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NOUVELLES d’AEFJN N° 26 Septembre
2008
Echec des négociations de
Doha (OMC) :
(Compilation
puis résumé de plusieurs articles parus sur ce sujet par Christine Fouarge)
Le
29 juillet 2008, les
ministres du commerce n’ont pas pu s’accorder
sur les Mécanismes de Sauvegarde Spéciale (MSS), suspendant ainsi les
négociations de Doha. Les MSS sont un
outil qui permet aux pays en
développement d’augmenter temporairement les droits de douane au-delà des
limites légales pour protéger leur économie interne face à une chute des prix
ou une augmentation du volume importé soudains.
Les
États-Unis ont rejeté l’offre finale de
l’Inde : permettre aux pays en développement d'autoriser une
augmentation de 25 % des droits de douane dans le cas d'une hausse d'au moins
15 % des importations. Washington souhaitait limiter ce seuil à 40 %. C’est
plus une question politique que technique ; c’est une confrontation entre
ceux qui estiment que des mécanismes de sauvegarde sont nécessaires et ceux qui
croient que le libéralisme résout toute perturbation sur les marchés locaux ou
régionaux.
D’autres
questions sont
en suspens : le
coton, les
modifications de règles de l’OMC
demandées par les pays en développement pour les aider à participer au commerce
international, les
réductions de tarifs industriels et les plafonds
admissibles des subventions agricoles qui distordent le commerce.
Le poids du
commerce de l’Inde, de la Chine et d’autres pays émergents leur donne aujourd’hui un tel pouvoir de
négociation, que le régime de commerce issu du cycle de Doha sera sensiblement
différent de celui de l’Uruguay Round. L’Inde serait prête à prendre le relais
de Falconer à la présidence des négociations agricoles de l’OMC avant fin 2008.
À partir du 14 septembre, une
discussion de haut niveau sur l'agriculture à l'OMC (au-dessous du
niveau ministériel)
va reprendre à
Genève. La clé de ces discussions sera sans doute le
Mécanisme de
sauvegarde spéciale (MSS).
Bananes dollars en Afrique
Après l’Amérique latine, Chiquita Brands
International met le cap sur l’Afrique pour y produire des
bananes. La compagnie américaine cherche ainsi à se rapprocher de l’Europe tout
en bénéficiant des accords par lesquels l’UE garantit aux pays ACP une entrée
en franchise de droits de leurs bananes. Actuellement, les pays d’Amérique
latine paient 176€ de droit de douane sur chaque tonne de bananes exportée vers
l’UE. De grandes plantations, employant des milliers de travailleurs, seront
implantées en
Angola, grâce à un partenariat avec ESCOM, membre de Grupo
Espiritu Santo, et au
Mozambique par une alliance avec Matanuska Africa
Limitada. La nouvelle stratégie africaine de Chiquita tient aussi à la
faiblesse relative du prix de la main-d’œuvre agricole dans ces deux pays, en
pleine restructuration après des années de conflits qui ont ruiné leur
agriculture.
Source
: www.earthtimes.org
Le commerce des armes :
un secteur vital pour le Royaume-Uni ?
- 0,2 % le pourcentage
des emplois liés à l’exportation des armes en lien avec le pourcentage global
de l’emploi
- 1,8 % le pourcentage
des armes dans le pourcentage total des exportations
- 32 % les dépenses de la recherche
gouvernementale du Royaume-Uni consacrées aux armes
- 42 % le soutien par des crédits à
l’exportation garanti par le Département qui sont alloués à l’exportation des
armes
Information fournie par CAAT ( Campaign Against Arms
Trade)
http://www.caat.org.uk/publications/intro-briefing-2006.pdf
Un évènement de premier plan à l’ONU au
sujet des Objectifs du Millénaire pour le Développement25 septembre 2008
New
York New York UN-NGLS - United Nations
Non-Governmental Liaison Service [info@un-ngls.org]
http://www.un-ngls.org
L’évènement de
premier plan au sujet des OMD se tiendra au quartier général de l’ONU le 25
septembre 2008. Il est organisé en conjonction par le secrétaire général et le
président de l’assemblée générale pour la révision des progrès réalisés,
l’identification des écarts et pour motiver les engagements pour réduire ces
écarts pour que les OMD soient réalisés en 2015. Ce sera un évènement informel
qui rassemblera les chefs d’états ou de gouvernements ainsi que les
responsables du secteur privé et de la société civile. Cet évènement offrira
aux dirigeants mondiaux la chance d’annoncer des plans concrets et des
propositions pour transformer les promesses en actes et aider à l’accélération
de la réalisation des OMD. De plus, lors de cet évènement, un message sera
adressé à la conférence internationale du suivi sur le financement à Doha,
Qatar (novembre) par les plus hautes instances politiques, pour que tous les
acteurs se réengagent dans un partenariat mondial solide pour le développement.
