Justice et Paix : PARTENAIRES
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Juillet 2007 n° 46

ACCES A UNE  MEDECINE DE QUALITE POUR TOUS

Médicaments/ contrefaçon : mort ou guérison ?

Difficulté de l’accès aux médicaments pour tous

Aujourd'hui deux milliards de personnes n'ont pas couramment accès aux médicaments essentiels. 30% de la population mondiale – entre 1.3 et 2.1 milliards de personnes– n’ont pas un accès régulier aux médicaments dont ils ont besoin. Pourtant, l’accès au médicament est nécessaire au développement et au bien-être des populations. Il demeure bien souvent la solution la plus efficace et la plus économique face aux crises sanitaires, aux traitements impliquant des prestations techniques, aux pathologies graves ou quotidiennes. Les médicaments essentiels sont en effet indispensables au traitement des maladies.
Vouloir procurer un accès à des médicaments de qualité pour tous en Afrique - comme le fait AEFJN - c’est un des défis de notre temps. Il fait d'ailleurs l'objet d'une mention particulière dans les Objectifs du Millénaire pour le Développement.
L'ajustement structurel, les réformes économiques, le mouvement de libéralisation et les accords sur la propriété intellectuelle à l’OMS ont compliqué et fragilisé la situation sanitaire des pays en développement. Ceci s’aggrave en Afrique par la détérioration des termes de l'échange des produits agricoles et miniers, ce qui a contribué à la baisse notoire du pouvoir d'achat des populations. 

Le trafic des médicaments de contrefaçon nous touche tous !

Depuis la fin des années 80 le trafic de médicaments illicites existe en Afrique actuellement il prend des proportions mondiales énormes. Par Internet le trafic extrêmement dangereux de faux médicaments a dépassé les frontières de l’Afrique pour devenir un problème international.
La contrefaçon de médicaments est un vaste marché très lucratif évalué à plus de 32 milliards de dollars par an de bénéfices. Les premiers bénéficiaires sont les mafias internationales, puis les importateurs et finalement les petits vendeurs pour qui ce commerce  est leur gagne-pain.
Tous les pays sont touchés, au Sud comme au Nord de faux médicaments mal conservés, mal produits arrivent par des circuits illicites sur les marchés. Un médicament sur dix vendu dans le monde serait un faux et les médicaments contrefaits représenteraient plus de 10 % du marché mondial(1). Le trafic de médicaments a place dans le crime international du trafic de drogue ; il serait 25 fois plus rentable que le commerce de l'héroïne et 5 fois plus que celui des cigarettes !
Les médicaments vendus en Afrique Occidentale viennent pour la plupart du Nigeria, où certains y sont produits alors que d’autres y arrivent d'Inde, de Singapour et de Malaisie. Au Nigeria les commandes de chaque commerçant sont consignées dans des camions scellés qui rentrent dans d’autres pays africains sans jamais être fouillés puisque les formalités douanières sont effectuées d'une manière « spéciale ».
Une étude réalisée dans 10 localités du Bénin a enregistré 6,000 vendeurs de médicaments, surtout des femmes (1,500) qui travaillent dans les marchés tandis que 3,500 pratiquent la vente ambulante. 85% des habitants du Bénin achètent leurs médicaments sur le marché parallèle(2). L'utilisation des médicaments de contrefaçon fait perdre 4 à 5 milliards (CFA) de recette fiscale à l'Etat et 30 milliards de manque à gagner pour les pharmacies.
La contrefaçon augmente parce qu’elle produit de grands bénéfices et le public est plus concerné par le prix des médicaments que par leur qualité. Une autre difficulté s’ajoute car la contrefaçon améliore l’emballage sans améliorer le produit. Il y a beaucoup de qualité dans la copie des médicaments, ce qui rend plus difficile de reconnaître visuellement le faux du vrai.
Le choix de ce circuit informel de distribution par certaines franges de la population est dû à leur extrême pauvreté, mais aussi et surtout à l'ignorance des dangers liés à la consommation de produits qui s'affranchissent des normes internationales de contrôle. A long terme le produit pharmaceutique illicite revient beaucoup plus cher au consommateur et au pays et est extrêmement dangereux pour la santé du client.
Le problème c’est que les médicaments sont chers, mais il existe des réseaux pour acheter des médicaments de qualité et accessibles à la population.

