L'Église se mobilise et s'engage
RENCONTRES ISRAEL
11 MAI 2009
1° Benoît XVI
quitte la Jordanie : Discours à l´aéroport de Amman (1):
Majesté, Excellences, Chers Amis,
Alors que je me
prépare à la prochaine étape de mon pèlerinage sur les lieux bibliques, je
désire remercier chacun de vous pour l'accueil chaleureux que j'ai reçu en
Jordanie au cours de ces derniers jours. Je remercie Sa Majesté le Roi Abdallah
II de m'avoir invité à visiter le Royaume hachémite, de son hospitalité et de
ses paroles cordiales. Je tiens également à exprimer ma reconnaissance pour
l'immense effort qui a été fait pour rendre ma visite possible et assurer le
bon déroulement des différentes rencontres et des célébrations qui ont eu lieu.
Les autorités publiques, assistées d'un grand nombre de volontaires, ont
travaillé longtemps et durement pour guider les foules et organiser les
différents événements. La couverture médiatique a permis à d'innombrables
personnes de suivre les célébrations même si elles ne pouvaient pas être
physiquement présentes. Tout en remerciant ceux qui ont rendu cela possible, je
souhaite aussi saluer de façon spéciale tous ceux qui écoutent la radio ou
regardent la télévision, en particulier les malades et ceux qui ne peuvent
sortir de chez eux.
Ce fut une joie
particulière pour moi d'être présent au lancement d'un certain nombre
d'initiatives importantes promues par la
communauté catholique, ici en Jordanie :
- La nouvelle aile du Centre
Regina Pacis ouvrira de nouvelles
possibilités pour apporter l'espérance à ceux qui font face à des difficultés
de toutes sortes et à leurs familles. Les deux églises qui doivent être
construites à Béthanie permettront à leurs communautés respectives d'accueillir
les pèlerins et de stimuler la croissance spirituelle de tous ceux qui prieront
dans ce lieu saint.
- L'Université de Madaba a une
contribution particulièrement importante à offrir à une communauté plus large,
dans la formation de jeunes provenant de différentes traditions afin qu'ils
acquièrent les compétences qui leur permettront de construire l'avenir de la
société civile. À tous ceux qui sont impliqués dans ces projets, j'offre mes
bons vœux et la promesse de mes prières.
L'un des points
culminants de ces journées a été ma visite à la mosquée Al-Hussein Ben Talal,
où j'ai eu le plaisir de rencontrer les Responsables religieux musulmans ainsi
que les membres du Corps diplomatique et les Recteurs d'université. Je voudrais
encourager les Jordaniens, qu'ils soient
chrétiens ou musulmans, à bâtir sur les fondements fermes de la tolérance
religieuse qui permettent aux membres des différentes communautés de vivre
ensemble dans la paix et le respect mutuel. Sa Majesté le Roi a été
particulièrement actif en favorisant le
dialogue
interreligieux, et je désire souligner combien son engagement à cet égard
est apprécié. Je note aussi avec gratitude la considération particulière qu'il
porte à la communauté chrétienne en Jordanie. Cet esprit d'ouverture aide non
seulement, à court terme, les membres des différentes communautés ethniques à
vivre ensemble dans ce pays en paix et en harmonie, mais il a favorisé aussi, à
long terme, les initiatives politiques de la Jordanie en vue de réaliser la
paix dans tout le Moyen-Orient.
Chers amis,
comme vous le savez, c'est d'abord en tant que pèlerin et pasteur que je suis
venu en Jordanie. Les expériences de ces jours qui resteront profondément
gravées dans ma mémoire, sont donc mes
visites
aux lieux saints et les moments de prières que nous avons célébrés ensemble.
Une nouvelle fois, je tiens à manifester combien l'Eglise entière apprécie le
travail de ceux qui s'occupent des lieux de pèlerinage de ce pays, et je désire
remercier également tous ceux qui ont contribué à la préparation des Vêpres de
samedi chantées dans la cathédrale Saint Georges et de la Messe d'hier,
célébrée au stade international. Ce fut une vraie joie pour moi de vivre ces
célébrations pascales avec les fidèles catholiques provenant de différentes
traditions, unis dans la communion ecclésiale et dans le témoignage rendu au
Christ. Je les encourage tous à rester fidèles à l'engagement de leur Baptême,
se souvenant que le Christ lui-même a reçu le Baptême par Jean dans les eaux du
Jourdain.
En vous
quittant, je désire que vous sachiez que je continue de porter dans mon cœur le
peuple du Royaume hachémite et tous ceux qui vivent dans cette région. Je prie
afin que vous puissiez jouir de la paix et de la prospérité maintenant et pour
les générations à avenir. Une nouvelle fois merci et que Dieu vous
bénisse !
