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LUNDI 21 NOVEMBRE 2011 : 34° Semaine TEMPS ORDINAIRE



1° LIVRE DE ZACHARIE 2,14-17 :

Chante et réjouis-toi, fille de Sion ;voici que je viens,j'habiterai au milieu de toi, déclare le Seigneur. En ce jour-là,des nations nombreuses s'attacheront au Seigneur,elles seront pour moi un peuple,et j'habiterai au milieu de toi.Tu sauras que le Seigneur de l'univers m'a envoyé vers toi. Le Seigneur prendra possession de Juda,son domaine sur la terre sainte ;il choisira de nouveau Jérusalem. Que toute créature fasse silence devant le Seigneur,car il se réveille et sort de sa Demeure sainte.


2° PSAUME 45 :

Dieu est pour nous refuge et force, secours dans la détresse, toujours offert.

Nous serons sans crainte si la terre est secouée,

Si les montagnes s'effondrent au creux de la mer ;

Ses flots peuvent mugir et s'enfler, les montagnes, trembler dans la tempête :

[Il est avec nous, le Seigneur de l'univers ; citadelle pour nous, le Dieu de Jacob !]

Le Fleuve, ses bras réjouissent la ville de Dieu,

La plus sainte des demeures du Très-Haut.

Dieu s'y tient : elle est inébranlable ; quand renaît le matin, Dieu la secourt.

Des peuples mugissent, des règnes s'effondrent ;

Quand sa voix retentit, la terre se défait.

Il est avec nous, le Seigneur de l'univers ; citadelle pour nous, le Dieu de Jacob !

Venez et voyez les actes du Seigneur, comme il couvre de ruines la terre.

Il détruit la guerre jusqu'au bout du monde, il casse les arcs,

Brise les lances, incendie les chars :

« Arrêtez ! Sachez que je suis Dieu. Je domine les nations, je domine la terre. »

R/ Il est avec nous, le Seigneur de l'univers ; citadelle pour nous, le Dieu de Jacob !


3° Évangile de Jésus-Christ selon saint Mathieu 2,14-17 :

Comme Jésus parlait encore à la foule, voici que sa mère et ses frères se tenaient au-dehors, cherchant à lui parler. Quelqu'un lui dit : « Ta mère et tes frères sont là dehors, qui cherchent à te parler. »

Jésus répondit à cet homme : « Qui est ma mère, et qui sont mes frères ? ». Puis, tendant la main vers ses disciples, il dit : « Voici ma mère et mes frères. Celui qui fait la volonté de mon Père qui est aux cieux, celui-là est pour moi un frère, une soeur et une mère. »


4° Commentaire du jour : Bienheureux Charles de Foucauld1 : Tout donner parce que le Christ a tout donné :

      Mon Seigneur Jésus, comme il sera vite pauvre celui qui, vous aimant de tout son cœur, ne pourra souffrir d'être plus riche que son Bien-aimé. Comme il sera vite pauvre celui qui, songeant que tout ce qu'on fait à un de ces petits on vous le fait, que tout ce qu'on ne leur fait pas on ne vous le fait pas (Mt 25,40.45), soulagera toutes les misères à sa portée. Comme il sera vite pauvre celui qui recevra avec foi vos paroles : « Si vous voulez être parfait, vendez ce que vous avez et donnez-le aux pauvres. Bienheureux les pauvres. Quiconque aura quitté ses biens pour moi recevra ici-bas cent fois plus et au ciel la vie éternelle » (Mt 19,21.29; 5,3) et tant d'autres.


      Mon Dieu, je ne sais s'il est possible à certaines âmes de vous voir pauvre et de rester volontiers riches, de se voir tellement plus grandes que leur maître, que leur Bien-aimé, de ne pas vouloir vous ressembler en tout, autant qu'il dépend d'elles, et surtout en vos abaissements... En tout cas moi, je ne puis concevoir l'amour sans un besoin impérieux de conformité, de ressemblance, et surtout de partage de toutes les peines, de toutes les difficultés, de toutes les duretés de la vie. Être riche, à mon aise, vivre doucement de mes biens, quand vous avez été pauvre, gêné, vivant péniblement d'un rude labeur, pour moi je ne le puis, mon Dieu ; je ne puis aimer ainsi.