Les dangers des médicaments de contrefaçon

Le problème des médicaments de contrefaçon vendus dans la rue ou sur les marchés, sans sécurité d’authenticité, ni information sur l’emploi est un des graves problèmes de santé en Afrique. On vend des pilules à l’unité, classifiées par couleurs, sans emballage, exposées à la poussière, sans date de péremption. La réussite de ce commerce est due au fait qu’il est très lucratif et qu’il offre des médicaments meilleur marché que dans les pharmacies, et accessibles même là où il n’y a pas de pharmacie. Ces médicaments sont obtenus sans ordonnance et sans consultation médicale. C’est le vendeur qui devient le « médecin improvisé » et conseille au malade quel médicament prendre et à quelle dose.
L'OMS estime que chaque année, 200 000 malades atteints de paludisme meurent à cause de médicaments de mauvaise qualité, soit le dixième des décès attribués au paludisme! En cause : de nombreux faux antipaludéens qui circulent sur le marché mondial. D'autres produits, tels que des pilules contraceptives inefficaces et des préservatifs non étanches sont les plus contrefaits(3).
Des études révèlent que la moitié des produits contrefaits vendus sur les marchés africains ne contiennent pas du tout, ou pas suffisamment de principe actif, ce qui peut provoquer l'apparition de résistances. On sait comment les maladies infectieuses, les résistances aux antiparasitaires, et particulièrement aux antipaludéens sont en grande partie liées au fait que les gens prennent des produits sous dosés, mal préparés ou périmés. Mais il y a aussi les dérives de fabrication, impuretés qui peuvent être toxiques avec des conséquences graves pour le consommateur parfois même la mort. Les cas d'insuffisance rénale, de perforations intestinales et de troubles cardiaques dus aux effets secondaires de ces produits pharmaceutiques pouvant créer des risques vitaux deviennent fréquents. Un professionnel de la santé(4) affirme que dans un hôpital, une moyenne de 10 patients par jour souffre d’insuffisance rénale probablement produite par ces médicaments. Un d’eux meurt chaque jour.
Tout médicament peut être dangereux, et il n’est efficace que s'il est bien conservé et bien utilisé.
Les médicaments de la rue sont sources d'intoxication (au soleil sans respecter la température, ni la date de péremption, ni label de qualité) et un vrai danger public.

L’Afrique  et le combat contre le marché illicite des médicaments

Pendant que l’Union Européenne (UE) est concernée par des produits de contrefaçon sur Internet, l’Afrique l’est par la vente dans les rues. Puisque le problème est à échelle mondiale, l’UE et l’Afrique ont décidé de travailler ensemble pour trouver des solutions à ce problème commun.
En Afrique le commerce illicite des médicaments dans la rue est un fléau et un sujet sensible dont l’intérêt croît. Devant l’ignorance du public face aux dangers et aux possibles effets nocifs de ces médicaments de la rue, des professionnels de la santé organisent des campagnes de sensibilisation et d'information. En dépit de cela les commerçants continuent de vendre allègrement leurs produits. Sans prévention, les populations iront toujours se servir sur des marchés parallèles, parce qu'elles croient que le médicament est moins cher dans la rue, ce qui n’est pas toujours le cas, mais la vente de produits à l’unité les rend plus accessibles.
Beaucoup de pharmaciens en Afrique ont engagé la guerre contre les médicaments de la rue. Les ordres des pharmaciens se mobilisent, créent des réseaux, organisent des campagnes. La « semaine africaine de sensibilisation sur les dangers du marché illicite de médicaments » est l’occasion d’organiser de vastes campagnes nationales de sensibilisation telles que « les vrais médicaments sont en pharmacie et pas ailleurs » et « les médicaments de la rue, ça tue » et « le pharmacien garantit un circuit et la qualité des produits ». Des informations sont disponibles à l’usage du pharmacien pour lui expliquer comment détecter une contrefaçon et un autre style d’information l’est pour le grand public et les patients.
Des professionnels de la santé et des politiciens sont aussi impliqués dans ce marché, mais la mobilisation est plus forte parmi les pharmaciens. Toutes les rencontres et conférences organisées depuis peu, traitent du sujet. Ainsi le 8e forum Pharmaceutique International de Lomé (Février 2007) avait comme thème “le marché du médicament illicite en Afrique”. Les participants ont proposé aux gouvernements de prendre des mesures concrètes pour lutter efficacement et durablement contre la vente illicite, la contrefaçon et la contrebande des médicaments.  Seront-ils écoutés ? Quelques uns des acteurs impliqués dans ce marché pourraient être aussi part de la solution du problème, mais comme leurs intérêts diffèrent, cela rend la tâche difficile. Ce manque de volonté politique uni à l’absence de législation et de laboratoires de contrôle renforce la vente illicite.
Le problème des médicaments illicites est ample : économique, social, de santé… La réponse doit donc avoir un caractère nécessairement multisectoriel, et multi acteurs : industriels, distributeurs, personnel médical, pharmaciens et autorités publiques doivent faire front commun. L’harmonisation des prix dans ce secteur, la mise en place de systèmes de sécurité sociale, ainsi que la promotion des médicaments essentiels génériques (MEG) peuvent être des chemins vers une solution du problème.
L’initiative UNITAID qui a été récemment établie par le Brésil, la France, le Chili ,la  Norvège et le Royaume Uni  -alimentée par la taxe sur les billets d'avion - a permis de mobiliser la communauté internationale sur la question majeure de la fourniture continue et à des prix accessibles de médicaments de qualité traitant le paludisme, le VIH/SIDA et la tuberculose, les trois maladies les plus meurtrières sur le continent africain.  B. Iñarra

LES ACCORDS ECONOMIQUES entre l’UE et l’AFRIQUE


Le commerce africain et les Accords de Partenariat Economique. (APE)

Le commerce, bien géré, peut sortir des millions de personnes de la pauvreté. Mais les APE en cours de négociations entre l’UE et les pays ACP pourraient rétrécir l’espace politique des pays africains dans leur choix des solutions les meilleures pour éradiquer le pauvreté, encourager le développement et protéger l’environnement. Les APE menacent de miner la diminution de la pauvreté, la croissance économique future et supprimer le gagne-pain des populations, ces accords auront donc un impact significatif pour les générations actuelles et futures des pays ACP. AEFJN suit de près les négociations et organise des actions pour s’assurer que la subsistance et l’avenir de millions de personnes plus démunies d’Afrique sont au cœur des débats.

