Organisations internationales, DETTE
LES ETATS ET LA
CRISE DEVANT LE MUR DE LA DETTE
19 décembre 2008 - François de Lacoste Lareymondie
On dit que le
plus dur de la crise financière est derrière nous ; que l’on entre maintenant
en crise économique ; et qu’il faut désormais tout ordonner à la relance. Eh
bien non !
la crise financière n’est pas
finie, loin s’en faut. Tout au plus vient-on d’en clore le second chapitre.
Après celui, introductif, des
subprimes et
celui, indigeste, de la liquidité bancaire, un
troisième chapitre est en train de s’ouvrir, celui de la solvabilité
générale de l’économie, et en particulier de la solvabilité des États.
Avec la
faillite de Lehman Brothers, le 15 septembre, les États ont brutalement pris
conscience de l’énormité de la faute commise et des conséquences dévastatrices
qui allaient en résulter et qui n’ont pas fini de produire leurs effets. Ils se
alors résolus à intervenir massivement. Dans l’urgence, ils n’avaient pas
d’autre solution et on ne peut pas le leur reprocher : seuls ils avaient, et
ils ont encore, la légitimité politique et les moyens, tant juridiques que
financiers, de le faire. Mais à cause de cela, le «
mur de la dette » se rapproche dangereusement.
Une crise de la
dette :
Fondamentalement,
le cataclysme en cours trouve sa source dans ce qui a été le moteur de
l’économie depuis plusieurs dizaines d’années : l’endettement porté à un niveau
excessif.
La crise des
subprimes par quoi tout a commencé
provient de
l’excès de crédit à
l’habitat consenti à des débiteurs peu ou pas solvables,
et du transfert systématique de leur
portage à des investisseurs peu ou pas avertis par le moyen de la titrisation.
Une grande partie des crédits consentis aux entreprises et aux particuliers
américains (prêts à la consommation, prêts aux étudiants, prêts revolving sur
carte de crédit, etc.) a connu la même diffusion.
C’est pourquoi
un
doute général s’est installé sur la
qualité des actifs détenus par les banques, directement, ou indirectement
au travers des fonds de placement dans lesquels elles ont investi ou qu’elles
ont vendus à leur clientèle ;
ce doute
est à l’origine de la crise de confiance qui s’est abattue sur le système,
et
par conséquent de la crise de
liquidité dont les banques ont été victimes au début de l’automne 2008.
Or les
mécanismes de sauvetage qui ont été mis
en œuvre consistent, ni plus ni moins, à
transférer
une partie du risque aux États, donc à transformer des dettes privées de
qualité incertaine en dettes publiques. Comment fonctionnent-ils ?
Le transfert des
dettes du privé vers le public :
Le premier
mécanisme de transfert opère directement du privé au public :
Ø
D’abord
au moyen du
rachat des créances
douteuses par l’État : c’est le principe directeur du Plan Paulson qui y
consacre une bonne part de ses 700 Md$.
Ø
Ensuite
au moyen de
l’injection de capitaux
propres dans les banques par les États, au total pour plusieurs centaines
de milliards des deux côtés de l’Atlantique, afin de les sauver de la faillite,
que cette injection se traduise ou non par une nationalisation : devenant
actionnaires ou quasi-actionnaires selon la nature des instruments utilisés,
les États portent les banques et par conséquent les risques bancaires qui se
trouvent dans leurs bilans.
Ø
Enfin
au moyen de la
prise en charge du
refinancement du système par les banques centrales (FED, BCE, Banque
d’Angleterre, etc.).
Ce dernier
aspect mérite une explication : quand une banque centrale apporte de la
liquidité aux banques, c’est-à-dire leur fait un crédit (fût-il à court terme),
elle reçoit en garantie un volume équivalent (aux marges de sécurité près) de
créances sur l’économie (prêts aux entreprises ou aux particuliers) que les
banques emprunteuses déposent dans ses livres ; cet échange de prêts contre de
la liquidité s’appelle la «
collatéralisation ».
