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Afrique du Sud : Une épidémie de tuberculose, juste la " tête de l’iceberg ". The Sunday Tribune (South Africa), par Liz Clarke et Charlène Smith, 10 septembre 2006.
http://www.afrika.no/noop/page.php?p=Detailed/12755.html&d=1
La forme très virulente de tuberculose qui a tué 52 sur 53 personnes dans un hôpital dans le KwaZulu-Natal est juste la tête de l’iceberg en Afrique du Sud affirment les scientifiques. Ce qui rend cette forme de TB si mortelle, c’est qu’au contraire des formes habituelles de TB, la XDR TB peut infecter les personnes en très bonne santé. Si ces personnes ont davantage de chance de lutter contre la maladie, celles qui ont un système immunitaire affaibli décèderont en un mois.
La découverte de cette forme XDR TB dans un petit hôpital à Tugela Ferry est la 6
e dans le monde. C’est une forme mortelle dans la plupart des cas, qui ne peut être traitée et tue le malade en moins d’un mois.
- Les bactéries de cette TB sont en suspension dans l’air pendant quatre heures après qu’une personne infectée par cette forme de TB a quitté la pièce.
- A peu près 75 % de Sud Africains sont infectés par la TB, mais ne deviendront malades que si leur système immunitaire s’effondre.
- Les symptômes de la TB apparaissent comme suit : une toux persistante, de la fièvre, une perte de poids et de la fatigue.
- La TB ordinaire nécessite un traitement de six mois et le traitement coûte 250 Rands.
- La TB résistante à des médications multiples nécessite un traitement de 18 mois et son traitement s’élève à 250.000 Rands.
- La TB XDR résiste à tous les traitements. Elle est mortelle. La durée de vie est de 16 jours à un mois une fois que l’infection atteint le malade.
Des médicaments qui peuvent tuer des millions de personnes. De New Scientist Print Edition, Andy Coghan, 08/08/2006.
Imaginez les cris d’alarme si 500 personnes d’un pays développé, par exemple les USA ou le RU, mouraient après avoir été traitées par de faux médicaments. Puis, envisagez qu’au début des années 1990, des enfants (aussi 500) d’Inde, de Haïti, du Bangladesh et du Nigeria sont morts d’une insuffisance rénale après avoir pris un " faux " sirop de paracétamol contaminé par un solvant toxique. Personne n’a rien relevé si ce n’est leurs familles et quelques médecins.
Leur mort représente juste un cas qui illustre le commerce illicite de produits pharmaceutiques qui occasionnent chaque année un nombre incalculable de décès. Les victimes, qu’on retrouve surtout dans les pays les plus pauvres, sans en avoir conscience achètent souvent de faux médicaments qui contiennent des substances toxiques, ou peu, ou pas d’ingrédients actifs, et pourtant prétendent combattre les tueurs les plus évitables comme la malaria, la tuberculose, la typhoïde…
En 1995, au Niger, environ 60.000 personnes ont été inoculées par un faux vaccin contre la méningite après que les autorités nigérianes aient un reçu un don de 88.000 doses de vaccins produits par Pasteur Mérieux et SmithKline Beecham au Nigeria voisin. Les doses ne contenaient aucune trace des ingrédients actifs.
En Chine, 192.000 patients sont morts au cours de 2001 après avoir pris de faux médicaments. La même année, les autorités chinoises ont fermé 1300 usines alors qu’elles menaient une investigation sur 480.000 cas de médicaments contrefaits qui représentaient une valeur de 57 millions de US$. En 2004, elles ont arrêté 22 fabricants de lait en poudre pour nourrissons fort en dessous des normes. Elles ont ordonné la fermeture de ces usines après le décès de plus de 50 bébés.
En Amérique du Nord, des rapports récents font état de plusieurs contrefaçons : des hormones de croissance humaine, l’atorvastatine utilisée pour diminuer le taux de cholestérol et les maladies cardiaques ; l’érythropoïétine, utilisée pour diminuer le taux d’anémie ; la filigrastine, utilisée chez les patients atteints de leucémie ou qui ont subi un transplant de moelle épinière ainsi que les médicaments utilisés dans la lutte contre le cancer : la gercitabine et le paclitaxel.
