourges, vivent là, accompagnés de Franz prêtre Spiritain qui a vécu 13 ans en Haïti, et de Augustin, spiritain nigérian qui fait par la même occasion son stage diaconal.
Etudes, cuisine, ménage, temps de prière, temps de réflexion, loisirs, sport, rythment nos semaines non sans quelques heurts ,mais toujours dans la bonne volonté de bien faire, de réussir et de servir l’autre.
Certains ont un projet plus précis de vie presbytérale ou religieuse, d’autres se posent la question d’un engagement constructif dans l’église ou la société, d’autres encore veulent s’ouvrir aux dimensions du monde, mais chacun souhaite apprendre à mieux vivre ensemble dans le respect et la tolérance (et ce n’est pas si facile, à commencer lorsque l’équipe de foot d’ Auxerre joue contre celle de Bordeaux ).
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Rencontres.
"Now demolish" ou le foyer Jacques Laval en Tanzanie…
Un voyage en Tanzanie a été organisé, pour l'ordination presbytérale d'Evarist
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"Now demolish" A détruire maintenant: cette inscription est tracée comme des tags rouges, tout au long de la route entre Nairobi et Arusha, sur des constructions diverses, allant de panneaux publicitaires à de belles maisons, en passant par des petites boutiques, des murs d'enceinte, des petites maisons d'habitation, etc.… Ce fut la première des nombreuses surprises qui nous attendaient en Tanzanie. Pourquoi allaient-ils donc tout casser tout au long de ces routes. La réponse nous fut donnée bien plus tard: avec la remise de la dette accordée par les pays occidentaux à la région Tanzanie, Kenya, Ouganda, les sommes libérées serviraient à améliorer les infrastructures routières de la région, et notamment une route qui facilitera les communications entre les trois pays. De cette route, nous avons vu des tronçons en construction. Maints autres ouvrages étaient en construction grâce au déblocage de fonds. Voila donc une bonne nouvelle face à tous les détracteurs de la remise de la dette aux pays du tiers monde. Cette remise de la dette servait effectivement au développement des pays concernés, et non pas aux potentats locaux comme on a longtemps essayé de nous le faire croire.
C'est donc par la route, du Kenya que Christopher, Siméon, Nicodème et Franz du foyer Jacques Laval, sont entrés en Tanzanie en ce début du mois de juillet 2004. Pour Siméon, ce furent les premiers pas en terre africaine. Nicodème était déjà venu au Nigeria il y a deux ans pour l'ordination d'Augustin. Christopher connaissait son Gabon natal, mais n'avait jamais franchi de frontière hormis celle de la France! Franz avait déjà fait un séjour de 2 ans au Congo, était passé au Gabon, au Zaïre et était allé au Nigeria il y a deux ans. Nous étions là pour participer à l'ordination presbytérale d'Evarist Shirima qui venait de passer une année au foyer, et qui devait revenir en première affectation comme prêtre dans la paroisse spiritaine de la Meinau à Strasbourg.
Sans vouloir raconter l'ensemble du périple qui a duré 15 jours, voici quelques clichés comme nous avons déjà commencé à le faire.
L'ordination et les premières messes des deux jeunes Spiritains ordonnés Evarist et Dyfrig restent pour chacun d'entre nous, pour des raisons différentes, des moments fort d'émotion, de prière, de rencontre, de découverte, de foi… Il y eut 15 ordinations de jeunes prêtres dans une cathédrale remplie pour le tiers de jeunes religieuses et de séminaristes, avec une foule à la fois exubérante et priante. Cela ne pouvait pas laisser indifférent. Les 3 heures et demi de célébration, dans une langue totalement inconnue de nous, le swahili, ne parurent longues pour aucun d'entre nous. Chacun était comme transporté. C'est vrai que les gens étaient aux petits soins avec nous, parfois même un peu trop au goût de certains dont l'esprit français apprécie un peu d'indépendance.
