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Ce n’est pas le Nord qui finance le Sud, mais bien l’inverse. Les chiffres de l’ONU contestent une idée reçue par plus de 75 % de Français qui approuvent l’aide publique au développement de leur pays. L’ensemble des chefs d’État de la planète se sont engagés à atteindre, d’ici 2015, 8 objectifs pour éradiquer la faim et l’extrême pauvreté. Pour atteindre ces objectifs il faudrait augmenter de façon conséquente les sommes consacrées par les pays du Nord au développement des pays du Sud ($ 150 milliards/an d’après Kofi Annan). Mais au-delà de l’aide, il s’agit surtout de réformer en profondeur le système politique, commercial et financier international largement défavorable aux pays du Sud. Contrairement à une idée reçue, les chiffres de l’ONU montrent que ce n’est pas le Nord qui finance le Sud, mais bien l’inverse. En 2004, malgré les € 65 milliards d’aide publique au développement (APD) déclarés par les pays riches, ce sont € 295 milliards qui quittaient l’ensemble des pays du Sud pour enrichir une minorité au Nord. Les $ 103 milliards d’aide fournis en 2006 représentent 10 % des $ 1 000 milliards de dépenses militaires mondiales. Au total, il est très difficile d’avoir une idée exhaustive des flux financiers entre la France et l’Afrique. Mais on peut penser que les flux vers l’Afrique (l’aide, les prêts, les investissements, l’envoi par les migrants de leur épargne) ne suffisent pas à compenser l’ensemble des flux d’Afrique vers la France : le remboursement de la dette, l’exploitation des richesses naturelles, le commerce, les rapatriements de bénéfices par les entreprises, la fuite des capitaux ou l’argent de la corruption. Si l’on veut vraiment analyser la nature des flux entre les 2 continents, il convient de dresser au préalable les constats suivants : - Les flux financiers Nord-Sud sont globalement à l’avantage du Nord. - L’APD a peu d’impact sur le terrain eu égard aux montants alloués depuis 40 ans.- La dette est une injustice historique subie par les populations. - Les États africains, dépendant financièrement, se sont vus privés de leur souveraineté économique et politique. - Deux décennies d’ajustement structurel ont gravement affaibli les nouveaux États en Afrique (privatisations, retrait du rôle de l’État, crise de légitimité). - La fuite des capitaux, par l’intermédiaire notamment des paradis fiscaux et judiciaires, ne permet pas de réinvestir dans les économies nationales les bénéfices réalisés localement. - Les richesses naturelles de l’Afrique sont principalement exploitées par des multinationales occidentales. - L’épargne des migrants ne compense pas la fuite sélective des cerveaux. - L’Afrique sacrifie beaucoup à l’attractivité pour les investisseurs mais en retire peu en retour. - La libéralisation imposée du commerce a appauvri les Africains. - La direction des flux financiers Sud-Nord ne relève pas d’un choix démocratique. Survie Info n° 26, novembre 2007 La fuite des capitaux continue de priver les pays africains d´une quantité considérable de ressources pour l´investissement. Si ces ressources étaient allouées à des investissements productifs, elles permettraient de créer des emplois et de fournir des revenus à de larges segments de la population actuellement sans emploi ou sous-employés ou d´accroître leurs revenus. On estime que la fuite des capitaux en Afrique est supérieure à la dette du continent. Les envois de fonds des travailleurs émigrés ($ 16 milliards officiellement recensés en 2004 dont les 2/3 allant à l´Afrique du Nord) sont une importante source de financement du développement. Les envois de fonds non recensés sont également importants. Ensemble, ces envois de fonds constituent la principale source de devises dans plusieurs pays où, non seulement ils fournissent plus de ressources financières que l’APD et que l´investissement étranger direct (IED), mais constituent aussi des sources de revenus beaucoup plus stables, ne sont pas sources d´endettement, ne sont assortis d´aucune condition et sont moins risqués en termes de corruption et de transferts défaillants. |
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Mgr Gilbert Aubry, évêque de la Réunion, veut interpeller les consciences et l’opinion publique sur le drame de l’avortement.
Il s’est créé une mentalité qui assimile souvent l’avortement à la contraception. La vie humaine est une vie humaine dès le premier instant de la conception dans le sein maternel. C’est toute la personne humaine qui est déjà dans la première cellule, dans l’embryon puis le fœtus. Cet être humain sans défense a le droit de mûrir, de naître et de vivre. C’est donc notre devoir de protéger la vie humaine en développant les conditions de sa réussite. Faire réussir la vie !En définitive, quelle idée nous faisons-nous de la sexualité humaine ? Quel sens a la sexualité ? Dans une société hyper érotisée, où l’on confond liberté et licence, où certains revendiquent le « droit » à la perversité, où des adolescents réalisent leur propre film porno sur téléphone portable, faire l’apologie du « droit à l’avortement » c’est faire sauter encore un peu plus les repères dont toute société a besoin si elle ne veut pas se détruire. Une personnalité comme le dalaï-lama affirme d’une manière forte : « l’avortement est un meurtre. » À la Réunion, selon l’INSEE, le nombre d’IVG a tendance à diminuer depuis dix ans : 4 827 IVG en 1994, 4 264 en 2004 (pour 14 545 naissances) et 4 518 IVG en 2005 (pour 14 610 naissances). Dans le nombre total d’IVG, la part des IVG de mineures a presque doublé, de 6,2 % en 1996 à 11,3 % en 2004. Avec des approches différentes, n’y aurait-il pas moyen de rechercher et de promouvoir un langage dynamisant sur la vie, le couple, la famille, la société… Pour donner à nos jeunes envie de vivre en parents responsables ? 22 janvier 2008 |
Que se passerait-il si les terres, sources de produits alimentaires, devenaient surfaces de production d’agrocarburants ?
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Le contrôle du commerce des armes à portée de mains