2° Arrivée en
Israël : Discours de Benoît XVI à l´aéroport de Tel Aviv (2)
Monsieur le
Président, Monsieur le Premier Ministre, Excellences, Mesdames et Messieurs,
Merci de votre
chaleureux accueil dans l'État d'Israël, sur cette terre qui est tenue pour
sainte par des millions de croyants à travers le monde. Je suis reconnaissant
au Président, Monsieur Shimon Peres, pour ses aimables paroles, et j'apprécie
l'opportunité qui m'a été offerte de venir en
pèlerinage sur une terre consacrée par les pas des patriarches et des
prophètes, une terre que les chrétiens ont en particulière vénération
puisque c'est
là que se déroulèrent la
vie, la mort et la résurrection de Jésus-Christ. Je prends place dans une
longue file de pèlerins chrétiens venus dans ces lieux, un cortège qui remonte
aux premiers siècles de l'histoire de l'Église et qui, j'en suis sûr, se
prolongera dans le futur. Je viens, comme tant d'autres avant moi, pour prier
sur ces lieux saints, pour prier spécialement pour la paix - la paix ici en
Terre Sainte, et la paix dans le monde.
Monsieur le
Président, le Saint-Siège et l'État d'Israël partagent de nombreuses valeurs,
en particulier la préoccupation de donner à la religion sa juste place dans la
société. Le juste ordonnancement des relations sociales présuppose et
requiert le respect de la liberté et de la
dignité de chaque être humain, que les Chrétiens, les Musulmans et les
Juifs croient être créé par un Dieu aimant, à son image et à sa ressemblance.
Quand la dimension religieuse de la personne est niée ou marginalisée, le
fondement même de la juste compréhension des droits humains inaliénables est
mis en péril.
Le peuple juif a
tragiquement fait l'expérience des terribles conséquences d'idéologies qui
nient la dignité fondamentale de toute personne humaine. Il est juste et opportun
que, pendant mon séjour en Israël, je puisse avoir la possibilité d'honorer la
mémoire des six millions de Juifs victimes de la
Shoah , et de prier pour que l'humanité ne soit plus jamais témoin
d'un crime d'une telle ampleur. Malheureusement, l'antisémitisme continue de
relever sa tête répugnante en beaucoup d'endroits de notre monde. Ceci est
totalement inacceptable. Tous les efforts doivent être faits pour combattre
l'antisémitisme où qu'il se manifeste, et pour
promouvoir le respect et l'estime pour les personnes de toute race,
peuple, langue et nation dans le monde entier.
Durant mon
séjour à
Jérusalem, j'aurai le
plaisir de rencontrer de nombreux responsables religieux éminents de ce pays.
Les trois grandes religions monothéistes
ont, entre autres,
en commun une
vénération particulière pour cette cité sainte. C'est mon espérance la plus
chère que tous les pèlerins qui se rendent sur les lieux saints puissent y
avoir accès librement et sans restriction, qu'ils puissent prendre part aux
célébrations religieuses et qu'ils puissent soutenir le digne entretien des
lieux de culte qui se trouvent sur les sites sacrés. Puissent les termes de la
prophétie d'Isaïe s'accomplir : de nombreuses nations afflueront vers la
montagne du Temple du Seigneur, pour qu'Il puisse leur enseigner ses chemins,
pour qu'elles puissent suivre ses sentiers - des sentiers de paix et de
justice, des sentiers qui conduisent à la réconciliation et à l'harmonie (cf.
Is 2, 2-5).
Bien que le nom de
Jérusalem signifie « ville de la paix », il est trop évident que, depuis
des décennies, la paix a tragiquement fait défaut aux habitants de cette Terre
Sainte. Les yeux du monde sont tournés vers les peuples de cette région alors
qu'ils s'efforcent de trouver une solution juste et durable aux conflits qui
ont causé tant de souffrances. Les espoirs d'innombrables hommes, femmes et
enfants de connaître un avenir plus stable et plus sûr dépend de l'issue des
négociations pour la paix entre Israéliens et Palestiniens. Avec les hommes de
bonne volonté, où qu'ils soient, je plaide pour qu'avec tous les responsables
soient explorées toutes les possibilités afin d'aboutir à une solution juste
aux difficultés persistantes, de telle sorte que les deux peuples puissent
vivre en paix dans leur propre pays, à l'intérieur de frontières sûres et
internationalement reconnues. À cet égard, j'espère et je prie pour qu'un
climat de plus grande confiance puisse bientôt être créé qui permettra aux
parties d'accomplir de réels progrès sur la route de la paix et de la
stabilité.
