html> Congrégation du Saint Esprit: Justice et Paix - Textes spiritains

Justice et Paix : THEMES GENERAUX
- La souveraineté alimentaire



 Pour une dimension chrétienne de la Souveraineté alimentaire


Une réflexion de l’équipe Foi et Justice France/Pôle de Strasbourg


A la demande du secrétariat exécutif de Bruxelles, en vue de la prochaine rencontre des antennes européennes consacrée à la Souveraineté Alimentaire, l’équipe de Foi et Justice/ France, pôle de Strasbourg livre dans ce document, sous la forme d’une réflexion théologique, sa contribution au débat. C’est un exercice difficile. Comment, en effet, élaborer une approche purement théologique d’un tel concept ?

Pour y parvenir, il nous a paru indispensable de partir de notre propre expérience missionnaire, de prendre en considération la ou les situation(s) en présence. Que chacun, dans son expérience personnelle, tente de voir s’il ne se trouvait pas dans des situations où la population avec laquelle il vivait avait des problèmes de sécurité ou de souveraineté alimentaire. C’est à partir de ces situations que peut s’élaborer une réflexion plus approfondie, tant au niveau de l’impact de la mondialisation et des changements qu’il nous faut opérer, tant au niveau d’une exigence évangélique et éthique.

Une prise de conscience.

Nous avons retenu deux situations qui ont chacune pour cadre le Cameroun :

a. Le pays Eton, à 100 kms au Nord de Yaoundé. Cette région compte environ 150 habitants au km2. L’amélioration des conditions de vie et de santé a eu pour effet de déséquilibrer le taux de population supportable par km2 (soit 35 habitants). Le développement des cultures vivrières n’ayant pas été suffisamment pris en compte, on a démoli la sécurité alimentaire existante.

b. Il y a quelques années, le gouvernement camerounais avait choisi d’importer du riz d’Italie. Vendu sur les marchés de Yaoundé à 45 FCFA le kilo, il concurrençait le riz produit localement vendu lui au dessus de 52 FCFA le kilo. Nous découvrons là, le problème de la souveraineté alimentaire  C’est le cas de la mission de Bibé.

Il ressort de ces deux situations une  prise de conscience de notre responsabilité collective. Dans le premier cas, cette dernière relève plus du temps de la colonisation. Dans le second cas, elle relève davantage des règlements actuels mis en place dans le cadre de l’OMC ou d’accords bilatéraux où chacun des partenaires ne cherchent que son profit immédiat.

Appel à l’action.

Cette prise de conscience appelle à une action. Certains vont chercher à répondre à ces problèmes par une action de lobbying ou de plaidoyer (c’est l’objectif d’un réseau tel que le nôtre) auprès des responsables qui décident des relations entre le Nord et le Sud. D’autres préfèrent des actions ponctuelles de charité et de grands projets humanitaires. Tout cela est bon et même utile. Mais est-ce suffisant ?

Nous pensons qu’il faut amorcer une réflexion qui va plus en profondeur. Les conséquences de la misère dans bon nombre de pays exigent une transformation. A partir de la logique d’un marché aujourd’hui mondialisé et échappant au contrôle social ou politique, nous sommes en face d’habitudes et de motivations personnelles marquées par le consumérisme et l’ambition de posséder des richesses.

La mondialisation opère un changement profond au niveau de l’être humain.

La mondialisation a changé le rapport au monde et en même temps à l’être profond de chacun de nous. Chaque personne, aujourd’hui, n’est plus comme elle était, il y a dix ans. Mon être est un être en relation. Or, la dimension relationnelle a évolué, elle est passée de celle du village à celle du monde. Tout ce qui se passe dans quelque partie du monde où que se soit construit mon être et fait partie intégrante de mon être. Si bien que, lorsqu’un être humain souffre (qu’il soit proche ou lointain), sa souffrance devient mienne. La condition affligeante d’une grande partie de la population de la planète, tourmentée par le fléau de la misère et de la faim, pose une question fondamentale dans l’ordre de la citoyenneté et de la promotion du bien commun. En effet, comment accepter, à la lumière de la dignité de la personne humaine, la violation systématique du droit à une vie pleine et juste et des droits qui lui sont inhérents ?

