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IRIN (un département d'informations humanitaires des Nations Unies) communique :
CONGO : Des ONG demandent plus de transparence dans la gestion pétrolière.
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BRAZZAVILLE, le 29 septembre (IRIN) - Une coalition d'ONG
a demandé aux compagnies pétrolières
opérant en République du Congo de prendre des
mesures concrètes pour la publication des sommes d'argent
qu'elles versent au gouvernement congolais, a indiqué
jeudi dernier un communiqué parvenu à IRIN. La commission Justice et Paix de l'Eglise catholique, l'Eglise évangélique du Congo et l'Observatoire congolais des droits de l'Homme (Ocdh) entendent ainsi oeuvrer pour plus de transparence dans la gestion nationale du pétrole. |
Le pétrole constitue, en effet, la
première source d'exportation du Congo. Il
représente les deux tiers des ressources
budgétaires nationales. Malgré l'exploitation de
cette ressource naturelle, 70% de la population congolaise vit
en dessous du seuil de pauvreté. Les salaires des
fonctionnaires sont gelés depuis une dizaine
d'années alors que le coût de la vie ne cesse
d'augmenter. "Par ce communiqué, nous voulons inciter un changement dans la gestion des revenus du pétrole afin que l'actuelle pauvreté que connaît le pays, au bout de trente ans d'exploitation pétrolière disparaisse au fil du temps. |
C'est tout
de même inadmissible que 70% de notre population vive en
dessous du seuil de pauvreté alors que le pays est le
troisième producteur de pétrole en Afrique
sub-Saharienne," a déclaré à Irin,
Christian Mounzéo, président par intérim de
Ocdh. La coalition s'est, toutefois, réjouie des engagements internationaux pris par le gouvernement congolais en matière de transparence des revenus pétroliers. Elle lui a, néanmoins, demandé de concrétiser ses déclarations de principe par la suppression de la clause de confidentialité dans les contrats pétroliers et la publication des résultats de la société nationale des pétroles du Congo. Elle s'est encore félicitée du dialogue amorcé avec la compagnie Total et de son action à travers l'Initiative sur la transparence des industries extractives (Eiti). La coalition a invité les autres compagnies à s'engager dans ce processus. [Pour des informations complémentaires sur EITI, voir: www.dfid.gov.uk] |
L'assemblée nationale a, par ailleurs, approuvé
récemment six projets de loi garantissant les
intérêts de l'Etat congolais et ceux de la
compagnie Total, le principal partenaire pétrolier du
Congo. Cette coalition a été créée
le 5 septembre dernier à Pointe-Noire, la capitale
économique du pays, à la suite du plaidoyer sur la
transparence des revenus pétroliers du Congo, mené
en février 2003 en France. Ce groupement d'ONG,appelé "Coalition congolaise, publiez ce que vous payez", relaye au plan national les objectifs de la campagne internationale "Publiez ce que vous payez". Ce programme vise la transparence des revenus des industries extractives et particulièrement ceux du pétrole en République du Congo. [Pour des informations complémentaires, voir: www.publishwhatyoupay.org] |
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Rencontre Délégués Spiritains français
Justice et Paix
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La session " Justice et Paix " est devenue un " rite " annuel très apprécié de la vie de la Province. Animée par Christian Thuet avec le dynamisme que tout le monde lui connaît, elle a réuni à la rue Lhomond les " animateurs " J&P de la plupart des communautés des spiritains et des spiritaines de l’hexagone. Est à noter l’absence des communautés de formation. 1. Évaluation À partir des propositions faites et des engagements pris il y a un an, voici les initiatives et les souhaits que l’on peut relever : - Les campagnes de signatures : nous avons eu plusieurs sollicitations cette année. Dans certaines communautés beaucoup de confrères signent, dans d'autres il y a encore quelques résistances. Un souhait : pouvoir mieux apprécier les enjeux, mais aussi les résultats ; approfondir les motivations bibliques, théologiques et spirituelles, sans oublier que nous avons à progresser dans la " conscientisation socio-politique ". Il y va là du rôle de l’animateur J&P de la communauté : à lui d’étudier et d’adapter tout cela au groupe ; à lui de susciter une véritable motivation. Pourquoi ne pas consacrer de temps en temps une réunion communautaire à la présentation d’une campagne ? On rappelle que ces campagnes sont efficaces et nous permettent véritablement d’agir avec les autres. - Commerce équitable : la conscientisation dans la population progresse peut-être plus que l’action concrète dans nos communautés. Pourquoi ne pas mettre le commerce équitable à l’ordre du jour de la réunion des économes des communautés ? - Les plus pauvres : écoute, accueil et même hébergement de personnes en grande précarité, coopération avec le Secours Catholique, le Secours Populaire, soutien scolaire, réunion d’information et de sensibilisation à la misère, caisse de partage œcuménique, etc. . Les initiatives ne manquent pas ! - Nord-Sud : L’antenne AEFJN de Strasbourg a été relancée, le soutien à des groupes intervenant en Afrique, l’effort d’écoute des hôtes de passage dans nos communautés, comme nos revues, sont autant de lieux propices pour relayer les informations. - Prière : avec les homélies, elle s'exprime surtout dans les communautés d’anciens. Des veillées de prières ont vu le jour. 2. Formation Il est difficile de résumer en quelques lignes les deux entretiens qui nous ont invités à aller un peu plus loin dans la réflexion à propos de deux thèmes bien actuels :
