MICKEY IRA-T-IL AU PARADIS... FISCAL ?
Ci - dessous un exemple récent de la nocivité des PFJ : EuroDisney emploie près de 9000 personnes et en fait vivre, en sous-traitance, près de 40 000 (chiffres remontant à 1995). Le texte qui suit est extrait de la reve de presse de TI:
Center-Tainment, implantée dans le canton de Zoug, entend prendre 50,01% du capital d'Euro Disney, via une OPE. Le PDG du groupe suisse Center-Tainment, Ulf Werner, a annoncé que son
groupe allait lancer "dans les jours à venir" une offre sur la société de parcs de loisirs Euro Disney pour en prendre le contrôle.
Lors d'une conférence de presse à Paris, le PDG de cette société basée dans
le canton de Zoug, a précisé qu'il en avait informé l'Autorité des marchés
financiers (AMF) jeudi matin. Or, jeudi dans la journée, l'AMF a annoncé avoir "ouvert une enquête" . "La société n'a rien déposé à l'AMF", a déclaré à l'AFP une porte-parole de l'Autorité, sans autres précisions.
L'opération prendra la forme d'une
offre publique d'échange (OPE) sur le
capital flottant d'Euro Disney, soit 50,01%, a confirmé Ulf Werner.
"Notre objectif est de
rendre Euro Disney plus rentable et de faire en sorte
que les actionnaires profitent des résultats de la compagnie et ne se
contentent pas seulement de payer les dettes et les intérêts", a-t-il dit.
"Nous voulons négocier un nouveau contrat (entre Euro Disney et sa maison
mère) permettant de rendre Euro Disney plus profitable", a indiqué pour sa
part Kurt Andreesen, consultant de Center-Tainment.
Euro Disney, coté à la Bourse de Paris, est détenue à 39,8% par le groupe
américain de loisirs et de médias Walt Disney et à 10% par le prince
saoudien Al-Walid.
"Nous sommes convaincus d'arriver à la
prise de contrôle de 50,01%, et
derrière Center-Tainment, il y a des investisseurs disposant d'assez
d'argent pour atteindre nos objectifs", a-t-il assuré.
La société Center-Tainment, cotée à Francfort, se présente comme une holding
dont le but est "d'investir" notamment dans les parcs de loisirs, sans
compter à présent des "activités" dans ce domaine.
Selon le communiqué diffusé mercredi, la société suisse a été
introduite en
septembre à la Bourse de Francfort "dans le seul but de créer une entité
capable d'initier une offre publique d'échange sur le capital flottant
d'Euro Disney". Center-Tainment affirme qu'elle offrira aux actionnaires pour chaque action Euro Disney, dont elle chiffre la valeur à 6 centimes d'euros, l'équivalent de 11 centimes en actions Center-Tainment.
M. Andreesen a confirmé ces intentions, indiquant que cela correspondait
environ à un échange de 200 actions Euro Disney contre une action
Center-Tainment.
Il a précisé que le cours de Center-Tainment était actuellement de 13 euros,
contre 34 euros encore il y a quelques jours. Avec un total de 10 millions
d'actions, la capitalisation de Center-Tainment est de 130 M EUR, a-t-il
indiqué.
La compagnie compte "45 ou 46 actionnaires", et l'actionnaire principal est
une société allemande, a indiqué M. Werner, sans en dévoiler l'identité.
Interrogé sur la présence de capitaux arabes dans son groupe, il a indiqué
que c'était "possible".
En réalité,
Center-Tainment est une des nombreuses sociétés
boîte-aux-lettres du canton de Zoug, renommé pour ses avantages fiscaux
réservés aux entreprises et sociétés-écrans. La société ne dispose que d'une adresse, à Zoug, la capitale du plus petit des cantons suisses, et apparemment pas du téléphone. Selon des recherches effectuées sur le registre suisse du commerce,
Center-Tainment apparaît officiellement pour la première fois en mai
dernier. Il s'agit en fait du
nouveau nom d'une société de Bâle, appelée
Orca, et spécialisée dans l'immobilier et l'entretien d'immeubles.
La société a changé non seulement de nom, mais aussi d'objet social. Elle
entend désormais prendre des participations "dans d'autres entreprises, en
particulier dans le domaine des loisirs". Son capital-actions est de 100.000 francs suisses (63.000 euros), répartis en 10 millions d'actions nominatives à 0,01 FS.
Deux noms apparaissent le 26 mai sur le registre du commerce, puis
disparaissent le 10 novembre. Le nom d'Ulf Werner, un Allemand qui se présente comme le président du conseil d'administration, apparaît pour la première fois le 27 juillet. Il est flanqué depuis le 10 novembre de deux associés suisses, MM. Jack Kaeser et Hermann Wattenhofer."
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