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Septembre 2007, N° 15


Uganda : les producteurs de café, grands perdants des APE


Le siège central des producteurs de café d’Uganda annonce que les producteurs de leur pays souffrent d’une relation économique inéquitable avec l’Europe, malgré que leur production soit une des meilleures du monde.
Les producteurs et exportateurs de café d’Uganda reçoivent, ensemble 6% du prix du produit fini, c’est ce qu’affirment les autorités du développement du café ougandais et elles soulignent que ceci est la preuve du haut niveau d’exploitation qui règne. Le café est la première production agricole ougandaise vouée à l’exportation et ceci représente à peu près la moitié de l’économie nationale. Le pays est un des premiers producteurs de Robusta, suite à la crise politique qui touche la Côte d’Ivoire. Les exportateurs ont affirmé que leurs revenus ont augmenté de 65% et ont atteint 17.900.000$ cette année, ceci en comparaison avec l’année dernière.
Cette croissance est due à des prix plus élevés dans le Nord et en Asie et à un achat plus important de grains de haute qualité. Les pays africains ont l’avantage de l’altitude et de fermes de dimensions modestes, et à ceci s’ajoute le fait que la plupart d’entre elles utilisent les méthodes organiques, ce qui rend leur production caféière plus attractive sur le marché mondial.
Même si les fermiers membres d’associations locales s’unissent pour négocier l’obtention de prix plus justes pour leur production de leurs intermédiaires, les profits qu’ils réalisent ne suffisent pas au stockage de la production invendue ni à l’achat de l’outillage nécessaire. Beaucoup parmi eux sont forcés de grandement diversifier leurs productions, en produisant d’autres denrées telles le caco, le manioc, les bananes, les oranges et la vanille, et même à faire du petit élevage.
Le président Museveni a dit que c’est une honte que les noms des marques de café n’appartiennent pas à l’Ouganda alors que la matière brute lui appartient. Il a ajouté que l’Ouganda ne pourra se développer que quand il ne sera plus limité à la vente des matières premières brutes mais qu’il pourra fabriquer ses propres produits finis. Les APE vont exploiter encore davantage les producteurs. En effet, l’Ouganda devra faire face à des barrières contraignantes quant à la suppression de droits de douane avec l’UE. Certains européens conservateurs disent que le transport aérien de certains produits en vue de la vente augmente la pollution et est nuisible à l’environnement. Ceci augmente la nécessité pour l’Ouganda de produire son café comme produit fini et l’envoyer alors ailleurs dans le monde pour la vente.

Cas d’EBOLA dans le Kasaï occidental
http://www.irinnews.org/Report.aspx?ReportId=74229
Les autorités médicales de la RDC ont identifié l’apparition de la  fièvre EBOLA qui a coûté la vie à plus de 167 personnes dans le Sud de la province du Kasaï occidental. « Les résultats du laboratoire de référence de Franceville (Gabon) et du CDC (Centers for disease Control) à Atlanta, aux USA ont confirmé le diagnostique de la fièvre hémorragique EBOLA » a annoncé le ministre congolais de la santé, Victor Makwenge Kaput le 10 septembre dernier à la TV nationale.

Peine de Mort : le Rwanda soutient l’abolition universelle de la peine de mort
New Times (Rwanda), by James Munyaneza,September 3, 2007
Après avoir reconnu la peine de mort illégale, le Rwanda rejoint d’autres pays qui œuvrent pour l’abolition de cette peine partout dans le monde. En août, le Rwanda a effacé cette peine du code pénal et plus de 1.350 condamnés ont vu leur peine commuée en détention perpétuelle.
D’après Amnesty International, 14 pays africains (dont le Rwanda) ont aboli totalement la peine de mort et 18 pays d’Afrique commuent en pratique la peine de mort en détention perpétuelle. La dernière fois que le Rwanda a exécuté des condamnés, fut en 1998, lorsque 22 « génocidaires » furent exécutés dans divers lieux du pays.

