AFRIQUE - Burkina-Faso
GRIPPE A ET
PALUDISME : LA SANTE POUR TOUS, EST-CE UN REVE?
Abc Burkina n° 350
Au moment où je soigne une
crise de paludisme naissante, je trouve, dans le numéro 2540 de Jeune Afrique,
une citation intéressante du Professeur Marc Gentilini (spécialiste des
maladies tropicales). Je ne résiste pas au plaisir de vous la partager
. « Ces six derniers mois, il y a eu dans le
monde 2 000 morts de la grippe A, contre 500 000 du paludisme ».
Je compléterai en
disant :
« Et il n’y a
toujours pas de vaccin contre le paludisme ! »
Comme je me prépare à partir
pour le Nigeria, je n’ai que peu de temps devant moi. Je serai bref.
J'ajouterai simplement qu’ici au Burkina le mois de
septembre est le mois de l’année où les crises de paludisme sont les
plus nombreuses et les plus sévères. Avec les pluies, les moustiques sont
nombreux. Les paysans sont fatigués par les travaux des cultures. C’est la
période dite de «
soudure »
(entre deux récoltes annuelles). Certains ont du mal à nourrir leur famille.
Ils résistent moins bien aux attaques du paludisme.
Cependant, comme les pluies
sont abondantes, l’espoir est permis. Si, par endroit, elles ont fait des
dégâts, comme la pluie du premier septembre à Ouagadougou,
elles ont aussi fait verdir le Burkina. Et si elles se prolongent
encore quinze jours, la plupart des paysans feront de bonnes récoltes.
*
Koudougou, le 21 septembre 2009 Maurice Oudet
Président du SEDELAN