L'ONU célèbre la première Journée internationale de la
non-violence
« Lorsque je désespère, je me souviens que tout au cours de l’histoire,
la voie de la vérité et de l’amour l’a toujours emporté. Il y a eu des
tyrans et des assassins qui, pendant un certain temps, ont semblé invincibles,
mais ils finissent toujours par tomber- pensez-y,toujours. Quelle
différence pour les morts, les orphelins et les sans-logis que les
destructions se fassent au nom du totalitarisme, ou au nom sacré de la liberté
et de la démocratie? Œil pour œil, et le monde entier devient aveugle.
Il
y a beaucoup de causes pour lesquelles je suis prêt à mourir, mais aucune pour
laquelle je suis prêt à tuer ». (Mahatma Gandhi Histoire de mon expérience avec la vérité,1927)
La première
Journée internationale de la non-violence a été célébrée le 2 octobre 2007,
jour anniversaire de la naissance du Mahatma Gandhi, chef du mouvement pour l’indépendance de l’Inde
et pionnier de la philosophie et de la
stratégie de la non-violence.
Conformément à
la résolution A/RES/61/271 de
l’Assemblée générale en date du 15 juin 2007, qui établissait cette commémoration, cette Journée
internationale est l’occasion de
« diffuser le message de la
non-violence, notamment par des actions
d’éducation et de sensibilisation. » La résolution réaffirme « la pertinence universelle du principe de non-violence » et le souhait de « favoriser
une culture de paix, de tolérance, de
compréhension et de non-violence ».
Mr
le Secrétaire Général de l’Organisation des Nations Unies, Mr Ban
Ki-Moon appelle à promouvoir une tolérance et une non-violence à tous les
niveaux, de l’individu à l’état, en s’inspirant de Mahatma Gandhi. Message du Secrétaire général des
Nations Unies, M. Ban Ki - Moon , à l’occasion de la Journée internationale de
la non-violence, le 2 octobre:
L’Organisation
des Nations Unies a été créée dans l’espoir que l’humanité pourrait non
seulement mettre fin à la guerre, mais aussi, un jour, la rendre inutile. Ses
fondateurs espéraient qu’elle aiderait à faire cesser la violence en diffusant
une culture de la paix, en prônant la tolérance et en défendant la dignité
humaine.
Ces mêmes idéaux
constituent l’héritage de Mahatma Gandhi,
dont nous célébrons aujourd’hui l’anniversaire. En menant des combats pacifiques contre les régimes
injustes de l’Afrique du Sud et de l’Inde, il a conquis les esprits dans le
monde entier. Et en incorporant la
non-violence dans la vie de tous les jours, il a incité d’innombrables
personnes à mener une vie meilleure, plus constructive.
« La non-violence
est mon premier article de foi. C’est aussi le dernier article de mon
credo », répondit le Mahatma quand, en 1922, il fut accusé d’être un
agitateur.
Plus que jamais auparavant, nous avons
besoin de l’inspiration du Mahatma. Partout autour de nous, des groupes
sont aux prises avec l’intolérance et les tensions interculturelles. Les dogmes extrémistes et les idéologies
violentes gagnent du terrain alors que les forces de la modération reculent.
Récemment, la
force meurtrière a été utilisée sous nos yeux contre des manifestants non armés
et non - violents qui mettaient en pratique l’esprit même des enseignements du
Mahatma.
Aujourd’hui, nous devons absolument réagir
à ces tendances et promouvoir une tolérance et une non-violence véritables à
tous les niveaux, de l’individu à l’État.
La Journée
internationale de la non-violence est l’occasion de nous atteler à cette tâche.
J’espère qu’elle contribuera à ce que de plus en plus de gens entendent l’appel
à la non - violence lancé par Mahatma Gandhi, et hâtera l’avènement d’une ère
où chaque jour sera placé sous le signe de la non-violence.
Srgjan Kerim, le président de l'Assemblée générale, a lui
déclaré que l'objectif de cette journée est de « faire passer le message que la non-violence, la tolérance le respect
pour les droits de l'homme, la démocratie, le développement et la diversité
sont liés et se renforcent mutuellement ». Devant l'Assemblée, il a cité le
Mahatma Gandhi, pour qui la poursuite des objectifs politiques par la
non-violence était une « quête morale
». « La non-violence est la force la plus puissante à disposition du genre
humain. Elle est plus puissante que la plus puissante arme de destruction
inventée par l'ingéniosité humaine », a déclaré Srgjan Kerim.
Le message de
Gandhi est aussi pertinent aujourd'hui qu'il ne l'était jadis, car sa
philosophie politique se base sur des principes universels qui transcendent
l'histoire, les nations et les cultures, a-t-il ajouté. Selon Gandhi, l'intolérance est la pire forme de violence, car sans
réelle tolérance aucun dialogue ne peut avoir d'impact durable.
Il a cité
ceux qui ont suivi les pas de la non-violence dans leur lutte pour le
changement social, la liberté et les droits de l'homme, comme Nelson Mandela,
Martin Luther King, et Mère Teresa, Srgjan Kerim. Il a rappelé que Martin
Luther King Jr., en recevant le Prix Nobel de la Paix, a souligné que les
valeurs intrinsèques de la Charte des Nations Unies reposaient sur la notion
que le seul moyen de parvenir à des solutions durables pour résoudre les défis
politiques et sociaux était de prendre le chemin de la non-violence.
Le président a
souligné l'importance des diverses
initiatives au sein de l'ONU qui promeuvent le dialogue entre les cultures, les
religions et les confessions, et la compréhension mutuelle.
Mais à l'instar
du Mahatma Gandhi, nous devons aussi reconnaître que la non-violence et la paix
sont inséparables et dépendent l'une de l'autre, a-t-il ajouté.
C'est au moins
de juin dernier que l'Assemblée générale a décidé, par une résolution, que le 2 octobre, jour de la naissance du Mahatma
Gandhi, serait la Journée internationale de la non-violence.
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