J'adresse un
salut particulier aux Évêques catholiques et aux fidèles ici présents. Sur
cette terre, où Pierre a reçu la mission de faire paître le troupeau du
Seigneur, je viens comme le successeur de Pierre pour exercer mon ministère parmi
vous. Ce sera une joie toute spéciale pour moi de me joindre à vous pour les
célébrations finales de l'Année de la
Famille, qui se dérouleront précisément à Nazareth, foyer de la Sainte Famille
de Jésus, Marie et Joseph. Comme je l'ai dit l'an dernier dans mon
Message pour la Journée mondiale de la Paix ,
la
famille est «
la
première et irremplaçable éducatrice de la paix » (n. 3) ;
elle a donc un rôle vital à jouer dans la guérison des divisions qui blessent
la société humaine à tous les niveaux. Aux communautés chrétiennes de Terre
Sainte, je dis : par votre témoignage de foi en Celui qui a prêché la
réconciliation et le pardon, par votre engagement pour défendre le caractère
sacré de toute vie humaine, vous pouvez apporter une contribution significative
à la cessation des hostilités qui ont trop longtemps affligé cette terre. Je
prie pour que votre présence continue en Israël et sur les territoires
palestiniens porte beaucoup de fruits pour que grandisse la paix et le respect
mutuel entre les peuples qui vivent sur les terres de la Bible.
Monsieur le
Président, mesdames et messieurs, je renouvelle mes remerciements pour votre
accueil et je vous assure de mes sentiments de bonne volonté. Puisse Dieu
donner force à son peuple ! Puisse Dieu bénir son peuple par la
paix !
3° Discours de
Benoît XVI à la résidence du président Shimon Peres (3):
Monsieur le Président, Excellences, Mesdames, Messieurs,
En signe de
cordiale hospitalité, le Président Peres nous accueille ici dans sa résidence,
me permettant ainsi de vous saluer tous et de saisir cette occasion pour
partager quelques réflexions avec vous. Je vous remercie, Monsieur le
Président, de cet aimable accueil et des vœux courtois que vous m'avez
adressés, vous offrant à mon tour ceux que je forme cordialement à votre
intention. Je remercie également les musiciens qui nous ont réjoui par leur
belle interprétation.
Monsieur le
Président, dans le message de félicitations que je vous avais adressé au moment
où vous inauguriez votre mandat, j'évoquais avec plaisir votre remarquable
service du bien commun caractérisé par un engagement résolu à poursuivre les
efforts de justice et de paix, et je vous assurais alors de ma prière. Cet
après-midi, je souhaite vous redire, à vous-même, au Premier Ministre Netanyahu
et aux membres du Gouvernement qu'il vient de former, ainsi qu'à tout le peuple
de l'État d'Israël, que le pèlerinage que j'accomplis aux Lieux Saints, est une
démarche de prière pour le don précieux de l'unité et de la paix pour le
Moyen-Orient et pour toute l'humanité.
Oui,
je prie chaque jour pour que la paix, née de la justice, revienne en Terre
Sainte et dans toute la région, apportant la sécurité et une espérance
renouvelée pour tous.
La paix est avant tout un don divin. Car la
paix est la promesse du Tout-Puissant à l'humanité et elle est porteuse
d'unité. Dans le Livre du prophète Jérémie, nous lisons : «
Car je sais, moi - c'est le Seigneur qui
parle - les desseins que je forme pour vous, desseins de paix et non de
malheur, pour vous donner un avenir et une espérance » (29, 11). Le
prophète nous rappelle la promesse du Tout-Puissant, disant qu'Il «
se laisse trouver », qu'Il
«
écoutera », et qu'Il
«
nous rassemblera ». Mais
il y a une condition : nous devons «
le chercher » et le «
chercher
de tout notre cœur » (cf.
ibid. 12-14).
Aux Chefs
religieux qui sont ici présents, je
souhaite
dire que la contribution spécifique des religions à la recherche de la paix se
trouve essentiellement dans une recherche de Dieu authentique, ardente et unifiée.
Il nous revient de proclamer - et d'en être les témoins -, que le Tout-Puissant
est présent, qu'Il peut être connu même s'il semble caché à notre regard, qu'Il
agit dans notre monde pour notre bien et que l'avenir de la société est marqué
du sceau de l'espérance quand elle se met en syntonie avec l'ordre divin.
C'est la présence dynamique de Dieu qui
pousse les cœurs à se rassembler et qui assure l'unité. En effet, le
fondement ultime de l'unité entre les
personnes se trouve dans la parfaite unité et universalité de Dieu, qui a
créé l'homme et la femme à son image et à sa ressemblance afin de nous attirer
dans sa propre vie divine pour que tous soient un.
Les
Chefs religieux doivent donc être attentifs
au fait que toute division ou tension, toute tendance au repliement sur soi ou
à la suspicion parmi les croyants ou entre des communautés,
peut facilement conduire à une
contradiction qui masque l'unité du Tout-Puissant, trahit notre propre unité et
s'oppose à l'Unique qui se révèle lui-même comme Celui qui est « riche
en grâce et en fidélité » (
Ex 34,
6 ;
Ps 138, 2 ;
Ps 85, 11). Mes amis : Jérusalem,
qui a longtemps été un carrefour pour de nombreux peuples d'origines
différentes, est une cité qui permet aux Juifs, aux Chrétiens et aux Musulmans
aussi bien :
- D'assumer le devoir et de jouir du privilège de témoigner
ensemble de la coexistence pacifique depuis si longtemps désirée par ceux qui
adorent le Dieu unique ;
- De mettre en évidence le dessein du Tout-Puissant sur
l'unité de la famille humaine annoncée à Abraham ; et
- De proclamer la nature véritable de l'homme qui est d'être
un chercheur de Dieu. Prenons la résolution de faire en sorte que, à travers
l'enseignement et l'orientation que nous donnons à nos communautés respectives,
nous
aidions leurs membres à être
fidèles à ce qu'ils sont en tant que croyants, toujours plus conscients de la
bonté infinie de Dieu, de l'inviolable dignité de tout être humain et de
l'unité de la famille humaine tout entière.
