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Spiritains associés aujourd'hui
RÉCOLLECTION DES ASSOCIÉS SPIRITAINS À SAVERNE
Appelés à être là où la Congrégation des Spiritains nous a envoyés, les serviteurs des pauvres et de ceux qui souffrent, nous avions choisi durant notre session de l’été de travailler sur le thème de la pauvreté. Nous étions une dizaine d’associés spiritains à nous réunir du 23 au 24 juillet 2010, à Saverne, pour tenter de nous mettre à l’école du Père Claude Poullart des Places.
Marc-Henri Jeoffre a pris cette année la succession du Père Arsène Aubert qui, durant six années, nous a partagé son véritable attachement à la personne du Père Libermann, en nous présentant et en nous commentant ses écrits. Le Père Marc-Henri a présenté le chemin parcouru par Poullart des Places, ce jeune homme promis à une belle carrière, rêvant de grandeur et de réussite, qui s’est laissé atteindre et rejoindre par le Christ en se libérant progressivement des influences familiales.
La décision prise par Claude Poullart, de se dépouiller de toutes ses richesses pour se faire proche des pauvres, nous a conduits à nous interroger sur notre rapport personnel avec l’argent. Pour vivre la simplicité et la disponibilité spiritaine, n’avons-nous pas à vivre, nous salariés, une forme de dépouillement ? Nos moyens matériels ne sont-ils pas ou ne risquent-ils pas de constituer des obstacles pour rejoindre les plus pauvres ? Nous avons aussi échangé sur notre proximité actuelle avec les pauvres, notre disponibilité à répondre à leurs sollicitations et à écouter la souffrance de ceux que nous côtoyons déjà là où nous vivons et travaillons.
Cela nous a amenés à aborder la question du discernement. S’appuyant sur les textes et rapports spiritains, méditant avec nous l’hymne aux Philippiens (1,6-11), Marc-Henri nous a guidés dans notre réflexion de manière dynamique grâce à la variété de ses sources et sa connaissance des divers courants spirituels.
Chacune de nos 3 récollections annuelles est aussi l’occasion d’échanger sur nos engagements actuels, les projets en cours et de discerner ensemble sur les choix à faire. C’est ainsi que nous portons tous ensemble et soutenons le projet de Christine et Arnaud Verda, qui, en famille, vont rejoindre la communauté d’Allex. Le groupe apporte aussi sa contribution, par ses observations et son soutien financier, aux associations créées tout récemment par certains d’entre nous : l’Association "les amis du Congo" en faveur des jeunes en difficulté du Congo et l’Association "Tobie et Raphaël" en faveur des jeunes de la rue et des handicapés du Gabon.
Un couple de Seine-et-Marne nous a rejoints pour la première fois pour cheminer avec nous. Ceci pour rappeler à tous nos confrères que nos rencontres, toujours chaleureuses, conviviales et riches, sont ouvertes à tous les laïcs qui, attirés par la spiritualité spiritaine, souhaiteraient s’engager davantage en se mettant au service de la mission !! Un grand merci à la communauté de Saverne pour son accueil et les temps de prière partagés !
Estelle et Daniel Fasquelle
ASSOCIIÉ SPIRITAIN EN PAROISSE
Des Spiritains, il en existe de toutes les tailles, de toutes les couleurs, il existe même des Spiritains qui ne sont pas profès, mais laïcs, associés à la Congrégation et ayant une charge pastorale !
La paroisse où nous habitons s'étend sur une zone urbaine cosmopolite, marquée de différentes pauvretés, et une partie rurale Beauceronne. En 2007, le vicaire général du diocèse de Chartres m'interpelle pour participer à un projet. Nous prenons le temps d'une rencontre et il me confie que l'évêque souhaite mettre en place une initiative inédite dans le diocèse : faire porter la charge pastorale de la paroisse, non pas par un curé, mais par une équipe. En septembre 2007, une équipe de 5 personnes est mise en place : un prêtre modérateur, une religieuse coordinatrice de l'équipe, un diacre et deux laïcs. C'est ensemble que nous portons la charge curiale.
