Justice et Paix : ORGANISMES INTERNATIONAUX
- A propos du G8



Commentaires d’Eurodad sur la question de la dette dans le communiqué du G8 :

Eurodad et ses organisations membres ont suivi le déroulement du G8 2007 de près. Une des principales critiques que l’on peut formuler sur le sommet cette année concerne l’absence de la dette au programme du G8 et donc, la reconnaissance implicite du fait que la dette n’est aujourd’hui plus une priorité. À la lecture du communiqué du G8 sur l’Afrique, on pourrait penser que le problème de la dette, s’il n’est pas complètement résolu, est " aujourd’hui en passe de l’être ", grâce à l’accord de Gleneagles. Dans son communiqué sur l’Afrique, le G8 établit : " nous soulignons notre ferme résolution à mettre en œuvre les engagements en matière de développement pris en particulier à Gleneagles. Il s'agit notamment de consentir un allègement sans précédent de la dette multilatérale à hauteur de 60 milliards de dollars U.S., désormais bien engagé. " L’IADM a néanmoins fait l’objet de nombreuses critiques de la part des OSC, qui considèrent que l’Initiative est à la fois insuffisante et inadaptée pour juguler les problèmes d’endettement des pays pauvres.
Le G8 réagit également à l’émergence de nouveaux bailleurs de fonds et invite ces derniers à adhérer au cadre pour la soutenabilité de la dette afin de prévenir de nouveaux cycles d’endettement insoutenable. Une fois de plus, le G8 n’aborde pas le problème sous le bon angle. Les OSC – de même que les rapports d’Eurodad – l’ont répété à maintes reprises : le CSD n’est tout simplement pas la bonne solution. Tout d’abord, il soumet les nouveaux emprunts des pays débiteurs à une grande pression, et ne tient aucun compte des raisons qui poussent ces pays à emprunter toujours plus pour atteindre les OMD, à savoir le manque de dons suffisants ou encore l’absence de régulations du marché des capitaux, qui facilite la fuite des capitaux et les sorties nettes de capitaux des pays pauvres. Ensuite, le CSD passe complètement outre la question de la coresponsabilité du créancier.
Dans son communiqué, le G8 déclare "  nous les invitons […] (tous les bailleurs de fonds) à adhérer à la Déclaration de Paris en qualité de bailleurs de fonds ainsi qu'à tenir compte des questions de soutenabilité de la dette dans l'ensemble de leurs pratiques de prêt et à diffuser pleinement les informations relatives aux prêts qu'ils accordent aux pays à faibles revenus (comme l'envisage la Charte du prêt responsable approuvée par les ministres des Finances du G8). Nous encourageons tous les emprunteurs et tous les créanciers à recourir au cadre de soutenabilité de la dette dans leurs décisions. "
Il est fort probable que ladite Charte du prêt Responsable sera soumise au G20, où des pays non - membres du G8 tels que la Chine jouent un rôle majeur. C’est donc une question fondamentale, que les OSC devront suivre de près afin de garantir que la charte inclue au moins, comme principe de base, la coresponsabilité des créanciers dans les pratiques de prêt, ainsi qu’un mécanisme d’arbitrage juste et transparent qui soumette créanciers et débiteurs à une réglementation claire.
Dernier rapport d’Eurodad sur l’IADM :
http://www.eurodad.org/whatsnew/reports.aspx?id=1234
Rapport d’Eurodad sur le CSD :
http://www.eurodad.org/whatsnew/reports.aspx?id=446
Communiqué complet du G8 sur l’Afrique :
http://www.g-8.de/Content/DE/Artikel/G8Gipfel/Anlage/Abschlusserkl_C3_A4rungen/WV-afrika-en,property=publicationFile.pdf
Plus d’informations sur les déclarations du G8 :
http://www.g-8.de/Webs/G8/EN/G8Summit/SummitDocuments/summit-documents.html

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