La Sainte Écriture nous offre aussi une
manière de comprendre la sécurité. Selon l'usage juif, la
sécurité - batah - naît de la confiance, elle ne fait pas seulement
référence à l'absence de menace, mais aussi au sentiment de quiétude et de
confiance. Dans le Livre du prophète Isaïe nous lisons ce qui a trait à une
période de bénédiction divine : «
Une
fois encore, se répand sur nous l'Esprit d'en haut... Dans le désert s'établira
le droit et la justice habitera le verger. Le fruit de la justice sera la paix,
et l'effet de la justice repos et sécurité à jamais » (32, 15-17).
La sécurité, le droit, la justice et la
paix ! Dans le dessein de Dieu sur le monde, tout cela est inséparable.
Loin d'être le simple fruit des efforts de l'homme, ce sont des valeurs qui
jaillissent de la relation fondamentale de Dieu avec l'homme et qui demeurent
comme un patrimoine commun dans le cœur de chaque personne.
Il n'y a qu'une manière de protéger et de
promouvoir ces valeurs : les mettre en pratique ! En vivre !
Aucune personne, famille, communauté ou nation n'est exemptée du devoir de
vivre selon la justice et de travailler à la paix. Il va de soi que l'on attend
des dirigeants civils et politiques qu'ils assurent une sécurité juste et
convenable aux personnes qu'ils ont mission de servir. Cet objectif fait partie
de la promotion authentique des valeurs communes à l'humanité et ne peut donc
pas entrer en conflit avec l'unité de la famille humaine. Les valeurs
authentiques et les buts d'une société, qui protègent toujours la dignité
humaine, sont indivisibles, universels et interdépendants (cf.
Allocution aux Nations Unies , 18 avril
2008). Ils ne peuvent plus être respectés quand ils deviennent la proie
d'intérêts particuliers ou de politiques sectorisées.
Le véritable intérêt d'une nation est toujours servi par la recherche
de la justice pour tous.
Mesdames et
Messieurs, la
question de la sécurité
durable repose sur la confiance, elle s'alimente aux sources de la justice et
du droit, et elle est scellée par la conversion des cœurs qui nous pousse à
regarder l'autre dans les yeux et à reconnaître le « Toi » comme mon
égal, mon frère, ma sœur. N'est-ce pas de cette manière que la société
elle-même devient le « verger » (
Is
32,15) où fleurissent non pas des blocs opposés et l'obstruction, mais la
cohésion et l'accord ? Ne peut-elle pas devenir une communauté ayant de
nobles aspirations où tous peuvent avoir un accès sans restriction à
l'éducation, à un toit, à un travail, une société décidée à construire sur les
fondements solides de l'espérance,
En concluant, je
voudrais me tourner vers les familles simples de cette ville et de cette terre.
Quels sont les parents qui pourraient vouloir la violence, l'insécurité ou la
désunion pour leur fils ou leur fille ?
Quel but politique humain peut-il être jamais servi par le conflit et
la violence ? J'entends le cri de ceux qui vivent dans ce pays et qui
réclament la justice, la paix, le respect de leur dignité, la sécurité durable,
une vie quotidienne sans crainte des menaces venant de l'extérieur ou d'une
violence aveugle. Et je sais qu'un nombre important d'hommes et de femmes, de
jeunes aussi, travaillent en faveur de la paix et de la solidarité à travers
des programmes culturels et des initiatives qui manifestent concrètement
compassion et souci de l'autre ; ils sont assez humbles pour savoir
pardonner, ils ont le courage de saisir le rêve auquel ils ont droit.
Monsieur le
Président, je vous remercie de votre courtoisie à mon égard et je vous assure
encore de ma prière pour le Gouvernement et pour tous les citoyens de cet État.
Puisse une authentique conversion de
tous les cœurs conduire à un engagement toujours plus résolu et fort en faveur
de la paix et de la sécurité à travers la justice pour chacun ! Shalom !
4° Discours de
Benoît XVI au Mémorial Yad Vashem à Jérusalem (4):
«
Je leur
donnerai dans ma maison et dans mes remparts un monument et un nom (...) ;
je leur donnerai un nom éternel qui jamais ne sera effacé » (
Is 56, 5).
Ce passage du
Livre du prophète Isaïe offre les deux mots simples qui expriment solennellement
le sens profond de ce lieu vénéré :
yad
« mémorial » ;
shem « nom ».
