Environnement
LES AMIS DE LA
TERRE SOUTIENNENT LA CONTRIBUTION CLIMAT -
ÉNERGIE MAIS DANS UN CADRE DE JUSTICE SOCIALE
Paris, le 2 juillet 2009 - Alors que se tient la
« Conférence des experts » sur la
Contribution Climat-Energie (CCE) les 2 et 3 juillet 2009, les Amis
de la Terre - France soutiennent fortement la création de la CCE, incluant
l’électricité dans son assiette. Ils s’opposent en revanche à toute baisse des
cotisations sociales et demandent que les services énergétiques de base soient
garantis pour tous.
Alors que s’ouvre la «
Conférence
des experts » dirigée par Michel Rocard, les Amis de la Terre estiment
que la CCE est un outil indispensable des politiques énergétiques et
climatiques. Ils soutiennent les modalités techniques de la CCE définies par la
contribution du Réseau Action-Climat France, dont ils sont membres
.
Selon le rapport Quinet
,
elle devra, pour être efficace, répercuter un prix de 32 euros la tonne de CO2
en 2010, puis augmenter pour atteindre 200 euros en 2050. Ce signal de long
terme permettra aux acteurs privés et publics d’ajuster leurs investissements
et contribuera à l’atteinte des réductions drastiques jugées nécessaires par le
GIEC.
«
La future CCE ne devra souffrir aucune
exonération sous peine d’inefficacité. Il est même envisageable qu’elle
soit appliquée de façon différentielle aux secteurs soumis à l’ETS (marché de
quotas européen), si le prix de la tonne de CO2 sur le marché européen s’y
trouvait inférieur, a déclaré Sébastien Godinot, coordinateur des campagnes
des Amis de la Terre. Il précise que «
des
taux majorés devront être appliqués à l’électricité afin de décourager les
usages non spécifiques de ce mode d’énergie : d’origine essentiellement
nucléaire en France (en régime de base) et provenant de centrales à charbon
allemandes pour les importations (en régime de pointe), l’électricité est elle
aussi très polluante et il faut en réduire les gaspillages».
L’impact social de la mesure sera lourd, puisque qu’elle pèsera
surtout sur les plus modestes ; la
CCE
devra être accompagnée d’investissements publics massifs, impératifs dans les
secteurs du logement et des transports collectifs. C’est pourquoi les Amis
de la Terre demandent que les 5 à 8 milliards d’euros de recette annuelle
attendus abondent le budget de l’Etat, et exigent pour pallier les impacts
sociaux une progressivité de la fiscalité générale, notamment l’impôt sur le
revenu.
Enfin, «
il est inacceptable et irréaliste de compenser les
montants prélevés par une baisse des cotisations sociales, qui pèserait in fine
sur le budget de l’Etat, et pire,
à terme, sur les prestations versées aux plus modestes. Nous partageons cette
analyse avec plusieurs syndicats », a déclaré Laurent Hutinet, référent des
Amis de la Terre pour les questions économiques et sociales.
Contact presse :
Caroline Prak, 06 86 41 53 43
1- www.rac-f.org/IMG/pdf/contribution_RAC_CCE_final.pdf
2- www.strategie.gouv.fr/IMG/pdf/Valeur_tutelaire_du_carbone-rapport_final-6juin2008.pdf