17° POUR ALLER PLUS LOIN : PUISONS A LA SOURCE ! 


Nous proposons ici quelques analyses de fond :
Quelques courtes méditations : Nos impossibilités ; Face au rejet ; Réhabilitation ; Victime passive ou active.
Justice et paix et traditions Africaines.
Ouverture de l’année sacerdotale autour du Saint Curé d’Ars …
Lettre encyclique du pape Benoît XVI : La charité dans la vérité.


COURTES MÉDITATIONS:

Dieu n’est pas  limité par nos impossibilités : Patrice Martorano, dans Top Chrétien, appelle à la confiance en Dieu. Il agira, comme pour cette pauvre veuve, du temps d’Élie (1 Rois 17,15-16) …                   

Que faire face au rejet: Yvan Castanou, dans Top Chrétien, rappelle que Dieu n’est pas ébranlé lorsqu’il est rejeté par les hommes. Il nous invite à secouer la poussière de nos sandales et à nous tourner vers d’autres horizons …


Travestir la vérité : Samuel Foucart, dans Top Chrétien, invite à ne pas entrer dans ce genre de combat où c’est la parole de l’un contre l’autre. Invitation à laisser tomber ! La vérité finit toujours par triompher, ne prenez pas le risque d’avoir lutté contre elle  …                                           

         JUSTICE ET PAIX ET TRADITIONS AFRICAINES :

Père Armel Duteil propose de remédier aux choses injustes dans la tradition africaine : Sorcellerie ; Charlatans et maraboutage ; Excision, Mariages forcés ou précoces ; Interdits trop sévères ; Éducation basée sur la peur ; Place inférieure pour les femmes et enfants ; Mélange des religions et des croyances …).
Qu’a fait Jésus face à cela ? IL chasse les esprits mauvais et guérit les malades. Au moment de sa mort, Jésus est trahi par Judas, renié par Pierre, maudit par les chefs         et prêtres de son peuple. Il n’accuse personne. Il ne veut pas se venger. Jésus donne aux apôtres le pouvoir de guérir les malades et chasser les esprits mauvais …
D’où vient le mal dans le monde ? Le mal vient du péché. Jésus refuse de chercher des coupables des malheurs qui arrivent. Ne pas avoir peur, c’est notre peur qui donne la force à Satan, aux sorciers, à tous ceux qui veulent nous faire du mal … À lire et à méditer …                    

Pèlerinage de Boffa, en Guinée Conakry : « Pour former une famille, qu’est ce qu’il faudrait, sinon les 4 piliers de l’Amour dont parlait Jean XXXIII dans son Encyclique « Pacem in Terris » : la paix, la justice, la liberté, la vérité ? Jésus est exigeant, car il est le Dieu Amour, le Dieu qui ne sait que se donner. Une grande partie de ce pèlerinage sera dédié à la rencontre avec Jésus dans l’Eucharistie, nourriture indispensable qui soutient le Chrétien qui s’engage à transformer cette terre en un lieu de la vie … ».                            

ANNÉE SACERDOTALE :

Benoît XVI, dans son homélie pour la fête des saints Pierre et Paul, relit deux lettres de Saint Pierre :
«Le Christ est présenté comme celui qui souffre et qui aime, comme Crucifié et Ressuscité, Christ le pasteur et le gardien de vos âmes. Le devoir du pasteur est de garder le troupeau et de le conduire sur les justes pâturages. Il ne suffit pas de parler, les pasteurs doivent être les modèles du troupeau. Pensons aux disciples d’Emmaüs, c’est seulement dans la communion conviviale avec Jésus, c’est seulement dans la fraction du pain que s’ouvrent leurs yeux. Au - delà de la pensée et de la parole, nous avons besoin de l’expérience de la foi ; de la relation vivante avec Jésus – Christ. La foi ne peut pas demeurer une théorie, elle doit être vie ! Sans la guérison des âmes, sans la guérison de l’homme intérieur, il ne peut y avoir de salut pour l’humanité dans son ensemble. Nous ne pouvons indiquer la voie vers la vérité, que si nous–même, - en obéissance et patience – nous laissons purifier par la vérité … ».      

