Bioéthanol: réservoirs pleins et assiettes vides(1)
par Reinhard
Koradi, Dietlikon
En
2006, 842 millions de personnes dont 170 millions d’enfants, ont souffert de
sous-alimentation dans le monde, 2 millions de plus que l’année précédente.
Toutes les 5 secondes un enfant de moins de cinq ans meurt. Quelque 100000 personnes meurent chaque
jour de sous-alimentation, ce qui fait plus de 35 millions par année. À
l’avenir, une augmentation de ce nombre est prévisible, par exemple en Inde, en
Indonésie, au Nigeria, au Pakistan et au Soudan(2)
. La sous-alimentation est responsable
de plus de morts que le sida, le paludisme et la tuberculose réunis, a
déclaré le directeur du Programme alimentaire mondial (PAM), James Morris lors
de la Journée mondiale de l’alimentation à Genève. C’est pourquoi, dans les débats concernant la crise
mondiale de l’énergie, le problème de la faim doit être traité en priorité.
Et surtout lorsque la solution préconisée est l’utilisation excessive de
produits alimentaires pour les carburants.
La lutte contre le
réchauffement climatique et contre la faim sont liées
La lutte contre
le changement climatique et contre la sous-alimentation entretiennent un
rapport très étroit. Elles représentent un problème mondial dont les causes
sont identiques à quelques détails près. La menace d’une catastrophe climatique
et le fait – effrayant – que dans le monde, il y ait encore plus de 800
millions de personnes qui ont faim sont avant tout la
conséquence d’un usage irresponsable des ressources naturelles et d’une
politique d’exploitation dirigée contre l’homme. Au gaspillage démesuré
s’ajoutent la soif du gain et l’accaparement des matières premières motivé par
l’égoïsme des riches.
Jean Ziegler, rapporteur spécial des
Nations Unies pour le droit à l’alimentation, part du principe que la faim
dans le monde est voulue et qu’elle pourrait être surmontée très vite grâce à
des efforts politiques adéquats (uniquement avec les méthodes agricoles
actuelles, il serait possible de nourrir non seulement les 8 milliards d’hommes
que compte la planète mais 20 milliards). Dans son livre «l’Empire de la
honte», il donne les
raisons de l’échec
d’une politique alimentaire efficace:
-
Mauvaises habitudes alimentaires dans le monde (un quart de la
récolte mondiale de céréales est consacrée à nourrir les troupeaux de bœufs des
pays riches),
-
Guerres et systèmes corrompus dans les pays où règne la famine,
-
Changement climatique (le nombre des réfugiés climatiques
se monte actuellement à 250 millions et pourrait atteindre le milliard dans les
dix prochaines années).
- Il critique sévèrement la
perversité
du marché qui soumet les produits alimentaires comme n’importe quelle autre
marchandise à la loi de l’offre et de la demande. Ce n’est pas seulement le
pouvoir d’achat qui permet l’accès aux produits. Les spéculateurs de la Bourse
de Chicago ont découvert que les aliments de base, comme le soja, le maïs et le
millet étaient une source de profit.
Plus
les profits des spéculateurs augmentent, plus la faim augmente!
Malgré cette situation intenable de la
politique alimentaire, les pays industrialisés occidentaux veulent, sous la
pression de l’augmentation du prix du pétrole et du changement climatique,
développer considérablement la culture de
plantes pour la production d’éthanol et de diesel. Ainsi, aux USA, dans
l’UE, au Brésil et en Asie, des milliards ont déjà été investis dans la culture
du maïs, du soja, du colza, de la canne à sucre, de l’huile de palme ou du blé
(3).
Les chiffres du
ministère de l’Agriculture des Etats-Unis sont éloquents: Il y a six ans, il y
avait aux USA environ 50 producteurs d’éthanol et la production annuelle était
de moins de 8 milliards de litres. Maintenant, 100 sociétés produisent plus de
18 milliards de litres. En ce moment, 70 usines d’une capacité de 8 milliards
de litres sont en construction.