Ouganda : Quand le
seuil de pauvreté se situe à 1 dollar par jour, par Dorene Namaya, Kampala,
03/09/08 dans The Monitor,
La pauvreté doit
être traitée comme une question primordiale du développement affirme Mr Lwanga
qui travaille dans une société de recherche sur la pauvreté. Le gouvernement
doit cesser de voir la pauvreté comme une question subsidiaire. «
Les statistiques montrent que des millions
de personnes vivent dans la pauvreté chronique. Mr Lwanga Ntale, directeur
exécutif de Develoment Research and Training, une société qui se centre surtout
dans la recherche sur la pauvreté continue en affirmant que beaucoup de
personnes n’ont même pas un dollar par jour. Ce sont ceux que nous appelons les
pauvres chroniques. Et que représente un dollar par jour quand il faut acheter
nourriture, savon, eau, médicaments et envoyer les enfants à l’école ?
D’après www.digalist.com, l’Uganda occupe le 47e rang des
pays les plus pauvres. Les recherches récentes de… montrent que 31 % de la population vit dans la pauvreté
(1 U$ par jour). L’étude faite par… montre que dans ce pourcentage, 26 % sont des pauvres chroniques. Mais
que veut dire « pauvreté chronique » ? D’après … publié en2005,
la pauvreté chronique est du type qui tient les personnes, les familles ou des
régions dans une pauvreté multidimensionnelle et ce pour une longue période.
Une personne naît, engendre, produit et meurt dans la pauvreté.
Placer le seuil de pauvreté à 1U$ par jour
est une grossière sous-estimation car avec 2U$ par jour une personne doit
lutter pour survivre vu l’augmentation du coût de la vie.
La recherche
montre que
les grandes organisations ne
touchent pas les personnes vivant dans une pauvreté chronique. Les
avantages et programmes tels Universal Primary Education,, prospérité pour tous
(Bonna bagaggawale) et PMA (Plan for Modernisation of Agriculture) ignorent
cette couche de la population. La raison pour cela c’est que ces programmes
ciblent des gens actifs économiquement pauvres qui ont déjà quelques ressources
telles que la terre ou des compétences et ont juste besoin d’un coup de pouce
pour atteindre un certain niveau, laissant pour compte ceux qui n’offrent
aucune chance de réussite, soit 7 millions d’habitants.
Environ
1.300.000 enfants ne fréquentent pas
l’école car ils ne peuvent payer les frais scolaires ou la distance qui les
sépare de l’école est trop grande, ou ils ne peuvent acheter l’uniforme, payer
un lunch et la plupart travaillent pour nourrir leur famille. «
Ceci explique pourquoi des enfants
travaillent dans les carrières de pierre, vendent des fruits au bord de la
route et pour certains mendient dans les rues » souligne Lwanga.
Les enfants représentent la majeure partie
des pauvres chroniques, soit 59% de l’ensemble de ces pauvres. Plus de 27%
des chefs de ménages dans cette catégorie sont des femmes et cela s’élève à 40%
dans les zones urbaines et 16 % de ces femmes ne possèdent pas de terre alors
qu’il n’y a que 10% de chefs de ménages masculins dans la même catégorie.