      Il ne convient pas que « le serviteur soit plus grand que le maître » (Jn 13,16), ni que l'épouse soit riche quand l'Époux est pauvre ... Pour moi, il m'est impossible de comprendre l'amour sans la recherche de la ressemblance ..., sans le besoin de partager toutes les croix.


5° Homélie du Père Gabriel Myotte Duquet :


Entrée :

"Chante et réjouis-toi fille de Sion!" C'est le cri de joie du prophète Zacharie, émerveillé par tant de signes manifestant l'amour de Dieu, non seulement pour Israël, mais aussi pour toutes les nations de la terre qu'il veut rassembler en un seul peuple! C'est également notre cri de joie ce matin à nous qui avons été associé à ce rassemblement des peuples autour du Seigneur! Et c'est bien lui qui nous rassemble ici autour de la Vierge Marie dont nous célébrons la présentation au Temple de Jérusalem. Il nous rassemble aujourd'hui d'une manière toute festive autour de nos Sœurs dont la Congrégation célèbre le 158ème anniversaire de sa fondation survenue le 21 novembre 1853.

Nous nous réjouissons du don que Dieu a fait à l'Eglise de l'Inde et à l'Eglise universelle, et aussi à nous aujourd'hui, quand le Père Louis Ravel a posé les fondements de votre congrégation autour des trois jeunes filles de Coimbatore.

Mes Sœurs, nous partageons votre joie, votre fierté, votre chant de louange au Seigneur. Nous nous associons par la pensée et la prière, à la grande célébration qui a lieu à votre maison Mère. Nous portons dans notre prière toutes les Sœurs qui se sont dévouées ici avant vous, toutes celles qui se dévouent encore actuellement au service de nos confrères à Wolxheim, celles qui se sont mises au service d'Auteuil à Marseille et à Nantes, ou encore celles qui sont à Digne et à Perhuis, ou à Thal-Marmoutier tout près de Saverne, comme nous pensons à toutes seules qui se dévouent en Zambie et en Inde au service des malades ou des jeunes!

Au jour de la Présentation, la Vierge Marie s'est offerte à Dieu pour toujours sans jamais avoir rien repris de ce qu'elle avait donné. Telles devraient être nos vies, à l'image de celle de Marie. Mais notre condition de pécheur nous détourne de ce projet initial et nous plonge dans le doute, le repli, la méfiance plus souvent qu'elle nous jette dans les bras de Dieu. Nos choix témoignent plus de notre égoïsme, de notre orgueil, de nos susceptibilités que du don de soi à Dieu et aux autres. Ils blessent les dons que Dieu nous a faits au jour de notre baptême, de notre profession religieuse ou de notre ordination sacerdotale.

Pour qu'au cours de notre eucharistie d'aujourd'hui notre joie soit parfaite, qu'elle soit la joie de Dieu, confions-nous les uns les autres à sa miséricorde infinie.


Homélie

La prophétie de Zacharie que nous venons d'entendre est une annonce joyeuse et dynamique de la présence de Dieu au milieu du peuple de l'alliance à un moment où celui-ci traverse une période de doute et d'incertitude. Elle dévoile au petit reste d'Israël le plan de Dieu: étendre son règne à d'autres nations et les rassembler toutes en un seul peuple. Car devenir le Dieu de toute race, langue et nation, telle est la joie de Dieu, et là se trouve aussi le bonheur de l'homme. Et comme elle habitait le cœur de Jésus et celui de Marie dès le jour de sa présentation au Temple, cette joie de Dieu est la nôtre ce matin, à nous spiritains, nous qui avons été choisis, mis à part, pour rassembler autour du Seigneur des hommes de partout qui aujourd'hui enrichissent son Eglise.

Le psaume 44, sous des airs tout aussi joyeux, nous invitait tout à l'heure à aller en toute confiance du connu vers l'inconnu, de ce qui nous rassure vers ce qui nous attire, comme la fiancée qui quitte ses repères familiaux pour rejoindre son époux. La parole de Dieu ne nous invite-t-elle pas jour après jour / à passer nos frontières pour convier les nations à ne former qu'un seul peuple, une nouvelle famille et à entrer ensemble, quand Dieu le voudra, "au palais du roi," son royaume de justice et de paix?

