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Forum  des Correspondants 3 novembre 2009

Les relations  France-Afrique :  Etat des lieux  -  Perspectives
Grégoire Niaudet  (G.N.) – Caritas France  - Chargé de projets Afrique Centrale

Après un rappel historique concernant les indépendances de la plupart des pays africains vers 1960, G.N. a parlé des liens maintenus par les politiques et quelques personnes, dont J. Foccard,  qui ont eu beaucoup d’influence sur les nouveaux présidents des Etats africains. L’attrait des matières premières (pétrole, uranium et autres) et la nécessité sur le plan diplomatique du maintien de la présence française a fait que la France a laisser faire et même encouragé la mise en place de régimes  autoritaires et en même temps très dépendants d’accords avec la France.
Cela s’est traduit par le maintien de la monnaie CFA qui avait été créée en 1945 et qui permet un contrôle monétaire dans quatorze pays, de la conclusion d’accords de défense avec ses clauses secrètes et ses propositions de formation. Ces accords sont actuellement en cours de négociation.
Il existe encore plusieurs bases militaires françaises permanentes.
 Cette dépendance s’est traduit aussi par les politiques d’endettement, le maintien de la francophonie et ses réseaux d’alliances françaises.  L’aide publique au développement n’a pas eu que des effets positifs pour les populations, elle a favorisé l’implantation d’entreprises françaises (aides liées) qui se sont elles-mêmes enrichies. Des publications dont celles de François Xavier Verschave, ont dénoncé des pratiques souvent scandaleuses  sous l’appellation de la « Françafrique ».
La plateforme « France-Afrique » a publié un « Livre blanc : Pour une politique de la France en Afrique responsable et transparente », très éclairant au sujet de ces questions.
Après la disparition de la menace communiste, une baisse d’influence française sur la continent africain est à noter même si nous constatons encore des pressions dans différents domaines. Les interventions d’autres pays comme la Chine modifient les données.

Les intérêts économiques pour la France restent cependant importants. Des groupes restent bien implantés en Afrique, citons, Bolloré, Suez, Veolia, Orange, Air France.   Elf, Etat major, Elysées et sa cellule africaine (les 3 E)sont les trois domaines très actifs. Actuellement pour l’Elysée, l’Afrique est domaine réservé. Visibilité et cohérence font défaut et le Parlement est peu consulté.
Associations ; mouvements et ONG dont Caritas et « Foi et Justice » sont concernés par toutes ces questions et peuvent avoir une influence pour provoquer des changements dans le domaine de la remise de dettes, de la coopération et de l’aide publique au développement. Cette aide est faite soit directement ou par l’intermédiaire de l’Europe. Un part minime transite par les ONG. L’Afrique souffre d’un déséquilibre évident ; pour 1€ d’aide, 3 ou plus vont du Sud vers le Nord (remboursement de dettes, bénéfice des entreprises)…
Prenons l’exemple du Congo Brazzaville. Pays de 4 millions d’habitants, dont 70% vivent en dessous du seuil de pauvreté bien qu’étant un pays à grandes ressources pétrolières. Denis Sassou Nguesso bien qu’exerçant un pouvoir très autoritaire, il est soutenu par l’Etat français. Durant la guerre civile de 1997 à 2002, des congrégations religieuses dont les Spiritains ont manifesté de la résistance. Des élections tronquées, maintiennent le pouvoir en place.  Notre Président français, en soutenant Sassou Nguesso, donne un satisfacit à une mauvaise gestion. Etant données les ressources pétrolières, le pays ne devrait pas avoir besoin d’aides financières. Total gère plus de la moitié du pétrole et à des coût par baril très avantageux. Bollore, l’agence de voyage préférée de N.S., gère le port de Pointe Noire avec de grands projets d’agrandissement ; un prêt de 30 millions d’euros a été accordé. Les contribuables français.pourraient poser des questions …  BNP Paribas est très présent dans les marchés pétroliers. Dans ce pays il ne fait pas bon dénoncer des malversations ou autres pratiques douteuses. Des crimes se chargent de dissuader les opposants !

G.N. continue son exposé en utilisant un Power point, lequel a été envoyé à tous les correspondants. S’y référer pour la suite de l’intervention.
Le « Livre blanc » mentionné ci-dessus a été vendu à un grand nombre de participants à la dernière assemblée générale du Réseau. G.N. y est un des rédacteurs.  Sa lecture étoffera de façon très intéressante l’exposé.