Le commerce en Afrique fait face à des problèmes que les APE ne résoudront pas :
-          La proportion du commerce représentée par tous les pays sub-saharien est équivalente à celle du commerce de la Belgique.
-          La population clairsemée dans un vaste continent rend difficile l’établissement d’infrastructures. Le manque de ressources se manifeste dans le manque d’infrastructures utiles : au plan physique, les routes, ports, marchés…, au plan financier : les banques, compagnies d’assurances…, au plan institutionnel : des gouvernements faibles, le manque d’institutions qui régissent la législation du commerce…, au plan technique : le manque de technologies modernes… Le transport de marchandises de Mombasa à Nairobi coûte plus cher que ces mêmes marchandises transportées de Mombasa en Europe. En Afrique environ 7 containers sur 10 sont ouverts pour contrôle, ce qui fait grimper les prix.

Le flux des investissements vers l’Afrique se fait surtout dans la recherche de matières premières et les profits ne sont pas réinvestis sur le continent. Les multinationales visent l’extraction des matières premières envoyées à l’extérieur du continent. Ceci crée des recettes à l’exportation aux dépens d’une industrie domestique de transformation, ce qui mine la diversification et renforce la dépendance du pays pour les produits sans valeur ajoutée.

La plus grande partie du commerce africain est faite avec les pays développés (EU ; USA et maintenant la chine). Le commerce officiel entre pays africains est au minimum, ce qui crée une difficulté supplémentaire contre le renforcement de communautés économiques régionales. Même l’Afrique australe comme destination d’exportation est de faible importance dans la région.

Vers de nouveaux accords économiques.

Les Accords de Yaoundé et de Lomé ont régulé les commerce entre les anciennes colonies d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP) et les pays membres d’Europe depuis l’indépendance des pays ACP jusqu’en 2002. Ce régime commercial « asymétrique » (sans obligation d’avantages réciproques) a favorisé les exportations des pays ACP vers l’UE et a ainsi permis à ces pays, grâce à la perception des taxes douanières sur les produits importés de l’UE, d’augmenter leurs bénéfices. Les pays ACP bénéficiaient d’un accès hors taxe dans un sens unilatéral pour la plupart de leurs exportations, et n’étaient pas contraints d’ouvrir leurs marchés aux biens venant d’Europe qui nécessitaient le paiement de taxes.

Quelques pays d’Amérique latine, appuyés par les USA, ont considéré ce « traitement spécial » de denrées incompatible avec les règles de l’OMC (Organisation Mondiale du Commerce), se trouvant « discriminés » par l’UE pour le commerce du sucre et des bananes. En 2002, lors de la fin de la Convention de Lomé, l’UE a demandé à l’OMC une « autorisation spéciale » valable jusqu’au 31 décembre 2007, date à laquelle le nouveau système de commerce non réciproque entre l’UE et les ACP remplacera l’ancien.

En 2002, le nouvel Accord de Cotonou entre l’UE et les pays ACP est entré en vigueur. Les signataires se sont mis d’accord sur un procédé d’établissement des APE qui poursuivrait la libéralisation du commerce et créer de nouveaux espaces de cette libéralisation pour la fin 2007. Ces accords commerciaux sont les APE actuellement en cours de négociations.

L’UE  veut poursuivre une libéralisation qui va bien au-delà des exigences de l’OMC, introduisant des domaines que les pays en voie de développement ont rejetés à l’OMC (investissements, propriété intellectuelle, services et offres gouvernementales).

L’UE a établi 6 groupes pour les négociations, dont 4 d’entre eux en Afrique : SADC (Afrique australe) ; ESA (Afrique orientale) ; ECOWAS (Afrique occidentale), CEMAC (Afrique centrale). Les négociations des APE sont supposées finir en décembre 2007 pour que le nouvel accord entre en vigueur en janvier 2008.

Les pays ACP s’attendent à ce que ces nouveaux accords leur offrent un meilleur accès aux marchés de l’UE, ce qui profite au développement. Ceci n’est pas du tout certain car dans  le dernier Accord de Lomé l’accès accordé aux marchés européens n’a pas aidé ces pays à diversifier leurs exportations. Il faut aussi noter la difficulté  pour des économies vulnérables qui doivent traiter avec des pays producteurs du Nord super efficaces. Le résultat final sera sans doute bénéfique aux acteurs super puissants des chaines de distribution, sans beaucoup de doute les compagnies européennes.