J'ai reçu une lettre de mission de l'évêque qui se conjugue avec celle du Provincial. En tant que Spiritain associé dans l'équipe, j'ai le souci d'inviter les paroissiens à porter le regard au-delà de nos frontières, de faire vivre la dimension " justice et paix et intégrité de la création " au sein de la paroisse, et d'être attentif aux migrants de notre secteur. J'ai la chance de vivre cette mission avec une équipe déjà bien sensible à cette dimension. En effet, le prêtre est Congolais (RDC), la religieuse a vécu 30 ans en Amérique Latine, le diacre a vécu son enfance à l’étranger et l’autre laïc est membre de l'équipe diocésaine du CCFD.
Pour vivre cette attention à l'étranger, qu'il soit ici ou là bas dans un pays lointain, nous avons proposé l'année dernière un " dimanche communautaire " ayant pour thème " d'Abraham à St Paul, Dieu parle aux migrants ". Dans un jeu de mise en situation, chacun recevait un passeport lui décrivant un pays et une situation personnelle, puis devait prendre une décision : partir ou rester en mesurant les conséquences que cela impliquait. Pour aider au discernement, des mouvements, actifs dans l’international et présents sur le diocèse, étaient là (CCFD, ACAT, CARITAS, Pastorale des migrants, coopération missionnaire et les Spiritains). Ainsi s'établissait un échange direct entre ces mouvements et les participants pour comprendre les causes et mécanismes de la migration. Après le repas aux saveurs du monde, nous avons proposé un atelier biblique pour y découvrir la révélation de Dieu à travers des migrants.
Notre vigilance pastorale, sur ce secteur où vivent des populations si contrastées, porte sur l'attention aux oubliés, aux exclus et à ceux qui croient différemment. C'est un défi au quotidien, et nous n'avons pas de recettes, si ce n'est l'Evangile à vivre pleinement.
Pour partager les questionnements liés à cette mission, je peux m'appuyer avant tout sur la vie familiale, Christine étant déléguée diocésaine du Secours Catholique. La communauté spiritaine du Château des Vaux est également un lieu de soutien et de partage pour vivre cet apostolat de Spiritains associés.
Christine et Arnaud VERDA
Daniel, Pierre, Marie-Victoire, Jean-Pierre et les autres..., associés spiritains
Plusieurs manières d'être spiritain? Oui. Les
religieux, engagés à vie comme frères ou prêtres, et, depuis quelques
années, pointe une nouvelle appartenance à la famille spiritaine : les
associés.
UNE LETTRE DE MISSION
le 20 décembre 2009, Marie-Paule Causeret, médecin à la retraite à Piré sur Seiche,
fait son premier engagement pour 3 ans comme laïque associée
Marie Paule a prononcé son engagement en présence de sa famille et des
Spiritains présents à l' Eucharistie du dernier dimanche de l'Avent. A la fin de la Messe, le Provincial de
France a lu la lettre de Mission qui définit le champ missionnaire qui sera
celui de Marie Paule :
« Je vous donne aujourd'hui la lettre de mission qui accompagne votre engagement
officiel.
Vous connaissez la congrégation du Saint Esprit depuis plusieurs années, depuis
ce temps où, médecin à Piré, vous vous rendiez souvent à la communauté. Des
liens forts se sont tissés. Vous avez découvert la spiritualité de notre famille
religieuse. De Poullart des Places, vous retenez qu'il faut se laisser mener par
les humbles et les pauvres pour les servir comme ils le souhaitent. Libermann,
lui, vous a fait découvrir la joie et la paix du cœur. Il vous a aussi appris à
vivre intensément l'instant présent. Avec les membres associés à la
congrégation, vous avez approfondi cette joie simple de servir les autres.
Vous recevez aujourd'hui la mission de garder ce souci des plus humbles que sont
les personnes âgées, les malades, les familles éprouvées par un deuil. Pour
cela, je vous demande de participer à la commission pour les maisons d'aînés.
Votre expérience dans le monde de la santé, votre compétence, votre attention à
toute souffrance seront précieux pour éclairer cette commission et l'aider dans
la mise en place de solutions attentives aux besoins de nos confrères âgés. Vous
continuerez à vous rendre à la communauté de Langonnet pour organiser
l'animation de cette maison en lien avec son supérieur, avec les religieuses qui
sont en charge de l'infirmerie et avec toutes les personnes de bonne volonté qui
voudront vous y aider. Vous prendrez du temps pour visiter les confrères,
particulièrement ceux que l'âge et la maladie isolent.
Vous faites partie de l'équipe qui accompagne et anime les funérailles sur la
paroisse de Piré, votre lieu de résidence. Je tiens à confirmer cet engagement.
