NOUVELLES DE MISSIONNAIRES

de Guinée

Père Armel DUTEIL                      Journal d’Armel reçu ce 27 Décembre 2008
Mission Catholique                                                                          
BP  2016
CONAKRY  (Guinée)
Tél. :  00224 64 40 92 18

CCP  NANTES 3832.64  A
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Mardi 11 Novembre 2008 :
 Aujourd’hui, 11 Novembre, nous prions pour tous les morts de la Première guerre mondiale. Heureusement, une réflexion critique commence à se généraliser sur cette guerre inutile qui a causé tant de souffrances. Encore faut-il en tirer les conséquences pour aujourd’hui.

Lundi 17 Novembre (suite) : A 17 heures, réunion des parents d’élèves.
Dès 16 heures, ils commencent à arriver, alors que je suis en réunion avec les catéchistes pour réajuster le programme et la façon d’enseigner en sissou, la langue de la région. Ils semblent vraiment intéressés, car en général les gens arrivent en  retard ! Mais je crois que c ’est la première réunion  du genre, où ils pourront poser leurs questions et faire leurs propositions. D’habitude, on les convoque pour leur faire un discours et leur demander de l’argent ! La salle est trop petite, de nombreux participants sont dehors, mais ils écoutent attentivement.
Les choses tournent toujours autour de la question : comment mieux éduquer nos enfants ? Aussi bien en famille et dans le quartier qu’à l’école. On nous demande d’organiser des cours d’informatique : mais pour cela il faudra non seulement des appareils mais aussi du courant et des moyens. Ils demandent aussi une initiation  à l’anglais. Cela sera plus facile, avec nos deux stagiaires nigérians. Nous leur annonçons que les enfants et enseignants sont maintenant assurés contre les accidents. Et que le salaire des enseignants va passer de 150.000 à 200.000 francs guinéens (environ 30 €) pour les plus bas. C’est bien normal, vu l’augmentation énorme du coût de la vie. Et ce salaire est possible grâce à l’effort fourni par les parents, car la scolarité est passée de 10.000 à 20.000 francs guinéens par mois cette année, en raison de toutes les augmentations subies. Cela, les parents le comprennent très bien, d’autant plus que nous leur donnons toutes les explications nécessaires sur l’organisation de l’école et l’utilisation de l’argent cette année.
Bulus et Ugo Tshuky, les deux stagiaires, interviennent ensuite sur les questions de discipline, de propreté (malgré la pauvreté) et l’éducation en général.
Mais la nuit tombe et il n’y a pas de courant. Nous devons donc nous séparer, au grand regret de tous. Jusqu’à la prochaine fois .

La réunion du doyenné.
Pendant ce temps, les prêtres, frères et sœurs de tout le bagataye (le pays baga) ont commencé à venir. Nous sommes bien sûr heureux de les accueillir. Et  nous échangeons des nouvelles des vacances et autres. Cela fait très plaisir de se revoir ; la conversation  joyeuse se poursuit pendant tout le repas.
La nuit, chacun profite de cette rencontre pour échanger des idées, poser des questions et chercher des solutions à ses problèmes particuliers. Avec le Frère Charles, le nouveau responsable de l’école primaire de Kataco, nous faisons le point de la rentrée et voyons comment mieux faire fonctionner l’école. Et aussi comment l’aménager, grâce au soutien des amis du Père Bienvenu, un ancien curé de Kataco, décédé il y a 2 ans.. Les besoins ne manquent pas : refaire les escaliers, cimenter le sol des classes, refaire la peinture, confectionner des tables bancs supplémentaires, mais surtout refaire le toit. Le nombre des enfants à l’école maternelle ne fait qu’augmenter également. Aussi, Sœur Renée, la directrice, demande une aide elle aussi, pour construire une nouvelle classe, et ce en complément de l’argent reçu de sa paroisse d’origine.
Il reste à voir ensemble, Boffa et Kataco, comment organiser le travail des stagiaires cette année. Mais il est trop tard, nous reprendrons cela demain matin.

