NOUVELLES DE MISSIONNAIRES
de Guinée
Père Armel DUTEIL Journal d’Armel reçu ce 11 Décembre 2008
Mission Catholique
BP 2016
CONAKRY (Guinée)
Tél. : 00224 64 40 92 18
CCP NANTES 3832.64 A
E.MAIL :
armelduteil@yahoo.fr Site internet : http:/armel.duteil.fr
Blog : justice.paix.guinée.free.fr
Samedi 1er Novembre 2008 –
Toussaint.
La fête n’est pas fériée en
Guinée, mais comme c’est samedi, nous la célébrons à 9 h 30 comme le dimanche,
car beaucoup de gens ne travaillent pas. Les élèves ont obtenu l’autorisation
de venir assister à la prière.
Après la messe, récollection
des catéchistes pour se préparer. Demain, ils s’engageront pour un an devant
toute la communauté et ils s’y préparent sérieusement. C’est Armand, le
responsable du noviciat qui s’en occupe. Pendant ce temps-là, je tiens une
autre rencontre pour lancer la Commission de « Justice et Paix » de
la paroisse.
Vers 14 heures, pour fêter
la Toussaint, nous nous retrouvons tous ensemble au Noviciat dans la joie. Chaque semaine, en effet, une
des communautés de la paroisse nous prépare le repas, ce qui est un bon soutien
pour nous et nous permet aussi de donner son jour de congé à notre cuisinière.
De retour à l’internat, nous jouons pour la première
fois avec les enfants le
jeu des droits de l’homme que j’avais composé
au Sénégal avec l’équipe d’Amnesty International. Les éducateurs y participent
bien sûr, et ils pourront continuer quand je serai absent.
À 17 heures, nous nous
retrouvons pour la
clôture du mois du Rosaire. Nous ne nous contentons
pas de réciter le chapelet. Nous commençons par un partage de la Parole de Dieu
(Evangile de la visite de Marie à Elisabeth) avec une bonne participation.
Ensuite, les participants ont proposé leurs intentions de prières en
différentes langues pour demander l’intercession de Marie et le soutien de Dieu
dans nos problèmes actuels.
Enfin, je rencontre Marie-Louise, la responsable des
sœurs, qui est à Boffa depuis plusieurs années et qui connaît donc bien la
situation et les problèmes.
Dimanche 2 Novembre 2008 :
Comme prévu, à la Messe
c’est l’
engagement des catéchistes.
Après la messe, nous allons
prier
pour les morts, d’abord au sanctuaire marial, au cimetière diocésain des
prêtres, frères et sœurs. C’est très émouvant de voir ces nombreuses tombes de
missionnaires très jeunes, qui, au bout de quelques mois de présence, sont
morts d’épuisement ou de maladie (paludisme, bilieuse….). Nous continuons
jusqu’au cimetière de la paroisse, où l’émotion est grande, en particulier
devant les tombes de ceux qui sont décédés cette année. Certains ne sont pas
enterrés au cimetière, mais dans la cour familiale. Leurs parents ont apporté
un peu de la terre de leur tombe que nous bénissons au cours de la prière et
qu’ils rapporteront chez eux.
Nous avons pris le temps de
prier, et, malgré tout, les volontaires –délégués de leur groupe pour
travailler dans la
Commission de pastorale sociale-, prennent encore le
temps de s’asseoir. Nous voyons comment mettre en place la Commission, maintenant
que les membres ont été choisis : commencer par une enquête pour connaître
les personnes en difficultés et recenser les situations de souffrances et de
pauvreté sur notre territoire. À partir de là, choisir les premières actions à
mener : les plus urgentes, mais sur lesquelles nous avons des moyens
d’agir. Et aussi mettre en place une caisse pour avoir les moyens de mener nos
actions. Tout ce travail se fait dans une très bonne ambiance.