Apportez aux familles en deuil cette paix et cette douceur que le Père Libermann
ne manque pas de vous transmettre.
Vous êtes aussi membre des Fraternités « Esprit et mission ». Continuez à animer
la fraternité de Rennes. Ayez le souci de la faire connaître en faisant
connaître la spiritualité spiritaine, en proposant à de nouvelles personnes ce
chemin tout simple de vie dans l'Esprit. C'est ainsi que vous les ouvrirez à la
dimension universelle de la mission de l'Eglise.

Marie-Paule, vous serez missionnaire en ces divers lieux : à Langonnet auprès de
nos aînés, à Piré dans votre Eglise locale, à Rennes en lien avec la communauté
spiritaine. Cette communauté sera votre communauté de référence. Vous trouverez
là un lieu de partage, d'échange et de prière qui vous aidera à évaluer cette
mission que vous recevez aujourd'hui et à vous ressourcer. Vous participerez,
selon un rythme que vous déterminerez avec les membres de cette communauté, aux
réunions communautaires.
Vous avez reçu le « Projet de vie » des Associés spiritains. Il est un guide
pour vivre chrétiennement vos engagements à la manière des fondateurs. Vous
continuerez à prier, réfléchir, échanger, partager avec les Associés. Que ce
groupe vous enrichisse tout au long de votre chemin. Et que dans cette mission
reçue aujourd'hui, vous développiez encore davantage vos qualités d'écoute et de
patience envers tous. C'est la joie et la grâce que je vous souhaite. »
Le même jour Marie-Victoire renouvelait son engagement :
TÉMOIGNAGE DE Christine et Arnaud VERDA (2008)
à l'occasion des Journées d'amitié spiritaine, à la maison-mère
TÉMOIGNAGE DE SYLVESTRE WOZNIAK, SPIRITAIN ASSOCIÉ (2008)
Le 6 janvier, dans la chapelle Sainte Thérèse de la Fondation d’Auteuil, j’ai prononcé un engagement de trois ans dans la Congrégation du Saint Esprit. Comment peut-on en arriver là ?
Dans une histoire humaine, ce sont les rencontres qui sont déterminantes. Sur le chemin de l’existence, je n’ai pas rencontré que des spiritains mais s’il fallait faire une liste de toutes les personnes dont les paroles ou la vie m’ont marqué durablement, la Congrégation serait bien représentée, ne serait-ce qu’avec les années passées au petit séminaire d’Allex. La première fois que j’ai entendu parler des associés remonte à une douzaine d’années. Nous étions venus en famille à Chevilly-Larue pour une rencontre avec les participants d’un camp d’été. François Nicolas nous a invités à une réunion où étaient présents quelques-uns des pionniers de l’aventure comme Daniel Fasquelle et Pierre Sornay. Mais nous ne sommes pas allés plus loin, pour des raisons pratiques : nous habitions vers Montpellier, sans communauté spiritaine proche et nous étions engagés dans un discernement en vue du diaconat. Dix ans plus tard, toujours laïc et après quelques relances de François Nicolas, je l’ai rejoint dans le service de la pastorale de la Fondation d'Auteuil.
La Congrégation du Saint-Esprit a donc tenu une place importante dans ma formation humaine et spirituelle, on peut même dire que nous sommes liés affectivement par mon frère Jean-Etienne, tué en Angola. Je travaille dans une œuvre dont les spiritains assurent la tutelle, en famille nous recevons des spiritains de passage et nous sommes volontiers accueillis par les communautés proches…est-ce qu’il n’était pas logique et évident de m’engager comme associé ? Oui et non, cela dépend de ce que l’on met derrière la démarche d’engagement. Si c’est l’officialisation d’une longue relation, comme un mariage après 30 ans de vie commune, ou une distinction pour services rendus, je dis non. Peut-on parler d’engagement avec le regard tourné vers le passé ?
L’engagement, comme le dit souvent un des premiers associés, c’est passer du " avec les spiritains, je" au " nous, les spiritains ", c’est partager une mission qui ne nous appartient pas, c’est se rendre disponible à des appels parfois déroutants, c’est devenir un peu plus missionnaires dans tout ce que nous vivons, là où nous sommes avec, au cœur de la vie spiritaine, une attention particulière aux plus pauvres.