Mardi 18 Novembre 2008 : Réunion de doyenné.
D’abord, ce qui est important pour nous, c’est de nous retrouver pour resserrer nos liens d’amitié, nous soutenir les uns les autres et nous encourager mutuellement. Mais, plus profondément, nous ne pouvons pas faire grandir l’unité et amener la paix autour de nous, si nous ne sommes pas d’abord profondément unis entre nous.
Certains sont partis en juillet, d’autres sont arrivés. Nous sommes heureux de les accueillir. Nous prenons donc le temps de faire connaissance. Ensuite, nous reprenons les orientations et décisions de la session de lancement de l’année pastorale pour voir comment les adapter et les mettre en pratique : pour le travail des catéchistes, celui des conseils paroissiaux et la responsabilisation des laïcs en général. Nous faisons le point de la catéchèse et de la marche de nos communautés de base. 
Dans un troisième temps, nous réfléchissons à l’animation des jeunes. C’est un point essentiel pour nous et nous lui accordons toute notre attention. En particulier, la marche des mouvements de jeunes. Cette année, notre Evêque a envoyé un message aux jeunes pour leur donner la parole et leur demander ce qu’ils veulent faire, non seulement dans l’Eglise, mais aussi dans le pays. 
Une grande rencontre de tous les jeunes du doyenné est prévue pendant les vacances de Noël. Nous la préparons activement, car c’est une grande affaire.
Nous voyons ensuite comment mieux nous aider et travailler. Et en particulier soutenir Kataco dans la mesure où Igbé se retrouve souvent seul, car je dois relancer la paroisse voisine de Boffa et me consacrer aux deux commissions de « Justice et Paix » et de « Pastorale sociale ».  (Voir les deux rubriques du même nom).
Nous terminons en abordant les questions diverses qui nous tiennent à cœur. La rencontre se termine par un repas simple et fraternel, qui fait la joie de tous.

Dès la fin de la réunion du doyenné, je devais partir pour la tournée des communautés de villages. J’ai tout préparé à l’avance. Le problème, c’est la voiture. Elle est très vieille et à chaque fois que nous sortons, il y a quelque chose qui lâche. Nous essayons toujours de la bricoler, mais sans succès. Elle est à nouveau au garage depuis deux jours. C’est une vieille Renault camionnette. Finalement, elle arrive et nous partons. Je suis accompagné de Bernard, responsable de Savoir - Fer, l’association qui forme des enfants de la rue en soudure, et de Véronique, qui vient de terminer ses études d’assistante sociale et qui est venue travailler pendant deux mois avec les enfants de la rue  dans l’Association SOS Mineurs. Ils souhaitent tous deux partager la vie des communautés de villages. Mais les choses ne se passent pas comme prévu ! Le mécanicien a enlevé la bobine et l’a remplacée par un bobinage de fils plus ou moins soudés les uns aux autres. Au bout de 30 km, ils ont chauffé et pris feu. Plus de circuit électrique. Heureusement, nous étions dans un coin où il y avait un peu de réseau. Nous avons réussi à joindre Kennedy, un confrère ghanéen nouvellement arrivé au noviciat. Il vient nous chercher et nous remorque jusqu’à Boffa. Je suis très déçu, car c’est la 2ème fois que je tombe en panne et que je dois ainsi annuler ma tournée. Cela ne me plaît pas du tout, car je sais qu’ils m’attendent et se sont préparés, et ils seront déçus. Et moi, ça ne me plaît pas du tout. Je passe la nuit à Boffa et nous retournons tous les trois à Conakry, car beaucoup de problèmes m’attendent et j’ai beaucoup de travail en retard.

Du 19 au 21 Novembre 2008 :
Ce sont les activités habituelles : accueil, visites, rencontres, réunions avec les différents groupes et associations, réflexions sur nos actions avec les différents responsables. Nous reprenons aussi avec CRS les différents points que nous avions travaillés, car il y a toujours des détails à préciser si l’on veut avancer. Surtout sur des questions aussi délicates…. et dangereuses, que les prochaines élections.