3. Propositions et engagements La liste est longue. Voici l’un ou l’autre point qui me semblent un peu nouveaux.
Jena-Pierre Buecher
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Conférence de l'ONU
sur le Trafic Illicite des Armes Légères
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Le 20 juillet, la Conférence de l'ONU sur le Trafic Illicite des Armes Légères, tenue à New York, s'est terminée avec un " Plan d'Action 2001 " obtenue après de longues et difficiles négociations. Ce document servira de base pour des actions internationales en vue de réduire la prolifération et l'abus des armes légères dans le monde Le progrès sera évalué dans une conférence en 2006. Les ONG ont noté que certaines délégations (la Chine, les pays du Moyen Orient et les Etats Unis) avaient activement travaillé pour minimaliser la portée de ce " Plan d'Action ", limitant sa contribution à la promotion de la sécurité des populations en danger. Les pays africains, le continent le plus affecté par la prolifération des armes légères, et l'Union Européenne, au contraire, ont essayé de tenir un langage plus contraignant. Un premier pas Le plus grand succès de la Conférence 2001 fut que pour la première fois, le sujet du trafic illicite des armes légères à été mis sur l'agenda politique mondial forçant les différents pays à prendre publiquement position sur ce sujet. |
Dès maintenant nous avons un texte politique, internationalement reconnu, qui met en avant les points de convergence et de désaccords qui existent dans la communauté internationale sur ce sujet. Il nous permet de continuer notre lobbying auprès de nos gouvernements tant en Afrique qu'en Europe. Il y a eu des progrès en plusieurs points clés, entre autre sur l'impact des armes sur le développement, la santé et les questions humanitaires - en particulier la situation des femmes, des enfants et des personnes âgées ; un engagement pour le désarmement et la démobilisation plus effective; le besoin de plus de sécurité pour les armes appartenant aux Etats ; et la destruction des surplus d'armes et des armes illicites. Pourtant tous ces engagements devront se réaliser avec les moyens et ressources existantes ! Certains points importants ont été omis dans le document final - des mesures qui auraient eu un impact réel sur le terrain ! Il n'y a pas d'engagement pour la négociation d'un traité sur le courtage international des armes légères, ni sur le marquage et suivi des armes légères. On regrette aussi qu'il n'y ait aucune mention de la protection des droits humains, ni pour une réglementation concernant la possession d'armes par des civils |
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L'Afrique et les Etats Unis On a remarqué une forte prise de positions de la part des pays africains (positions partagées par beaucoup de pays) contre les positions des Etats-Unis. L'attitude intransigeante de la délégation des USA a fait que la conférence n'a pu formuler des résolutions sur la nécessité des contrôles concernant la possession d'armes légères par des civils et le besoin de prévenir pour des livraisons d'armes légères faites à des groupes non-étatiques. Les pays africains, qui avaient jusqu'à la fin de la conférence maintenu des propositions sur ces sujets, ont cédé à la pression afin de permettre à la communauté internationale de progresser ensemble vers quelques premiers pas pour réduire le danger commun qu'est la prolifération des armes légères. Dans un communiqué final, le président de la conférence a remercié les pays africains pour leur sens civique et a déploré l'attitude des Etats Unis. |
La contribution des ONGs reconnue Pendant la conférence, la campagne contre les armes légères menée par les ONG a gagné en crédibilité et ces contributions sur le terrain ont été reconnues. Le secrétaire général, Kofi Anan a loué la participation constructive des groupes de la société civile venus du monde entier à la conférence. Il a demandé aux ONG et groupes de la société civile d'assurer un suivi de la conférence en interpellant leurs gouvernements afin qu'ils consolident les acquis de la conférence et s'engagent à obtenir l'arrêt de la prolifération des armes légères, une augmentation des contrôles sur la possession d'armes et sur les transferts d'armes légères aux groupes non-étatiques. Où en-sommes nous aujourd'hui ? AEFJN remercie tous ceux qui ont participé à nos actions-lettre autour de la Conférence 2001. |
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Beaucoup ont écrit à leurs gouvernements et ambassadeurs auprès de l'ONU. Comme en témoignent les multiples réponses, nos soucis et notre position concernant le trafic en armes légères ont été notés. E nous faudra maintenant assurer le suivi. Après 6 mois de travaux préparatoires et la conférence elle-même, le sujet sera suivi en. coulisses. |
Il est de notre devoir maintenant de faire le suivi de nos gouvernements et des politiques nationales sur le commerce en armes légères. Désormais, en plus du Code de Conduite Européen pour le Commerce des Armes, le Plan d'Action 2001 approuvé à la conférence nous donne un instrument pour responsabiliser nos gouvernements. |
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En octobre prochain, AEFJN participera à un séminaire organisé par RIAL/IANSA pour étudier l'impact du Plan d'Action 2001 sur les politiques de la Communauté Européenne. A l'ordre du jour: une convention, proposée par l'ONG "Fund for Peace" sur le traçage
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et le courtage des armes légères, le suivi des Institutions européennes et la collaboration entre les ONG du Sud et du Nord. Cc séminaire sera important: pour AEFJN car il déterminera la ligne d'action pour notre propre plan d'action 2002, que nous proposerons à l'Assemblée Générale fin octobre prochain.
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Réalisation : province de France de la Congrégation du Saint-Esprit. |