Je suis
venu pour rester en silence
devant ce monument, érigé pour honorer la mémoire de millions de Juifs tués
dans l'horrible tragédie de la Shoah. Elles ont perdu leurs vies, mais
elles ne perdront jamais leurs noms, car ils sont profondément gravés dans le
cœur de ceux qui les aiment, de leurs compagnons de détention qui ont survécus
et de tous ceux qui sont déterminés à ne plus jamais permettre qu'une telle
atrocité déshonore à nouveau l'humanité. Plus que tout, leurs noms sont à
jamais inscrits dans la mémoire du Dieu Tout-puissant.
Il est possible
de dérober à un voisin ce qu'il possède, son avenir ou sa liberté. Il est
possible de tisser un réseau insidieux de mensonges pour convaincre les autres
que certains groupes ne méritent pas d'être respectés. Néanmoins,
quoique vous fassiez, il est impossible
d'enlever son nom à un être humain.
L'Écriture Sainte nous enseigne
l'importance du nom pour conférer à une personne une mission unique ou un don
spécial. Dieu appelle Abram, «
Abraham »,
car il va devenir le «
Père d'une
multitude de nations » (
Gn 17,
5). Jacob fut appelé «
Israël »
car il avait «
été fort contre Dieu
et contre les hommes et il l'avait emporté » (cf.
Gn 32, 29).
Les noms
inscrits dans ce sanctuaire auront toujours une place sacrée parmi les
descendants innombrables d'Abraham. Comme lui, leur foi a été éprouvée.
Comme Jacob, ils ont été plongés dans le combat pour discerner les desseins du
Très-Haut. Que les noms de ces victimes ne périssent jamais ! Que leur
souffrance ne soit jamais niée, discréditée ou oubliée ! Et que toutes les
personnes de bonne volonté demeurent attentives à déraciner du cœur de l'homme
tout ce qui peut conduire à de telles tragédies !
L'Église
catholique, professant les enseignements de Jésus et attentive à imiter son
amour pour tous les hommes, a une profonde compassion pour les victimes dont il
est fait mémoire ici. De même, elle se fait proche de tous ceux qui,
aujourd'hui, sont objet de persécution à cause de leur race, de leur couleur,
de leur condition de vie ou de leur religion - leurs souffrances sont les
siennes, et sienne est leur espérance de justice. En tant qu'Évêque de Rome et
Successeur de l'Apôtre Pierre,
je réaffirme
l'engagement de l'Église à prier et à travailler sans cesse pour faire en sorte
que cette haine ne règne plus jamais dans le cœur des hommes. Le Dieu
d'Abraham, d'Isaac et de Jacob est le Dieu de la paix (cf.
Ps 85, 9).
Les Écritures
enseignent que nous avons le devoir de rappeler au monde que ce Dieu est
vivant, même s'il nous est parfois difficile de comprendre ses chemins
mystérieux et impénétrables. Il s'est révélé lui-même et il continue d'agir
dans l'histoire humaine. Il est le seul à gouverner le monde avec justice et à
se prononcer sur toutes les nations avec droiture (cf.
Ps 9, 9).
En regardant les
visages qui se reflètent à la surface de la nappe d'eau immobile à l'intérieur
de ce mémorial, on ne peut pas ne pas se rappeler que chacun d'eux porte un
nom. Je peux seulement imaginer la joyeuse attente de leurs parents alors
qu'ils se préparaient avec impatience à accueillir la naissance de leurs
enfants. Quel nom donnerons-nous à cet enfant ? Qu'adviendra-t-il de lui
ou d'elle ? Qui pouvait imaginer qu'ils auraient été condamnés à un sort
aussi déplorable !
Tandis que nous sommes ici, en silence,
leur cri résonne encore dans nos cœurs. C'est un cri élevé contre tout acte
d'injustice et de violence. C'est le
reproche
continuel du sang innocent versé. C'est le cri d'Abel montant de la terre
vers le Très-Haut. En professant fermement notre foi en Dieu, nous faisons
monter ce cri en utilisant les mots du Livre des Lamentations qui sont si
pleins de sens pour les Juifs comme pour les Chrétiens.
« Les faveurs du Seigneur ne sont
pas finies, ni ses compassions épuisées ; elles se renouvellent chaque
matin, grande est sa fidélité !
Ma part, c'est
Dieu ! dit mon âme, c'est pourquoi j'espère en lui. »
Le Seigneur est
bon pour qui se fie à lui, Pour l'âme qui le cherche.
Il est bon
d'attendre en silence le salut de Dieu ». (
Lm
3, 22-26).
Chers amis, je
suis profondément reconnaissant envers Dieu et envers vous de cette occasion
qui m'a été donnée de m'arrêter ici, en silence : silence pour se
souvenir, silence pour prier, silence pour espérer.
5° Discours de
Benoît XVI au « Notre-Dame Center » de Jérusalem : Rencontre
avec des organisations pour le dialogue interreligieux(5).
