838-1 / Nord-Congo : Aider les Pygmées à vivre avec dignité !

Rebaptiser les Pygmées, « Peuples autochtones de la forêt » ne suffit pas !Au Nord-Congo, l’Église tente, par l’éducation des enfants pygmées, de les libérer de la servitude qu’ils subissent encore en 2008.
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ers efforts d’éducation : des moniteurs encore en formation apprennent aux enfants à lire et à écrire selon la méthode ORA (p. IV). À l’école, les élèves pygmées reçoivent un complément nutritionnel pour pallier aux carences alimentaires et pour aider ceux qui viennent de loin et ne retourneront que tard au campement. Un effort-santé que les religieuses appuient de leurs soins lors de leurs passages.

Autre pas vers la dignité : avec les moniteurs, le P. Lucien Fabre réalise et remet à chaque enfant
une carte d’identité scolaire avec sa photo.
C’est la première reconnaissance civile de ces enfants pygmées. Un document qu’ils gardent comme le bien le plus précieux.
L’ardoise que tient le jeune Pygmée présente les frais annuels de scolarité d’un enfant pygmée. S’y ajoutent souvent des frais de santé.
En cette fin de Carême 2008, n’hésitez pas à soutenir ce lourd travail de promotion humaine que réalise l’Église dans cette région enclavée.
Envoyez votre don (reçu fiscal sur demande) à :
Congrégation du Saint-Esprit 30, rue Lhomond 75005 PARIS
Mention : « Éducation des enfants pygmées - CONGO »
837-1 / Nord Bénin :
Échapper à la famine par le maraîchage
Le Nord-Bénin souffre de sécheresse chronique. Lors

de mon passage en novembre, je l’ai constaté : «
Nous risquons la famine,
cette année encore, mais il faut attendre la fin des récoltes pour évaluer
», m’avait dit le P. Gérard. Un récent courrier de Pierre Gohard, coopérant à
Tanguieta (voir dossier p. IX), vient de confirmer ces craintes (7 décembre
2007).
Pierre fait plusieurs constatations : Les pluies, précoces et insuffisantes, ne
permettent pas de récoltes satisfaisantes.
La culture traditionnelle reste le coton et les cultures vivrières :
mil, maïs, igname et sorgho, qui sont des cultures annuelles. Des jeunes partent à l’étranger pour gagner
leur vie, alors qu’il y a de quoi les faire vivre dans le pays. Le maraîchage, s’il y a possibilité
d’irrigation, peut se faire tout au long de l’année.
Pierre voit arriver, chaque jour, des personnes,
surtout des femmes, intéressées par le projet de maraîchage : les risques de
manque de nourriture les poussent également à chercher d’autres solutions pour
nourrir leurs familles.
Il ne veut pas que le projet rende les gens

dépendants de l’Europe : «
On ne veut pas handicaper les gens avec de gros
investissements. Juste les aider à créer un jardin. Les femmes peuvent se
débrouiller avec les cultures locales – gombos, épinards, piments, etc. – mais
ont besoin d’aide pour les semences de carottes, choux, salades, etc. À long
terme, nous aimerions créer un point de vente de semences à Tanguieta. »
Les besoins immédiats : arrosoirs, houes et râteaux
; de quoi constituer un stock de graines ; des pesticides, surtout contre les
criquets, et un soutien pour les déplacements de Pierre.
Il a besoin d’une aide très urgente de 2 500 € pour
motiver le plus de gens possible et les aider à faire face à la famine qui
menace.
Michel Robert