Beaucoup de pays africains envisagent la libéralisation du commerce comme une chose nécessaire, mais le problème c’est de voir comment effectuer cette libéralisation. Une ouverture trop rapide des marchés africains aux produits européens risque de faire mal aux fermiers et jeunes industries d’Afrique.

Impact des APE
La libéralisation du commerce dans les pays africains et leur engagement dans des domaines tels les services et les investissements peut enlever le gagne-pain à des millions de personnes démunies. Le manque de compétitivité des compagnies de transformation africaines peuvent augmenter les pertes.

Voici quelques impacts négatifs que les APE pourraient avoir en Afrique :
Dans ce régime de « libéralisation du commerce », les barrières et tarifs douaniers des importations venant d’Europe et des pays ACP seront éliminés. Ceci aura pour effet de diminuer les revenus des gouvernements et donc en conséquence, une diminution des budgets des investissements sociaux (infrastructures, santé, éducation, services sociaux).
Les importations subventionnées peuvent faire croître l’insécurité alimentaire car elles provoqueront la diminution des productions agricoles et la perte de moyens de subsistance pour des millions de personnes.
Les APE seront très coûteux pour les secteurs productifs de l’économie et vont heurter le peuple africain :
- Les compagnies locales seront incapables de concurrencer les importations bon marché des compagnies européennes, ce qui créera la suppression d’emplois et la perte de revenus pour les gouvernements.
- La fermetures d’industries de transformation, sera source de chômage et de retard dans l’industrialisation.
- La baisse du pouvoir d’achat des consommateurs et de provisions pour une sécurité sociale minimale.
- L’affaiblissement des secteurs économiques locaux  dans les domaines des services et des biens, vu la force des compagnies européennes.
- La fuite des capitaux africains au détriment des entrepreneurs locaux, des coffres des états et des groupes à bas revenus.
- Les soumissions gouvernementales vont réduire l’économie nationale et les impératifs préférentiels.
- Les propriétaires terriens vont être dépossédés de leurs terres et cela supprimera les moyens de subsistance de beaucoup de fermiers africains vu que les produits non essentiels, voués à l’exportation (comme les fleurs, les légumes et les fruits) ainsi que le tourisme (grands parcs nationaux) vont prendre le pas sur les besoins des populations et la souveraineté alimentaire.
- Ceci minera les objectifs de développement des pays africains ainsi que la souveraineté des peuples et des états.
- Ceci affaiblira le processus d’intégration régionale ainsi que les gains réalisés jusqu’à présent.
Pour que les APE apportent un quelconque avantage à l’Afrique, une aide puissante pour les besoins commerciaux doit être procurée à ces pays, pour neutraliser le prix de cette libéralisation.

Négociations

Les négociations en cours entre l’Afrique et l’UE sont ardues. Les pays ACP sont préoccupés par la dimension de développement des accords tandis que l’UE essaie d’introduire une libéralisation qui dépasse de loin les biens. Les négociateurs africains sentent que l’UE manque de souplesse pour tenir compte de leurs demandes et que le bénéficiaire principal des APE sera l’UE. Ils voient que l’intégration régionale poussée par l’UE ouvre une porte pour celle-ci sur les marchés africains. Ainsi, les exportations de l’UE vers la région COMESA va s’accroître à 1.152 millions $. Il y a méfiance des deux côtés. Même si dans le « préambule et introduction », l’UE inscrit le développement comme but principal des APE, quand on en vient au concret des négociations, il semble que la Commission européenne s’éloigne de l’esprit de Cotonou.

Les ébauches des négociations viennent d’apparaître ces jours-ci, ce qui rend difficile l’analyse de la position de chaque région dans les négociations. Pourtant, certaines difficultés et les points les plus durs ont déjà fait surface.

L’UE a promis « l’accès à la libéralisation du commerce » sur les marchés européens pour tous les produits en provenance des ACP. Ceci veut dire que l’UE supprimera tous les quotas et tarifs sur les produits agricoles et fermiers (bœuf, produits laitiers, céréales et tous les fruits et légumes actuellement sous les restrictions du marché de l’UE) ainsi que les biens industrialisés. L’UE a aussi accepté de laisser hors de la libéralisation les produits « sensibles » importants pour les domaines sociaux et économiques, mais la liste de ces produits n’est pas encore établie pour chacune des régions. La création de cette liste s’avère difficile vu que des pays appartenant à une même région ont des priorités différentes, par ex. le sucre dans la région ESA.  L’île Maurice, bénéficiaire actuel du « protocole du sucre va perdre la garantie actuelle des prix tandis que des pays moins développés de cette région désirent plus de libéralisation sur le sucre. Ces différences de régime peuvent créer des divisions au sein des régions.

Les membres des gouvernements et les négociateurs confirment officiellement qu’ils vont signer les accords en 2007 mais en privé, ils confessent leurs inquiétudes quant frein au développement que les APE vont provoquer.

