Justice et Paix : SEMAINE SOCIALE.


REPRISE DU TRAVAIL EN ATELIERS

DIMANCHE 26 NOVEMBRE SSF06

1° ENTREPRISE ET JUSTICE :

Une proposition originale : rien ne changera dans l’entreprise, tant que le chef d’entreprise n’aura le courage de se soumettre au suffrage universel de ses salariés.

2 prises de conscience :
  • Le personnel court plus de risque que les dirigeants et actionnaires.
  • Le ravage des fonds d’investissements

Quelques propositions :
  • Développer mieux l’orientation professionnelle à tous les stages de la vie.
  • Entretien individuel annuel, enquête de satisfaction et évaluation du dirigeant.
  • Accompagnement de tous les personnels lors de restructurations.
  • Bannir toute décision stratégique non clairement expliquée
  • Viser l’entreprise solidaire, reconsidérer l’écart de salaires s’il est trop élevé.

 
2° LA JUSTICE ET LES FAMILLES :

Il est nécessaire d’avoir une approche globale de la famille. Nous sommes face à différents problèmes :
  • Vieillissement de la population, allongement de la durée de vie. Cela peut conduire à trop focaliser sur les personnes âgées et la natalité.
  • Injustices fiscales : Aides pour les gardes d’enfants et à la dépendance.
  • Les familles pauvres ne disposent pas toujours du revenu minimum indispensable pour les enfants.
  • Logement décent pas le cas de toutes les personnes.
  • Les lois de succession et des héritages ne sont pas toujours favorables.

 
3° LA JUSTICE DANS LA VILLE ; LA CRISE DES BANLIEUES, SYMPTOME D’INJUSTICES ?

Les inégalités sociales en matière de logement son très fortes. La mixité sociale régresse. Les villes se désagrègent, une hausse vertigineuse des prix des terrains, prix des logements inaccessibles.

Il est impératif de créer des logements. Le droit au logement est aussi important que le droit de propriété opposable.

Il est important de ne pas dissocier économique, social, urbain et humain.

4° LA JUSTICE DANS LE MARCHÉ :

Le marché n’est ni Dieu, ni diable, il est toujours imparfait. Le marché est un système d’acteurs libre dans lequel chacun a théoriquement sa place.

Le marché n’est pas une personne, mais un système incapable de répondre aux questions de sens, aux questions fondamentales. Le marché ne peut pas distinguer ce qui est marchand de ce qui ne l’est pas (le corps humain et la morale ne sont donc pas traités à part).

Le marché nous laisse libres de notre système de valeurs. Les inégalités, la mobilité, l’envie de progrès en sont des résultats. Le marché sait récompenser les mérites, les droits et les devoirs.

Le marché est un système qui laisse libre d’agir. La nature associative de certains agents, les fonds éthiques peuvent y jouer une part non négligeable.

 
5° LA JUSTICE DANS LA BIBLE ET LES RELIGIONS :

Avant de parler de société juste, il faut accepter de devenir plus juste soi – même. La bible ne renonce pas à notre propre responsabilité.

La justice, dans la Bible renvoie à un homme qui se lève pour faire respecter la justice. La justice n’est pas ici comme une règle, mais le centre du germe déposé par Dieu et à faire croître en nous. 4 images de Dieu se côtoient dans la bible : le vengeur, le comptable, le soleil de justice et le père miséricordieux.

Nous avons un travail sur nous - même à faire pour rétablir la justice : une attitude intérieure pour laisser Dieu épanouir en nous le sens de la justice. C’est là tout un travail à faire sur soi - même, pas seulement de réparation, mais de pardon. Redonner vie au coupable en lui accordant son pardon.

Nous sommes aussi invités à redécouvrir la doctrine sociale de l’Église.

 
6° UNE INSTITUTION DE LA JUSTICE QUI SOIT VRAIMENT " JUSTE " :

Ce carrefour désire promouvoir 3 démarches.
  • 1° Rôle de l’institution : Meilleure connaissance de l’institution, fréquentation de ceux qui la font vivre, formation d’une justice de proximité, prendre des distances à l’égard de certains hommes politiques. Perte de la décision collégiale de juges, loin des débats publics sur le judiciaire.
  • 2° Promouvoir la conviction de ce qui est juste : Il nous faut lutter contre les manipulations politiques, multiplier les lieux d’approfondissement, refuser le culte de l’émotion, la récupération des peurs, du tout sécuritaire. Se baser sur les droits de l’homme, ne pas craindre les regards extérieurs, sens de la sanction différent de celui de la peine, mettre en valeur les sanctions alternatives à l’emprisonnement, orienter l’incarcération vers la sortie. Respect de la personne, prendre le risque de l’accueil à la sortie.
  • 3°Notre propre responsabilisation : Nous sommes des citoyens responsables, nous devons parler de ce qui est juste, respecter l’indépendance de la justice, lutter contre le tout sécuritaire, nous sommes aussi des citoyens portefeuille (28 euros par personne et par an va pour le budget de la justice, juste 2% du budget national !). Accepter de prendre le risque du pardon, différent de l’oubli.

7° LES MIGRATIONS : QUELS ENJEUX POUR LA JUSTICE ?

Regards sur les fondements des prises de position de l’Église
et des Chrétiens par rapport à l’immigration :
  • L’immigration est choisie par qui ?
  • Dans l’intérêt de qui ? (De la France, l’Europe, les Pays d’origine, des immigrés)
  • Sur quels critères ?
  • Qu’en est - il du droit d’asile ?
  • L’étranger est - il porteur de richesse par sa différence ou de peur à cause de sa richesse ?

Une demande de moratoire législatif sur l’immigration. Les sans - papiers seront de toute façon régularisés. Il nous faut aussi penser intérêt à moyen ou long terme.

 
8° L’UNION EUROPÉENNE EST ELLE VRAIMENT JUSTE ?

L’Europe est un creuset où se forgent de nouvelles politiques de justice. L’Europe est aussi un aiguillon pour appliquer des politiques plus respectueuses, une change pour les jeunes.
Des défis nouveaux se posent à l’Europe : La nourriture, l’énergie, la santé, les migrations et exodes. Nous ne pouvons tout faire tout seul, nous devons nous unir pour cela. Nous aurons à faire avancer la justice avec d’autres régions du monde.

 
9° L’INJUSTICE DE LA PAUVRETÉ ?

Force de dénonciation de l’injustice et de la pauvreté. Quatre intervenants ont eu une variété d’approches :
  • 1° Coopération Catholique avec la Délégation Catholique pour la Coopération.
  • 2° Bonté du Maître face aux ouvriers de la 11° heure.
  • 3° Partage total des communautés religieuses avec discrimination positive.
  • 4° Bon Samaritain aubergiste, paupérisation des ruraux.

Le public de l’atelier a des attentes multiples et fait quelques propositions :
  • Égalité des chances + redistribution fraternelle.
  • Confiance dans les 12 propositions.
  • Soutien plus franc de l’État à l’égard de la société civile et label de qualité associative.
  • Approfondir le lien entre action nationale et internationale.
  • Indices renouvelés pour mesurer la pauvreté.
  • Recherche de moyens plus globaux de lutter contre la pauvreté, ses effets et ses causes.
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