Déjà 20%
de la récolte de maïs aux USA sont destinés à la production d’éthanol. En 2000,
le taux n’était «que» de 6%(4).
Dans le Livre
Vert de la Commission européenne intitulé «Vers une stratégie européenne de
sécurité d’approvisionnement énergétique», l’objectif fixé est de remplacer
jusqu’en 2020, 20% des carburants classiques par des carburants alternatifs.
Dans un scénario pour 2030 non encore publié, une commission d’experts propose
même de tirer des cultures un quart des carburants. Les Etats-Unis veulent
également se libérer de la dépendance du pétrole du Proche-Orient grâce aux
biocarburants. L’Energy Policy Act de 2005 du gouvernement américain prévoit
d’acheminer en 2012 à peu près 28 milliards de litres de biocarburant aux
stations - services
(5).
Catastrophe
alimentaire et environnementale prévisible due à une mauvaise politique
Depuis plusieurs années, on sait que les
réserves de pétrole sont limitées. On sait également que les pays riches
industrialisés occidentaux pratiquent une
exploitation irresponsable des carburants fossiles au détriment des pays en
voie de développement et des nouveaux pays industrialisés. En 2005, la
consommation mondiale totale de pétrole était de 3,8368 milliards de tonnes,
dont
• Amérique du Nord: 1,1326 milliards
• Asie et Pacifique: 1,1169 milliards
• Europe: 791,9 millions
• Proche-Orient: 271,3 millions
• Amérique centrale et Amérique du Sud:
223,3 millions
• Ex-Union soviétique: 171,7 millions
• Afrique: 129,3 millions
Dans l’Union
européenne, la part des biocarburants était en 2003 d’environ 0,3%. En 2005,
elle était de 2% et à la fin de 2010 elle devrait être de 5,75%. Les Etats-Unis
ont annoncé que d’ici à 2010, le bioéthanol représenterait 10% du carburant
utilisé par les véhicules à moteur. Un hectare (100 m × 100 m) de colza produit
3,5 tonnes de colza, ce qui donne 2,3 tonnes de galettes de colza (fourrage) et
1,2 tonne d’huile de colza. 1,2 tonne d’huile de colza équivalent à 1320 litres
de carburant. Cette quantité de carburant permet à une voiture moyenne de
parcourir 20000 km.
Si, pour l’année
2010, on part d’un taux moyen de 5%, cela représente, sur la base de la
consommation mondiale de pétrole de 2005, une production de 191,8 millions de
tonnes d’huile de colza. Ce qui correspond à 159,8 millions d’hectares. Ce sont
près de 160 millions d’hectares de terrain agricole qui seraient sacrifiés à la
production de carburant bio. A titre de comparaison, l’Allemagne dispose de 17,2
millions d’hectares de surfaces cultivables et la Suisse de 1,7 million. Dans
le monde entier, quelque 1200 millions d’hectares de terrain sont à la
disposition de l’agriculture.
Près de
15% des surfaces cultivables devraient être retirés à l’agriculture pour
remplacer 5% de l’énergie fossile par l’énergie verte. Un remplacement de 10%
ferait perdre un quart des surfaces destinées à l’alimentation! En outre,
considérons qu’avec les céréales utilisées pour un seul plein d’éthanol, on
pourrait nourrir un homme pendant une année. Toute personne sensée peut se
rendre compte de l’hypocrisie de la propagande en faveur du bioéthanol et de
son profond mépris des hommes.
Cette stratégie
– qui consiste à résoudre des problèmes d’énergie et de pollution de l’environnement
par le recours aux plantes qui repoussent «de manière illimitée» – ne peut être
préconisée que par un «groupe d’intérêt» voué à la croissance économique et à
l’exploitation impitoyable de ressources qui se font de plus en plus rares.