Ce nouvel état du monde où toute souffrance et joie de chacun devient souffrance et joie de tous, rejoint ce que dans l’Eglise nous vivons dans le Corps mystique du Christ, une communion universelle en Christ. « C’est dans l’engagement à transformer les structures injustes pour rétablir la dignité de l’homme créé à l’image et à la ressemblance de Dieu que l’Eucharistie devient dans la vie ce qu’elle signifie dans la célébration » écrivent les évêques réunis à Rome en Synode, en octobre dernier. Gabriel Marc, dans un commentaire des travaux de ce Synode sur l’Eucharistie dans La Croix, se réjouit de la proposition qui lie Eucharistie et solidarité.

Si, dans une partie du monde quelque chose ne va pas, c’est toi qui ne vas pas. Il dépend de toi que tu fasses quelque chose pour que cette partie du monde retrouve une situation normale. L’autre qui souffre dans la misère ou subit la faim, interpelle et atteint notre propre identité d’être humain. « Ne pas se laisser interpeller  et ne pas agir face à la personne humiliée par la misère, c’est se déshumaniser. Participer à la sauvegarde de la dignité de l’autre, c’est au contraire s’humaniser avec lui. Tant qu’il y aura un être humain victime de la misère ou de la faim, c’est l’humanité tout entière qui souffre dans sa dignité offensée. »

Aujourd’hui, nous ne pouvons plus  nous évader, car nous formons un seul et même monde. Et nous chrétiens, « nous ne pouvons pas ne pas travailler à l’engendrement de ce monde nouveau ». L’injustice sociale est une offense à Dieu et elle s’oppose au commandement fraternel de l’amour de Dieu que Jésus a institué comme la loi de l’alliance nouvelle et éternelle. Le respect et l’engagement pour la dignité des pauvres ne peut se limiter à l’aide d’urgence, mais exige une transformation de la société et de l’économie dans un ordre nouveau tourné vers le bien commun (en lien avec le Corps du Christ – Le Royaume de Dieu). Et cette transformation ne peut s’opérer sans un profond changement de mentalité.

Il s’agit d’offrir au paysan africain de vivre dignement de son travail, de participer au développement de son pays et donc de n’être pas seulement un consommateur – comme un oiseau du ciel que le Père nourrit – mais également un acteur de son propre développement.

Respecter la dignité de la personne humaine ne peut se vivre dans l’assistance perpétuelle. Si nous ne pouvons fermer notre porte à celui qui a faim, toute notre énergie doit être mise au service de ce qui lui donnera la possibilité de pourvoir à ses besoins. Alors seulement, il pourra vivre dans l’égalité avec les autres ayant acquis l’autonomie, condition de la véritable liberté.

Revoir les choses différemment.

  • La seule position que l’homme peut avoir aujourd’hui, vis-à-vis des autres, c’est le dialogue, puisque l’autre m’aide à exister. Il fait partie de moi-même. Alors seul le dialogue peut créer l’espace qui me permet de me réaliser. Mais, pour nous chrétiens, il est une position toute aussi essentielle et fondamentale que le dialogue, c’est la solidarité. Une solidarité qui s’exprime au nom de l’Evangile. Le Christ lui-même qui a été parole et dialogue, Verbe fait chair, s’est voulu également et totalement solidaire de l’humanité, et particulièrement des plus faibles, des exclus, jusqu’à donner sa vie sur une croix, au nom de cette solidarité basée sur l’amour.

  • Toute culture, tout peuple et toute religion sont porteurs de l’Esprit et donc d’une vérité exprimant une Parole de Dieu. Nous n’avons pas nous, chrétiens, la possession de la totalité de la vérité. D’où l’importance de recevoir, d’écouter les parts de vérité dans d’autres cultures et d’autres peuples (en particulier par rapport au colonialisme et à l’impérialisme).

  • Aucun langage humain n’a la prétention de dire le tout de Dieu.


Une exigence évangélique.

