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Afrique de l’Est Épopée spiritaine, suite Du 6 au 13 janvier 2008, la Province d’Afrique de l’Est a tenu son dernier chapitre en Tanzanie. Le P. Gabriel Myotte Duquet, responsable provincial de France, résume les 5 jours de travaux qui ont réorienté les projets spiritains. |
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Au départ, je voulais témoigner à nos confrères de cette Province du Sud la solidarité reconnaissante de la Province de France et l’encourager dans sa vocation religieuse et missionnaire. Mais le lieu où se déroula la rencontre, au pied du Kilimandjaro, me fit d’abord faire un pèlerinage. Ce sont en effet des spiritains français, arrivés de Bagamoyo, qui ont fondé en ces lieux une Église aujourd’hui florissante. Les signes de l’immense travail missionnaire accompli par les Pères Gommenginger, Horner, Cromer et Le Roy sont toujours là. Et beaucoup s’interrogent encore sur le comment d’une telle épopée toute spiritaine, menée par des confrères de notre province, relayés ensuite par des Irlandais, des Allemands ou des États-Uniens. Dès la Pentecôte 2008, 3 circonscriptions, Kenya, Ouganda et Tanzanie, auxquelles se joindra la Fondation de l’Éthiopie, formeront une Union. Elles partageront les structures de formation et les projets missionnaires auprès des Maasaï en Tanzanie, des Pokot au Kenya et des Borana en Éthiopie, tout en gardant leur autonomie de fonctionnement, de direction et d’animation. Le temps était court pour les 27 confrères de jeter les bases de la transition. Nombreuses interrogations et mises au point sur les finances, suggestions timides pour avancer vers l’autonomie financière… Autant de questions à reprendre par communauté pour ne pas trop peser sur le budget. Pour que chacun bénéficie d’une couverture sociale minimum. Pour qu’un juste accueil des confrères âgés soit assuré. Pour moins dépendre de l’aide extérieure, il est urgent de mettre en place des activités générant des rentrées d’argent régulières et d’avoir une gestion saine des affaires. Autre défi, celui de la formation des jeunes. Quel cadre donner aux responsables pour gérer maisons de formation, programmes et personnel en vue des projets missionnaires portés par l’Union ? La vocation des Frères, les associés spiritains, Justice et Paix et Intégrité de la création et la réconciliation entre tous les confrères de l’actuelle Province ont été au cœur des débats et ont fait partie des résolutions finales. L’atmosphère a été sereine et fraternelle. La prière commune, recueillie, chantante et joyeuse. Avec, en face de nous, le matin à la chapelle, les sommets du Kilimandjaro sans nuage… La beauté du site et son calme ont favorisé, j’en suis sûr, la qualité et le sérieux du travail. Deux jours à Arusha ont permis aux invités de visiter le scolasticat de philosophie inter congrégations de Njiro avec 117 étudiants répartis sur 3 années de cours. Une ferme adjacente apporte un complément financier intéressant. Nous avons visité la maison provinciale, puis celle d’Usa River où ont commencé le district du Kilimandjaro, puis la Fondation (1973) et enfin la Province de l’Afrique de l’Est (1989). La maison abrite aujourd’hui un petit séminaire. Des jeunes en pré-postulat y terminent leurs études secondaires. Merci aux confrères d’Afrique de l’Est de garder vivante la tradition missionnaire et religieuse de notre congrégation.
Gabriel Myotte Duquet
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Mozambique. La population s'appauvrit
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Comme partout en Afrique, le prix des carburants a explosé. Le litre de gasoil est passé de 30 à 39 metical (33 Mt = 1 €). Du coup, le prix des transports en commun a aussi augmenté. Le voyage à Catandica est passé de 15 à 20 Mt.
img src="../images/iracines2.jpg" align=right hspace=10>Les gens d’ici vivent de la vente de leur maïs qui, lui, n’a pas augmenté. Ceux qui prenaient les transports en commun vont maintenant à pied. Nous assistons petit à petit à un appauvrissement de la population. Nous avons des moulins à farine pour aider la population tout en cherchant l’autonomie financière de notre communauté. Que faire ? Le gouvernement demande de faire passer les tarifs du moulin de 14 à 16 Mt les 3 litres de maïs. Ce serait intéressant pour garder le même bénéfice qu’avant, mais comment vont faire les gens ? Vont-ils recommencer à moudre le maïs au pilon? Vraiment, ce sont toujours les pauvres qui payent la facture ! L’autre semaine, sur un petit chemin de terre, nous avons eu un gros problème de roue. Avec beaucoup de chance, nous avons réussi à stopper le véhicule sans faire d’accident. Mais comment continuer avec une roue qui ne tient plus ? Ce sont des routes où il ne passe que 2 à 3 véhicules par jour. Nous avons passé la nuit dans la voiture, au milieu des singes, des gazelles et des serpents. Pour garder le moral, nous avons raconté des histoires. Le matin, par chance, un taxi est passé par là. Les 2 sœurs qui m’accompagnaient sont alors parties chercher un mécanicien. Je suis alors resté seul en pleine brousse, de 9 h à 17h. J’avoue que la solitude totale, loin d’être vide, se révèle enrichissante. C’est peut-être cela que la Bible veut dire quand elle présente le désert comme un lieu de rencontre avec Dieu.
Yves Mathieu
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Du 26 au 29 déc. 2007, un chapitre a rassemblé le groupe spiritain de Guyane autour des responsables des spiritains de Martinique et de Guadeloupe, de Christian Berton, du Conseil général. J’étais chargé de modérer les débats. Objectif commun : vérifier la façon de vivre la mission et tracer pour six ans l’avenir du groupe spiritain en Guyane.