Chers Frères Évêques, Honorables chefs religieux, Chers
amis,
C'est pour moi une source de grande joie
que de pouvoir vous rencontrer ce soir. Je désire remercier Sa Béatitude le
Patriarche Fouad Twal pour les aimables paroles de bienvenue qu'il m'a
adressées en votre nom à tous. Et, en retour des sentiments chaleureux dont
j'ai reçu l'assurance, je vous salue avec joie, vous tous, ainsi que les
membres des groupes et organisations que vous représentez.
«
Dieu dit à Abram, ‘Quitte ton pays, ta
parenté et la maison de ton père, pour le pays que je t'indiquerai ... Abram
partit... et prit sa femme Saraï avec lui » (
Gn 12, 1-5).
L'appel soudain
de Dieu, qui marque le début de l'histoire de nos traditions de foi, a retenti
au cœur de l'existence quotidienne ordinaire d'un homme. Et l'histoire qui
s'est ensuivie, se modela, non pas de façon isolée, mais à travers la rencontre
avec les cultures égyptienne, hittite, sumérienne, babylonienne, perse et
grecque.
La foi est toujours vécue à l'intérieur
d'une culture. L'histoire des religions montre qu'une communauté de croyants
avance progressivement dans la foi en Dieu, prenant appui sur la culture
qu'elle rencontre et la modelant. Le même mouvement se retrouve pour chaque
croyant des grandes traditions monothéistes : en syntonie avec la voix de
Dieu, tout comme Abraham, nous répondons à son appel et nous nous mettons en
marche cherchant l'accomplissement de ses promesses, désireux de nous soumettre
à sa volonté, et traçant une voie dans notre culture propre.
De nos jours, presque quatre mille ans
après Abraham,
la rencontre des
religions avec la culture n'advient pas simplement sur un plan géographique.
Certains aspects de la mondialisation et particulièrement tout ce qui concerne
internet ont fait naître une vaste culture virtuelle dont la valeur est tout
aussi diverse que ses innombrables manifestations. Il ne fait pas de doute que
l'on est parvenu à créer en bien des cas une certaine impression de proximité
et d'unité au sein de l'ensemble de la famille humaine. Pourtant, en même
temps, la série illimitée de portails qui sont mis à la disposition des gens
pour leur donner accès facilement à toutes sortes de sources d'information peut
facilement devenir un instrument de fragmentation sociale croissante :
l'unité de la connaissance vole en éclats
et les aptitudes complexes à la critique, au discernement et au jugement,
acquises grâce aux savoirs académiques et éthiques sont souvent délaissées ou
comptées comme négligeables.
La
question qui vient alors spontanément à
l'esprit est de
savoir quelle est la
contribution que la religion apporte aux cultures du monde devant les effets
d'une mondialisation rapide. Dès lors que nombreux sont ceux qui soulignent
volontiers les apparentes oppositions entre les religions, il nous revient, en
tant que croyants, de relever le défi de présenter clairement ce que nous
partageons ensemble.
Les premiers pas
d'Abraham sur le chemin de la foi, et les pas que nous faisons pour aller ou
revenir de la synagogue, de l'église, de la mosquée ou du temple, battent le
sentier de notre unique histoire humaine, et ouvrent, au fur et à mesure, la
route vers la Jérusalem éternelle (cf.
Ap
21, 23). De la même manière,
toute
culture, avec sa capacité interne de donner et de recevoir, est un signe de
l'unité de la nature humaine.
Pourtant,
l'individu n'est jamais pleinement exprimé à travers sa propre culture,
mais au contraire il la transcende dans sa constante recherche de quelque chose
qui la dépasse. Dans cette perspective, chers amis, nous voyons la possibilité
d'une
unité qui n'est pas dépendante de
l'uniformité. Tandis que les différences que nous individualisons dans le
dialogue interreligieux peuvent parfois apparaître comme des barrières, il ne
faut pas pour autant qu'elles jettent une ombre sur le
sens commun d'adoration et de respect pour l'universel, l'absolu et la
vérité qui pousse les membres des religions à se parler entre eux en premier
lieu. En effet, c'est la conviction commune que
ces réalités transcendantes ont leur source dans le Tout-Puissant,
et qu'elles en portent les traces, que les croyants professent les uns devant
les autres, devant nos institutions, notre société, notre monde. C'est ainsi
que, non seulement nous enrichissons la culture, mais nous lui donnons
forme : des vies faites de fidélité religieuse font écho à la présence envahissante
de Dieu et forment de cette manière une culture qui n'est pas définie par des
limites de temps ou d'espace mais qui se modèle fondamentalement sur des
principes et des actions qui résultent de la foi.
La croyance
religieuse présuppose la vérité.
Quelqu'un
qui croit est quelqu'un qui cherche la vérité et en vit. Bien que le moyen
par lequel nous comprenons la découverte et la communication de la vérité soit
en partie différent d'une religion à l'autre, cela ne devrait pas nous
détourner de nos efforts en vue de témoigner du rayonnement de la vérité.