Benoît XVI, audience générale du 1° Juillet 2009:
«Jean-Marie Vianney s’est totalement identifié à son ministère. Jean Chrysostome parle du sacrement de l’autel et du sacrement du frère. À l’origine du fait d’être Chrétien, il n’y a pas une décision éthique ou une grande idée, mais la rencontre avec un événement, avec une Personne. Qui est le prêtre, sinon un homme converti et renouvelé par l’Esprit, qui vit une relation personnelle avec le Christ, homme d’unité et de vérité, conscient de ses limites et dans le même temps de la grandeur extraordinaire de la vocation reçue ».      


LETTRE ENCYCLIQUE LA CHARITÉ DANS LA VÉRITÉ :

Benoît XVI, nous laisse un très beau texte ; quelques extraits :

INTRODUCTION : AMOUR ET VÉRITÉ :


o       L'amour dans la vérité dont Jésus s'est fait le témoin dans sa vie terrestre et surtout par sa mort et sa résurrection, est la force dynamique essentielle du vrai développement, de chaque personne et de l'humanité tout entière. C'est une force qui a son origine en Dieu, Amour éternel et Vérité absolue. (P.1)

o       La vérité doit être cherchée, découverte et exprimée dans l' « économie » de l'amour, mais l'amour à son tour doit être compris, vérifié et pratiqué à la lumière de la vérité. (P.2)

o       Ce n'est que dans la vérité que l'amour resplendi et qu'il peut être vécu avec authenticité. Dépourvu de vérité, l'amour bascule dans le sentimentalisme. (P.3)

o        La vérité est, en effet, lógos qui crée un diá-logos et donc communication et communion. (P.4)

o        La charité est amour reçu et donné. Sans vérité, sans confiance et sans amour du vrai, il n'y a pas de conscience ni de responsabilité sociale et l'agir social devient la proie d'intérêts privés et de logique de pouvoir.  (P.5)

o        Charité et justice : La charité dépasse la justice, parce qu'aimer c'est donner, offrir du mien à l'autre. La charité complète la justice dans la logique du don et du pardon. Mais la charité n'existe jamais sans la justice, qui amène à donner à l'autre ce qui est sien, c'est-à-dire ce qui lui revient en raison de son être et de son agir. C’est la reconnaissance et respect des droits légitimes des individus et des peuples.  (P.6)

o       Aimer quelqu'un, c'est vouloir son bien et mettre tout en œuvre pour cela. À côté du bien individuel, il y a un bien lié à la vie en société: le bien commun. (P.7)

o        Populorum progressio parlait déjà de « développement de tout l'homme et de tous les hommes », en passant « de conditions moins humaines à des conditions plus humaines ». (P.8)

o        Seule la charité, éclairée par la lumière de la raison et de la foi, permettra d'atteindre des objectifs de développement porteurs d'une valeur plus humaine et plus humanisante. (P.9)

CHAPITRE I : LE MESSAGE DE POPULORUM PROGRESSIO :

o       Paul VI désirait nous faire découvrir deux grandes vérités :
o       La première est que toute l'Église, dans tout son être et tout son agir, tend à promouvoir le développement intégral de l'homme, quand elle annonce, célèbre et œuvre dans la charité.
o       La seconde vérité est que le développement authentique de l'homme concerne unitairement la totalité de la personne dans chacune de ses dimensions. Un tel développement demande, en outre, une vision transcendante de la personne. Seule la rencontre de Dieu permet de ne pas "voir dans l'autre que l'autre", mais de reconnaître en lui l'image de Dieu, parvenant ainsi à découvrir vraiment l'autre et à développer un amour qui "devienne soin de l'autre pour l'autre". (P.11)

o        Paul VI réaffirma l'importance déterminante de l'Évangile pour l'édification d'une société de liberté et de justice, pour construire la civilisation animée par l'amour. (P.13)

o        Paul VI avait déjà, en son temps, mis en garde contre l'idéologie technocratique. Absolutiser le progrès technique ou aspirer à l'utopie d'une humanité revenue à son état premier de nature sont deux manières opposées de séparer le progrès de son évaluation morale et donc de notre responsabilité. (P.14)

o       Le témoignage de la charité du Christ, à travers des œuvres de justice, de paix et de développement, fait partie de l'évangélisation car, pour Jésus - Christ, qui nous aime, l'homme tout entier est important. (P.15)

o       Dans Populorum progressio, Paul VI a voulu nous dire, avant tout, que le progrès est une vocation : D'un côté, il naît d'un appel transcendant, de l'autre, il est incapable de se donner par lui-même son sens ultime.  (P.16)