Samedi 22 Novembre 2008 : Nouvelle formation en Pastorale sociale.
Nous voyons où en sont les différentes commissions paroissiales que nous avons lancées. Après un travail avec l’Evêque, je vais rejoindre un groupe d’anglophones. Ils cherchent à se regrouper pour pouvoir se soutenir et porter ensemble leurs problèmes. En effet, ici comme ailleurs, les étrangers sont souvent des boucs émissaires, victimes de toutes sortes de tracasseries policières, arrestations illicites, chantage et pillage. Et comme ils ne sont pas du pays, et parfois ne parlent même pas la langue locale, ils ont beaucoup de mal à s’en sortir. Et on les accuse de tous les maux : drogue, prostitution, etc.  Nous parlons de leurs différents problèmes et voyons ce qu’il est possible de faire. Demain, je les mettrai en relation avec les chrétiens de LAMBANYI pour qu’ils soient connus et accueillis, aimés et soutenus. Pour eux, c’est déjà important d’être reconnus et de pouvoir parler de leurs problèmes. Et pour moi, je retrouve l’ambiance et la culture des gens avec qui je travaillais à Mongo dans les camps de réfugiés

Dimanche 23 Novembre 2008 : Lancement de « Justice et Paix ».
Je me retrouve à nouveau dans la paroisse de LAMBANYI. Cette fois-ci, avec Charlotte, membre de la commission diocésaine, nous sommes venus mettre en place la Commission paroissiale de Justice et Paix. Les gens sont nombreux à rester après la messe, et leurs questions pertinentes montrent qu’ils sont très intéressés. Il faut dire que les problèmes sont nombreux et importants. Il y a donc beaucoup à faire.

Depuis hier après-midi, les enfants CV-AV (ACE : Action Catholique de l’Enfance) du secteur se sont réunis pour une grande fête de lancement de l’année. J’aime beaucoup ce Mouvement qui donne leur place aux enfants, les forme et les responsabilise. Bien sûr, ce sont eux qui animent notre prière aujourd’hui. Ils le font très bien,  à la grande joie de tous. Nous avions prévu une rencontre avec les jeunes sur leur engagement dans les quartiers et la vie du pays, mais il y a trop de choses à faire. Ce sera donc pour une autre fois

Lundi 24 au Vendredi 28 Novembre 2008 : Suite des activités.
Les activités habituelles de Conakry reprennent, en plus de l’accueil des gens et des réunions diverses.
Lundi, travail avec CRS ; mardi, conseil d’administration de Savoir-Fer ; mercredi, réunion  de l’équipe OCPH ; jeudi, rencontre avec l’UNICEF ; vendredi, travail à l’Archevêché.

Formation à Justice et paix dans les lycées.
Aujourd’hui, je commence toute une série de rencontres avec les élèves du Lycée Ste Marie (une heure par classe). Ce n’est pas beaucoup, mais cela permet quand même de présenter la Commission Justice et Paix, ses bases humaines (la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme) et religieuses (dans l’Evangile et le Coran), de faire une première sensibilisation et de commencer à répondre aux deux questions :
1°)  Nous, jeunes, quelles situations d’injustices et de manques de paix vivons-nous ?
2°)  Que pouvons-nous faire ?
L’objectif, c’est d’arriver à mettre en place une commission justice à l’intérieur du Lycée.

Vendredi 28 Novembre 2008 : Arrivée de Jean-Paul, responsable « Justice et Paix » du diocèse de NZEREKORE.
Nous allons participer ensemble à un  séminaire sur les migrants, au BENIN. Nous sommes heureux de nous revoir, car nous travaillons dans le même sens et nous nous entendons bien. Nous en profitons pour travailler ensemble, car Nzérékoré est loin (près de la frontière ivoirienne) et les routes en très mauvais état. Jean-Paul a mis plus de 24 heures pour arriver. Et en plus, ça coûte cher !
Nous allons ensemble à CRS pour voir comment trouver des moyens pour coordonner le travail dans le diocèse, d’autant plus qu’un nouvel évêque vient d’y être nommé. Nous revoyons les différentes actions qui ont été menées, pour les analyser et les réorienter. Nous préparons notre participation et mon intervention au séminaire du Bénin. Jean-Paul m’accompagne au Lycée Ste Marie où je dois intervenir sur « Justice et Paix » ; il y  participe activement, apportant son éclairage et le témoignage de leurs actions.