La Commission européenne augmente la pression sur les pays ACP pour conclure un  marché avant la fin de l’autorisation spéciale de l’OMC en décembre prochain, ceci malgré les retards importants pris dans les négociations, les inquiétudes à propos de la capacité des ACP de mettre en pratique les APE et le « manque alarmant de transparence » dans les négociations. La CE a menacé d’accroître les tarifs sur les exportations des ACP si le marché n’est pas conclu en temps voulu.  B. Iñarra

CONTRÔLE DES ARMES LEGERES


Les Etats s’engagent à ne rien négliger pour la libération des enfants soldats.

Les gouvernements et les groupes armés qui recrutent des enfants dans leurs armées ne seront bientôt plus capables de « passer par les mailles du filet ». L’ancien Ministre des Affaires Etrangères de France  Philippe Douste-Blazy l’a annoncé lors d’une conférence tenue à Parie en février dernier. Il a souligné que ces enfants sont comme « une bombe à retardement » qui menace la stabilité et la croissance de l’Afrique et d’ailleurs.
Mr. Ishmaël Beach, un ancien enfant soldat de la Sierra Leone a développé cette idée. Si les jeunes « anciens combattants » ne sont pas rapidement réintégrés dans la société de leur pays, ils risquent de devenir des mercenaires. « Ils savent comment se servir d’une arme. S’il y a un conflit à la porte voisine et qu’on envisage du pillage et un gain de 100$ par jour, ils vont partir là-bas sans hésiter un instant. » Il est certain que ce n’est pas facile de réintégrer les enfants soldats dans la société. Il dit lui-même être un vivant exemple de cela.
Cette rencontre, appelée la conférence des Enfants libérés de la Guerre, a été organisée par le gouvernement français et l’UNICEF (Fonds des NU pour l’enfance). 58 gouvernements et des douzaines d’ONG ont envoyé des représentants qui ont signé un nombre de principes, connus comme les Engagements de Paris. Dans ces accords, ils s’engagent à mobiliser tous leurs efforts pour faire cesser le recrutement et l’emploi illégaux d’enfants par des forces ou des groupes armés dans quelque région du monde que ce soit. »
L’ONU estime qu’il y a environ 300.000 enfants (c’est-à-dire des jeunes de moins de 18 ans) qui sont actuellement enrôlés dans des conflits militaires dans une série de pays dont la moitié sont des pays africains. Si les Engagements de Paris ne sont pas légalement contraignants, ils ont un poids moral et politique  indéniable d’après l’opinion des participants à la rencontre. Le ministre ivoirien des Affaires Etrangères, Youssouf Bakayoko a défini l’accord comme une « percée ».

Les responsabilités gouvernementales.
Depuis 1966, lorsque l’ancien ministre de l’Education du Mozambique, Graça Machel a présenté un rapport très impressionnant, commandé par l’ONU à l’Assemblée Générale, sur l’impact que les conflits exercent sur les enfants, une part importante des campagnes contre le recrutement d’enfants soldats a été menée par l’ONU et les ONG. Mais à Paris, pour la première fois, beaucoup de gouvernements ont signé voulant s’engager à lutter contre ce recrutement et parmi eux on retrouve un nombre important où les enfants sont encore enrôlés dans des milices. Parmi les pays d’Afrique signataires on retrouve le Burundi, le Tchad, la Côte d’Ivoire, la RD Congo, la Somalie, le Soudan et l’Ouganda.
« Les gouvernements ont la responsabilité première » de protéger les enfants et de les réintégrer dans la société civile déclare le document de Paris. Ceci inclut, dans le concret, qu’on veille à identifier et à sécuriser la libération de tous les enfants enrôlés par des groupes armés, et cela « en tous temps, même durant les conflits armés ». En d’autres mots, il ne s’agit pas d’attendre les cessez-le-feu ou les accords de paix pour libérer ces enfants et il ne s’agit pas que les groupes armés les utilisent comme boucliers lors des négociations de paix.
De plus, d’après le document, les accords de paix ne peuvent assurer la paix à ceux qui ont exercé le commandement ou ont recruté ou encore ont exercé des violences ou perpétré d’autres crimes envers des enfants. Les gouvernements et tribunaux se doivent de poursuivre les personnes accusées de tels actes…
Les participants à cette conférence ont aussi reconnu que les enfants responsables de crimes ne doivent pas être uniquement regardés comme des violateurs de la loi mais « surtout comme des victimes de violations qui enfreignent la loi internationale ». En accord avec les normes internationales de justice pour la jeunesse, les autorités doivent chercher des alternatives aux procédures judiciaires.