À 21 heures,
retour de
Conakry d’Hermann, le vicaire. Il était parti depuis plusieurs jours à
Conakry pour réparer la voiture et le groupe électrogène. Mais pour la voiture,
on n’a pas retrouvé de pièces de rechange : c’est une très vieille
voiture ! Pour le groupe, il n’est pas prêt. Cela nous gêne beaucoup :
d’abord pour l’éclairage, en particulier de l’internat pour les enfants. Mais,
on peut encore trouver des bougies ou du pétrole pour les lampes dans le
quartier. Par contre, nous n’avons pas d’électricité pour faire marcher nos
différents appareils, en particulier la pompe pour remplir notre réservoir. Il
va falloir organiser des « voyages » au puits du quartier.
Nous sommes heureux
d’accueillir Hermann qui est resté bloqué plusieurs jours à Conakry, où il n’y
avait plus de carburant. On a parlé d’une baisse du carburant, alors toute
vente a été arrêtée.
Lundi 3 Novembre 2008 –
Manifestations contre
la vie chère.
Tôt le matin, je trouve un
taxi qui a du carburant pour descendre à Conakry. Pour entrer dans la ville,
nous essayons trois itinéraires différents, et à chaque fois nous sommes
bloqués par des barricades, des jets de pierres et autres manifestations. Par
précaution, nous rebroussons chemin. Le taxi retourne à Boffa, mais je préfère
rester à l’entrée de Conakry. Toute circulation est bloquée jusqu’au soir. À 17
heures, nous essayons de tenter notre chance avant la tombée de la nuit ;
je trouve une place dans la voiture d’un ancien élève de l’école - internat de
Boffa, avec qui j’ai fait connaissance dans la journée, qui me propose de
m’amener. Nous nous organisons en convoi avec
trois taxis qui connaissent bien la ville, pour pénétrer à l’intérieur
des quartiers et nous faufiler entre les maisons, là où il n’y a pas de routes,
et donc pas de barricades. Plusieurs fois nous sommes obligés de descendre des
voitures pour les alléger, et même les pousser sur les rochers.
Certains jeunes, en nous voyant arriver,
ramassent des cailloux. Ce qui est très grave, c’est que ce sont souvent des
enfants de 7 à 10 ans et que les parents les regardent faire et n’osent rien
dire. C’est très inquiétant pour l’avenir. Heureusement, des gens
compatissants nous protègent et nous indiquent par où passer, jusqu’à ce que
nous arrivions dans des quartiers plus calmes. Car bien sûr c’est dans les
quartiers les plus pauvres que les réactions sont les plus vives.
Pourquoi ces manifestations populaires ?
Ce qui les a déclenchées,
c’est paradoxalement la baisse du carburant. En effet, le coût du baril de
pétrole a été presque divisé par 3. Les gens auraient donc voulu que le prix de
l’essence soit divisé par 3 ! Or, il est passé de 7.500 à 5.000 francs
guinéens. La
population a trouvé cette
diminution insuffisante et elle espérait beaucoup mieux. En fait, ce qu’il
y a derrière, c’est que
les populations
sont épuisées. Les gens n’arrivent plus à vivre car le coût de la vie a
énormément augmenté mais les salaires n’ont pas bougé. Alors, ils sont à bout
de forces. Et la moindre étincelle peut embraser la situation.
Il y a des problèmes,
surtout il y a des
sociétés minières. Elles sont très modernes et
organisées pour leurs cadres qui ont tout le confort possible ; elles
font
d’énormes bénéfices grâce à des contrats très profitables, obtenus par la
corruption du gouvernement,
mais ne font
pratiquement rien au niveau social pour la population. Alors celle-ci se
révolte et demande au moins de la lumière (électricité), de l’eau courante, des
écoles et des routes là où les usines sont implantées. La plupart du temps sans
succès.
Le mois dernier, des manifestations à Kindia s’étaient terminées par
des morts et des pillages, l’armée ayant tiré sur la foule. Cette semaine, il y
a eu à nouveau des manifestations à Boké et Kamsar (près de Kataco). La grand
route a été coupée et un train de minerais arrêté sur les rails. Mais
heureusement, cela n’a pas dégénéré.