Samedi 29 Novembre 2008 : Education aux droits de l’enfant.
Nous nous retrouvons ensemble pour un séminaire de formation aux droits de l’enfant, avec 50 enseignants de l’école primaire. Après un temps de recherche sur la façon de faire vivre ces droits et de les faire respecter, nous présentons le jeu que j’ai composé autrefois avec Amnesty International au Sénégal et réactualisé et adapté en Guinée quand j’étais dans les camps de réfugiés. C’est un  très bon moyen pour initier les enfants aux droits des autres enfants et les aider à les mettre en pratique. Tout cela se passe dans une très bonne ambiance, très joyeuse.
Dimanche 30 Novembre 2008 : Faux départ pour le Bénin.
Avant mon départ, je devais célébrer l’Eucharistie dans la paroisse voisine. Le Frère Yvon devait m’y conduire. Mais la voiture, qui pourtant sort du garage, refuse de démarrer. Nous trouvons un voisin au bout d’un certain temps pour me conduire à l’aéroport, car pour la messe, c’est trop tard. J’ai téléphoné au catéchiste pour qu’il dirige une liturgie de la parole et donne la communion. Heureusement qu’il y a le téléphone portable… et que cette fois il a marché ! J’arrive donc à l’aéroport où Jean-Paul, mon compagnon de voyage, m’attend avec impatience. Nous retrouvons tout un groupe de personnes devant le comptoir de la Compagnie « Air - Ivoire » qui n’est même pas ouvert. Nous attendons plus d’une heure sans voir personne. Le vol est annulé. Mais la Compagnie ne nous a pas prévenus. Et elle n’a même pas envoyé un agent pour nous avertir. Il y a bien une autre compagnie, Air - Mali, qui part pour Cotonou, mais ils refusent les billets d’Air - Ivoire. Et, bien sûr, je n’ai pas d’argent pour acheter un autre billet. Déjà, le premier m’a été envoyé par les responsables du Colloque auquel je dois participer.
De telles situations arrivent chaque jour. Le pays est en pleine décomposition. Cela fait un mois que nous cherchons à ouvrir un compte à la banque : il y a toujours un papier qui manque ou quelqu’un d’absent ! Et celui qui doit faire le travail commence par chercher quelqu’un d’autre qui pourra faire le travail à sa place, ou sinon un autre moment pour le faire. Ce n’est pas toujours facile de rester calme dans ces conditions !

Lundi 1er Décembre 2008 :
Je passe toute la matinée à me battre pour trouver une place dans l’avion. Car il y en a un encore aujourd’hui, mais nous ne sommes pas sur la liste ! Ce n’est qu’à midi que nous arrivons à nous faire accepter par la Compagnie, puisque c’est elle qui a supprimé le vol, sans même nous prévenir ! Mais l’heure a passé. Nous sautons dans un taxi pour l’aéroport….. Heureusement, l’avion a plusieurs heures de retard. Nous pouvons donc partir…. et arrivons après minuit : l’équipe d’accueil a été très patiente et nous a attendus. Heureusement, car ni Jean-Paul ni moi ne connaissons Cotonou, l’argent guinéen n’est pas valable dans le reste de l’Afrique de l’Ouest francophone et le réseau téléphonique guinéen ne fonctionne pas au Bénin !

Le lundi 1er décembre était aussi la Journée Mondiale contre le SIDA.

Mardi 2 Décembre 2008 : Rencontre sur les problèmes des migrants.
Malgré la fatigue, nous rejoignons le groupe qui a commencé le travail depuis hier. Au moins, nous avons évité les discours protocolaires ! Je retrouve, avec beaucoup de joie, un certain nombre d’amis connus aux rencontres précédentes d’Abidjan et de Kinshasa. C’est cela le plus important : la possibilité d’échanger nos idées, nos questions, et nos réalisations.

Le rencontre regroupe des responsables de Justice et Paix, de Pastorale sociale et de Caritas (Secours catholique) pour réfléchir à la situation des migrants : leurs problèmes aussi bien dans les pays de départ (en Afrique), de transit et d’arrivée (en Europe). Et ce que nous pouvons mettre en place pour que cela se passe moins mal ici et là-bas. Et aussi pour accueillir ceux qui sont expulsés d’Europe et reviennent chez nous humiliés, complètement perturbés, en très mauvais état de santé, rejetés par leur famille et leur milieu et sans aucun moyen pour redémarrer dans la vie. Ce qui fait qu’ils n’ont qu’un seul désir : repartir dès qu’ils seront en état de le faire, quitte à retrouver à nouveau de grandes souffrances et même la mort.
 Dès que possible, je mettrai les conclusions du Colloque, car ce serait beaucoup trop long de tout reprendre ici.