o       La vocation est un appel qui réclame une réponse libre et responsable. Les situations de sous - développement qui ne sont pas le fruit du hasard ou d'une nécessité historique, mais qui manifestent la responsabilité humaine. (P.17)

o       Outre la liberté, le développement intégral de l'homme comme vocation exige aussi qu'on en respecte la vérité. Il doit être intégral, en ce sens qu’il doit promouvoir tout homme et tout l'homme. (P.18)

o       La vision du développement, en tant que vocation, implique que la charité y occupe une place centrale : Le sous - développement a une cause bien plus profonde que le déficit de réflexion: c'est le manque de fraternité entre les hommes et entre les peuples. (P.19)

o       Populorum progressio souligne à plusieurs reprises l'urgence des réformes. (P.20)

CHAPITRE II: LE DÉVELOPPEMENT HUMAIN AUJOURD’HUI :


o       Le développement économique proposé par le Pape Paul VI a été et continue d'être limité par des déséquilibres et par des problèmes dramatiques. Pour mieux comprendre les problèmes d’aujourd’hui, une nouvelle synthèse humaniste est nécessaire ! (P.21)

o       Aujourd’hui, le cadre du développement est multipolaire. La richesse mondiale croît en terme absolu, mais les inégalités augmentent. (P.22)

o       Il n'est pas suffisant de progresser du seul point de vue économique et technologique . Il faut avant tout que le développement soit vrai et intégral. (P.23)

o       À notre époque, l'État doit, de plus en plus souvent, faire face aux limites que pose à sa souveraineté. Le nouveau contexte commercial et financier international est marqué par une mobilité croissante des capitaux financiers et des moyens de production matériels et immatériels. (P.24)

o       Le marché a encouragé de nouvelles formes de compétition entre États : Délocalisations de productions à bas coûts ; Fiscalité avantageuse et la dérégulation du monde du travail, Affaiblissement des réseaux de protection sociale, Mobilité du travail lié à la déréglementation généralisée.  (P.25)

o        Aujourd'hui, les occasions d'interaction entre les cultures ont singulièrement augmenté, mais on assiste de plus en plus à la marchandisation accrue des échanges culturels conduisant à deux dangers : un éclectisme et uniformisation culturelle. La culture devient ainsi séparée de l’activité humaine.  (P.26)

o       Éliminer la faim dans le monde est devenu, à l'ère de la mondialisation, une exigence à poursuivre pour sauvegarder la paix et la stabilité de la planète. (P.27)

o       Importance du respect de la vie (Mortalité infantine ; Contraception ; Avortement ; Euthanasie). (P.28)

o       Négation du droit à la liberté religieuse (Promotion par certains états de l’indifférence religieuse ou de l'athéisme pratique). (P.29)

o       Le savoir humain est insuffisant, il est nécessaire d’aller plus loin : l'amour riche d'intelligence et l'intelligence pleine d'amour. (P.30)

o       Les évaluations morales et la recherche scientifique doivent croître ensemble pour trouver des solutions neuves aux défis posés. (P.31)

o       Deux Objectifs prioritaires pour retrouver la civilisation de l’amour : (P.32)
* 1° Des choix économiques qui n’augmentent pas de façon excessive et moralement inacceptable les écarts de richesse
*2° Accès au travail ou son maintien, pour tous

CHAPITRE III: FRATERNITÉ, DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE
ET SOCIÉTÉ CIVILE :


o       L'être humain est fait pour le don; c'est le don qui exprime et réalise sa dimension transcendantale. Dans tout effort de compréhension, la vérité n'est pas produite par nous, mais elle est toujours découverte ou, mieux, reçue. Parce qu'elle est un don que tous reçoivent, la charité dans la vérité est une force qui constitue la communauté, unifie les hommes à travers le principe de gratuité comme expression de fraternité. (P.34)



o       La doctrine sociale de l'Église a toujours soutenu que la justice se rapporte à toutes les phases de l'activité économique. Ainsi toute décision économique a-t-elle une conséquence d’ordre moral. (P.37).

o       Jean Paul II avait identifié la société civile comme le cadre le plus approprié pour une économie de la gratuité et de la fraternité. À l'époque de la mondialisation, l'activité économique ne peut faire abstraction de la gratuité, qui répand et alimente la solidarité et la responsabilité pour la justice et pour le bien commun. (P.38).