5 jours à la campagne, dans la famille d'Evarist , ce fut notre immersion…sans eau courante, sans électricité, loin de tout, nous vivions au rythme la famille. Sans télévision ni radio, nous resserrions les liens entre nous et avec l'entourage de ceux qui nous recevaient avec beaucoup de gentillesse, d'attention et de délicatesse. Le matin ils nous chauffaient l'eau pour notre douche, de peur que nous ne prenions froid. De fait il ne faisait pas chaud. Nous étions venus à l'ombre du kilimanjaro, sommet de l'Afrique, pendant la saison la plus fraîche, et nous avons été obligés de laisser la plupart du temps nos tenues légères pour enfiler des tenues, sinon chaudes, du moins convenables. La journée, on nous emmenait visiter la région, les écoles primaires et secondaires dans les quelles nous étions reçus avec tous les honneurs par la direction, par les professeurs et les élèves dans les classes. Ils nous expliquaient leurs joies, leurs difficultés et leurs projets, et ne manquaient jamais de partager un thé avec des arachides ou des petits gâteaux avec nous, ni de nous faire signer leur livre d'or… nous passions dans les familles où nous passions de long temps à partager, à discuter, à boire et à manger aussi. Bons exercices d'Anglais pour chacun d'entre nous, et bon exercice de rencontre d'une autre culture à travers la nourriture bien cuisinée, diverse et variée et bien équilibrée. (Riz, bananes légumes, ignames, patates douces, pomme de terre, légumes, viandes de bœuf, poulet…) un régal pour tous. Le plus dur fut sans doute de communiquer car la plupart des gens qui nous entouraient ne parlaient que le swahili. A l'école, l'Anglais n'est enseigné qu à partir du secondaire. C'est le cœur serré que nous avons quitté la famille Shirima.
Et puis il y a eu Mangola, dans la mission de Pépé et Miguel, deux Spiritains espagnols. Deux heures d'une route splendide et une heure trente sur une route cahoteuse et dans la poussière, au milieu du pays des Masaïs. Tout du long nous croisions des troupeaux de bœufs mêlés à des moutons et des chèvres, menés parfois même par des jeunes enfants. Ils marchaient, marchaient, marchaient, inlassablement à la recherche d'un peu de verdure ou d'un point d'eau. Avec leur couverture à carreaux rouge et bleue, on les croyait sortir d'un autre temps, d'un autre monde.... A leur passage des nuages de poussière se soulevaient et le vent s'en saisissait quelque fois pour en faire un tourbillon de poussière qui montait dans le ciel telle une colonne, visible à des kilomètres. Mangola, c'est au bout de la route, après il n'y en a plus, comme le bout d'un monde. Quand Pépé et Miguel sont arrivés là il y a douze ans, il n'y avait que trois maisons. Aujourd'hui il y a 8000 habitants, une école primaire, une école secondaire, un hôpital avec un médecin des sœurs infirmières, un laboratoire d'analyse, une salle d'opération… il y a une église, une mosquée et on y trouve tout ce dont on a besoin dans de multiples petits magasins. Des bars avec leurs billards sillonnent la ville. Les activités y sont intenses. On se croirait dans une ville western. Grâce au vent qui ne cesse de souffler les éoliennes fournissent l'électricité à la mission et aux écoles. D'autres pompent l'eau de sous la terre pour alimenter des champs d'oignons qui s'étendent à perte de vue. Toute la journée des grands camions viennent s'approvisionner en oignons pour les exporter jusque dans les pays voisins. Au collège qui a un internat pour une soixantaine de jeunes filles, la cuisine est alimentée avec du gaz transformé à partir du fumier que fournissent quelques vaches. Le collège est équipé d'une salle d'ordinateurs, d'un laboratoire de chimie, et d'une impressionnante bibliothèque. Ici, au bout du monde, la vie a triomphé du cahot. Pourtant l'ombre de la mort plane toujours sur la région. Un tiers de la population est atteinte du sida. La prévention est difficile, car la perspective de ne vivre que dix années encore après que la maladie ne se soit déclarée pour des gens qui se battent au jour le jour, est une échéance somme toute acceptable.
Nous sommes rentrés en France, la tête pleine d'images, le cœur rempli d'émotions, une foi renouvelée en le Dieu de Jésus Christ, et en les capacités qu'il a mises en l'homme pour se battre et pour réaliser de grandes choses. L'héritage laissé au peuple tanzanien par le président Julius Nyerere de 1962 à 1985 a marqué ce peuple pacifique et laborieux, fier de sa culture et de son indépendance. Bien des questions subsistent, mais ce séjour a ouvert les horizons de chacun d'entre nous, et nous en restons profondément marqué.
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