Le bilan
hebdomadaire de la FED donne une idée de son ampleur : en un an, il s’est accru
de 1 250 Md$, c'est-à-dire d’un facteur 2,4 : ce montant représente près du
double du Plan Paulson et, pour l’essentiel, provient des crédits à l’économie
rachetés aux banques. Soucieux de ne pas laisser son bilan se fragiliser à
l’excès, le Trésor américain lui a consenti discrètement une augmentation de
capital de 40 Md$, qui a tout simplement doublé le niveau de ses fonds propres
; c’est dire qu’elle en était la faiblesse et l’importance de l’effet de levier
auquel la FED recourt.
La BCE ne publie
pas son bilan à proprement parler, mais une situation financière consolidée de
l’Eurosystème
-1). Depuis le
début de l’année 2008 les concours consentis, pour l’essentiel aux
établissements de crédit de la zone Euro, se sont accru de 700 Md€ (qui
équivalent à 900 Md$ au taux de change actuel), concours eux-mêmes
collatéralisés de la façon exposée plus haut ; augmentation moindre que celle
de la FED, mais qui est quand même de 55%. C’est à ce prix que la machine peut
continuer de tourner.
Or les banques
centrales, peu ou prou, ressortissent à la sphère publique et doivent être
considérées comme des organes étatiques, quelle que soit l’indépendance
statutaire dont elles peuvent se prévaloir dans la conduite de leur mission :
cette mission, ce sont les États qui la leur ont confiée et qui en répondent.
Mais ce faisant, les banques centrales, et à travers elles les États,
deviennent les banquiers directs de l’économie ; et les dettes privées entrent
ainsi dans la sphère publique.
Les garanties
publiques : un mécanisme de transfert indirect :
Les mécanismes
de sauvetage utilisés comportent aussi
l’octroi
de garanties par les États aux banques : ainsi le plan français, à côté de
40 Md€ de fonds propres à verser aux banques
(2),
comporte une enveloppe de 320 Md€ de garanties. Ces garanties, qui ne
constituent pas des fonds versés mais une assurance, sont destinées à être
attachées aux emprunts que la Société de financement de l’économie française
(SFEF), créée à cette fin, émettra et dont les fonds seront re-prêtés aux
banques pour financer leur activité. Afin de se garantir elle-même vis-à-vis
des banques, la SFEF se fait céder par celles-ci un volume correspondant de
crédits.
En garantissant indirectement les émissions
bancaires, l’État déclare qu’il prendra à sa charge leur défaillance éventuelle,
espérant que cette assurance n’aura pas à jouer puisqu’elle aura apaisé les
craintes des souscripteurs et permis au système de repartir. Il n’empêche que
celle-ci a pour effet de faire remonter indirectement au niveau de l’État le
risque de crédit, et donc de transformer à nouveau un risque privé en risque
public.
Ce mécanisme a
été
très largement utilisé depuis la fin
de l’été : il a commencé avec les quelque 300 Md$ de garantie accordés par
le Trésor américain aux agences publiques de financement de l’immobilier (Fanny
Mae et Freddy Mac). C’est surtout en Europe qu’il s’est déployé, avec un
montant total de garanties promises par les États (qui sont loin d’être toutes
concrétisées) d’environ 1 400 Md€.
Le poids de
l’endettement global :
Il faut
considérer l’ensemble des dettes
contractées par les acteurs publics et privés des différents pays, et en
premier lieu des États-Unis parce que c’est là que se situe l’enjeu principal
(3).
La
dette brute de l’État fédéral américain
atteint près de 10 000 Md$ en cette fin d’année 2008 et représente 64% du PIB,
après s’être accrue de 700 Md$ en un an. Bien que les estimations ne soient toujours
très précises, on peut évaluer la dette brute des particuliers à 14 000 Md$
(93% du PIB) et celle des entreprises à environ 30 000 Md$ (2 fois le PIB) ;
d’où un
endettement brut total qui
équivaut à 3,5 fois le PIB.