Mardi 4 Novembre 2008 :
Je suis bloqué dans notre
quartier de Kipe, mais c’est à peu près calme. J’en profite pour classer mes
papiers et faire avancer le travail en retard.
Travail avec CRS (Catholic Relief Services).
À partir de mercredi, nous
pouvons reprendre les activités ordinaires avec l’OCPH, les différents services
de l’Archevêché. Avec l’Archevêque,
nous recevons le nouveau responsable de CRS, le Secours Catholique américain.
Ils nous soutiennent déjà pour le lancement des
commissions au niveau
des paroisses.
Aujourd’hui, nous voyons
comment participer, avec leur soutien, à la région nord-ouest du pays. En
effet, c’est une zone aride où il fait très chaud. Elle est oubliée car
éloignée de Conakry. Beaucoup de fonctionnaires refusent de s’y établir et il y
a très peu d’ONG ou associations qui y
travaillent. La mission catholique (paroisses de Koundara et Ourous) y ont
lancé des
écoles de brousse à la
fois pour
scolariser les enfants et pour
les former à l’agriculture et l’élevage ; elles fonctionnent très
bien. Des projets soutiennent en particulier les femmes. Il y a déjà un projet
pour les veuves à Koundara (maraîchage) et à Gaonal (teinture).
À partir de là, nous voyons
comment élargir notre action. Mais nous ne voulons pas décider des choses à
faire dans un bureau, à la place des gens. Nous allons donc envoyer une mission
de l’OCPH sur le terrain, à la fois pour écouter les gens et savoir ce qu’ils
veulent faire par eux-mêmes, et les aider à s’organiser en mettant en place des
commissions paroissiales de pastorale sociale.
Préparation des élections.
Les élections se
préparent ; ….. même si nous ne savons pas quand elles auront lieu, avec
CRS nous décidons de nous y préparer.
Nous voulons mettre en place
dans les 369 sous-préfectures du pays un
groupe
d’observateurs indépendants des élections (avant, pendant et après) qui
seront en même temps le noyau sur lequel nous appuyer pour mettre en place une
organisation de la société civile au niveau des sous-préfectures. Bien sûr, il
va falloir former tous ces gens-là. C’est un gros travail. Les fonds sont
fournis par le gouvernement américain. L’organisation et la réalisation sont
confiées à CRS, avec participation de «
Justice et Paix ».
Plus précisément, Justice et
Paix sera chargée d’installer une cellule pour la résolution des conflits.
Après une formation de nos membres, nous les enverrons animer un séminaire dans
chaque préfecture, et, à partir de là, mettre en place cette cellule pour
résoudre les conflits, pas seulement au moment des élections, mais aussi par la
suite. Cela demande un très gros travail de préparation et de formation, mais
vu l’importance de la chose, nous avons décidé d’en relever le défi. D’autant
que les organisations indépendantes et motivées ne sont pas tellement
nombreuses en Guinée.
Autres actions avec CRS :
Nous revoyons aussi les
autres projets que nous avons avec CRS. Une action de prévention contre le
paludisme
(éducation, prévention, utilisation des moustiquaires imprégnées de produit
anti-moustiques). Un soutien au Foyer de l’Espérance pour
les enfants de la
rue. Un projet
d’alphabétisation fonctionnelle dans les quartiers.
Le lancement de
jeux éducatifs sur les droits de l’homme et de
l’enfant ; et d’autres projets pour les groupements productifs et
coopératifs.
Vendredi 7 Novembre 2008 :
Je travaille aujourd’hui
avec Jorge, de
Caritas Allemagne.
Ils viennent de nous accorder une aide pour travailler auprès des
enfants mineurs en prison. Et une autre
pour former des
animateurs de prison,
dans toutes les prisons du diocèse.