Dieu, créateur et maître de la vie, garantit avec largesse, pour le bien de l’humanité, la fécondité de la nature et les moyens permettant à tous de pouvoir vivre et développer leurs talents, sans gaspiller les ressources naturelles de la planète. Nous retrouvons cela dans le psaume 104.

L’Ancien Testament enregistre l’expérience et la foi du Peuple d’Israël, racines de notre foi chrétienne et nous indique le lieu fondamental de la conscience éthique de la victoire sur la misère et la faim. L’enseignement des Prophètes accentue le lien inséparable entre le culte rendu à Dieu et la pratique de la justice, dans la défense des droits des opprimés, dans l’assistance des pauvres et dans l’engagement et le soutien à la cause de la veuve (Is 1,17 ; Jr 7, 3-7).

Dans le Nouveau Testament, Jésus dépasse la tradition de son peuple et se présente comme le Pain qui rassasie toute forme de vie. Il nous a donné son corps comme aliment de vie éternelle : il nous a enseigné à demander au Père et le pain de chaque jour et à le partager avec les frères. Son action salvifique et sa mort rédemptrice le révèlent comme un maître de compassion et de miséricorde (Mt 19, 35-39).

Jésus est passé en faisant le bien, il est venu pour donner la vie et la vie en abondance (Jn 10, 10). Il s’est fait chair pour l’humanité. Il s’est mis du côté des petits, des marginalisés, des étrangers, des pécheurs. Ce faisant, il a agi contre la marginalisation et a combattu un système de profonde exclusion sociale, économique, politique et religieuse. Il n’avait pas une Bonne Nouvelle pour les pauvres, il était et est la Bonne Nouvelle. Il enseignait avec autorité, une autorité qui s’exprime dans le service et la compassion. Les récits des Béatitudes (Mt 5, 1-12) ou du Bon Samaritain (Lc 10, 25-37) témoignent admirablement de cela.

Jésus veut que ses disciples agissent comme lui. Il veut qu’ils soient partie prenante à son œuvre. Devant la foule de laquelle Jésus a eu pitié et qui était affamée, il dit aux disciples : « Donnez-leur vous-même à manger. » (Mc 6,37)

« Donner à manger à celui qui a faim, vêtir celui qui est nu, visiter le malade et le prisonnier… » (Mt 25, 31-46) ne se réduit pas seulement à une pratique existentielle. « Quand on se contente de répondre seulement aux attentes immédiates des pauvres, on court le risque de perpétuer l’inégalité sociale » écrivent les évêques du Brésil. La charité évangélique est le fondement de l’agir chrétien, mais elle exige aussi la promotion et la libération intégrale. C’est l’exemple des premières communautés dans les Actes des Apôtres. Partager avec l’autre sa souffrance, à l’exemple de Jésus, ce n’est pas donner des choses, mais c’est se donner. C’est donner du temps, être au service et à côté de celui qui souffre. C’est lui céder ses propres forces, afin qu’il puisse ouvrir les yeux, s’organiser, retrouver son identité, ses valeurs l’estime de soi. En un mot, se redresser, devenir un homme debout, libre et responsable, capable à son tour d’agir.


Une exigence éthique.

Nous voulons réaffirmer d’emblée, que la dignité de l’être humain implique l’exigence de la préservation de la personne. C’est pourquoi, l’aliment n’est pas seulement le droit de celui qui dispose d’un pouvoir d’achat, ni de celui qui produit, mais un droit pour tous. Partant de ce principe, nul ne devrait se sentir menacé de tomber dans la misère, de souffrir de la faim ou de dépendre d’autrui. L’aliment ne doit pas être traité comme une marchandise parmi d’autres, qui sont produites et stockées, selon les besoins et les intérêts des possesseurs. Tant qu’une personne souffre de la faim, il est immoral de stocker des aliments pour garantir des bénéfices spéculatifs. Aux Etats d’être vigilants et d’intervenir pour garantir une régulation des marchandises, afin de ne pas produire de nouvelles formes de misères et de faim.

Il est essentiel de garantir à tous les êtres humains le droit d’avoir librement accès aux sources de la vie : la terre, l’eau, l’air. Ce droit universel à l’assurance alimentaire, inscrit dans l’article 25 de la Déclaration universelle des Droits de l’homme trouve un écho dans la Doctrine sociale de l’Eglise. Il s’agit du principe fondamental de défense de la vie et de la primauté du travail humain sur le capital et de la nécessité de créer de nouveaux emplois.