La pauvreté chronique est liée à une certaine
vulnérabilité. On y retrouve les enfants orphelins, les jeunes sans emploi, les
handicapés et les vieillards sans revenu, souvent les femmes sont employées
comme instruments de travail, avec une très faible rémunération et elles sont
spoliées de leur propriété à la mort de leur époux. Ce groupe est très
vulnérables lors de calamités et de chocs tels les décès et surtout celui du
gagne-pain. Le
VIH a contribué à
cette situation quand les parents sont soit malades et ne peuvent plus subvenir
aux besoins de leur famille ou sont décédés et ont laissé des orphelins
recueillis par des grands parents qui eux-mêmes sont sans revenus. Les
programmes de croissance économique que
le pays a fixés introduisent une inégalité car si l’on constate une
croissance économique au niveau du pays elle n’est pas nécessairement réelle au
sein des populations. L’extension de l’agriculture gratuite pour les pauvres a
été supprimée en
faveur d’une approche
contrôlée par les marchés, ce qui marginalise les pauvres. Les besoins de ces derniers devraient être
réexaminés dans un modèle de croissance économique car l’actuel n’offre pas de
bénéfices à toutes les tranches de la population et exclut les pauvres
chroniques.
Durant les 10
dernières années, l’Ouganda a développé une stratégie nationale centrée sur la
pauvreté, le plan d’éradication de la pauvreté (PEAP - …) qui reconnaît la
nécessité de se pencher sur certains problèmes. Ces 5 ou 6 dernières années,
des documents politiques reconnaissent que la pauvreté chronique est un
problème qui doit être pris en main par certains plans sectoriels du budget et
une législation qui soutient les efforts des catégories les plus vulnérables de
la population, ainsi par exemple l’Acte de l’égalité des chances et l’acte qui
promeut l’émancipation et la protection des handicapés.
Même si toutes
ces politiques sont en place, elles ne sont pas mises en pratique. Il y a
toujours marginalisation des handicapés qui n’ont pas accès à la plupart des
écoles publiques et même à certaines écoles privées. Ces écoles n’ont pas de
professeurs formés pour aider les handicapés, pas de programmes adaptés ni de
toilettes accessibles pour eux. Ainsi, d’après Mr Lwanga, le gouvernement devrait
cesser de voir la pauvreté chronique comme une question secondaire. «
La pauvreté doit être envisagée comme un
élément essentiel dans la question du développement » dit-il.
La théorie actuelle selon laquelle la
richesse de quelques-uns finira par profiter à toute la société, (avec
l’argent qui va des riches vers la classe moyenne et puis vers les pauvres)
adoptée par le gouvernement mène à une
économie stagnante. Ceux qui possèdent acquièrent ce dont ils ont besoin et
n’exigent pas de services que les pauvres pourraient leur offrir.
Tanzanie :
Les enfants des écoles primaires reçoivent un traitement contre la bilharziose :
Le ministre de
la santé et des affaires sociales, en collaboration avec des donneurs
internationaux a préparé un programme spécial pour
éradiquer la verminose et distribuer des médicaments contre la
bilharziose aux enfants de 6 régions du pays.
Balama a expliqué
que dans le district d’Arusha, avec 160 écoles primaires, environ 58.327enfants
bénéficieront de cette opération et a annoncé que 2 représentants de chaque
école participeront bientôt à un séminaire de formation. Le Dr Judith Msuya,
responsable régionale de la santé a assuré la population que les médicaments
ont été testés pour leur validité et leur sécurité s’ils sont pris avec un
estomac plein.
Msuya a affirmé
que le secrétaire principal du ministère de l’éducation a pris la direction de
tous les responsables régionaux de l’éducation pour s’assurer que l’action
était bien menée dans les régions sous leur juridiction.
Elle a alors
lancé un appel aux agents de la société civile, aux enseignants, aux autorités
gouvernementales locales et aux responsables civils pour assurer le succès de
la démarche pour le bien des plus jeunes. Les régions qui bénéficient de cette
action sont celles d’Arusha…
Un des donneurs,
l’Organisation Mondiale de la Santé
(OMC)
a fixé l’année 2010 comme année butoir pour que ce programme soit
réalisé annuellement pour 75% des enfants du monde entier.