Le soir, rencontre avec
Madeleine, responsable de notre sous-commission pour les
relations avec les
pouvoirs publics. Elle vient d’Afrique du sud où elle a participé à un
séminaire sur ce thème : «
Rôle
de l’Eglise dans la vie publique en Afrique ». Nous préparons avec
elle une rencontre avec les Chrétiens engagés dans la politique (députés, …) et
dans les structures de l’Etat. Nous verrons ensuite comment élargir notre
action aux musulmans. (Je mettrai les documents concernant cette question dans
la rubrique «
Justice et Paix »).
Samedi 8 Novembre 2008 –
Récollection .
Au milieu de toutes ces
actions et réunions, il est important de s’arrêter un peu, de faire le point devant le Seigneur, de le prier et de
l’écouter. Nous avons donc prévu cette journée de prière pour ceux qui
travaillent en pastorale sociale. Nous
partons de l’Evangile (Mtt 25, 30-45) : «
J’avais faim, et vous m’avez donné à manger. Venez les bénis de mon
Père, entrez dans le Royaume. Tout ce que vous avez fait au plus petit de mes
frères, c’est à moi que vous l’avez fait ». Chacun présente ce qu’il fait et surtout les appels de Dieu qu’il
perçoit par rapport à son travail et son engagement.
Ce partage dans la confiance
renforce les liens entre nous et approfondit notre engagement.
Dimanche 9 Novembre 2008 –
En paroisse, à
LAMBANYI.
Notre confrère John est
parti se reposer au Sénégal. J’assure l’intérim. La liturgie est toujours aussi
animée avec interventions des gens à l’homélie et une grande participation des
enfants. À la prière universelle, je propose une intention libre et spontanée
dans les six langues principales de notre assemblée, ce qui est accepté avec
joie. Nous en profitons pour faire la rencontre diocésaine de pastorale
sociale, -et d’abord d’expliquer le but de cette commission- et mettre en place
une commission paroissiale.
Lundi 10 Novembre 2008 –
Semaine à CONAKRY.
Nouvelle semaine avec son
lot d’activités ordinaires, mais aussi d’imprévus, de rencontres inopinées et
souvent fructueuses. Travail avec l’OCPH, l’atelier « Savoir-Fer »,
l’association SOS mineurs, etc… Chaque
soir de cette semaine, rencontre d’une des cinq communautés de quartier de la
paroisse St Jacques, de Lambanyi :
comment mener des actions à la base pour justice et paix, le développement et
le soutien des pauvres (pastorale sociale).
Samedi 15 Novembre 2008 –
Formation à Justice et Paix.
Au cours de cette formation,
nous réfléchissons longuement à la situation du pays et, en particulier, à la
préparation des élections.
Dimanche 16 Novembre 2008 –
Rencontre diocésaine
de « Justice et Paix » dans la paroisse de Nongo.
Nous en profitons pour
lancer la commission dans cette paroisse. Ensuite, nous faisons le point du
travail des commissions qui existent déjà et préparons les activités du mois à
venir. Puis nous mettons au point les actions à mener au niveau du diocèse. Et
le travail des sous-commissions justice, santé et relations avec les pouvoirs
publics. Comment organiser la commission dans les mouvements : scouts,
femmes catholiques, Légion de Marie. Nous cherchons des volontaires pour lancer
la commission dans les paroisses où elle n’existe pas encore. Nous préparons
aussi les activités du 1
er décembre et du mois sur la lutte contre
le SIDA.
Dès la fin de la rencontre,
je saute dans un taxi, avec Véronique jeune Française venue travailler 3 mois
avec les enfants de la rue à SOS mineurs. En effet, toute la semaine prochaine
je suis à Boffa, l’une de mes deux paroisses.
Une décision difficile. Depuis un an, dans le cadre
de la Pastorale Sociale, j’ai pris la responsabilité de l’OCPH, le Secours
catholique de Guinée (Caritas). En 2000-2001, au moment des attaques rebelles
(j’étais alors dans les camps de réfugiés sierra léonais et libériens et
travaillant avec les Guinéens déplacés par la guerre), l’OCPH a reçu beaucoup
d’argent des Caritas étrangères. C’était normal, il y avait tellement à
faire ! Et l’argent reçu a été bien utilisé, pour les réfugiés et déplacés
à qui il était destiné, j’en suis témoin.