En Europe, les
niveaux sont moindres et assez disparates, mais importants néanmoins. La dette
publique française se situe dans la moyenne, à 67% du PIB, niveau un peu
supérieur à celui de l’Allemagne, nettement plus élevé que celui de la Grande
Bretagne (45% du PIB) ou de l’Espagne (40%) mais très inférieur à celui de
l’Italie (107%) et de plusieurs petits pays (Belgique, Grèce). Quant à la dette
des ménages qui a beaucoup cru au cours de ces dernières années à cause de
l’immobilier, elle se situe en moyenne autour de 80% du PIB, plus bas en France
(autour de 60%), avec des pics
importants en Allemagne (100% du PIB) et plus encore en Grande Bretagne (près
de 120%) ou au Pays-Bas (180%). Sans parler de la dette des entreprises qui est
du même ordre de grandeur : stimulée par la faiblesse des taux d’intérêts, elle
s’est accrue d’environ 50% au cours des quatre dernières années ; rien qu’en
France, elle atteint aujourd’hui 80% du PIB. D’où il résulte
qu’en Europe l’endettement brut total
représente entre 2 fois et 2,5 fois le PIB.
Ces rapports
montrent la disproportion considérable qui existe entre le passif des acteurs
et la capacité de l’économie à générer des flux suffisants pour amortir la
dette. On sait
qu’aux USA et dans
beaucoup de pays européens, le taux d’épargne des États est négatif. Quant
au
taux d’épargne des ménages, s’il
est globalement positif en Europe (autour de 12%, la
France se situant dans le peloton de tête avec 15% du revenu
disponible), il tangente zéro en Amérique. Disproportion qui justifie
l’appellation d’«
économie d’endettement »
que l’on peut attribuer au système qui s’est déployé depuis plusieurs
décennies, mais qui n’est plus tenable dans les circonstances actuelles.
Une pyramide qui
repose désormais sur les États :
Les mécanismes
évoqués plus haut vont avoir pour effet de transférer une proportion importante
des dettes du secteur privé vers le secteur public, proportion dont l’ordre de
grandeur se situe entre 15 et 20% du PIB des États concernés, selon les
situations ; et ce très rapidement.
Les
États peuvent-ils assumer ce transfert et trouver des épargnants prêts à les
suivre, surtout au rythme imposé ? Tel est l’enjeu des prochains mois.
Aujourd’hui, les États lèvent des emprunts
sans difficulté ; d’une part parce qu’ils demeurent la contrepartie la plus
sûre et servent de refuge en période de crise, d’autre part parce que les
liquidités en quête de placement étaient encore abondantes jusqu’à récemment,
tant en provenance des pays excédentaires (pays pétroliers et pays émergents
exportateurs) que des fonds d’épargne. À telle enseigne que
les taux des emprunts d’État à long terme
ont baissé fortement au cours des six derniers mois (de 4,5% à 3,5% voire
3% en Europe, de 4% à 2,5% aux États-Unis). Mais les excédents se contractent
très vite sous l’effet de la crise, de la baisse brutale des prix du pétrole,
du ralentissement des échanges et de la chute des bourses.
Or, et c’est une
particularité qui doit être soulignée,
à
court terme le transfert de risques ne peut s’effectuer que par des émissions
nouvelle de dettes, publiques ou à garantie publique, qui vont gonfler le
total brut. C’est là que le bât blesse car les émissions à venir se chiffrent
en milliers de milliards, tant en dollars qu’en euros. Par exemple, les 320 Md€
de garanties annoncées par l’État français n’ont encore donné lieu qu’à une
émission de 10 Md€ de la SFEF : il en reste 310 à émettre, en sus des 70 ou 80
Md€ dont le Trésor lui-même aura besoin en 2009. Problème qui n’est pas
seulement français, mais qui va être celui de tous les États européens et des
États-Unis.
Vont-ils pouvoir tout à la
fois se financer eux-mêmes et garantir les emprunts des banques sans saturer la
demande ?