Comme ce fut déjà trop souvent le cas,
on
résoudrait le problème (du gaspillage) de l’énergie en créant de nouveaux
problèmes et en aggravant les problèmes existants. Les aliments deviennent
rares, on poursuit le déboisement de la forêt tropicale, les petits paysans
perdent leurs terres, les monocultures apparaissent et les engrais et les
pesticides empoisonnent l’eau. En 1985 déjà, Hoimar von Ditfurth écrivait: «
Nous n’avons pas encore appris à croire à
l’existence d’une catastrophe mondiale qui se déroule sans bruit, sans éclairs
ni tonnerre et sans puanteur.» La «troisième guerre mondiale» dirigée
contre la nature et les bases existentielles des générations futures bat son
plein à l’insu de la majorité des gens.
L’homme
est en train de mener une guerre d’exploitation silencieuse mais efficace
contre l’environnement et les générations d’aujourd’hui et de demain. Et il
croit même pouvoir la gagner en appliquant davantage son intelligence
technoscientifique.
Protestations au
Brésil avant la visite de Bush
Au Brésil, la forêt tropicale est défrichée
surtout pour la culture du soja. Mais quand on défriche des millions
d’hectares de forêt tropicale, l’avantage des biocarburants perd tout fondement
en matière de lutte contre le réchauffement climatique. Depuis des mois déjà,
Fuconams, organisation brésilienne pour la protection de l’environnement dans
le Mato Grosso do Sul, essaye d’attirer l’attention sur cette exploitation
sauvage. Avant le voyage au Brésil du président des Etats-Unis George W. Bush,
des paysans sans terre ont occupé une mine, une banque et une usine d’éthanol
pour protester contre le développement de la culture industrielle de la canne à
sucre et le bradage d’usines brésiliennes pour la production d’éthanol. Ces
manifestations sont en relation avec l’alliance américano-brésilienne pour la
production d’éthanol recherchée par les Etats-Unis. Au Brésil, l’éthanol est
utilisé comme carburant pour les voitures et suite au «boom des biocarburants»,
il est de plus en plus exporté dans le monde entier.
Les occupations
faisaient partie d’une semaine de manifestations destinées à attirer
l’attention du public sur les graves problèmes posés par la production de
bioéthanol. Le développement considérable de la culture industrielle de la
canne à sucre provoque la destruction et la pollution de l’environnement (parce
qu’on brûle les champs moissonnés), des conditions de travail inhumaines ainsi
qu’une concentration encore plus forte de la propriété rurale, ce qui entraîne
une aggravation des inégalités. Kelly Mafort, coordinateur du puissant
mouvement des Sans-terre, le MST, a déclaré: «
L’éthanol n’est pas une énergie propre et il est nuisible à
l’environnement. Avec ces manifestations, nous voulons dire au président
américain Bush qu’il n’a pas d’amis ici.» Un autre leader du MST, Joao
Pedro Stedile a ajouté: «
Bush vient ici
en ambassadeur des multinationales, de l’industrie agricole, des compagnies
pétrolières et de l’industrie automobile qui veulent contrôler le commerce
mondial des biocarburants.» Ces protestations massives au Brésil, de loin
le plus grand producteur d’éthanol à base de canne à sucre, font aussi de
l’ombre au sommet de l’UE à Bruxelles. Il doit décider s’il fixera
définitivement des quantités minimums d’utilisation de biocarburants. Des
organisations de protection de l’environnement comme «Sauvez la forêt
tropicale» (Hambourg) ont critiqué ces taux minimums d’énergie verte parce que
le boom des biocarburants chasse les petits paysans, détruit les forêts
tropicales, menace la biodiversité et concurrence de plus en plus la production
alimentaire
(6).
«Le boom des biocarburants a des
conséquences particulièrement dévastatrices pour les indigènes d’Indonésie», a déclaré le responsable pour
l’Asie de la Gesellschaft für bedrohte Völker Ulrich Delius. Là-bas, la superficie
consacrée à la culture de l’huile de palme – 6 millions d’hectares –
correspondent à 3 fois celle de la Hesse. 18 millions supplémentaires ont déjà
été défrichés pour de grandes plantations. Les autorités planifient une
multiplication par 43 de la production. Ainsi 20 millions d’hectares supplémentaires de forêt tropicale
seront libérés prochainement pour le défrichement. Les conséquences de ce
déboisement seront particulièrement catastrophiques pour les indigènes de
Papouasie occidentale (ouest de la Nouvelle-Guinée) et à Bornéo (Kalimantan).