(JM : mettre un lien avec mes circulaires de 2000 et 2001)
Mais
peu à peu les gens de l’OCPH ont
pris les habitudes des grandes ONG.
Gros salaires, rouler en 4x4 climatisées, rester assis dans leur bureau,
etc… Ils ont perdu leur idéal et
oublié les pauvres, alors qu’ils étaient à leur service. Depuis octobre 2007,
j’ai essayé de remonter le courant, mais sans succès. Malgré mes conseils et
mes encouragements, je n’ai pas pu redresser la barre. Les habitudes prises
étaient trop ancrées. Les animateurs, choisis par relations personnelles et
affinité, se pensaient intouchables, ne faisaient rien, attendant seulement
leur salaire.
Alors, la mort dans l’âme,
j’ai pris la décision de renvoyer le responsable de l’équipe. Pour moi,
c’est un échec. De plus, je sais que cela va me causer beaucoup de problèmes,
car ceux qui le protègent vont intervenir et me créer des ennuis. D’autant plus
que je suis étranger et que, dans l’Eglise comme dans le reste de la société,
en Guinée comme ailleurs, l’étranger a
presque toujours tort. C’est ainsi. Mais je ne pouvais pas garder quelqu’un qui
était choisi pour aider les pauvres et qui ne pensait qu’à son intérêt
personnel, qui, en un an, n’avait mis en place aucun projet, ni aucune équipe
paroissiale, mais utilisait l’argent de l’OCPH uniquement pour son salaire.
Pour moi, c’est une question de justice et de respect des pauvres qui ont le
droit d’être respectés et aidés. Ce n’est pas un travail facile.
Lundi 17 Novembre 2008 -
BOFFA.
Je suis arrivé à Boffa hier,
accompagné de Véronique qui vient de terminer ses études d’assistante sociale.
Elle a voulu voir ce qui se passait en Guinée et comment nous travaillons. Elle
vit pendant 3 mois au Foyer de l’Espérance et participe au travail des
éducateurs de SOS mineurs du foyer, dans la rue, dans les commissariats et à la
prison. Je l’amène avec moi pour qu’elle puisse voir la vie et l’action des
communautés chrétiennes dans les villages de Boffa.
Le matin, célébration de l’Eucharistie pour une chrétienne qui a
beaucoup travaillé dans la communauté. L’assistance est nombreuse. Puis nous
passons toute la matinée à faire le
tour des activités de la paroisse,
avec les deux stagiaires qui assurent le suivi pendant mon absence. Il y a
beaucoup de choses à mettre au point en ce début d’année pastorale.
À 14 heures, j’apprends la
maladie
de Roland, le responsable de la communauté de Marara, une île de la
mangrove. On l’a amené à l’hôpital en pirogue pendant la nuit. Je me prépare à
aller lui donner le sacrement des malades, quand j’apprends qu’il est décédé.
Nous nous rendons immédiatement à l’hôpital où déjà de nombreuses personnes se
sont rassemblées, en particulier des musulmans, car Roland vivait en bonnes
relations avec tous et avait des responsabilités au niveau du secteur. Nous
faisons une longue prière. Les gens restent autour de lui parce qu’il faut
attendre l’heure de la marée pour pouvoir le reconduire dans l’île de Marara.
L’après-midi, nous épluchons
les comptes de l’
école primaire et du dortoir. En effet, nous voulons
que la scolarité soit la moins coûteuse possible pour permettre au maximum
d’enfants d’être scolarisés, mais il faut bien que l’école tourne et que les
enseignants soient payés. Nous sommes sur la corde raide !
À 17 heures, je retrouve la
2
ème communauté de quartier et nous tenons notre réunion, comme
hier. Encore une bonne journée !
La nuit, nous prenons le temps de partager sur toutes nos activités avec les
deux stagiaires.