Le premier numéro d’Écho des Missions paraît en avril 1921. C’est la naissance de la revue dans l’Est de la France.

Dans la lignée des bulletins de nouvelles à la maison mère, les premiers numéros s’ouvrent aux amis, bienfaiteurs, familles des spiritains. Ils retracent des faits marquants des communautés spiritaines en mission :  fêtes, faits édifiants, constructions de chapelle, de dispensaire ou d’établissement scolaire, arrivées, décès…), des nouvelles « des Œuvres et Ministères » (résultats, épreuves, succès, conversions, baptêmes, mariages…), des nouvelles diverses du pays sous les points de vue « religieux, politique, scientifique, industriel ».

Comme le souligne, le père Paul Coulon, historien de la Congrégation : “les articles manifestaient une réelle approche historique. Sans se limiter aux spiritains, Echos de la mission est une revue d’histoire missionnaire ouverte à tous. Mais elle illustre aussi 100 ans d’histoire spiritaine.”

Les archives de la revue à Chevilly Larue mais également à Saverne et Blotzheim sont de précieux témoins de l’évolution des conditions de vie dans les pays de mission, l’accompagnement du développement, le changement de relations au fil de la décolonisation, l’implication dans les bouleversements politiques. De nombreux chercheurs viennent y puiser des éclairages. Un grand nombre d’étudiants viennent chercher les origines de leurs Églises. Des travaux linguistiques, ethnographiques, botaniques des spiritains sont également conduits.

Il est intéressant de comprendre davantage au fil des pages les charismes légués par les fondateurs, François Libermann et Claude Poullart des Places dans leur spiritualité et leur attention aux plus pauvres. Il est notamment intéressant de suivre la participation des spiritains à la lutte pour l’abolition de l’esclavage et la prise en charge des anciens esclaves.

Les lecteurs sont très attachés à leur revue. Cela a expliqué qu’en 2016, quand les trois numéros Pentecôte sur le monde, Echos de la mission et la revue Saint Joseph d’Alllex ont fusionné dans un même contenu élaboré par une équipe de rédaction commune, les trois titres des revues soient restés.

A Saverne, à la Maison Saint-Florent en Alsace, les amis de l’Echo se retrouvent chaque année. C’est une occasion de rencontre, d’échanges sur la mission, de lien fraternel avec les spiritains. Nous remercions à cette occasion les nombreux zélateurs et zélatrices qui, au fil des années, ont permis le rayonnement de la revue et son ancrage local.

Bonne lecture des prochains numéros dans les 100 ans à venir!  Pour s’abonner, cliquez sur le lien