Contrôle des armes : en Afrique occidentale des experts offrent des moyens de promouvoir la paix
Panafrican News Agency (PANA), September 5, 2007
Le comité technique des ECOWA a adopté un programme avec 5 points de référence qui définit son mandat pour soutenir le travail des ministres de la Médiation et du Conseil de Sécurité. Le commissaire de l’ECOWA pour les affaires politiques, la paix et la Sécurité a félicité le président du Burkina Faso pour sa gouvernance et son engagement durant cette période cruciale dans la vie de cette région. La section du Ghana de l’IANSA (GHAANSA) a invité les gouvernements de l’Afrique de l’Est à montrer leur engagement pour la paix en ratifiant la convention de 2006 de l’ECOWA sur les armes légères. Le Burkina Faso, le Mali et la Sierra Leone ont ratifié la convention par leurs Parlements mais n’ont pas terminé la procédure car ils n’ont pas encore informé la commission ECOWA de leur décision. Le Niger est le seul pays de cette région qui a terminé toute la procédure. La convention exige que les pays de la région règlementent le transfert, la possession et la fabrication des armes. http://www.accra-mail.com/mailnews.asp?id=2268 

En Afrique, les ONG demandent à leurs gouvernements de rejeter les APE
Mmegi/The Reporter (Botswana), September 11, 2007
 Après leur dernière réunion tenue à Accra (Ghana), les organisations de la société civile (CSO) ont publié un communiqué qui désapprouve l’Union européenne (UE) lorsqu’elle fixe décembre comme date limite des négociations APE et fait pression sur les gouvernements africains pour signer les APE. Dans ce communiqué publié ce mois-ci, les CSO ont mis les gouvernements africains en garde contre les fausses promesses et ont souligné à nouveau que l’Afrique n’a rien à gagner et tout à perdre en signant les APE avec l’UE. Ils affirment, que contrairement aux déclarations de l’UE, les pays africains n’ont pas besoin de signer les APE pour garder le niveau actuel de leur marché avec le marché européen.
« Nous proposons que les pays africains adoptent le système général préférentiel (General system of Preference Plus, GSP+) qui va leur permettre d’accéder aux marchés de l’UE aux mêmes niveaux qu’à ce jour et ceci pourrait même être amélioré » affirme Tetteh Hormeku du Réseau Tiers-Monde-Afrique (TWN-Af). «  Les prétentions de l’UE affirmant que seuls les APE peuvent garantir la continuité de cet accès sont totalement incorrectes, » a ajouté Tetteh Hormeku. La CSO prévient que la signature des APE tels quels va signifier une perte sévère d’emplois, une menace accrue pour la paix du continent, l’étranglement du droit de l’Afrique à poursuivre son développement et une recolonisation de l’Afrique par l’Europe.
Ils disent encore que les APE, une fois signés, vont conduire à l’élimination des droits de douane. Toute réduction ou élimination de ces droits va nécessairement avoir un coût énorme et beaucoup de frais pour la mise en application dans les pays ACP. « La promesse de l’UE de 2 milliards € sous le couvert du Fonds européen de développement (EFED) est fausse, déplacée et ne servirait en fin de compte que les intérêts de l’UE. »
Ils ajoutent que le fonds additionnel n’est que de 700 millions € et doit être partagé entre les 71 pays membres ACP et quelques autres pays en développement d’Amérique latine.
L’aide promise par l’UE « n’a rien à voir avec le développement. Il s’agit davantage d’acheter l’adhésion aux accords en donnant de l’argent », a dit Marc Maes, un lobbyiste belge. Mr Maes a dit aussi que l’UE manipule la fin de l’Accord de Cotonou au 31 décembre 2007 en provoquant des vagues de panique aux dirigeants africains, affirmant que les exportateurs de ce continent vont perdre leur accès aux marchés européens après cette date limite. « Mais ceci est faux. L’UE est obligée par l’Accord de Cotonou (qui a force d’un traité international) de laisser l’accès au marché ouvert pour les pays ACP qui décident de ne pas signer les APE. »
Malgré le profond problème posé par les APE et les dommages qu’ils vont infliger aux économies africaines, nos dirigeants continuent les négociations qui y sont liées. L’Accord de Cotonou prévoit comment couvrir les pays qui refuseront de signer les APE. La CSO en appelle donc aux gouvernements africains et aux négociateurs pour qu’ils refusent la contrainte injustifiée mise par l’UE et rejetent les APE.


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