o       Le binôme exclusif marché - État corrode la socialité. La solidarité dans les relations entre les citoyens, la participation et l'adhésion, l'agir gratuit, sont d'une nature différente du donner pour avoir, spécifique à la logique de l'échange, et du donner par devoir, qui est propre à l'action publique, réglée par les lois de l'État. (P.39).

o       IL faut aussi des changements dans la façon de conduire l’entreprise : L'entreprise risque d’être presque exclusivement soumise à celui qui investit en elle (actionnaires). (P.40).

o        Tous ces changements conduisent l'entreprenariat et l’autorité publique a toujours plus avoir une signification plurivalente. La collaboration réciproque et la défense de l’État de droit deviennent de ce fait plus que nécessaire. (P.41).

o       La mondialisation, a priori, n'est ni bonne ni mauvaise. Elle sera ce que les personnes en feront. Il faut en corriger ses disfonctionnements. Elle est un phénomène multidimensionnel et polyvalent, qui exige d'être saisi dans la diversité et dans l'unité de tous ses aspects (P.42).

CHAPITRE IV : DÉVELOPPEMENT DES PEUPLES, DROITS ET DEVOIRS, ENVIRONNEMENT :

o        Les droits supposent des devoirs, sans lesquels ils deviennent arbitraires. L'exaspération des droits aboutit à l'oubli des devoirs. Avoir en commun des devoirs réciproques mobilise beaucoup plus que la seule revendication de droits. (P.43).

o       Démographie : Considérer l'augmentation de la population comme la cause première du sous-développement est incorrect. On ne peut réduire la sexualité à un pur fait hédoniste et ludique. Importance des familles. (P.44).

o       Pour fonctionner correctement toute société humaine a besoin de l’éthique, mais d’une éthique amie de la personne. (P.45).

o       Dans les interventions en faveur du développement, la centralité de la personne humaine doit être préservée : Seront recherchés la flexibilité, la progression, l’accompagnement et la transparence des organisations d’aide. (P.47).

o        L’homme et son environnement. Un développement humain intégral devra se fonder sur la solidarité et sur la justice intergénérationnelles, en tenant compte de multiples aspects: Écologique, juridique, économique, politique, culturel. (P.48).

o       Bien considérer les problèmes énergétiques et de l’accaparement des ressources naturelles : Diminuer les consommations; meilleure productivité énergétique ; recherches d’alternatives. (P.49).

o        Pour une maîtrise responsable de la nature : Il y a de la place pour tous et laisser pour les nouvelles générations. Pour des coûts économiques et sociaux établis de façon transparente et supportés par ceux qui en jouissent.  (P.50).

o       La société actuelle doit reconsidérer son style de vie. Les devoirs que nous avons vis-à-vis de l'environnement sont liés aux devoirs que nous avons envers la personne, considérée en elle-même, et dans sa relation avec les autres.  (P.51).

o       La vocation elle-même des personnes et des peuples au développement ne se fonde pas sur une simple décision humaine, elle demande à être accueillie, comme un don venant d’ailleurs. (P.52).

CHAPITRE V : LA COLLABORATION  DE LA FAMILLE HUMAINE :


o          Une des pauvretés les plus profondes que l'homme puisse expérimenter est la solitude. Les pauvretés sont souvent la conséquence du refus de l'amour de Dieu. L'homme est aliéné, quand il est seul ou quand il se détache de la réalité, quand il renonce à penser et à croire en un Fondement. Le développement des peuples dépend surtout de la reconnaissance du fait que nous formons une seule famille. Il faut un renouveau de la pensée pour mieux comprendre les conséquences de ce fait. (P.53).

o       La trinité donne l’image d’une famille où chaque membre est pleinement respecté. (P.54).

o       Dans la religion chrétienne, la relation est essentielle. Un discernement concernant la contribution que peuvent apporter les cultures et les religions en vue d'édifier la communauté sociale dans le respect du bien commun s'avère nécessaire. Un tel discernement devra se fonder sur le critère de la charité et de la vérité. (P.55).

o       La religion chrétienne et les autres religions ne peuvent apporter leur contribution au développement seulement si Dieu a aussi sa place dans la sphère publique. (P.56).

o       Le pape encourage à la collaboration fraternelle entre croyants et non - croyants dans leur commune intention de travailler pour la justice et pour la paix de l'humanité. Principe de subsidiarité et autorité polyarchique seront à promouvoir.  (P.57).

