Nous avons entre nous, Spiritains du monde, un "GUIDE POUR LA FORMATION SPIRITAINE". L’esprit de ce que l’on appelle "la formation initiale" est proposé à tout candidat qui commence un parcours de formation d’environ 10 années : "C’est le temps où le candidat à la vie spiritaine accepte de se faire guider, de manière toute spéciale, dans la réponse qu’il entend donner à l’appel reçu. Des aînés dans la vie spiritaine l’aident, à partir de son histoire personnelle, humaine et spirituelle, à mieux reconnaître cet appel et à s’y conformer. D’une certaine manière, il s’agit pour lui d’apprendre à se former..." (Guide, n° 9)
En France, temps et lieu de ce parcours
1. Le Postulat
Objectif : faire accéder le candidat à une maturité humaine et spirituelle suffisante, tout en lui proposant une bonne expérience de vie en communauté.
Le candidat est rattaché à une communauté spiritaine. Il y réside de façon habituelle, ou y fait de fréquents séjours tout en continuant ses études ou son travail, selon les cas. Il étudie une langue étrangère.
Le postulat dure au moins un an.
2. Le stage pastoral, d'un an ou deux, dans une situation missionnaire interculturelle. Le candidat est préparé et envoyé dans le cadre de la DCC ou d'un autre organisme de coopération. Il vit dans une communauté spiritaine tout en pouvant exercer des activités en dehors de cette communauté.
Objectif : Ce stage est l'occasion d'acquérir une nouvelle langue et d'entrer en contact avec une nouvelle culture, tout en découvrant la mission sur le terrain. Une "expérience forte" qui oblige à prendre clairement position par rapport à la vie spiritaine.
3. Le premier cycle, à Lille, commence immédiatement après le stage et dure normalement un an.
Des activités sont réalisées en vue de la relecture du stage - participation aux week-ends de relecture offerts par la DCC et activités dirigées par un accompagnateur spiritain (par exemple : un rapport de stage et son évaluation critique), cours d'anthropologie et
autres sciences humaines, permettant de mieux évaluer ce qui a été vécu pendant le stage.
Le candidat suit des cours au Grand Séminaire de Lille. Il s'agit essentiellement d'une introduction à la philosophie, à la théologie et à l'exégèse.
Adresse: C.M.L. Centre Missionnaire Laval
57, rue de la Louvière
59800 Lille
Tél. : 03 20 06 44 42 Fax. :03 20 06 93 60
4. Le Noviciat est une année de discernement et d'initiation à la vie spirituelle et religieuse en vue de la Mission. Le noviciat se vit en communauté internationale.
5. Le deuxième cycle, à Clamart (en région parisienne), est le temps de la formation théologique. Les étudiants suivent le "Parcours Intégré, sur quatre ans", au Centre Sèvres (Paris) tenu par les Jésuites et y passent la licence en théologie.
Adresse: Missionnaires Spiritains
142, avenue Victor Hugo
92140 Clamart
Té. : 0141 33 95 86 Fax. : 01 41 33 95 81
6. Le stage diaconal.
A la fin de leurs études, les étudiants sont ordonnés diacres. Ils exercent leur nouveau ministère pendant un an à partir d'une de nos communautés de la Province de France. Au terme de cette année ils sont ordonnés prêtres et rejoignent le lieu de leur première affectation.
7. La formation des Frères
Les futurs Frères ont en commun avec les clercs les quatre premières étapes du Cursus de Formation. Ensuite, pour leur formation spécifique, en accord avec leurs souhaits et les besoins de la congrégation, ils restent toujours en lien avec une communauté de formation.
Pour accompagner un projet missionnaire
- être des jeunes solides,
- vivre ensemble,
- organiser ses études,
- choisir ses relations et ses loisirs,
- prendre sa place dans le monde,
- nourrir sa vie spirituelle,
- découvrir les appels de Dieu et de l’Eglise,
- participer à la vie missionnaire."
Collège des Missions
Frère spiritains
RENCONTRE DES FRERES DE LA PROVINCE DE FRANCE
LANGONNET 16 – 20 MAI 2007
19 Frères sur les 49 se trouvant actuellement dans la Province se sont réunis à Langonnet pour réfléchir sur cette forme de vocation spiritaine.
La rencontre a débuté par une sortie avec la communauté dans le golfe du Morbihan, sous un soleil radieux et une brise bien établie, ce qui nous a permis d’admirer de près la parade des voiliers de l’ancien temps. Le lendemain, nous nous sommes écoutés les uns les autres et chacun a pu raconter sa propre histoire : histoire de sa vocation, de sa formation, de sa vie religieuse au fil de ses diverses affectations. Un échange riche et passionnant impossible à résumer ici, tant ces histoires sont singulières. Les plus anciens ont dû expliquer quelques mots maintenant oubliés comme postulat, triennat … et rappeler, à l’étonnement des plus jeunes, que la formation des Frères était complètement séparée de celle des futurs prêtres. Importance de la formation professionnelle, parfois dans une spécialité imposée par le supérieur. Le plus souvent une vie de labeur dans les grandes communautés : à la ferme, au jardin, à la cuisine, à la boulangerie, à l’atelier. Le départ en mission pour la plupart d’entre nous a été une ouverture salutaire : vie en petites communautés avec des relations plus fraternelles avec les Pères, responsabilités souvent importantes. Au retour dans la Province, la vie missionnaire continue bien au-delà de l’âge légal de la retraite, sous une autre forme dans le service des grandes communautés : économat, entretien, accueil … ce qui n’empêche pas pour plusieurs une activité à l’extérieur : diffusion de nos revues, visite de familles immigrées, des malades à l’hôpital. Nos vocations de Frères ont été librement choisies. Dans tous les cas, il y eut rencontre de notre désir intérieur de se donner à Dieu, et d’une personne, généralement un missionnaire en congé. Dans la deuxième partie de notre rencontre, nous avons partagé le souci de notre Supérieur Général sur la diminution inquiétante du nombre de Frères dans la Congrégation. En Europe ce n’est pas seulement la vocation de Frère qui est en crise, mais toute forme de vocation. Les références chrétiennes ont souvent disparu. Beaucoup de jeunes, y compris dans nos propres familles, se méfient de tout engagement à vie, même dans le mariage. Dans les circonscriptions du Sud où les vocations sacerdotales sont nombreuses, les vocations de Frères sont rares chez les spiritains. Les formateurs proposent-ils avec conviction cette forme d’engagement ? La pastorale des vocations, et en particulier celles de Frères, ne peut dépendre seulement de décisions venues d’en haut. Elle est l’affaire de chacun d’entre nous, de son " feu intérieur ", du témoignage communautaire. Cela passe par le renouvellement de notre vie de prière, de notre relation au Christ. Un grand merci à la communauté de Langonnet pour son accueil, sans oublier nos confrères de Piré, qui nous ont reçus sur le chemin du retour. Puissions-nous, à l’image de ces fiers voiliers, tendre nos voiles au souffle de l’Esprit pour avancer vers le grand large de la Mission.|
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