L'É,GLISE SE MOBILISE
LA LIBERTE
RELIGIEUSE, CLEF DU RESPECT DES AUTRES LIBERTÉS (1)
Intervention du Saint-Siège à la rencontre de l’OSCE
à Varsovie
L'Acte
final d'Helsinki : «
Les Etats participants
savaient qu'à moins de protéger nos valeurs les plus sacrées, y compris la profession
et la pratique de la foi, toutes les autres libertés - de la presse, de parole,
de conscience - sont vulnérables ».
C'est pourquoi le
Saint-Siège a soumis différentes
recommandations à l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe,
dont il est membre. Mgr Fronteiro a cité l'intervention de Mme Ombretta Fumagalli Carulli
qui a affirmé «
l'engagement des Etats participants pour la liberté religieuse », comme l'affirme le Principe VII de
l'Acte final d'Helsinki, en 1975. Il s'est félicité de l'élaboration qu'en a
ensuite fait l'OSCE : c'est l'appareil de décisions sur la religion «
le plus détaillé et le plus complet » qu'ait
jamais produit un
« instrument
international des droits humains ».
Cependant, comme Mme Carulli
l'a indiqué, des «
défis significatifs
» sont à relever encore quant à la «
liberté de pensée, de conscience, de
religion ou de foi ». «
Certains
de ces défis, a souligné le représentant du Saint-Siège, sont anciens, et se
manifestent par des actes d'intolérance, de violence et de discrimination,
comme l'interférence de l'Etat dans la capacité des peuples à prier et adorer,
l'hostilité de la société et la caricature des religions, des exigences
d'enregistrement non-nécessaires, lourdes, restrictives et invasives ».
Le Saint-Siège fait
remarquer par ailleurs que «
dans les sociétés de plus en plus
relativistes », on cherche à «
subordonner la liberté religieuse ou à l'éradiquer », parfois de façon à « avancer sur d'autres
dossiers perçus comme des droits ».
Plus
important que la liberté d'expression :
Etant donné ces défis, le
Saint-Siège a rappelé le « caractère central » de la liberté
religieuse telle qu'elle a été mise en évidence par les engagements pris
par l'OSCE, en soulignant, avec le concile Vatican II qu'il s'agit d'un
« droit » fondé «
dans la dignité et la véritable nature de la personne humaine », un
droit qui reflète le fait que «
tous les
hommes et les femmes sont dotés de raison et de libre volonté, et ainsi ils ont
le privilège de porter une responsabilité personnelle ».
«
La liberté de religion est un droit plus fondamental et plus important
que la liberté d'expression », a fait observer Mgr Fronteiro. «
L'engagement de l'OSCE en faveur de la
liberté de pensée, de conscience, de religion ou de foi indique clairement que
la foi religieuse » ne doit pas être considérée avec « suspicion » ou comme une
« bizarrerie » ou
une
« relique désuète » du passé.
Ainsi, rappelle le
représentant du Saint-Siège, «
les Etats
participants sont tenus par l'obligation de respecter et d'assurer à tous les
individus soumis à leur juridiction le droit à la liberté de religion ou de
foi, en reconnaissant la liberté religieuse comme prééminent parmi les droits
fondamentaux et sa défense comme « l'examen de passage » du respect de
tous les autres droits humains ».
Contribution vitale et positive pour les
sociétés :
Et de préciser : «
Le but de l'engagement de l'OSCE pour la
liberté religieuse n'est pas de pousser la religion aux marges dans l'espoir
qu'elle disparaisse, mais plutôt de la protéger et de la soutenir, pour qu'elle
fleurisse ».
Le Saint-Siège redit en même
temps la
nécessité d'une « claire distinction » entre l'Etat et la
religion, mais aussi que la religion «
ne
peut pas être séparée de la vie sociale et culturelle », car elle constitue
une «
contribution vitale et positive » pour les sociétés.
La liberté religieuse est donc considérée, insiste le Saint-Siège,
comme un « droit fondamental et naturel
» qui «
doit coexister avec les obligations de la
communauté politique pour assurer l'ordre public et la sécurité ».
La vision que l'OSCE a eue
de la liberté religieuse à Helsinki OSCE vise à «
protéger chacun - croyants et non-croyants - contre la coercition en
matière religieuse ».
Dimension
transcendante de l'être humain :
Mgr Fronteiro souligne qu'il
«
s'agit d'un droit fondamental qui
protège la dimension transcendante de l'être humain et donc sa dignité ».
L'engagement d'Helsinki, « protège
», explique-t-il, « notre droit à garder
notre foi privée »,
mais il ne réclame pas pour autant « la privatisation de notre foi », ni de «
désintégrer » nos vies avant d'entrer dans l'espace «
public » et de prendre des «
responsabilités » citoyennes. Il promeut
plutôt «
la contribution que la liberté
religieuse peut offrir à la sphère publique ».
Enfin, pour ce qui est de la
relation entre la liberté religieuse et la liberté d'expression, il souligne
qu'il n'y a pas de droit à «
ne pas être
offensé » par l'expression de convictions religieuses profondes.
Accorder un tel droit, a
fait remarquer le représentant du Saint-Siège, reviendrait à «
restreindre la liberté d'expression des
individus et des groupes, y compris les groupes et les individus religieux
», et ce serait une «
discrimination
contre les personnes exprimant un point de vue différent par ces convictions
».
1-
ROME, Jeudi 8 octobre 2009 (
ZENIT.org
http://www.zenit.org/french
) - Pour le
Saint-Siège, la liberté religieuse est la clef du respect des autres libertés.
Le représentant du Saint-Siège, Mgr Anthony R. Fronteiro, est intervenu
le 8 octobre à la deuxième session de travail sur « Liberté de pensée, de
conscience, de religion ou de foi » , à la rencontre de Varsovie de
l'OSCE/ODIHR (28 septembre-9 octobre). Une rencontre qui s'inscrit dans le
sillage de celle de Vienne (9-10 juillet 2009). Mgr Fronteiro a rappelé la
déclaration sur la liberté religieuse d'Helsinki, en 1975, qui doit être «
renouvelée » devant les « défis contemporain ». Je souhaite envoyer cette
information á un ami
http://www.zenit.org/article-22228?l=french>