News souveraineté alimentaire
AEFJN BRUXELLES
Juin - Septembre 2007
1. Sucre : Les 17 pays
bénéficiaires du Protocole Sucre s’inquiètent
Les pays ACP cherchent à préserver les garanties du Protocole Sucre dans les nouveaux accords
commerciaux. Mais la CE prétend ne pouvoir garantir un prix à d’autres pays
quand elle démantèle les prix au sein-même de l’UE.
La réforme
de la PAC en UE provoquera une réduction des revenus jusqu’à 36 % (sur une
période de 4 ans) pour les exportateurs de sucre vers l’Europe. A cela s’ajoute
la concurrence sur le marché du fait de la libéralisation toujours plus
prononcée.
Par
ailleurs, le prix mondial du sucre
devient de plus en plus dépendant de la situation au Brésil, selon
l’utilisation du sucre de canne comme sucre ou éthanol. Par conséquent, le marché du sucre est fonction du prix de
pétrole.
2. Pêche : Accords de
pêche européens :
La CE entame un débat avec le
Conseil et le Parlement sur la GESTION
des stocks de poissons ; ultérieurement, cela fera l’objet d’une
directive.
Le parlement européen reproche à
la CE le mauvais fonctionnement du système actuel qui détermine les quota de
pêche possible en fonction des stocks de poissons, système d’ailleurs devenu
obsolète.
Dans les Accords
de pêche, la CE préconise que si le stock de poissons disponibles diminue
(climat,…), alors tous les pays doivent réduire leur quota de pêche, y compris
le pays limitrophe. Les pays ACP
réclament un statut différent eu égard à leur capacité de pêche.
La CE Pêche
examine, à l’heure actuelle, les Accords de pêche avec le Mozambique et
Madagascar.
3. Lait :
L’offre mondiale de lait et dérivés ne suffit plus à la demande car la
consommation augmente. Les prix augmentent. Y compris ceux du lait en
poudre importé en Afrique.
Malheureusement, la filière du lait dans nombre de pays africains est
démantelée et donc, les producteurs ne peuvent pas saisir du jour au
lendemain l’opportunité.
4. PAC : Dimensions
internationales de la réforme de la PAC :
Tendances
confirmées de la libéralisation du
commerce agricole de l’UE.
Deux processus
en cours :
- Un bilan de santé sera présenté en novembre 2007, en vue de proposer
des pistes de réforme essentiellement technique.
- En parallèle, la France et la CE ouvrent déjà le débat sur l’après
2013 pour lequel les décisions seront prises en 2010.
5. Biocarburants :
D’un côté, l’UE mise
sur le développement des biocarburants ; ceux-ci apportent dans l’immédiat des
débouchés pour les céréales, le sucre et les produits oléagineux.
D’un autre côté,
l’OCDE, certains parlementaires européens, et nombres d’organisations
civiles du Nord et du Sud mettent en
garde contre la promotion à tout prix des biocarburants.
Le problème essentiel : les impacts directs et indirects de la
monoculture sur de grandes surfaces pour la production d’agro - carburants
dans les pays du Sud.
Du point de vue ‘scientifique’,
si l’on tient compte de tous les facteurs qui interviennent dans la production,
le transport et la commercialisation (incitants financiers), les agro-carburants produits en Europe coûtent
(en euros et en CO2) plus qu’ils ne
rapportent. D’où l’importation d’éthanol de sucre.
La CE (Energie) voudrait accélérer la recherche pour la
production de biocarburants à partir de biomasse (biocarburant de seconde
génération). À l’heure actuelle, leur usage n’est rentable que dans un circuit
court et de petite dimension.
6. Coton :
Les négociations reprennent et
c’est seulement dans le cadre de l’OMC que certains sujets, comme les subsides,
peuvent être traités.
7. Accord à l’OMC sur l’agriculture :
Les perspectives d’accord semblent régresser à
mesure que certains pays en développement plus avancés souhaitent reconsidérer
le soutien des pays riches à l'agriculture.
Les négociations ont repris le 03 septembre
mais elles piétinent. Les nouveaux pays émergents ont maintenant suffisamment
d’arguments pour négocier des accords moins désavantageux pour les pays en
développement. Ils invitent certains PVD dans des groupes de négociation.
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