Sans parler des
besoins de refinancement des dettes des
entreprises par les marchés financiers qui, par exemple, s’élèvent à plus
de
700 Md€ pour 2009 rien qu’en Europe.
Le risque
obligataire en perspective :
Déjà des
inquiétudes se font jour. Le 10 décembre, l’État allemand n’a pas trouvé assez
de souscripteurs à l’emprunt de 7 Md€ qu’il a lancé, de sorte que la Bundesbank
a dû en souscrire pour 1,3 Md€. Le même jour, l’émission de 28 Md$ du Trésor
américain a été médiocrement accueillie. Quant aux émissions non directement
étatiques, mais simplement garanties par les États, logiquement elles ne se
placent que moyennant un surcroît de rémunération (un
spread selon le jargon financier). Ce
spread tend à augmenter : celui de la dernière émission de la SFEF
était de près de 70 points de base (0,70% de taux supplémentaires) par rapport
à une obligation d’État de même durée.
Tous les économistes
connaissent la «
loi de Gresham »
selon laquelle «
la mauvaise monnaie
chasse la bonne ». Présentement, elle signifie
qu’entre une émission directe de l’État et une émission garantie par
l’État mieux rémunérée, les investisseurs seront tentés de souscrire la seconde
puisque le risque final est le même. Si tel est le cas, l’État pourrait
être contraint d’augmenter les taux de ses propres emprunts pour les placer.
C’est alors que
risquerait de
s’enclencher la spirale avec le rehaussement consécutif des taux des émissions
garanties, etc. ; spirale redoutable. En effet, la hausse des taux des
émissions nouvelles
entraine
mécaniquement une dépréciation proportionnelle de la valeur des émissions
antérieures moins bien rémunérées, d’où de nouvelles pertes et, si le
décalage devient important, une fuite des investisseurs qui aggrave encore la
situation. Au bout de la route, survient le «
krach obligataire » qui constituerait le sommet de la crise
financière.
Qui peut espérer tirer son épingle du jeu ?
Les États - Unis ? Mais ils ont les plus gros besoins. La zone euro en raison
de la solidarité qui unit ses membres au travers de leur monnaie ? Mais jusqu’à
quel point ? Et en tout cas, non sans payer plus cher, beaucoup plus cher, avec
l’accroissement induit des déficits publics ; jusqu’à ce que les prêteurs
renâclent pour de bon. Quant aux États qui ne sont pas inclus dans l’une ou
l’autre sphère et dont la signature est de moindre qualité, ils risquent de ne
plus trouver personne pour les financer et d’être les premiers à se heurter au
«
mur de la dette ».
Ce qui
s’ensuivrait est une
terra incognita :
un tel phénomène à l’échelle planétaire n’aurait pas de précédent.
Passer d’une
économie de la dette à une économie du capital :
Une fois de
plus, il faut rappeler avec insistance que le pire n’est pas sûr. J’ai décrit
un chemin possible, probable dans une certaine mesure si des solutions
drastiques et durables (à la différence des dispositifs d’urgence, nécessaires
mais provisoires) ne sont pas adoptées rapidement. Quant à dire le jour et
l’heure ! Trop d’impondérables l’interdisent, qui peuvent jouer dans un sens
comme dans l’autre. Seule certitude, l’année 2009 sera hautement critique.
La baisse des taux à court terme engagée
par les banques centrales ne constitue pas un remède : elle ne concerne que
les prêts interbancaires et l’épargne quasi-liquide, et demeure sans effet sur
les taux obligataires qui sont des taux à long terme.
En outre, lorsque les taux courts sont trop bas, peut s’ouvrir la « trappe à liquidité » : les fonds
disponibles, insuffisamment rémunérés, ne se placent plus pour ne courir aucun
risque, mais sont thésaurisés et toute injection nouvelle de liquidité est
avalée.
Pour l’heure
cependant, les traitements de fond n’ont pas encore été administrés ; il est
urgent de s’y atteler car ils ne viendront pas d’eux-mêmes :
si la crise jette le système à bas,
celui-ci ne se reconstruira pas tout seul sur des bases assainies, mais
grâce à des
mesures structurelles.