C’est ce que j’ai retenu de la lettre de mission remise par le vicaire provincial, parlant de ma responsabilité comme directeur de la pastorale : " nous te demandons d’être attentif à ceux qui peinent, qui se retrouvent isolés, qui rencontrent des difficultés…Il ne s’agit pas d’un lien fonctionnel mais d’un lien de charité ".
Enfin, il faut savoir que les associés, c’est tout récent dans l’histoire des spiritains. Il y a encore des questions et des tâtonnements comme la Congrégation en a connus plus d’une fois en 300 ans. D’autres congrégations sont sur le même chemin, l’Esprit Saint est sûrement dans le coup. Alors, rendez-vous dans 3 ans ?
Sylvestre Wozniak
(article repris de Province et Mission, fév 2008)
2003 -Jean-Pierre Roesch s'engage comme associé
Jean-Pierre, qui êtes vous ?
je suis né en 1946, à Saverne.
J'ai servi pendant trente ans dans la police nationale, à
Paris, Nantes et Strasbourg, où j'ai été responsable de la brigade
criminelle.
je suis veuf, père de 2 garçons et depuis peu grand-père
pour la 2e fois.
Comment avez-vous pris contact avec les missionnaires du
Saint-Esprit ?
Jeune, j'habitais la rue du Père-Libermann, à Saverne. Mais
c'est après le décès de mon épouse que je suis revenu avec mes enfants dans
la région.
J'ai pris l'habitude de me rendre à la messe à
Saint-Florent avec mes parents. À la demande du P. Litschgi, j'y assurais la
lecture. Peu à peu ce lien s'est renforcé. Mon père faisait partie des «
Amis du Père Libermann », dont l'animateur était le P. Bohn, puis le P.
Robert Metzger, récemment décédé. J'en suis devenu président au décès de M. Caspar.
Vous semblez très engagé dans la vie associative ?
C'est vrai. J'ai été également président des anciens combattants et
secrétaire de la section régionale.
Et le P. Libermann ?
À l'arrivée du P. Jean-Claude Brandt, voici une dizaine d'années, nous
avons créé une 2e fraternité spiritaine. De ce fait je fus de plus en plus
proche de la communauté de Saint-Florent.
Cela a été aussi pour moi l'occasion d'approfondir ma connaissance de la
spiritualité de Libermann.
J'ai également été responsable régional des fraternités spiritaines de
l'Est.
Après un cheminement de dix ans dans la fraternité, et après avoir pris
connaissance du statut des associés, j'ai voulu faire un pas de plus.
Comment?
Pour des raisons personnelles, j'ai dû retarder mon engagement. Finalement
je me suis mis à la disposition de la congrégation lorsqu'elle m'a demandé
d'assurer l'économat de la maison de Saverne. je dois dire que j'ai été très
bien accepté dans la communauté.
Ceci est la fois important et une expérience très riche humainement et
spirituellement.
Combien y-t-il actuellement de Spiritains Associés ?
Ils sont 3. Deux hommes et une femme. Les 2 ers sont mariés, la dernière
célibataire.
Cinq à 6 personnes cheminent avec ce groupe en vue d'un engagement
éventuel.
À quoi vous engagez-vous et pour combien de tenps ?
Normalement nous nous engageons pour trois ans renouvelables.
Nous nous engageons à partager l'idéal spirituel et missionnaire des
Spiritains.
Concrètement nous acceptons d'être envoyé par la Congrégation dans une
oeuvre spiritaine, ici ou ailleurs ou pour un engagement reconnu par elle. Nous
partageons aussi avec les spiritains nos connaissances professionnelles et
techniques, dans le milieu où nous vivons. Ainsi suis-je engagé au Conseil
interparoissial de Saverne ainsi qu' au Conseil de fabrique.
(repris de Echo de la Mission, janv 2004)
Rencontre internationale des laïcs associés spiritains
Depuis les années 1970 les laïcs spiritains associés sont une réalité dans la congrégation, surtout (mais pas seulement)
dans les provinces du nord. Le chapitre d'Itaici parle d'eux comme "un don", "une richesse", "un défi" pour la famille
spiritaine. Le chapitre de Maynooth les regarde comme "une grâce", "une bénédiction" et "une source de renouveau
spirituel, missionnaire et communautaire" pour toute la congrégation. De fait, les laïcs associés font partie de la
famille spiritaine, ils partagent notre vie et notre mission par leur vie de foi et leurs engagements apostoliques et
missionnaires.