Des investisseurs chinois et malais planifient la construction en Papouasie
occidentale de plusieurs grandes plantations d’un million d’hectares chacune.
Jusqu’à la fin de 2006, des organisations de défense des droits de l’homme
Indonésiennes ont enregistré 350 conflits terriens causés par l’extension de la
production d’huile de palme.
Bilan
environnemental négatif des biocarburants
La demande
croissante en bioénergie conduira à augmenter la production agricole. De plus,
la spéculation boursière aura vite fait de se tourner vers ce nouveau secteur
«rentable» et veillera à ce que les bénéfices soient récoltés en Bourse au
détriment des producteurs et des utilisateurs.
La concurrence de la demande entre la production alimentaire et les
groupes énergétiques penchera du côté des «riches conducteurs d’automobiles» et
ceux qui ont faim seront laissés pour compte. Au cours des deux dernières
années déjà, le prix des semences des huiles comestibles a augmenté. Pour l’huile
de colza et de maïs, il faut payer 25% de plus, bien que jusqu’à présent, dans
le monde, 0,8% seulement de la consommation de carburant soit couverte par les
biocarburants.
Aux inconvénients éthiques et sociaux de la
culture et de l’utilisation des biocarburants s’ajoutent le manque d’efficacité
et la pollution. D’après une étude de l’EMPA (institut suisse de recherche
en science des matériaux et en technologie), les biocarburants produisent plus
d’un tiers d’effet de serre de moins que l’essence ou le diesel, mais la
culture de plantes comme le maïs et le soja provoque d’autres pollutions et
certaines sont si graves qu’elles alourdissent nettement le bilan écologique
total. Elles vont de l’
abus d’engrais, de l’acidification des sols à la
diminution de la biodiversité. Le défrichement par le feu dans les pays
tropicaux produit beaucoup de CO2, augmente la pollution de l’air par les
suies, les oxydes d’azote, les aérosols et la dioxine. L’utilisation intensive
d’engrais et le travail mécanique du sol ont des conséquences négatives. Quand
on considère en plus le manque d’efficacité des biocarburants dans ce bilan, il
ne reste qu’une conclusion: ils sont contre-productifs dans la solution des
problèmes énergétiques et la lutte contre le réchauffement climatique.
Que faire?
La tâche la plus
urgente est de clouer le bec au lobby de l’éthanol. Il faut
mettre un terme à la propagande trompeuse
des multinationales, de l’industrie agrochimique, des compagnies pétrolières et
des fabricants d’automobiles et exiger des informations objectives et fondées
scientifiquement. Les chefs de gouvernement et les parlements doivent être
mis à contribution pour résoudre le problème de l’énergie et du climat de façon
durable pour le bien de l’humanité. Il faut s’opposer catégoriquement aux
pseudo solutions comme le commerce des certificats de CO 2. De même, il faut
condamner sans ambiguïté les exemptions d’impôts prévues ou en discussion en
faveur de la prétendue bioénergie. Ce dont le monde a besoin dans la situation
menaçante actuelle, c’est de se rendre compte qu’il faut
en finir avec le gaspillage au détriment de nos semblables sur la
planète et cesser de piller la nature. La solution prônée par les
économistes et mise en pratique par les gouvernements et les administrations a
prouvé son inefficacité depuis longtemps. Les «taxes d’incitation» sont un
trafic d’indulgences qui donne aux riches le droit de polluer la planète au
détriment de ceux qui sont moins bien lotis et de détruire les conditions de
vie naturelles de la majorité des hommes. Avec notre folie des grandeurs et
notre obsession de la croissance, nous avons ignoré les limites naturelles. Les
structures sociales, politiques voire économiques qui se sont constituées
organiquement seront détruites par la soumission de la société à l’économie et
à l’individualisme.