Mercredi 3 Décembre 2008 : Livres et retrouvailles.
Les expéditions coûtent très cher en Afrique. Profitant de ma venue à Cotonou, j’ai amené une valise de mes livres. À l’occasion d’une pause, je vais à la librairie Notre - Dame où nous avions un dépôt de nos livres dans le passé. J’ai la surprise d’y trouver comme directrice, Agnès, une vieille amie avec qui j’avais travaillé autrefois pour l’Action Catholique de l’Enfance. Et dont la sœur, enseignante, avait été ma collaboratrice à St Louis du Sénégal. Le monde est petit ! Ces livres les intéressent d’autant plus qu’ils  préparent une semaine du livre africain, et ils m’en demandent d’autres. Je ne sais pas si je pourrai trouver une occasion pour les envoyer.

Jeudi 4 Décembre 2008 : Rencontre amicale.
À mon départ de Conakry, Emile, responsable de l’Association  SOS-Mineurs, m’a remis une lettre destinée à son grand frère vivant à Cotonou, pour présenter ses condoléances à la suite du décès de sa nièce, car il n’a pas pu venir à l’enterrement depuis la Guinée. J’achète une puce pour pouvoir les prévenir. Ils viennent me saluer et m’invitent pour le dimanche, si je suis encore là !... En effet, le vendredi, il y a bien un avion, mais pour le vol « Cotonou - Conakry » le billet revient  à 1.500 dollars. En restant jusqu’à lundi, le billet ne coûtera que 700 dollars, mais ce n’est pas sûr qu’il y aura un avion, d’autant plus que c’est la fête de la Tabaski (Ard el Kebir, la fête du mouton), une grande fête musulmane. Je tente le coup et je décide d’attendre lundi, ce qui me permet de rester trois jours supplémentaires à Cotonou et de prendre un certain nombre de contacts.

Samedi 6 Décembre 2008 : Echanges sur la non violence.
Nous échangeons un long moment avec Geneviève qui travaille depuis de longues années au Niger et assure  des formations sur la Non Violence Active. Cela m’intéresse beaucoup, en particulier pour le travail en Justice et Paix. Nous échangeons de nombreuses idées et préoccupations et posons les premières bases d’une collaboration  possible,…. si possible !
L’après-midi, nous nous retrouvons avec Jean-Paul pour tirer les conclusions du Colloque et voir la suite à leur donner en Guinée. Il y a du travail à faire, aussi bien auprès des réfugiés et autres étrangers venus chez nous que pour ceux qui sont en transit pour l’Europe, la plupart du temps clandestinement, sans oublier ceux qui ont été expulsés et reviennent complètement démolis.

Dimanche 7 Décembre : Prière et visite en famille.
Raymond, le directeur du Centre qui nous accueille, m’a demandé de présider l’Eucharistie. Je me sens à l’aise pour l’homélie, car dans la 2ème lecture, Pierre explique : Nous attendons une terre nouvelle où la justice habitera… pour la paix de tous !
À midi, je suis donc reçu dans la famille d’Emile. La rencontre est très agréable malgré le décès récent de leur fille. Ensemble nous prions pour elle et je ramène un DVD de l’enterrement pour Emile.
L’après-midi, nous partons à PORTO NOVO, la capitale, où se trouve un Centre de développement qui m’intéresse beaucoup car ils font des transformations et conservations de produits locaux : légumes, fruits, viande et poisson. Nous pensons d’ailleurs y envoyer l’une ou l’autre personne pour s’y former. Malheureusement, c’est dimanche, et le centre est fermé ! Dommage.

Lundi 8 Décembre 2008 :  
Nous avons du retard pour décoller, mais au moins nous arrivons à bon port. C’est la Tabaski, mais aussi la fête de l’Immaculée Conception, fête du diocèse. J’arrive juste à temps pour participer à l’Eucharistie qui est célébrée le soir. Une bonne façon d’atterrir en Guinée.