Pages spirituelles
LE POIDS DE MON INCONSTANCE
Par Lydie Grivalliers, TOP CHRÉTIEN
«
Il a le cœur lourd aujourd’hui et c’est
affreusement désagréable. Il a beau faire toutes les lectures bibliques
possibles, toutes les prières imaginables, tous les efforts du monde… ça ne
passe pas. Le trouble s’empare de lui, avec un récurrent goût d’échec et une
désagréable odeur d’angoisse. Quelle terrible sensation, quelle déroutante
constatation, quelle triste désillusion. Il vient de vivre un « fiasco » mes
amis, un véritable naufrage !
S’il avait seulement pu réagir autrement,
intervenir d’une autre manière, parler moins et agir au bon moment. Il se sent laminé par sa vieille nature qui
vient de ressurgir sans crier gare. Le voilà mort de honte devant sa
réaction inappropriée et si déloyale. Mais jusqu’à quand devra-t-il encore
supporter les erreurs dues à son mauvais et si « stupide » caractère ? Son
« «ego » est si surdimensionné, sa chair si décevante ! Aujourd’hui sa colère est certaine, sa honte
gigantesque, sa déception profonde et son désarroi palpable. Le voilà encore
tellement conscient de ses faiblesses, de son inconstance et il réalise une
nouvelle fois combien il n’est rien, mais alors rien du tout, sans la grâce de
Dieu dans sa vie !
»
Chers amis
, avez-vous déjà ressenti le poids de votre
inconstance ? Nous avons beau avoir la meilleure des volontés, une
détermination de titan, nos résolutions restent bien souvent insuffisantes.
Quand nos erreurs, nos défaillances réapparaissent sans crier gare dans nos
vies, nous pouvons nous sentir profondément démunis et attristés.
Bien sûr, c’est difficile d’accepter nos
échecs, nos erreurs, nos failles. Nous sommes déçus, et c’est un sentiment
plutôt normal.
Mais nous ne devons pas
pour autant nous complaire dans notre désillusion. C’est ce que le diable
voudrait, que l’on s’attarde sur nos défaites et qu’on perde un temps fou. Il
se servira toujours de nos manquements pour nous accabler en mettant l’accent
dessus, en insistant lourdement. À nous de réagir et de ne surtout pas le laisser
faire.
Ce qui compte
vraiment, c’est de détester nos chutes, certes, mais de toujours se relever et
de repartir.
Notre Dieu n’est pas le
Dieu de la seconde chance, mais le Dieu de toutes les chances. Toutes les
fois où nous tombons, il est prêt à nous relever et à nous pardonner à chaque
fois. Bien sûr cela ne nous donne pas le droit d’en profiter et de retomber
délibérément. Dieu connaît parfaitement nos cœurs. Il sait pourquoi nous sommes
tombés, pourquoi nous avons failli. Si notre repentance est vraie et sincère,
il nous donnera toujours de vivre un nouveau départ.
Pour avancer dans notre marche chrétienne,
nous devons avoir pleinement conscience de nos faiblesses. Si nous ne
sommes pas vraiment lucides en ce qui concerne nos limites, nos défaillances,
Dieu en est, lui, tout à fait conscient. Il nous sait imparfaits, décevants, Il
connaît nos points faibles, là où le bât blesse. Nous ne pouvons rien lui
cacher et vous savez quoi ? Il nous aime quand même et il veut se servir
de nous malgré tout !
Nous pensons,
nous les hommes, savoir si Untel, ou Untel mérite le pardon de Dieu.
Une chose est sûre, Dieu pardonne là où
l’être humain en est, lui, incapable. Le meurtrier, le psychopathe qui a
ôté des dizaines de vies ici-bas, peut-il prétendre au salut ? Tout comme
ce pédophile qui ne cesse de briser des vies d’enfants en donnant libre cours à
ses pulsions ? Cet homme ou cette femme adultère qui brise son foyer et
délaisse ses enfants ? L’incroyant pour qui la vie ne tient qu’à un fil et
qui crie à Dieu une seconde avant de mourir ? Le Chrétien, le leader ou le
pasteur qui se fait passer aux yeux de son entourage pour quelqu’un de bien,
alors qu’il entretient le péché dans sa vie ? Qui osera dire que Dieu ne
peut pas les pardonner ? Heureusement pour tous les Terriens de cette
planète que Dieu seul est juge ici-bas et dans l’Éternité!
Qu’importe si les hommes, eux, ne
pardonnent pas, ce qui compte pour nous, c’est le pardon de Dieu. Il doit
avoir à nos yeux une valeur inestimable, tel un joyau précieux qui repose dans
un écrin de soie. Alors mes amis, inutile de se flageller, de se dévaloriser ou
de déprimer. Si je réalise en lisant ces lignes que ma vie n’est pas vraiment «
clean », je peux revenir vers Dieu de tout mon cœur, au pied de la croix et
recevoir à nouveau son pardon.
Nous
sommes tous au bénéfice de ce pardon divin jour après jour, mois après mois,
année après année, jusqu’à la fin de nos jours, jusqu’à ce que nous
entrions dans cette vie éternelle. Quelle grâce ! Quelle chance !
Quel cadeau ! Quel privilège ! Alors surtout, soyons
reconnaissant !
Lydie GRIVALLIERS