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La foi, une relation qui grandit, dans l’Esprit Saint

Nous avons présenté quelques façons de venir à la foi aujourd’hui : la catéchèse, le catéchuménat, les cours Alpha, l’évangélisation, la mission, et il en est bien d’autres. Nous voudrions maintenant parcourir les moyens de vivre et de grandir en cette foi chrétienne. La première caractéristique de la vie de foi comme l’Évangile nous la présente, c’est de grandir et de se développer. Notre vie chrétienne est une lumière et une force : elle se nourrit et rayonne partout où elle est.

La foi n’est pas un bagage que l’on porte toute sa vie (même comme un trésor). La foi est une relation avec Dieu, envers les autres, envers le monde ; et sa lumière nous pousse de l’intérieur à cultiver les graines qu’elle sème en nous et à produire du fruit. Nous serions de bien pâles vivants si nous ne laissions pas rayonner la vie reçue. Bien plus que la nature, la grâce a besoin d’être cultivée et embellie.
On ne perd pas la foi, comme on perdrait sa valise au cours d’un long voyage. Mais on peut la laisser s’affaiblir, et même la laisser mourir de faim en nous par manque de nourriture ! Comme le dit le Petit Prince, on reste pour toujours responsable de ce que l’on a apprivoisé. Ainsi de notre relation à Dieu.
Plus que cela ! Notre relation à Dieu se vit toujours sous l’animation de l’Esprit Saint.

Ne pas la faire grandir ce serait empêcher l’Esprit de l’animer. Il ne nous force jamais, mais si nous refusons son inspiration, il ne peut plus nous combler de ses dons, alors qu’il nous a été donné pour nous révéler toute la hauteur, la largeur, la profondeur du mystère de Dieu et nous conduire à réaliser bien plus que nous n’osons espérer et même demander.

Le deuxième dossier sur l’activité spiritaine en Éthiopie n’est pas ici comme une illustration de l’histoire de la mission chrétienne. C’est un reportage d’actualité, nous disant les conditions de l’exercice de la mission en ce pays et c’est aussi un témoignage de la diversité des conditions de la venue à la foi dans le monde.

Notre pèlerinage à Saint-Joseph d’Allex (le 16 mai) ne peut que nous recentrer sur l’essentiel : le rôle de saint Joseph dans l’accueil de Jésus nous pousse à plus d’attention et d’action pour accueillir la présence transformante de Dieu parmi les hommes.
     

Jean Savoie
                                                                



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