Les antirétroviraux, la thérapie à long terme qui aide les séropositifs à ne pas développer le SIDA, sont déjà contrefaits sur une large échelle en Afrique Centrale. Jusqu’à présent, on a déjà identifié des contrefaçons des combinaisons de médicaments suivantes : stavudine-lamivudine-neviparine et lamivudine-zidovudine.
Les armes légères et les conséquences de la violence armée
Des membres d'IANSA dans plus de 30 pays ont fait partie de la Journée mondiale d'action pour un Traité sur le commerce des armes (TCA ou ATT) le 13 septembre. Ils ont entrepris des activités pour sensibiliser les gens sur les effets de la violence armée, de même que pour exercer pression sur les gouvernements de manière à ce que ceux-ci soutiennent la régulation mondiale de toutes les armes conventionnelles, y incluses les armes légères. Des photos, articles, et rapports ont été téléchargés sur le site web d'IANSA :
http://www.iansa.org/campaigns_events/day_of_action/activities.htm.
S'il vous plait, veuillez continuer à nous envoyer de l'information ; écrivez à laura.cheeseman@iansa.org
L’effondrement des conférences sur le commerce mondial – un échec du multilatéralisme ? (BBC)
D’après Evan Davis, l’éditeur de l’économie à la BBC, les conséquences potentielles de l’échec de la conférence de Doha sont au nombre de trois :
- 1. Rôle de l’OMC dans le règlement de la dispute est miné ;
- 2. Certains pays, avec les USA à leur tête, négocient des accords bilatéraux qui sculptent le commerce mondial des échanges de denrées de manière très compliquée et bureaucratique et ne reflètent pas quel pays peut produire au prix le plus bas;
- 3. Pays sont découragés par la libéralisation du commerce et créent des politiques plus protectionnistes qu’ils veulent adopter. Ils utilisent pour cela des moyens détournés comme les mesures contre le dumping et des subsides cachés.
Pour en savoir plus dans ce domaine, voici quelques liens (en anglais) :
The Death of the WTO’s Doha Talks par Even Davis à
http://news.bbc.co.uk/go/pr/fr/-/2/business/5215318.stm et
Will a Phoenix Rise from the Ashes of Doha’s Collapse ? par Sophia Murphy et Carin Smaller, Institute for Agriculture and Trade Policy, Geneva, via
www.iatp.org ou
www.tradeobservatory.org;
Rescuing the Doha Round, par C. Fred Bergsten, Director, Institute for International Economics,
Foreign Affairs, (December 2005)
Un courriel à propos du commerce équitable. Voir
fairtradeafrica@socioeco.org To go to the forum Web pages / Pour visiter le site Web du forum / Para visitar el sitio Web del foro :
http://fairtrade.socioeco.org
Salut à tous.
Je suis parfaitement d'avis avec IBOU GASSABA. Il est nécessaire de se poser certaines questions qui sans réponses, si elles restaient, me permettraient de dire: le concept de commerce équitable n'est pas prêt d'être opérationnel. Combien parmi nous connaissons effectivement les produits que notre pays produit? Combien de ces produits consommons-nous? A combien sommes nous prêts à acheter ces produits?
je pense pour ma part que le commerce équitable avant de l'analyser entre le Nord et le Sud, il faudrait en faire une analyse interne. Ceci me pousse donc à voir quel est le revenu moyen d'un africain. Car là est la question. Il faudrait que nous puissions nous-mêmes être en mesure de nous offrir des produits fabriqués par nous avant l'extérieur. Ne voit-on pas souvent, quand on visite un ménage africain, le chef de famille boire l'eau avant de l'offrir au visiteur? Il faut donc repenser le concept du commerce équitable, dans un sens où, l'africain lui- même puisse s'offrir " le luxe" des produits fabriqués chez lui.
Bon courage à tous
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