Sur un ton plus grave, Jésus propose aux membres de sa famille de devenir eux aussi des disciples en faisant la volonté de Dieu son Père. Sans leur demander de renier leur appartenance juive, ni leurs attaches familiales, il les invite à une fraternité non plus basée sur les liens du sang, mais sur Dieu seul, qui ne fait pas de différence entre les hommes mais qui appelle à lui des gens de toute race, langue, peuple et nation. Aujourd'hui encore, Jésus nous met en garde contre des attaches familiales trop prégnantes / qui à la longue peuvent devenir un obstacle à la croissance du Royaume de Dieu en nous et à notre propre épanouissement spirituel. Il balaie d'un revers de main ce qui nous identifie aux yeux des hommes: nos origines, notre appartenance à une caste, à une ethnie, à une corporation ou à une nation. Il nous invite à nous identifier sur d'autres critères: "Celui qui fait la volonté de mon Père qui est aux cieux, celui-là est pour moi une mère, une sœur et un frère." En Christ, il n'est plus question ni de juif, ni de grec, ni d'esclave ni d'homme libre, ni d'homme ni de femme ». Il y a ceux qui font la volonté de Dieu et qui sont alors membres de droit de sa nouvelle et grande famille.


Cette communion fraternelle par - delà nos origines familiales, nationales ou ethniques comment la vivons nous aujourd'hui? Assez facilement dans nos assemblées eucharistiques: venant de différentes parties du monde, nous faisons corps autour du Seigneur, dans le mystère de sa mort et de sa résurrection sans nous poser trop de questions. La vivons nous aussi facilement en communauté spiritaine, quand nous sentons en nous et autour de nous des résistances venant du tréfonds de nos origines, de notre culture et de notre sensibilité? La volonté du Maître nous a mis ensemble. Et nous savons bien que le défi de la vie commune interculturelle et intergénérationnelle, ce défi de l'autre différent, ne sera jamais totalement relevé. Qu'il vienne du nord ou du midi, de l'est ou de l'ouest, chacun de nous aura jusqu'à la fin de sa vie, un effort à faire pour reconnaissance l'autre comme son frère sa sœur. / Le reconnaître et l'aimer pour lui-même, comme Jésus le reconnaît et l'aime pour ce qu'il est: enfant d'un même Père, soucieux lui aussi d'accomplir sa volonté.


Dans sa grande générosité, le Seigneur nous a donné, à nous spiritains de la Province de France, des Sœurs pour lesquelles nous ne le remercierons jamais assez. Elles viennent de loin, d'une autre nation, pour reprendre Zacharie! Mais leur souci de faire la volonté de Dieu dans le service qu'elles exercent au milieu de nous et pour nous, nous a rendus proches d'elles et elles proches de nous. Oui, elles sont bien nos Sœurs! En ce jour du 158ème anniversaire de la fondation de leur congrégation, nous ne pouvons que leur dire merci, et dire merci aux confrères qui ont osé en 1988 accueillir trois d'entre elles pour partager notre vie et assumer le service de nos confrères dépendants.


D'abord, notons que pour la Congrégation de la Présentation de Marie, avoir envoyé trois des siennes vers l'inconnu et les lancer dans la grande aventure missionnaire, celle de la fraternité universelle, relevaient d'une grande inconscience, ont prétendu certains, d'une grande audace que seul un souci missionnaire aigu et une ouverture peu ordinaire pouvaient expliquer ont répondu d'autres. En arrivant à Chevilly, les trois pionnières devaient relever le défi de l'échec de leur insertion antérieure! Et panser la grande blessure du rejet qu'elle venait d'essuyer ailleurs. Comme bien d'autres, les spiritains auraient pu dire alors "que peut-il sortir de bon de cette congrégation?" ou de façon plus apitoyée "Que diable sont-elles venues faire en France, sans grande préparation, sans projet bien ficelé?" – Non! – Parce que nous savions ce que passer les frontières et rencontrer des peuples de culture et de sensibilité différentes veulent dire, nos supérieurs de l'époque ont osé la confiance, faisant le pari de la collaboration patiente et fraternelle avec celles qui vous ont précédées ici, mes Sœurs. Nos responsables de l'époque ont cru que votre arrivée en France, et jusqu'à vos déboires à Meaux, correspondait au plan de Dieu. La Providence vous voulait ici, / non en premier lieu pour être à notre service, mais pour être nos Sœurs vivant sous le même toit, pour que nous formions ensemble une nouvelle famille. Par vos compétences professionnelles et votre approche des malades, conjuguées à votre gentillesse toute fraternelle et votre délicatesse, votre ouverture d'esprit et de cœur, votre souci missionnaire, vous avez forcé l'admiration de tous. Collaborer avec vous et vous avec nous par - delà toutes nos différences, dans un climat de paix et de joie, renforce la crédibilité du témoignage que nous voulons donner ensemble à nos contemporains, celui d'un Dieu qui n'est qu'amour et tendresse / d'un Dieu qui a envoyé son fils pour nous libérer de tout esclavage, de toute étroitesse d'esprit et de cœur, de toute pression sociale excessive, pour que nous vivions en bonne harmonie les uns avec les autres, dans le respect et le partage de nos différences, pour ne former ensemble qu'une grande famille autour de Lui. Telle est le bon vouloir de notre Dieu, et il n'est que cela! "Celui qui fait la volonté de mon Père, celui-là est pour moi une Mère et un frère, une sœur"