Attention particulière aux filles
La conférence a souligné la situation critique des filles, dont beaucoup ont dû, par la contrainte et la force, travailler comme esclaves domestiques, ont subi des viols et d’autres abus sexuels et ont parfois été forcées à se battre. Dans certains groupes, les filles représentent  40% des enfants recrutés, ceci d’après une estimation de l’ONU. « Ce sont surtout les filles qui sont forcées à accomplir les services sexuels » d’après la Directrice Exécutive de l’UNICEF, Ann Veneman. Elle ajoute d’ailleurs, que cela porte comme résultat la privation pour ces enfants de « leurs droits et de leur enfance ». Les Accords de Paris en appellent aux gouvernements et autres acteurs d’être attentifs aux « besoins spécifiques de ces filles et de leurs enfants en leur assurant protection et assistance ». Ils soulignent aussi que pour les filles et les garçons qui ont été libérés de ce « service militaire », un soutien à long terme est indispensable pour assurer le succès de la réhabilitation et de la réintégration.
Des pays pauvres d’Afrique manquent souvent de ressources pour accomplir seuls cette tâche. La présidente du comité parlementaire des droits humains en Somalie, Mme Qamar Aden, comité a stipulé que l’Afrique «  en appelle à la communauté internationale pour l’aider dans la réintégration des enfants soldats dans la société ». Elle estime qu’en Somalie, lors des conflits les plus récents, environ 70.000 enfants ont été enrôlés comme soldats par l’un ou l’autre camp.
Si certains enfants peuvent « volontairement » joindre un groupe armé, en général pour obtenir de la nourriture ou la protection, « aucun n’est né violent ». Comme le note Mr Beah, lors de la rencontre de Paris, « aucun enfant d’Afrique, d’Amérique latine ou d’Asie ne veut devenir partie prenante d’une guerre ».
By Ernest Harsch, Africa Renewal, Vol.21, No.1 April 2007, pp. 4-5

La voix forte d’un ancien enfant soldat
Ishmaël Beah n’avait que 12 ans quand il s’est retrouvé « sans abri » en 1993, à cause de la guerre civile de Sierra Léone. Un an plus tard, il a reçu en même temps de la drogue et une arme et a connu son baptême du feu. Après trois années de conflits, durant lesquelles il a tué et a été blessé, il a été secouru par une équipe UNICEF et libéré de son engagement militaire. Il fut envoyé dans un centre de réhabilitation où il lutta pour retrouver sa dignité. Il lui fut très difficile de réintégrer la société car beaucoup de citoyens tenaillés par la peur et la suspicion, les dévisageaient, lui et ses compagnons. La plupart des gens de sa famille étaient décédés. Ishmaël Beah partit alors pour les USA. Il publia, d’abord sous des pseudonymes, des articles terrifiants sur son expérience d’enfant soldat ». Il craignait les réactions de ses professeurs et compagnons du collège Oberlin (dans l’Ohio) lorsqu’ils sauraient qu’il avait été enfant-soldat.
Après sa graduation à Oberlin (en2004), Mr Beah s’est adressé à maintes reprises à des publics variés sans plus taire sa vraie identité. Il est devenu un membre de la section Droits de l’Enfant dans l’ONG Human Rights Watch. Au début 2007, peu de temps avant la conférence de Paris sur « Les Enfants libres de la guerre », il a publié ses mémoires « A Long Way Gone : Memoirs of a Boy Soldier »  by Ishmael Beah (Sarah Chrichton Books/Farrar, Straus and Giroux,New York, 2007 ; 229 pp.) Il s’agit d’un ouvrage bien écrit, qui relate, avec sobriété mais aussi des accents déchirants, la descente d’un enfant-soldat vers l’enfer et la manière dont il en est sorti. Ce livre, récit rare d’un enfant qui dans sa perspective parle de la guerre, est rapidement devenu un best-seller de la non-fiction. Articles traduits par A. Charles

SOUVERAINETE  ALIMENTAIRE

NOTE (postérieure à la rédaction de l’article) :
Le 22 juin, le Comité des négociations de Commerce retourne à Genève dans un climat de crise suite à l’échec de la réunion du G4. En effet, l’Inde et le Brésil ont rejeté les exigences des USA et UE : ouverture trop rapide de leur marché et introduction de "New Trade Flows". De plus, les 2 camps partaient de principes opposés conduisant à l’échec de la discussion du G4.
Les PVD profitent de l’absence de consensus du G4 pour insister sur la nécessité de transparence et d’un processus plus démocratique des négociations au sein de l’OMC. Qu’adviendra-t-il de Doha ?

1. Ces institutions qui  dirrigent le monde…

OMC, Banque Mondiale et FAO amorcent un changement de discours : Est-ce parce qu’ils constatent qu’ils scient la branche sur laquelle ils sont assis ? Ou est-ce parce qu’ils voient le lien entre la sécurité et la gestion des ressources vitales ? Ne nous y trompons pas, ils demeurent fidèles aux objectifs que nous leur connaissons. Mais profitons de ces ouvertures pour promouvoir les droits que nous revendiquons et les alternatives que nous proposons.

1.1. Quels sont les progrès de l’OMC pour l’agriculture en Afrique ?
Le 30 avril 2007, le président du Comité sur l’agriculture de l’OMC a réalisé un document de synthèse(5) dont le but est de redynamiser le processus de négociations. Falconer se dit « provocateur ». Toutefois, nous observons peu de changements profonds en faveur de l’Afrique. Les vraies questions, telles les distorsions de marché et les divergences de capacité à concurrencer sur les marchés, ne sont pas abordées équitablement.

