Les transformatrices de lait local ont le sourire !
ABC BURKINA 256 26NOV7
L’autre jour, j’étais à Ouagadougou avec la
Présidente de l’Union Nationale des Mini Laiteries du Burkina. Elle avait le
sourire. Tous ses produits laitiers se vendaient bien. Elle n’avait plus à
chercher les clients ! « La demande en lait frais a
explosé ! » me disait-elle.
À
Koudougou aussi, la présidente de la laiterie « Le lait du
Boulkiemdé » a le sourire. Elle me dit qu’on ne trouve plus à
Koudougou des yaourts ou du dégué fabriqué à partir de lait en poudre. Le mois
passé, les
ventes de la laiterie aux
commerçants revendeurs ont augmenté de plus de 50 % .
À cela, une seule et bonne raison :
l
’augmentation du prix du lait en poudre.
Les chiffres sont clairs. Il faut distinguer les sacs « industriels »
de 25 kg, et les boites familiales de 400 g, 900g ou 2,5 kg.
Aujourd’hui, il faut compter au moins
75 000 F pour un tel sac (parfois 100 000 F, suivant le lieu et la
marque). Avec un tel sac, vous pouvez reconstituer 192 litres de lait. Ce qui
nous met le prix du litre de lait reconstitué à 390 F. Alors que le plus
souvent le lait local arrive à la laiterie à un prix variant de 250 F à 300 F.
Il est loin, le temps où pour 200 F de poudre de lait vous pouviez reconstituer
un litre de lait !
Le
prix du lait en poudre conditionné dans les emballages familiaux doit être
comparé, lui, au prix du litre de lait pasteurisé en vente dans les boutiques
d’alimentation. À Koudougou, le litre de lait pasteurisé « Le lait du
Boulkiemdé » est commercialisé dans les boutiques à 500 F le litre. Alors
qu’une boite de 2,5 kg de poudre de lait est vendue 10 500 F, ce qui nous
met le prix du lait reconstitué à 547 F ! Si vous achetez des boites de
lait en poudre plus petites, le prix du litre de lait peut atteindre 600
F !
Pas
étonnant que la demande en lait frais (pasteurisé) explose ! Et la demande
ira encore croissante pendant longtemps, pour peu que le circuit de
distribution soit amélioré et la chaîne du froid renforcée.
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