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NOUVELLES d’AEFJN
>N° 27
- OCTOBRE 2008
1° Biocarburants: la FAO appelle à une révision des
politiques et subventions et soupèse risques et opportunités (1) :
La situation mondiale de l’alimentation
et de l’agriculture 2008 examine les
conséquences
de la croissance rapide de la production de biocarburants à base de produits
agricoles. L’essor des biocarburants liquides a été largement favorisé par
les politiques adoptées dans les pays développés, qui ont considéré que cette
nouvelle forme d’énergie pouvait atténuer les effets négatifs du changement
climatique et contribuer à la sécurité énergétique et au développement de
l’agriculture. La demande croissante de produits agricoles destinés à la
fabrication de biocarburants a des conséquences importantes sur les marchés
agricoles, et des voix s’élèvent pour dénoncer leur impact négatif sur la
sécurité alimentaire de millions de personnes dans le monde. Parallèlement,
l’impact des biocarburants sur l’environnement est examiné toujours plus en
détail. Mais les biocarburants offrent aussi des débouchés prometteurs pour le
développement agricole et rural, si les politiques et les investissements qui
conviennent sont mis en place. Le présent rapport fait le point sur le débat en
cours et examine les données tangibles qui existent sur ces questions
fondamentales. Il conclut que des efforts concertés pour réformer les
politiques et investir dans l’agriculture doivent être déployés pour réduire
les risques associés aux biocarburants et partager plus largement les avantages
qu’ils offrent.
2° Armes:
La
Radio Publique Africaine au Burundi a annoncé que 3 albinos, parmi eux une
fillette de 12 ans, ont été tués et mutilés par des bandes armées qui veulent
vendre des parties des cadavres en Tanzanie. Un survivant albinos, actuellement
sous protection, a affirmé que ces membres relevés sur les cadavres sont vendus
aux sorciers.
(2)
3° RDC: Les groupes armés continuent de recruter des enfants
soldats :
Des
groupes armés poursuivent le recrutement d’enfants soldats pour les combats qui
continuent dans la région du Nord Kivu, à l’Est de la RDC. Des enfants qui
essaient de s’échapper ont été tués ou torturés, parfois en présence d’autres
enfants pour décourager des évasions futures. Les enfants capturés par l’armée
de la RDC comme combattants suspects de groupes armés, ont subi des traitements
dégradants et la torture dans les camps de détention de l’armée.
(3)
4° Santé : Pénurie d’eau et choléra au Zimbabwe :
Par Nelson Chenga & Charles Rukuni
dans Financial Gazette (Zimbabwe), 09.29.2008
Une
catastrophe sanitaire aux proportions inimaginables menace Harare après la
détérioration accélérée des dernières semaines dans la distribution de l’eau et
suscite de nouvelles craintes dans ce domaine. L’apparition du choléra à
Chitungwiza a tué 13 victimes à ce jour. La crise de l’eau à Harare et à
Chitungwiza (environ 30 km au S de la capitale) a atteint un seuil critique et a
forcé des associations de médecins et citadins de faire pression sur le
gouvernement pour assainir sa situation et arrêter ces décès continuels. Une
pénurie importante de devises étrangères
empêche l’importation des produits chimiques et des pièces de rechange
nécessaires à la purification de l’eau et aux réparations des
infrastructures de distribution. Le gouvernement n’a pas voulu reconnaître son
incapacité à gérer ce problème.
L’Association
zimbabwéenne des médecins pour les Droits humains (ZADHR) vient d’annoncer
qu’une crise sanitaire sévère se développe
dans les régions urbaines vu le manque criant d’eau. La Zimbabwe National
Water Authority (ZINWA), agence parastatale, est incapable de pomper et
d’assainir une quantité suffisante d’eau et laisse donc la plupart des
habitations urbaines en pénurie. Ceci oblige les habitants à recourir à un
approvisionnement en eau non assainie.