En Amérique du nord il y a à peu près vingt ans que, au moins deux représentants des divers groupes d'associés
spiritains de la région se rencontrent annuellement. Ce sont des rencontres de partage et d'approfondissement
traitant de leur organisation et des différents
engagements pris par les laïcs. Ils sont engagés
dans des actions concernant Justice et paix :
réfugiés, immigrants, jeunes et adultes en
situation difficile, dialogue interreligieux...La
dernière rencontre annuelle a eu lieu du 23 au 25 avril
au centre spiritain In'Afu de Montréal.
La question de Jésus à Pierre "m'aimes-tu?" a
aidé les 24 participants à réfléchir
sur la qualité des relations humaines dans la vie
familiale, communautaire, sociale, pastorale, ainsi que dans
leurs engagements missionnaires spiritains. Entre autres choses,
ils ont élu le délégué de leur
région au prochain chapitre général et se
sont donné les moyens de rester plus unis dans la
région. Bien que les divers groupes aient
déjà leurs manuels d'association avec la
congrégation, ils ont approuvé dans cette
réunion leur déclaration de mission dont nous
citons un extrait : "Nous nous considérons comme une
communauté réunie sous la mouvance de l'Esprit,
portant une attention privilégiée aux plus
pauvres, aux plus vulnérables et aux exclus de la
société, les accompagnant dans leurs efforts pour
se libérer de l'emprise de la misère dans laquelle ils sont enfermés" (déclaration de mission). Leurs propositions correspondent au proverbe
chinois "mieux vaut apprendre à pêcher que de donner un poisson" ou à cet autre plus expressif "si tu viens nous
aider cela ne vaut pas la peine; mais si tu viens pour que nous nous libérions ensemble, alors travaillons ensemble".
En Europe c'est depuis 1997 que les groupes de laïcs spiritains ont une rencontre annuelle. Compte tenu des
situations diverses des provinces, des contextes différents et des histoires de chacune, les groupes ont partagé leurs
engagements et cherché à découvrir des orientations communes et des mots-clés qui puissent unir les différents laïcs
spiritains. Ces dernières années, certaines provinces d'Europe ont investi dans la formation et l'organisation des
laïcs spiritains qui sont un signe d'espérance et de confiance pour ces province. Ils ont tenu leur réunion annuelle du 29
avril au 2 mai dans la maison spiritaine du Bouveret (Suisse) ; ils ont discuté entre autres choses le rapport que le
représentant des laïcs associés d'Europe devra faire au prochain chapitre général. Les trois laïcs associés qui seront
au chapitre général comme invités, auront l'occasion de partager leurs expériences, leurs attentes et leurs projets.
Premiers engagements
Le jour de la Toussaint 1997, à Blotzheim en Alsace, Daniel Fasquelle s'est engagé pour 3 ans, comme laïcs associés, dans la Province de France et la Congrégation du Saint-Esprit.
"Notre engagement a été précédé de bien des 'oui' au Gabon, au service des jeunes d'Auteuil et au sein de la Fraternité Esprit et Mission. Nous entrons dans la famille spiritaine et prenons part à sa mission.
Moi-même auprès des jeunes de l'Ecole-Collège des missions de Blotzheim" nous confie Daniel.
Il est actuellement au service des OAA dans la région parisienne.
"Je m'engage personnellement, pour une période de
trois ans, comme laïc associé de la Province de
France." Pierre Sornay s'est engagé le 9 novembre 1997.
En lien avec la communauté spiritaine de Bordeaux. Il était alors
responsable éducatif de la maison des Orphelins Apprentis
d'Auteuil (OAA) de Blanquefort. C'est là qu'il vivait avec son
épouse Catherine et sa petite fille Adeline. (Pentecôte sur le
Monde, n° 776). Depuis il est devenu responsable d'une maison des OAA dans le Centre de la France (*)
Marie-Victoire, engagée plus récemment travaille en pastorale auprès des jeunes
d'Auteuil à la maison Ste Thérèse, berceau de l'œuvre, à Paris.(*)
Notes (2007, 2010):
Pierre Sornay est gestionnaire à la maison spiritaine de Wolxheim
Marie-Victoire reçoit à la librairie de la maison-mère
François Savourel, décédé en décembre 2009
Contact- formation :
P. Marc-Henri Jeoffre
Maison Saint-Esprit
Boulevard des Villas
83420 LA CROIX-VALMER
c.e : marcoshenri*hotmail.com
responsable des laïcs associés
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