Le pape Jean-Paul II, dans son actualisation de Populorum progression à l’occasion du jubilé de l’an 2000, revient sur la nécessité du respect dû à chaque personne humaine. Il s’interroge : « comment se peut-il, que, à notre époque, il y ait encore des gens qui meurent de faim, qui soit condamnés à l’analphabétisme, qui vivent privés de soins médicaux élémentaires, qui n’aient pas de lieux où s’abriter ? ».

Si, comme le soulignait Paul VI, « le développement est le nouveau nom de la Paix », nous n’obtiendrons la Paix que dans la mesure où l’économie se place de fait au service de l’être humain en renversant la logique de marché qui prévaut aujourd’hui.

De la dignité de la personne découle encore l’exigence de solidarité. Apprendre, par exemple, cette leçon que donnent les pauvres quand ils partagent le peu qu’ils ont pour que tous survivent. Cette éthique populaire interpelle la société tout entière pour que tous vivent humainement aujourd’hui et à l’avenir. Pour permettre que tous puissent vivre dignement, il nous faut revenir à une exigence  de la simplicité. Savoir dire non, par exemple, à une certaine forme de consumérisme qui tue littéralement notre société, et mettre en œuvre une globalisation solidaire, à partir d’un style de vie inspiré de l’Evangile.


Garantir la nourriture à tous, cela exige de chacun de nous un engagement personnel. Garantir le droit des peuples et des pays à produire pour subvenir à leurs besoins exige le développement de relations nouvelles de travail, de gestion, en favorisant une économie de communion dans la solidarité et attentives aux exigences de la subsistance. C’est le devoir premier des Etats.

En guise de conclusion : « Une souveraineté au risque de l’Evangile ! »

Dans l’Evangile, il y a du traditionnel localisé dans le pays de Jésus dans l’histoire de son temps, mais aussi de l’universel et de l’éternel. Mais qui ne sera universel que s’il y a témoignage.

L’Evangile nous révèle deux choses :

        
        

Nous retrouvons dans cette nouvelle relation à Dieu, et en Dieu Lui-même, tout ce que nous disions à propos du dialogue, seule façon de vivre pour l’être humain mondialisé.

Dieu le Père écoute l’homme et la femme. Il rejoint son Esprit qui est en eux, il fait en lui une place pour eux. Il est affecté par leur réponse, il souffre de leur souffrance et il se construit dans son dialogue avec eux.

L’être chrétien, libre devant Dieu Père, peut et doit inventer, créer le monde qui s’engendre aujourd’hui avec le dynamisme que Dieu lui donne par la présence de son Esprit. Un dynamisme qui est respect de l’autre dans une justice et un amour réels. Comment ? A l’homme et à la femme de l’inventer ensemble avec les autres. L’Evangile met l’être humain debout. Dieu ne nous dit pas quoi faire, mais il nous demande d’inventer ce qui est bon, non seulement pour nous, mais pour tous les peuples de la terre. Dès lors, arrêtons de dire ce que les autres doivent faire, au nom de Dieu.

Aujourd’hui, ce qui est essentiel, ce n’est pas d’abord le faire, mais plutôt l’être. La question du «  Que dois-je être ? » nous portera naturellement vers celle du « Que dois-je faire ? »

Voilà le travail à poursuivre dans toutes nos communautés ecclésiales, religieuses, et au sein de la société tout entière. Si nous ne vivons pas tout cela à l’intérieur de nos communautés diverses, la Mission devient impossible parce que celle-ci est d’abord témoignage. Témoignage d’une communauté qui porte un nouveau regard sur le monde d’aujourd’hui, qui rencontre un Dieu en devenir parce qu’il est rentré dans l’histoire humaine, qui approfondit les chemins de la révélation et le concept de vérité, et qui vit à l’intérieur d’elle-même un vrai dialogue.

Le monde d’aujourd’hui a besoin dans son émergence du témoignage de telles communautés.