Ceci
s’accompagne d’un effondrement dans le
système sanitaire (Des tuyaux de pompage percés, manque ou refus de
récolter l’eau ou d’en assurer une distribution adéquate) qui menace la santé
de millions de Zimbabwéens à un moment où le département de la santé est le
moins prêt à faire face à des apparitions importantes de maladies à cause du
lavage de cerveau et du manque de médicaments.
5° Une nouvelle ruée vers l’Afrique :par Alexactus T. Kaure
dans The Namibian, 10/15/2008
L’Afrique
est à la porte d’une nouvelle colonisation. Cette procédure sera néanmoins
différente de celle qui a été initiée par la Conférence de Berlin au 18e siècle
et qui a provoqué le morcellement du continent africain entre les puissances
européennes.
Il n’y aura ni armes ni
Bible pour pacifier et soumettre les africains. Cette fois, les décisions seront prises dans des salles où circuleront
dollars et vin. Ce sera aussi différent car les Africains ne résisteront ni
ne se révolteront, car ils seront partie prenante dans la procédure de
recolonisation de leur continent. En parlant d’africains, je me réfère ici à la
classe acquéreuse et dominante. Cette nouvelle ruée, contrairement à
l’ancienne, n’a aucun intérêt dans une nouvelle délimitation des frontières
nationales mais est
avide de ressources
naturelles, le pétrole, les diamants, le bois, l’or, l’uranium, l’ivoire, le
gaz naturel et j’en passe. Et ceci s’ajoute à la présence des anciens
colonisateurs qui sont toujours sur le continent par le biais de leurs
nombreuses compagnies multi - et transnationales après la naissance de nos
quasi-états. Les
deux nouveaux venus
dans cette ruée sont la
Chine et l’Inde.
Ces deux très grosses économies asiatiques à l’industrialisation et au
développent rapides ont besoin d’acquérir à n’importe quelles conditions ce qui
permet à leur industrie de tourner. La plupart de ces ressources sont ici, en
Afrique. Cela ne veut pas dire que les autres continents en sont dépourvus,
c’est plutôt pour dire qu’ailleurs les gens ont trouvé de meilleurs moyens pour
transformer leurs ressources en produits de consommation et qu’ils ont compris
l’importance de protéger nationalement ces ressources. Nous n’avons pas fait
cela, malgré tout ce qu’on dit de la valeur ajoutée. Ainsi, nous n’ajoutons
aucune valeur à nos diamants par le polissage. Si cela procure juste quelques
emplois, la vraie valeur ajoutée est réalisée dans d’autres capitales mondiales,
telles Tel Aviv, Antwerpen ou New Delhi.
L’ironie
réside dans le fait que si la présence de l’Afrique est minimale en termes de
production sur le marché mondial et que cette présence est précaire et
contestée, le continent est en même temps le fournisseur des ressources qui
font bouger le marché mondial. L’autre ironie réside dans le fait que
malgré l’abondance de ses ressources,
l’Afrique est en tête des mendiants du monde. Écoutez seulement les
dirigeants africains, lors de bien des conférences et leurs plaintes à propos
du manque de fonds reçus des pays dits riches ou industrialisés.
Les
dirigeants africains sont devenus les alliés des agents internationaux. Je me
souviens ainsi de la manière dont Lev Levi Diamonds (LLD) a paradé ici à
Windhoek auprès de notre gouvernement comme un sauveur qui allait rapatrier
chez nous, namibiens, les bénéfices de nos diamants. Le plus
spectaculaire fut le cas de la Chine encourageant l’immigration en Namibie. Les
chinois ont remplacé les constructeurs et maçons namibiens, même pour la
construction de bâtiments très simples. Ils ont la préférence du gouvernement
lors des marchés d’offre et contrats. On prétend que les chinois n’imposent pas
de conditions dans leurs relations économiques avec l’Afrique. Prenez le cas du
Soudan où la Chine soutient le gouvernement qui dans le conflit du Darfour en
échange d’être assurée d’obtenir le pétrole. La convergence d’intérêt dans ce
processus de recolonisation est totale.
Les
étrangers ont grand besoin des ressources africaines et les dirigeants
africains ont grand besoin des fonds, et ce à n’importe quel prix et dans
des contrats à n’importe que