Ensemble, nous pouvons proclamer que Dieu
existe et qu'on peut le connaître, que la terre est sa création, que nous
sommes ses créatures, et qu'il appelle tout homme et toute femme à vivre de
manière à respecter son dessein sur le monde. Chers amis, si nous croyons que
nous avons un critère de jugement et de discernement qui est d'origine divine
et qui est valable pour toute l'humanité, alors nous ne devons pas nous lasser
de faire en sorte que cette connaissance puisse avoir une influence sur la vie
civile.
La vérité devrait être proposée
à tous ; elle est au service de tous les membres de la société. Elle
éclaire les fondements de la morale et de l'éthique, et elle insuffle à la
raison la force de dépasser ses propres limites pour donner forme aux
aspirations les plus profondes que nous avons en commun.
Loin d'être une menace pour la tolérance vis-à-vis des différences
culturelles ou du pluralisme (culturel), la vérité rend possible un consensus
et permet au débat public de rester rationnel, honnête et solide, elle ouvre
enfin le chemin de la paix.
Encourager
la volonté d'obéir à la vérité, permet en fait d'élargir notre conception de la
raison et son champ d'application et rend possible le dialogue authentique
entre cultures et religions qu'il est si urgent de développer aujourd'hui.
Chacun de nous
ici sait bien que, malgré tout, la voix de Dieu se fait entendre moins
clairement
aujourd'hui, que la
raison elle-même en bien des cas devient sourde au divin. Toutefois, ce «
vide » n'est pas celui du
silence. Bien au contraire,
c'est la
cacophonie des requêtes de l'égoïsme, des promesses vaines et des fausses
espérances, qui le plus souvent envahissent les espaces mêmes où Dieu nous
cherche. Pouvons-nous dès lors créer
des lieux, - des oasis de paix et de méditation profonde -
où la voix de Dieu puisse de nouveau être
entendue, où sa vérité puisse être découverte au cœur de la raison
universelle, où chaque individu, quelles que soient son origine, son appartenance
ethnique ou politique, ou sa croyance religieuse, puisse être respecté comme
une personne, comme un semblable ? En cet âge d'accès immédiat à
l'information et marqué par des tendances sociales qui engendrent une forme de
monoculture, une réflexion approfondie sur la présence permanente de Dieu
pourra enhardir la raison, stimuler le génie créatif, faciliter une évaluation
critique des pratiques culturelles et renforcer la valeur universelle de la
croyance religieuse.
Chers amis, les
institutions et les groupes que vous représentez vous engagent dans le dialogue
interreligieux et la promotion d'initiatives culturelles à des niveaux très
divers. Depuis des institutions académiques - permettez-moi ici de saluer
spécialement les brillantes réalisations de l'Université de Bethléem - à des
groupes de parents affligés ; depuis des initiatives musicales ou
artistiques à l'exemple courageux donné par des pères ou des mères de famille
ordinaires ; depuis des groupes organisés de dialogue aux organismes caritatifs,
vous démontrez votre conviction que notre devoir envers Dieu ne s'exprime pas
seulement à travers le culte que nous lui rendons mais aussi dans l'amour et le
souci que nous avons pour la société, pour la culture, pour notre monde et pour
tous ceux qui vivent sur cette terre. Certains voudraient nous faire croire que
nos différences sont nécessairement une cause de division et donc, ne doivent
être au plus que tolérées. Quelques autres affirment même que nous devrions
être réduits au silence. Mais
nous
savons que nos différences ne doivent jamais être dénaturées au point d'être
considérées comme une cause inévitable de friction ou de tension soit entre
nous, soit avec la société dans son ensemble.
Au contraire, elles fournissent une merveilleuse opportunité pour les
personnes des différentes religions de vivre ensemble dans un profond respect,
dans l'estime et la considération, s'encourageant les unes les autres sur
les chemins de Dieu. Avec l'aide du Tout-Puissant et éclairés par sa vérité,
puissiez-vous continuer d'avancer avec courage, en respectant tout ce qui nous
rend différents et en promouvant tout ce qui nous unit comme créatures bénies
par le désir d'apporter l'espérance à nos communautés et au monde ! Que
Dieu nous guide tout le long de ce chemin !
6° Allocution du
président Shimon Peres à l’arrivée de Benoît XVI à l’aéroport Ben Gourion de
Tel Aviv (6):
(En hébreu moderne :)
Votre Sainteté, pape Benoît XVI,
Je vous accueille à votre arrivée au nom de l'Etat d'Israël
et je vous souhaite la bienvenue. Shalom !
(En latin :)
Je te salue, Benoît, premier parmi les fidèles, qui visites
aujourd'hui la Terre Sainte
[Ave Benedicte, princeps fidelium qui hodie terram sanctam
visitas.]
(En anglais :)
Je vois votre
visite ici, en Terre Sainte, comme une mission spirituelle importante du plus
haut niveau : une
mission de paix.
La mission de planter des semences de tolérance et d'arracher les mauvaises
herbes du fanatisme.