L’équipe Foi et Justice France/Pôle de Strasbourg

Alois Kitu sma ; Claude Drui cssp ; Bernard Foy ; Odile Kirstetter cdp ; Guy Midy omi ; Marie Pierre Tailladt bpa ;  Martial Tsikata ; Nicholas Tsri cssp ; René Soussia sma ; Séverin Voedzo ; Marie Hélène Zwiller sdpv.

DOCUMENTS CONSULTES


‘Exigences évangéliques et éthiques pour surmonter la misère et la faim’, texte de la conférence des évêques du Brésil, Documentation Catholique, N°2293, Juin 2003.

‘La mission de l’Eglise dans le monde d’aujourd’hui. L’Evangile, force de libération’, conférence de B. FOY, à l’occasion de la journée des missionnaires en congé du diocèse d’Alsace, Centre St Thomas, Juillet 2005.

Maîtriser l’agriculture par la solidarité’Echo de la Mission , janv- févr 2005.

‘L’agriculture paysanne peut-elle nourrir le monde ?’, Faim et Développement, N°208, Décembre 2005.

G. MARC ‘Un Synode pour rien ?’ La Croix, édition du 8/03/2006.


  On définit la sécurité alimentaire : « comme étant la situation dans laquelle toute personne, à tout moment, a l’accès physique et économique à une nourriture sûre et nourrissante qui couvre leurs besoins diététiques et leur préférences alimentaires pour une vie saine ». Définition donnée par le Sommet Mondial Alimentaire en 1996.

On définit la souveraineté alimentaire : «  comme étant le droit d’un individu, d’une communauté, d’un pays de définir leur politique agraire, alimentaire, halieutique, pastorale, agricole et syndicale qui soit écologiquement, socialement, économiquement et culturellement appropriée à leur situation unique. Cela inclut le droit à se nourrir et à produire de la nourriture, ce qui signifie que toute personne a le droit à une nourriture sûre, nutritive et culturellement appropriée et aux ressources productrices de nourriture et à la capacité de suffire à soi et à sa société. » Définition donnée par le Forum pour la Souveraineté Alimentaire à Rome en 2002.

Voir l’article de B. Foy in Echo de la Mission, Janv./Fév. 2005 p. IV du dossier. Il cite cet exemple pour montrer combien le dumping pratiqué en Europe détruit en Afrique toute envie de produire.
   Comme l’écrit Thierry Brésillon : « changer les règles du commerce mondial ne suffira pas. Encore faut-il que les Etats investissent dans le développement durable, que l’on forme à des nouvelles techniques culturales, que l’on facilite l’accès au crédit et à l’eau, aux bénéfices d’une recherche orientée vers les besoins de l’agriculture paysanne et non plus de l’agrobusiness industriel. » In Faim et Développement, N° 208, Décembre 2005,  p.18.  L’ensemble de l’article consacré au défi à relever par l’agriculture paysanne est fort intéressant.

Cf. 1 Cor 12, 12-27. St Paul prend la comparaison du corps. Celle-ci s’applique tout à fait à la situation de la mondialisation décrite ici. « Dieu a voulu qu’il n’y ait pas de division dans le corps, mais que les différents membres aient tous le souci des uns des autres. Si un membre souffre, tous les membres partagent sa souffrance ; si un membre est à l’honneur, tous partagent sa joie. Or vous êtes le corps du Christ et, chacun pour votre part, vous êtes les membres de ce corps ».

  Un réel contraste entre des situations de misère et d’opulence, entre villes et banlieues, avec le développement de la prostitution et de la drogue comme seuls et uniques moyens de survivre.

Cf. ‘Un Synode pour rien ?’ in  La Croix, édition du 8 mars 2006.

Cf. Documentation Catholique N°2293, juin 2003, p.559.

Maintenir les gens dans la sécurité alimentaire.

  Cette démarche est nécessaire d’autant plus que l’Eglise reconnaît que la responsabilité humaine est largement engagée dans le phénomène du sous-développement, de la faim et de la misère. C’est ce que Jean-Paul II appelle des « structures de péché » dans l’encyclique Sollicitudo rei socialis.
Ibid p. 558.
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