Maintenant, les membres doivent se décider soit pour un accord basé sur les principes définis à Doha, avec des règles commerciales qui encouragent « la reprise, la croissance et le développement », soit pour un accord dans la lignée de la libéralisation de l’agriculture telle que définie par le cycle de l’Uruguay. Ce dernier est le plus probable parce que le rapport ne mentionne pas les « besoins spéciaux »(6)  et, de plus, il ne donne pas corps aux propositions du G33. Les débats se multiplient. Les inégalités de pouvoir se jouent déjà à ce niveau.

Que retenir ?
- Falconer descend le nombre de « produits spéciaux» à 5-8 % (actuellement : 20 %).
- Il ne remet pas en cause les subventions agricoles qui distordent le marché, mais il en réduit les plafonds.(7)
- Il demande aux PED d’abandonner leur volonté de définir des règles commerciales en partant des priorités de développement et, parallèlement, d’accepter que les pays riches trichent avec leur théorème du libre-échange.

- Deux progrès :
Fixer un plafond maximal par produit des avantages cumulés (boite orange et boite bleue) pour éviter les supercheries.
Aide alimentaire : Falconer renvoie la définition d’urgence et de sa durée, l’évaluation des besoins et le déclenchement de l’aide, au droit international et aux organisations onusiennes. À ce stade, il n’interdit pas complètement la monétisation de l’aide.

1.2. Après 25 ans, la Banque Mondiale revisite l’agriculture : La BM reconnait son rôle dans la réduction de la pauvreté et son statut politique. (Le rapport sera publié en septembre.)

L'un des principaux auteurs du rapport affirme : «On s'est clairement placé au-delà du consensus de Washington(8), parce que la pauvreté n'a pas reculé, et que maintenant il y a l'urgence environnementale."
"L'accélération du changement climatique, l'imminence d'une crise de l'eau, la lente adoption des nouvelles biotechnologies, et le bourgeonnement de la demande de biocarburants et d'aliments pour le bétail créent de nouvelles incertitudes sur les conditions dans lesquelles la nourriture sera disponible dans l'économie mondiale".

La Banque Mondiale reconnaît l’enjeu majeur de l’aide au secteur agricole que les gouvernements devraient apporter et ce, « en faveur d’une distribution et d’une responsabilité financière efficaces ».

1.3. La FAO ose timidement troubler le discours de ses bailleurs de fonds.
« Une volonté politique est nécessaire pour stopper la dégradation des écosystèmes grâce à des changements au niveau des politiques, des institutions et des pratiques agricoles» déclare M. Müller (Sous-directeur général de la FAO)(9) . « L’agriculture doit figurer au centre de la scène si l’on tient à préserver l’équilibre écologique dont dépendent les générations actuelles et futures. » 

“Une bonne partie du débat sur la biodiversité, le changement climatique et la bioénergie se déroule sans la participation effective du secteur agricole et des ministères concernés. Cela doit changer. En outre, nous avons besoin, de toute urgence, d’une analyse mondiale sur les risques environnementaux liés à l’agriculture afin d’identifier des solutions au double plan écologique et économique.”
 
Le réchauffement climatique augmentera la pression sur l’environnement alors que les systèmes de production actuels seront déstabilisés par les pénuries d’eau, la salinité, l’aridité et l’élévation des températures. En outre, les monocultures destinées à la production de biocarburants devraient accélérer l’érosion de la biodiversité.

Le Comité de l’agriculture doit se pencher aussi sur le dossier de l’élevage et discuter des dégâts environnementaux provoqués par l'élevage intensif. “Il faut rectifier le tir sur le double plan politique et technique pour réduire l’impact de l’élevage sur l’environnement, et cela avant que la situation ne s’aggrave”, selon M. Müller.

En outre, le rapport de la FAO cite des modèles récents sur l’approvisionnement mondial qui montrent que l’agriculture biologique peut produire assez par tête d’habitant pour nourrir la population actuelle de la planète.

1.4 L’Union Européenne, de son côté, affirme la nécessité et le rôle particulier d'une diplomatie européenne des politiques étrangères et de sécurité dans le cadre international pour faire face aux défis engendrés par le changement climatique.

2. Les agrocarburants : quels critères de durabilité ?
La Commission Européenne de l’Energie vient de procéder à une consultation en vue de la législation des biocarburants. Les réponses illustrent très bien la confrontation entre : les sociétés pétrolières (réponses purement techniques et financières + ne pas distinguer les biocarburants de 1° et 2° génération) et les agriculteurs et la Soc. Civile (souci: agronomie, droits humains, concurrence food/energy, environnement).

Pour l’AEFJN, le véritable objectif ne se réduit pas à limiter l’émission de gaz à effet de serre au-dessus de notre territoire par nos transports, mais bien d’engager un nouveau mode d’utilisation des ressources (fossiles et vivantes) dans l’ensemble des activités économiques et sur l’ensemble de la planète. C’est alors que nous pouvons véritablement parler de système durable.

