Biens mal acquis des dictateurs
Restitution aux populations spoliées !
Selon un récent rapport de la Banque Mondiale : la corruption, les
activités criminelles et les fraudes fiscales font perdre chaque année aux pays
africains 25 % de leur PIB, soit de 100 à 200 milliards de dollars. Ces
pratiques, qui s’accompagnent généralement de la prédation des richesses
naturelles, du détournement de fonds publics aux dépens des populations et des
conflits meurtriers, constituent les principaux obstacles au développement des
pays du Sud et à l’émergence de régimes démocratiques.
En portant plainte en mars
2007 pour « recel de détournement d’argent public » contre plusieurs
chefs d’Etat africains et leurs familles, qui auraient acquis en France des
biens immobiliers grâce à des détournements d’argent public dans leur pays, les
associations Survie, Sherpa et la Fédération des Congolais de la Diaspora ont
ainsi mis le doigt sur un scandale qui n’a que trop duré. Elles s’inscrivent
dans un vaste mouvement international de plaidoyer impulsé notamment par des
ONG et des juristes, pour la saisie et la restitution de ces biens et avoirs
« mal acquis ».
De nombreux pays (dont la
France) et Organisations internationales (ONU, OCDE, Banque Mondiale) ont pris
des engagements en ce sens et plusieurs dispositifs ou procédures de saisie et
de restitution ont été mis en place ces dernières années au niveau
international. La preuve en est que des avoirs de Marcos (Philippines), de Sani
Abacha (Nigeria), ou de Saddam Hussein (Irak) ont fait l’objet de procédures de
restitution. Toutefois, au niveau mondial, seulement
environ 3 % des montants détournés ont été à ce jour restitués, la France
n’ayant quant à elle procédé à aucune restitution.
Ces procédures se
confrontent en effet à de nombreux obstacles, parmi lesquels : un manque
de volonté politique, notamment lorsque les détournements sont effectués par
des dirigeants « amis » comme c’est le cas de nombreux dirigeants
africains soutenus par la France ; un manque de coopération judiciaire
entre les pays concernés ; et enfin l'existence des Paradis fiscaux et
judiciaires, qui organisent une opacité qui rend difficile la localisation et
la poursuite des fonds dérobés.
Devant cette situation, nous demandons aux autorités françaises :
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de donner les moyens à la
justice française d’enquêter et de procéder à la saisie et à la restitution aux
populations spoliées des biens et avoirs mal acquis sur le sol français,
envoyant ainsi un signe fort en particulier aux dirigeants africains en vue de
construire une relation assainie entre la France et l’Afrique,
-
de renforcer la coopération
judiciaire de la France au niveau international en matière de lutte contre la
corruption et la criminalité financière,
-
de prendre des mesures
fermes afin d’amener les paradis fiscaux et judiciaires et notamment ceux en
partie sous influence française que sont Monaco et Andorre à lever le secret
bancaire et à coopérer effectivement avec les autorités fiscales et judiciaires
étrangères.
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NOM
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PRENOM
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ADRESSE
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SIGNATURE
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Une fois remplie, retournez la
pétition à Survie – 210 rue Saint Martin – 75 003 PARIS
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