Cameroun :
La crainte des médicaments périmés :
Un incident
virtuellement banal qui a eu lieu récemment à Douala nous rappelle la
complexité et l’enracinement du problème de la circulation des médicaments dans
le pays. On raconte qu’un citoyen s’est rendu dans une pharmacie de Douala pour
y acheter des médicaments prescrits par son médecin généraliste. De retour chez
lui, alors qu’il ouvrait le paquet et lisait la posologie et les précautions
d’usage, il a constaté, à son grand étonnement, que le médicament était périmé
depuis longtemps. Il est rapidement retourné à la pharmacie pour se plaindre.
Heureusement pour lui, les pharmaciens ont été très compréhensifs et se sont
confondus en excuses. Ceci est assez rare… mais cela nous oblige à reconnaître
que personne n’est à l’abri des soupçons dans la lutte pour s’assurer que les
normes de sécurité les plus strictes sont observées dans la distribution des
médicaments pour les humains.
En général, l’attention s’est concentrée sur les
vendeurs de médicaments dans les rues. Ils ont acquis une très
mauvaise réputation et personne n’est arrivé à les éliminer. On a même plutôt
l’impression qu’ils se multiplient si l’on regarde le nombre de points de vente
en plein air de médicaments dans nos villes. L’incident de Douala a amené
beaucoup de monde et surtout les agents du secteur de la distribution à
affirmer qu’il serait trop facile et trop fou d’identifier rapidement qui joue
à ce jeu insensé.
Les spécialistes
en pharmacie, surtout les propriétaires de pharmacies patentées ont rapidement
condamné les vendeurs de rue et les distributeurs ambulants d’être les seuls
responsables de ce désordre.
La question
de l’origine des médicaments et de la manière dont ils sont vendus doit
être étudiée en même temps. Certains des vendeurs se sont affichés en public en
défiant et contrattaquant les plaignants. Ils accusent l’administration de la
santé et les pharmaciens de les utiliser comme des agents faciles pour la vente
de certains médicaments et produits pharmaceutiques qui entrent dans le pays
comme dons venant d’organismes étrangers. Certains des vendeurs contactés hier,
alors que nous préparions cet article, nous ont même posé cette question:
«
Comment expliquez-vous que des
médicaments comme Coartem, largement utilisé dans la lutte anti malarienne ou
le très utile anti douleur Eferalgan sont vendus dans la rue pour moins de la
moitié du prix qu’ils coûtent en pharmacie ? » Ceci doit être
fondé jusqu’à un certain point. Des cas d’autres formes de complicité ont aussi
été signalés, ainsi le fait que certains de ces vendeurs de rue sont
parfois les fournisseurs de certaines
pharmacies patentées.
Ce jeu de
pingpong entre les bons et les mauvais vendeurs nous laisse sans alternative
quant au fait qu’il y a un ennemi dans la maison de la distribution
pharmaceutique. Comment arrêter cet ennemi et arrêter ses actions dangereuses
pour la santé de millions de Camerounais ? Le fait que des médicaments
périmés soient vendus par nos pharmaciens est en soi une cause suffisante de
crainte. Cela soulève la
question de
l’efficacité de la stratégie gouvernementale pour le contrôle des médicaments et
inspire la peur à ceux qui ont besoin de médicaments. Les pharmaciens qui ont crié contre les revendeurs de médicaments
sont ceux-là même qui comparaissent au tribunal populaire pour leur manque
d’équité professionnelle en vendant des médicaments périmés. Les malades sont
dans une situation compliquée car actuellement ils ne savent plus où
s’approvisionner. Le temps est venu pour les autorités publiques de la santé
d’intervenir avec force si leur responsabilité est celle de protéger la santé
des camerounais. La santé publique est une question trop sérieuse pour qu’elle
soit abandonnée dans les seules mains de ceux qui cherchent à spéculer sur les
bénéfices.
Un appel pour une approche plus
participative dans les négociations des APE :
Les pourparlers
des APE sont loin d’être inclusifs et transparents. Depuis le début, la
commission européenne les a approchés comme s’il s’agissait de négociations
conventionnelles dans le domaine de la libéralisation du commerce, centrées sur
l’ouverture du marché et non comme outils de développement. Il n’est pas clair
de savoir si les pays pauvres auront davantage de temps pour s’ajuster que les
pays riches ou si les accords ont été élaborés pour répondre aux besoins et
objectifs de développement des pays ACP. Tout au long des négociations, les
pays ACP ont été informés qu’il n’y «
avait
pas de choix ».