Merci à vous mes Sœurs pour ce long voyage de Coimbatore à Paris pour devenir nos Sœurs, de l'Inde qui vous est chère à notre pays qui nous est cher, mais si différent du votre / pour témoigner qu'ensemble, on peut construire quelque chose de beau et de grand pour Dieu, u service des autres! Bonne fête à vous et à votre Congrégation toute entière!


Prière Universelle :


Introduction : « Chante et réjouis-toi, fille de Sion, car des nations nombreuses s'attacheront à moi et seront pour moi un peuple. " dit le Seigneur.

Prions pour toutes les nations de la Terre, et prions plus spécialement aux intentions des Sœurs franciscaines de la Présentation de Marie et aux intentions de l'Eglise de l'Inde !

Oraison


Seigneur, donne à toutes les nations la sagesse des béatitudes et l'intelligence de ta Parole. Comble la Congrégation de la présentation de Marie de ta tendresse. Exauce la prière que nous t'adressons pour nos frères et sœurs dispersés à travers le monde et qui comptent sur notre prière. Par Jésus le Christ notre Seigneur!


"Qui sont ma mère et qui sont mes frères" demande Jésus! Faire la volonté de Dieu prime sur nos autres obligations. D'ailleurs, elles rejoignent les obligations fondamentales liées à la personne humaine, et spécialement celle de son autonomie et sa liberté de choisir par elle-même.

L'influence des parents dans la société juive, était grande. Chaque membre est appelé à faire honneur à sa famille, par une conduite exemplaire. Durant les trente ans passés à Nazareth, peut-être que Joseph et Marie nourrissait un secret espoir de voir Jésus se marier et fonder une famille. Cela aurait été pour un eux l'assurance d'une vieillesse heureuse et bénie du Seigneur. Mais, avec le recul dont nous jouissons, nous voyons bien que dans la démarche de la famille de Jésus, il y a quelque chose de trop exclusif, trop lié à un attachement excessif au village, à la tribu ou à la famille. La réponse de Jésus fait éclater cette prétention de vouloir le ramener à la raison, comme ils disent! Car la raison de Dieu est oh combien plus large que celle des hommes.

Jésus sait bien combien prendre du recul, se détacher de ses attaches familiales, villageoises, ou encore territoriale est difficile! Il sait aussi combien connaitre et faire la volonté de Dieu est difficile pour nous. Elle sera difficile à accepter pour lui au moment de sa passion. Comment comprendre et accepter que la souffrance de l'homme et la condamnation et la mort du juste puisse rejoindre la volonté de Dieu. Elle ne l'est que dans la mesure où elle est acceptée librement par amour pour les autres dans le secret espoir que ce sacrifice sera source de libération et de vie pour les autres, de salut comme nous disons. Nous chrétiens, nous demandons chaque jour à Dieu à la suite de Jésus de nous permettre de faire sa volonté "que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel". Le disciple se construit en écoutant l'enseignement de jésus et en le mettant en pratique: ce n'est pas celui qui me dit Seigneur Seigneur qui entrera dans le royaume des cieux mais celui qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux" (Mt 7, 21)!