Se concentrer sur
les choses qui enrichissent vraiment la vie
À l’avenir, la
production d’aliments de base devra de nouveau respecter les cadres naturels
qui diffèrent le plus souvent selon les régions. Il faut éviter dans la mesure
du possible les interventions sur les cycles naturels. Aussi devons-nous
adapter nos habitudes alimentaires
actuelles aux surfaces agricoles disponibles. Pour l’Allemagne, cela
signifierait, avec un passage total à l’agriculture biologique, que les 17,2
millions d’hectares de surfaces agricoles suffiraient à assurer l’alimentation
de la population si elle
consommait au lieu de 40% de calories «animales» et
60% de calories «végétales», 24% de calories «animales» et 76% de calories
«végétales», comme les Italiens
(7).
Pour éviter les
catastrophes qui menacent la planète, nous sommes appelés à penser
différemment, à
modifier nos habitudes
alimentaires et notre mode de vie. Après la folie des grandeurs, il est
nécessaire de redécouvrir l’agriculture cyclique adaptée aux régions.
Les solutions d’avenir se trouvent dans les
petites structures. Nous avons besoin d’hommes et de femmes qui, quels que
soient leur fonction et leur niveau, prennent leurs responsabilités à l’égard
de la société et dépassent leur égoïsme en faveur du bien commun.
Concentrons-nous sur les choses qui enrichissent vraiment la vie et qui
protègent l’homme aussi bien que la nature. Remplaçons les comportements
consuméristes irréfléchis si répandus par l’initiative et la responsabilité
individuelles afin de contribuer à une action commune efficace et déclencher un
mouvement en faveur d’un monde plus pacifique et plus juste.
(Traduction Horizons et débats )
Le colza, huile
d’une grande valeur nutritive
Dans le cadre
des crises énergétique et climatique, le colza se trouve au centre de
l’intérêt. Jusqu’il y a quelques années, cette huile obtenue à partir des
semences n’était guère consommable, mais les choses ont changé: les variétés
modernes fournissent des huiles d’une grande valeur nutritive. Aujourd’hui, en
Allemagne et en Suisse, le colza est la semence oléagineuse la plus cultivée.
Le colza fait partie de la famille des
Brassicacées et est proche du chou cultivé chez nous. Il est le résultat d’un
croisement entre le chou sauvage (Brassica oleracea) et la navette (Brassica
rapa). Il vient probablement du bassin méditerranéen où se chevauchent les
aires de répartition des deux espèces d’origine.
Autrefois, on utilisait le colza comme
huile d’éclairage. En cas de disette ou de pénurie de graisses, on utilisait
l’huile de colza comme aliment. C’est pourquoi la culture de la plante fut
développée entre les deux guerres mondiales.
Longtemps l’utilisation du colza se
limita aux huiles techniques et ce n’est qu’à la fin des années 1970 que les
choses changèrent brusquement. Les phytogénéticiens réussirent à développer une
variété 00 («double zéro») présentant deux nouvelles caractéristiques: son
huile contenait de très faibles taux d’acide éructique dont le goût est amer.
En outre, ses semences ne contenaient presque pas de glucosinolates. Ces
substances toxiques empêchaient jusque-là l’utilisation de la plante en tant
que fourrage.
L’huile de colza a une grande valeur
nutritive. Parmi les huiles végétales, c’est elle qui a la plus haute teneur en
graisses insaturées (91g/100 g) et le taux le plus bas de graisses saturées.
Pour ce qui est des graisses mono-insaturées, elle n’est supplantée que par
l’huile d’olive, laquelle a cependant une plus haute teneur en graisses
saturées. 1
Acides gras de différentes huiles
alimentaires
| Huilede colza | Huile de carthame | Huile de tournesol | Huile d’olive |
| Acides gras saturés | 6% | 10% | 12% | 14% |
| Acides gras mono-insaturés | 69% | 12% | 22% | 73% |
| Acides gras poly-insaturés | >td> 28%75% | 61% | 9% |
Les acides gras mono-insaturés et
poly-insaturés contribuent à réduire le taux de cholestérol dans le sang.