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communiqué de presse
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Les
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Paris, mardi 02 janvier 2007
La plus grande forêt tropicale du
monde écocertifiée est gérée par des indiens
Au cœur de l’Amazonie, dans l’Etat du Para, où le taux de
déforestation est l’un des plus élevé du monde, les indiens Kayapo viennent
d’obtenir le label de gestion durable FSC (Forest Stewardship Council) pour
leur forêt ancestrale
(1).
Avec près de 1,5 million d’hectares de superficie, il s’agit de la plus grande
surface de forêt tropicale au monde certifiée.
Aux premiers jours d’une nouvelle année,
les Amis de la Terre saluent cette bonne nouvelle: «
Il s’agit d’une grande victoire pour la protection des forêts
tropicales et des peuples qui en dépendent. Avec cette certification, les
indiens Kayapo prouvent au monde que ce sont bien les peuples indigènes qui
sont les véritables gardiens et protecteurs des forêts tropicales et qu’il
existe des alternatives à l’exploitation industrielle des bois tropicaux »
explique Sylvain Angerand, chargé de campagne Forêt aux Amis de la Terre .
En effet, l’essentiel des revenus provient non pas de la coupe des bois
précieux mais de la récolte de noix du Brésil, les graines d’un arbre (
Bertholletia excelsa) que l’on ne trouve
que dans la forêt Amazonienne. Avec cette certification internationalement
reconnue, les indiens Kayapo pourront vendre leurs produits sur les marchés
mondiaux et protéger durablement leur forêt contre les coupeurs de bois et les
mafias du soja.
Au delà de cette victoire, les Amis de la
Terre souhaitent rappeler que de nombreux peuples autochtones restent menacés
par la déforestation, que la plupart d’entre eux n’ont toujours aucun droit sur
leur forêt et que, sous couvert de « gestion durable », de nombreux
gouvernements ouvrent leurs forêts ancestrales à l’exploitation industrielle
des bois précieux : «
Il n’y
aura de gestion durable des forêts tropicales que lorsque l’on reconnaîtra les
droits des peuples indigènes à gérer leur forêt par eux-même. Assez de ces
mascarades, où comme en Afrique, des exploitants forestiers coupent encore les
arbres sacrés des pygmées(2) contre quelques sacs de riz. Assez de ces labels bidons
créés par certains industriels pour vendre du « bois certifié » alors
qu’ils détruisent les forêts(3). Les solutions existent à la crise des forêts tropicales,
les indiens Kayapo viennent une nouvelle fois de nous le montrer» conclut Sylvain
Angerand.
Contact presse : Caroline Prak, chargée des
relations Presse, 01 48 51 32 22 / 06
86 41 53 43