Justice et Paix : SEMAINE SOCIALE.


INTRODUCTION 24 NOVEMRE 2006



CANDESSUS : Il est grand temps de parler de société juste face à la déchirure de la cohésion sociale, quel est donc le sens de la justice à transmettre ? Là où il y a crise, il y a opportunité de changement.

Notre exercice n’est pas facultatif, c’est un devoir citoyen, le chrétien doit se distinguer par son engagement pour la justice. Nous avons aussi à réhabiliter l’engagement politique.

Nous avons ici fait une démarche régionale, plus concrète. De 500 à 600 propositions, nous avons retenu 12 propositions concrètes. 9 ateliers proposent 9 vues sur la justice.

MESSAGE DE LA PART DU SAINT PERE :

Le Saint Père souhaite que les participants, par leurs réflexions apportent une forte contribution à la question de la justice en prenant appui sur :
  • L’Écriture
  • La tradition de l’Église
  • Le magistère en matière de morale
  • Sur la recherche philosophique et théologique

Les psaumes nous rappellent la vertu morale de la justice qui consiste à pratiques les commandements dans la fidélité à la loi (Ps 18.21 ;25 ; 119 ; 121 ;140.14). Les prophètes et Jésus ne manquent pas de rappeler que toute injustice à l’égard des hommes est en contradiction avec la justice de Dieu. Jean Paul 2 signale justement qu’en blessant l’homme, c’est l’image de Dieu qui est blessée.

La justice n’est pas une simple convention sociale. Elle s’impose à tous. Penser la justice suppose de sortir de soi pour être attentif à l’autre, laisser à chacun sa place dans la société et une participation aux biens de la terre, selon le principe de la destination universelle des biens. De même nul ne peut se faire juge de son frère. Il suppose une vigilance sur son frère, le respect de ses droits, de son intégrité physique et morale et l’attention à sa place dans la société.

Le pape ne manque pas de rappeler quelques domaines où la justice devrait s’exercer d’une manière plus forte :
  • L’accès pour tous à la nourriture, à l’eau et aux soins de santé
  • 2° La transformation des rapports Nord Sud, la réduction des inégalités entre pays
  • 3° La réduction de la dette des Pays pauvres
  • 4° Le respect des règles du marché et le souci du développement durable pour que la mondialisation soit positive
  • 5° Une protection sociale pour tous
  • L’abolition de la torture et de la peine de mort
  • 7° Le refus de la guerre
  • L’assistance judiciaire pour tout accusé et le respect des droits de la défense.
  • 9° La protection des mineurs et la défense de la famille.
  • 10° La division du travail pour que chacun puisse vivre décemment et faire vivre ses proches
  • 11° L’aide aux migrants, aux laissés pour compte,aux personnes sans terre et aux apatrides.

Une attention toute particulière pour la jeunesse qui est à éduquer, à former. Il est urgent de donner aux jeunes une espérance pour un avenir de bonheur, en prenant soin pour que chaque génération assume ses responsabilités et ne se décharge pas sur les générations futures.

L’État est appelé à être le garant des valeurs universelles et des biens objectifs des personnes. Les hommes qui ont à dire le droit prendront garde de ne pas tomber dans le subjectivisme, ni d’énoncer des lois bafouant la dignité de l’homme ou le respect qui leur est dû. La loi est normative si elle permet le pluralisme et le consensus. Une loi, pour être juste, ne doit pas d’abord être la volonté de la majorité, mais la recherche de la garantie du bien inaliénable des personnes.

Il s’agit d’envisager à la foi la justice commutative (le bien d’autrui doit être strictement préservé) et distributive. La justice constitue donc une vertu cardinale de la vie en société.Les chrétiens sont appelés, au nom du Christ, à défendre l’homme, tout l’homme, notamment les plus petits et les sans – voix, pour qu’advienne la civilisation de l’amour, civilisation fondée sur la fraternité et le solidarité renouvelées.
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