Il faut
mettre un terme à la démesure de
l’endettement : encore une fois, trop de dettes, c’est trop ! Quand on en
est saturé, opérer de gigantesques transferts de risques n’est qu’un pis aller
provisoire et incertain : on ne fait que déplacer le problème. On n’échappera
pas à des allègements, voire des annulations de dettes, à grande échelle.
C’est donc le
moment de
se préoccuper sérieusement des
plus pauvres qui, en tout état de cause, ne pourront pas rembourser, pour
leur donner les moyens de repartir à zéro sur des bases saines. Il est temps
aussi de
cesser de pousser au crédit de
façon inconsidérée, et en particulier de
mettre un terme au crédit à la consommation qui, sous sa forme
actuelle, est un pousse-au-crime
(4).
Ce qui implique de
changer notre mode de
consommation pour passer du jetable, avec ses effets destructeurs de
l’environnement, au durable que l’on entretient et que l’on soigne avec
économie ; il est urgent enfin de cesser de favoriser l’endettement au
détriment des fonds propres comme mode de financement ordinaire de nos
activités. Jacques Bichot souligne très justement dans son article
(5)
qu’il vient de publier la semaine dernière, que «
le monde a un immense besoin de capitaux propres… dans les deux sens du
qualificatif ».
Seule une économie fondée sur le capital,
c'est-à-dire sur les fonds que chaque acteur engage de sa propre poche et dont
il assume le risque,
avec son corollaire
qu’est l’épargne investie dans l’économie réelle, peut déboucher sur un
développement durable. L’affirmer n’est pas dénier à l’endettement tout
rôle ; c’est le remettre à sa place qui n’est pas celle du moteur mais d’un
accessoire.
1- L’Eurosystème correspond à
l’agrégation des banques centrales des pays de la zone euro plus la BCE
elle-même.
2-
Sur les 40 annoncés, 10 ont déjà été
versés et une deuxième tranche de même montant pourrait l’être prochainement
pour saturer l’autorisation donnée par la Commission européenne qui a plafonné
son accord à 21Md€. La suite n’est pas assurée.
3-
Une précision méthodologique
s’impose ici : il convient de se référer à la dette brute parce que c’est elle
qui doit être refinancée. La dette nette (après déduction de l’épargne) est un
concept de richesse qui ne tient pas compte de la désynchronisation inévitable
de l’actif et du passif quand se posent des problèmes de mobilisation. En
outre, il faudrait déflater l’épargne de l’évolution récente des bourses et des
valorisations.
4-
Qu’il me soit permis
d’introduire ici une digression.
Le crédit à la consommation se caractérise
par des pratiques scandaleuses : taux usuraire, vente forcée, contrainte
immédiate et unilatérale, opacité des contrats, information biaisée, etc. ;
c’est le principal facteur du surendettement des ménages. En outre, son objet
même est critiquable quand il porte sur des produits non durables mais
rapidement consommés ou dont la valeur se déprécie très vite. Je n’hésite pas à
le considérer comme immoral. Les mesures que le gouvernement français tente
d’ébaucher pour le moraliser ne sont encore que trop partielles et limitées
pour répondre aux critiques fondamentales dont il doit faire l’objet. Quand
l’Église, après les prophètes de l’Ancien Testament, a condamné le prêt à
intérêt, dans un contexte où celui-ci portait exclusivement sur l’acquisition
de produits de consommation nécessaires à la vie courante et s’adressait aux
plus pauvres qui ne parvenaient pas à « joindre les deux bouts » (c’était le
cas dans toute l’Antiquité), il me semble qu’elle visait précisément ce type de
crédit, et non le crédit pour investissement qui n’a commencé d’apparaître
qu’au XIVe siècle et qui est d’une toute autre nature.
5- http://www.libertepolitique.com/analyses/33-liberte-economique-et-solidarite/4997-la-crise-trop-dagiotage-trop-de-credit-pas-assez-de-vrai-capital