Il fallait que !
Pourquoi cet impératif ?
Suivi de tant de sang, de tant de larmes.
Une Parole de vie
Se transforme en message de mort !
Question sans réponse,
Que dire face à la croix ?
Silence !
Pourtant,
Ecoutons ce que murmurent les témoins fidèles
Entourant Marie la Mère de Jésus, au pied de la croix.
Peut-être entendrons-nous ces quelques mots :
« Pas de plus grand amour
Que de donner sa vie pour ceux qu’on aime ! »
Ou encore, comme pour confirmer :
« Ma vie nul ne la prend, c’est moi qui la donne. »
Durant les jours saints,
Nous nous mettrons à l’école,
Egrenant une suite d’évènements,
Comme pour ébaucher une réponse :
Il fallait, sans doute, que le grain soit moulu
Pour devenir pain du partage !
Il fallait, sans doute, apprendre à balbutier le langage de l’amour,
Au pied du bois du supplice, accompagné par une Mère.
Il fallait, sans doute, le long silence du tombeau
Pour apprendre à dire le nom de : « Abba » et à recevoir vie du Père !
Il fallait la surprise de la pierre roulée
Pour transformer notre recherche,
Pour nous ouvrir à Celui qui est vivant !
Oui, il fallait bien !
Pour naître de nouveau !
A la vie toute donnée !
Un souffle tout nouveau,
Refait au grand vent de l’Amour !
Louis Cesbron
Pâques 2026