o       Subsidiarité et solidarité dans les relations internationales : ouverture des marchés et capital humain. (P.58).

o       La coopération au développement, occasion de rencontre interculturelle. (P.59).

o       Dans la recherche de solutions à la crise économique actuelle, l'aide au développement des pays pauvres doit être considérée comme un véritable instrument de création de richesse pour tous. (P.60).

o       Meilleur accès à l’éducation par une formation  complète de la personne ; Le tourisme international est bien souvent vécu dans un esprit consumériste et hédoniste. Il ne favorise en rien rencontre véritable entre personnes et cultures. (P.61).

o       Les migrations internationales : Tout migrant est une personne qui a des droits fondamentaux inaliénables. (P.62).

o       Liens entre pauvreté et chômage : Droit au juste salaire, à la sécurité de la personne du travailleur et de sa famille. (P.63).

o       Les organisations syndicales de travailleurs sont invitées à évoluer : élargir leur réseaux à l’international ; dépassant le catégoriel. (P.64).

o       La finance doit redevenir un instrument visant à une meilleure production de richesses et au développement. (P.65).

o       Les associations de consommateurs : le consommateur a donc une responsabilité sociale, appel à plus de sobriété. (P.66).

o       La réforme de l'Organisation des Nations Unies et de l'architecture économique et financière internationale est urgente. (P.67).

CHAPITRE VI : LE DÉVELOPPEMENT DES PEUPLES ET LA TECHNIQUE : 
o       Le développement de la personne s'étiole, si elle prétend en être l'unique auteur. (P.68).

o       La technique exprime et affirme avec force la maîtrise de l'esprit sur la matière. (P.69).

o       Le développement technologique peut amener à penser que la technique se suffit à elle-même, quand l'homme, en s'interrogeant uniquement sur le comment, omet de considérer tous les pourquoi qui le poussent à agir. Mais lorsque les seuls critères de vérité sont l'efficacité et l'utilité, le développement est automatiquement nié. (P.70).

o       Le développement est impossible, s'il n'y a pas des hommes droits, des acteurs économiques et des hommes politiques fortement interpellés dans leur conscience par le souci du bien commun. (P.71).

o       La paix, elle aussi, risque parfois d'être considérée comme un produit technique. (P.72).

o       Les moyens de communication sociale : réfléchir attentivement à leur influence, en particulier sur le plan éthico - culturel de la mondialisation et du développement solidaire des peuples. Le sens et la finalité des médias doivent être recherchés sur une base anthropologique. (P.73).

o       La bioéthique : Attirée par l'agir technique pur, la raison sans la foi est destinée à se perdre dans l'illusion de sa toute-puissance. (P.74)

o       Derrière tout cela se cachent des positions culturelles négatrices de la dignité humaine. Ce qui est stupéfiant, c'est la capacité de sélectionner arbitrairement ce qui, aujourd'hui, est proposé comme digne de respect. (P.75)

o       La tendance techniciste moderne tend de plus en plus à considérer les problèmes et les mouvements liés à la vie intérieure que d'un point de vue psychologique. Or, le développement doit comprendre croissance spirituelle, et pas seulement matérielle. Une société du bien-être, matériellement développée, mais oppressive pour l'âme, n'est pas de soi orientée vers un développement authentique. (P.76)

o       L'absolutisme de la technique tend à provoquer une incapacité à percevoir ce qui ne s'explique pas par la simple matière. Or, en chaque connaissance et en chaque acte d'amour, l'âme de l'homme fait l'expérience d'un « plus » qui s'apparente beaucoup à un don reçu. (P.77)

CONCLUSION :

o        Sans Dieu, l'homme ne sait où aller et ne parvient même pas à comprendre qui il est. La plus grande force qui soit au service du développement, c'est donc un humanisme chrétien, qui ravive la charité et se laisse guider par la vérité, en accueillant l'une et l'autre comme des dons permanents de Dieu. C'est la conscience de l'Amour indestructible de Dieu qui nous soutient dans l'engagement, rude et exaltant, en faveur de la justice, du développement des peuples.  (P.78)

o       Le développement a besoin de chrétiens qui ont les mains tendues vers Dieu dans un geste de prière. Tout cela vient à la fois de l'homme, parce que l'homme est le sujet de son existence, et de Dieu, parce que Dieu est au principe et à la fin de tout ce qui a de la valeur et qui libère. (P.79)