En plus des
craintes formulées par les dirigeants ACP, la commission a fait pression en
faisant peu de cas des questions soulevées à propos des relations d’engagement
réciproque et de respect mutuel que l’Europe a avec les ACP. Les APE complets
signés avec les Caraïbes sont source de profonds désaccord et dissensions. Le
président de Guyane, Jagdeo s’est plaint récemment ainsi :
« L’Europe avait toutes cartes en main.
Ils ont négocié dans la mauvaise foi. Nous avons été enrôlés de force dans ceci. »
L’appel actuel,
qui émane aussi du conseil des ministres de l’UE,
demande une approche plus participative, pour plus de flexibilité et de
pragmatisme. Nous pouvons juste espérer que le commissaire Mandelson sera
prêt à admettre qu’il doit revoir ces
accords cruciaux.
Glenys Kinnock,
Parlementaire
européen
Co président de l’assemblée parlementaire jointe UE – ACP The Gardian
Etat
actuel des négociations des APE : Begoña Iñarra
A ) Afrique centrale :
Priorités : 1) Intégration économique et commerce
2)
Stabilité et paix
3)
Environnement et forêts
Craintes liées
aux APE :
CEMAC est une union
douanière très faible et à peine opérationnelle. Il faut renforcer
l’autorité régionale et la cohésion. Il faut un soutien institutionnel. La RD
Congo participe aux négociations APE et Afrique centrale et orientale vu ses
frontières avec de nombreux pays frontaliers. Souci de la manière d’intégrer
une si grande économie avec tant de ressources naturelles. Il existe des
problèmes énormes d’infrastructures et de communication au sein de la région et
dans la RD Congo. La planification régionale devrait donner priorité aux pays
enclavés (RCA et Tchad) et à l’aménagement du fleuve Congo. Il y a aussi des
craintes quant au manque de gouvernance dans la région (Tchad, RCA, RD Congo,
Cameroun)
CEEAC est faible au plan économique mais importante
pour la paix et la sécurité par rapport à l’UA, bien coordonnée avec NAPAD, BM
et FAD.
Il est important de mobiliser les
donneurs pour améliorer l’accès et l’utilisation des ressources locales
B) Afrique occidentale :
Priorités : 1°
Paix,
2° Gouvernance,
3° Sécurité,
4° Intégration
régionale
Craintes liées aux APE : point de discussion :
accessibilité des produits de l’UE sur
les marchés (CEDEAO propose 70% et l’UE 80%), la
durée de la période de transition (région demande 20-25 ans et l’UE
propose 15 ans). Nécessité pour la
région d’évaluer les questions au cœur des APE (secteur privé, réforme fiscale,
règles et procédures d’application, exemples : mesures sanitaires (SPS),
barrières techniques au commerce ainsi que l’infrastructure (routes). Il faut
discuter pour voir comment soutenir ces mesures.
C) Afrique australe :
Priorités : 1° Intégration régionale, soutien des APE (pour la SADC signataires des APE)
2)
Coopération fonctionnelle, paix et sécurité (pour tous
les membres SADC)
Craintes liées aux APE : Seuls 5 des 15 membres de cette région se
retrouvent dans le même groupe APE. Ce fait d’être membre de 2 ou 3 groupes et
de ce chevauchement fait pur. Il faut étudier l’application de l’agenda
régional de la SADC et identifier les besoins. Il y a un fossé entre l’agenda
politique et les réalités pratiques.
D) Afrique orientale
: ESA (Afrique orientale et centrale) : 16 pays
Priorités : 1° Intégration régionale et
2° Établissement
de la liste régionale des produits sensibles.
Craintes liées aux APE : l’EAC a signé des APEI dans d’assez bonnes
conditions, qui diffèrent des APE signés par d’autres membres de la COMESA.
Ceci peut créer des difficultés dans l’intégration régionale. L’EAC est une
unité douanière. Si les pays ne peuvent appartenir qu’à une seule unité
douanière, cela peut représenter un problème pour les pays de l’EAC. Les
difficultés existent dans l’accord sur les produits sensibles de la région.