Les critères de durabilité sont alors :
- Répondre aux besoins primaires de la population, tant au Nord qu’au Sud de la planète, à savoir :
            Disponibilité et accès à la nourriture
            Disponibilité et accès à de l’eau potable
            Disponibilité et accès à la terre agricole
- Ne pas provoquer de pression néfaste sur les prix de la terre, des denrées alimentaires et de l’eau potable
- Ne pas engendrer de surcoût  énergétique et/ou environnemental (Processus de production, transport, produits connexes)
- Respecter les capacités agronomiques du sol et la régénération de la couche arable: alternance des cultures, respect de la biodiversité, mode de production (distinguer culture intensive, intégrée et bio).
- Prioriser le recyclage de produits secondaires déjà produits par ailleurs.

Il est donc urgent de commencer par reprendre les études scientifiques qui englobent l’ensemble des facteurs (intrants, produits, produits connexes et effets secondaires) ayant trait à la production, au transport et à la commercialisation des agro-carburants, sans oublier leur impact économique, environnemental et social sur les denrées alimentaires. Il est également essentiel de soutenir la R&D de nouveaux procédés plus efficients et d’étudier sérieusement la réduction globale de la consommation d’énergie, d’améliorer la concertation et la cohérence politique entre les Commissions qui traitent de ces dossiers sous des aspects différents et, enfin, d’harmoniser la législation en UE.

27 juin 07 : rencontre entre Parlement Europ. & ONG : « Implications pour le Sud de la politique européenne du développement des biocarburants pour le transport » + rencontres préparatoires et évènements latéraux.

NB : Des professeurs d’université d’Afrique du Sud viennent de recevoir un prix d’encouragement(10) pour leurs recherches sur les agro-carburants, dont ceux de 3ème génération (recours aux levures et autres micro-organismes).  C. Fouarge

MERCI POUR VOTRE COLLABORATION

- Beaucoup d’entre vous ont répondu au message de Mgr Maroy, Archevêque de Bukavu, dans lequel il décrit la situation qui prévaut dans son diocèse. « Aujourd’hui, nos villages et nos villes sont dominés par une psychose de la guerre… Au constat de notre peuple, les éléments sont apparemment réunis pour une nouvelle guerre au Sud-Kivu… Nous sommes des voisins naturels avec les Rwandais, les Burundais et les Ougandais. Nous sommes condamnés à vivre ensemble plutôt dans la paix et la concorde dans cette Sous-région que Dieu nous a généreusement donnée et non en guerre perpétuelle.  A quoi nous serviraient de nouvelles guerres qui ne font qu’appauvrir nos peuples et à créer des inimitiés inutiles… »
Vous trouverez le document en entier sur le site : www.aefjn.org.
Le Secrétariat International a mené une action auprès des parlementaires européens pour les informer de la situation et leur demander d’intervenir.
Plusieurs antennes, ainsi que l’UCESM  (L’union des Conférences européennes des Supérieurs Majeurs) ont agi, soit auprès des parlementaires et  ou des gouvernements de leurs pays respectifs. Les textes ont été traduits dans plusieurs langues européennes et sont accessibles sur les sites des antennes dans notre site www.aefjn.org

QUELQUES NOUVELLES
Nous continuons à recevoir des réponses au questionnaire sur les médicaments. Vous avez été nombreux à nous aider dans cette enquête et nous avons commencé à dépouiller les réponses reçues. Nous vous communiquerons les résultats plus tard.

Nous avons  eu la visite de  trois personnes désireuses de mettre sur pied l’antenne polonaise. Nous leur souhaitons de pouvoir  rapidement        avoir les rencontres et activités qui rendront cette antenne efficace.

Sur notre site wwwaefjn.org, vous pouvez trouver des informations complémentaires sur les dossiers du plan d’action de cette année ainsi que les «  Nouvelles d’AEFJN » et les « Forum d’action ».



1- Rapport de l'Institution américaine Food and Drug Administration (la FDA), sur les faux médicaments vendus de par le monde. 
2- Direction Nationale de Protection Sanitaire (DNPS) du Benin.
3- Données de l'Organisation Mondiale de la Santé
4- Prosper, pharmacien à Guinkomey, Centre hospitalier et universitaire Hubert K. Maga de Cotonou
5- Ce document évoque de nombreux sujets touchant aux aspects de soutiens internes, de subventions à l’exportation et d’accès aux marchés, puis les Mécanismes de Sauvegarde Spéciale, la boite verte, l’érosion des préférences…
6- Les différents groupes ayant des « besoins spéciaux » sont les PMA, les Etats ayant adhéré récemment à l’OMC, ceux dont leur économie dépend des matières premières, les importateurs nets d’aliment et ceux qui n’ont pas accès à la mer.
7- L’UE devrait réduire de minimum 70% ses subventions. Les PED, selon les cas, devraient les réduire de 45 %. Tandis qu’aux USA qui demandent de limiter la réduction de leur plafond de subvention à  $ 22 milliards, Falconer leur demande de descendre à  $ 10 - 15 milliards.
8- Privatisation, déréglementation, impôts faibles, libéralisation des échanges
9- http://www.fao.org/newsroom/fr/news/2007/1000542/index.html
10- http://www.scienceinafrica.co.za/2007/june/biofuelsresearch.htm

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