J'apprécie vos
appels et vos actions pour abaisser le niveau de la violence et de la haine
dans le monde. Je suis certain que le dialogue entre le judaïsme et le
christianisme se poursuivra dans l'esprit des prophètes.
J'honore vos
efforts pour nourrir les affamés et pour apaiser la soif humaine de foi dans
l'homme et dans le Créateur de l'univers.
Dans notre pays, les juifs, les chrétiens, les musulmans, les bédouins,
et les circassiens vivent tous ensemble. Ils vivent sur la même terre. Ils
vivent sous le même ciel. Ils prient le Dieu Tout Puissant. Chacun prie dans sa
langue, selon le livre de prières qui lui est propre, sans aucune interférence
extérieure.
Israël
sauvegarde l'absolue liberté de la pratique religieuse et le libre accès aux
lieux saints. Nous sommes toujours heureux de recevoir en Terre Sainte des
pèlerins du monde entier.
Depuis le temps
d'Abraham notre ancêtre, nous croyons que l'homme doit aspirer à être un invité
désiré et un hôte agréable. La tente d'Abraham était ouverte dans toutes les
directions. Il était facile à l'air pur et au vent d'entrer du nord, du sud, de
l'est, de l'ouest.
Comme il est
écrit dans la livre d'Isaïe (ch. 56, v. 7) : «
Ma maison sera appelée maison de prière pour toutes les Nations ».
Notre pays est pauvre en ressources, mais
riche de foi.
Notre pays est pour moitié un désert, mais nous avons construit un commerce
florissant par la force du capital humain et une société qui cherche la justice
pour tout enfant venu au monde.
Nous avons fait
la paix avec l'Egypte et la Jordanie, et nous sommes en train de négocier pour
faire la paix avec les Palestiniens et même pour arriver à une paix régionale
complète.
Votre visite ici
apporte une compréhension bénie entre les religions et répand la paix pour qui
est proche et pour qui est loin. L'Israël historique et l'Israël renouvelé
accueillent ensemble votre arrivée comme pavant la grande route de la paix de
ville en ville.
Bienvenue en Terre Sainte ! Bienvenue à
Jérusalem !
(En Hébreu :) Bienvenu sous notre toit !
(Le président Peres a ajouté spontanément, une nouvelle fois
en hébreu :) Bienvenu !
1-
ROME, Lundi 11 mai 2009 ( ZENIT.org
) - Nous publions ci-dessous le discours que le pape Benoît XVI a
prononcé au moment de son départ de Jordanie, à l'aéroport Queen Alia de Amman,
ce lundi matin. © Copyright du texte original en anglais : Librairie Editrice
du Vatican Traduction de travail distribuée par la salle de presse du
Saint-Siège ;
2-
ROME, Lundi 11 mai 2009 ( ZENIT.org
) - Nous publions ci-dessous le discours que le pape Benoît XVI a
prononcé à son arrivée à l'aéroport Ben Gourion de Tel Aviv où il a été
accueilli par le président de l'Etat d'Israël, M. Shimon Peres, et par le
premier ministre M. Benjamin Netanyahu. © Copyright du texte original en
anglais : Librairie Editrice du Vatican Traduction de travail
3-
ROME, Lundi 11 mai 2009 ( ZENIT.org ) - Nous publions
ci-dessous le discours que le pape Benoît XVI a prononcé au palais présidentiel
de Jérusalem, lors de sa visite de courtoisie au président Shimon Peres, ce
lundi après-midi. © Copyright du texte original en anglais : Librairie Editrice
du Vatican Traduction de travail distribuée par la salle de presse du
Saint-Siège.
4-
ROME, Lundi 11 mai 2009 ( ZENIT.org ) - Nous publions
ci-dessous le discours que le pape Benoît XVI a prononcé ce lundi après-midi au
Mémorial de « Yad Vashem » à Jérusalem, monument à la mémoire de
l'holocauste. Le pape a prononcé son discours après avoir salué six survivants
de l'holocauste. © Copyright du texte original en anglais : Librairie Editrice
du Vatican Traduction de travail
5-
ROME, Lundi 11 mai 2009 ( ZENIT.org ) - Nous publions
ci-dessous le discours que le pape Benoît XVI a prononcé ce lundi, en fin
d'après-midi, au « Notre-Dame Center » de Jérusalem, en présence
d'organisations chargées de la promotion du dialogue interreligieux et de
représentants de différentes religions présentes en Terre sainte. © Copyright
du texte original en anglais : Librairie Editrice du Vatican Traduction de
travail distribuée par la salle de presse du Saint-Siège
6-
ROME, Lundi 11 mai 2009 ( ZENIT.org ) - L'allocution du
président Shimon Peres à l'arrivée de Benoît XVI à l'aéroport Ben Gourion de
Tel Aviv ce matin a utilisé la langue du pays, l'hébreu moderne, la langue
officielle du Vatican, le latin (qui utilisent toutes les deux le tutoiement), et
pour le corps du texte, l'anglais. Traduction : Anita S. Bourdin.