L'obéissance peut devenir une croix à porter en permanence quand on se voit confier par Dieu comme le projet des Noirs confié à Libermann, mais librement accepté et choisi par amour des milliers 'âmes abandonnées de la race noire et pour leur salut. Partager la croix du Christ, c'est ce que fit Libermann en fondant sa société pour les noirs.

Ce qui nous rend frères et sœurs les uns des autres, membres d'une même famille, c'est justement rechercher ensemble et faire la volonté de Dieu: "dans le christ, il n'y a plus ni juifs ni grecs, ni esclaves ni hommes libres, ni homme ni femme, il n'y a que le Christ qui est tout en tous.


Aujourd'hui, faire la volonté de Dieu et accepter que nos proches fassent la volonté de Dieu en dépassant ce que nous n'avions jamais imaginé ne va pas de soi. Quand un jeune veut devenir religieux missionnaire, en Europe, c'est souvent un drame familial allant parfois jusqu'à la rupture. En Inde, un jeune qui voulait nous rejoindre a du y renoncer parce que ses parents ont refusé de lui donner leur autorisation. Sr Benedicta, assistante générale, nous a confié qu'autrefois l'obéissance allait de soi dans la congrégation. Mais qu'aujourd'hui, la disponibilité de certaines Sœurs avaient ses limites, due à des raisons souvent familiales.


L'Evangile n'est donc une bonne nouvelle que pour celui qui voit en elle, une ouverture à plus grand plus large que la famille, un désir à ne pas continuer à reproduire les comportements humains de son milieu, mais à voir plus haut plus loin, à élargir l'horizon, enfin une volonté à dépasser ce qui est humainement correct jusqu'à privilégier la volonté de Dieu à toute autre sollicitation venant de l'entourage, à s'ouvrir à plus grand que soi, à donner jusqu'à soi-même par amour de Dieu et des autres, de tous les autres hommes parce que nous avons reconnu en chacun, qu'il soit indien africain européen, le visage de Dieu parmi les hommes, Dieu sur notre chemin.


L'origine de notre bonheur est là, l'origine de notre paix et de note joie. Parmi ceux qui nous rejoignent, Beaucoup viennent volontiers parce qu'ils trouvent ici un lieu de paix, la paix et la joie du bon et fidèle serviteur qui a essayé tout au long de sa vie de faire la volonté de son Maître. Notre joie ressemble à celle de Jean Baptiste, l'ami de l'époux qui se tient là et qui l'écoute (Jn 3, 29)


Faire la volonté de Dieu suppose vigilance et sobriété, sinon nous devenons sourds aux appels du Seigneur. Aujourd'hui plus qu'hier, il est peut-être difficile d'être vigilant, car nous sommes conditionnés très fortement par les nouvelles techniques de communication qui viennent très sournoisement brouiller notre communication avec Dieu. Le surinvestissement dans les loisirs, le travail, Internet, le tel portable… sont-ils des instruments qui nous permettent ou au contraire nous empêchent de rejoindre Dieu et d'accomplir sa volonté? Le missionnaire force le respect par ce qu'il fait: il est respecté pour son intégrité, sa foi et son témoignage de vie.

L'homme moderne écoute davantage les témoins que les maîtres. Et s'il écoute les maîtres, c'est parce qu'ils sont d'abord des témoins" (Paul VI, evangelii nunciandi). Cf. Jc 2, 14 – 17. L'autorité de la vie chrétienne animée par un esprit évangélique. Croire ce que nous annonçons, vivre ce que nous croyons et prêcher ce que nous vivons. Etre libre afin de pouvoir interpréter les signes des temps et vivre la solidarité avec les pauvres, affirmer l'absolu de Dieu. Etre un homme de contemplation et d'adoration, zélé pour les actes de charité, lutant pur l'unité des chrétiens. Sainteté de vie, simplicité de vie.

Redécouverte permanente du charisme reçu de nos fondateurs comme héritage; redécouverte de la vie apostolique spiritaine dans notre monde moderne.


Faire allusion à la visite du Pape au Benin (18 / 20 novembre)



1 (1858-1916), ermite et missionnaire au Sahara ; Retraite faite à Nazareth, 1897 (in Œuvres spirituelles, Seuil 1958, p. 520)