La fête a commencé par un accueil chaleureux dans la brume alsacienne. Les lève-tôt ont reçu leur petit totbag du participant avec le programme de la journée : colloque le matin, déjeuner cuisines du monde et ateliers. Dans chaque livret, l’édito de Jean Pascal Lombart, provincial de France, et la prière de Franz Lichtlé, rédacteur en chef de la revue donnaient le ton, empli de gratitude (à lire en bas de page). Au cours de la matinée de topos et d’échanges dans la chapelle, Jean Pierre Buecher, Gérard Meyer et Landry N’Nang Ekomie se sont passés le relai pour faire résonner les 100 ans d’histoire avec le présent missionnaire. Nous avons écouté la participation de chacun à rendre le monde plus fraternel, comment la mission a évolué dans un monde pluriel grâce aux outils de l’amitié, de la solidarité, de l’accueil et reconnaissance. La revue rendait compte de l’engagement en faveur de l’homme, de sa promotion, de sa dignité et notamment au service de son indépendance dans les années 1960 dans les pays d’Afrique. 

Nous avons pris conscience au fil des topos de l’évolution d’une mission triomphante et assez sûre d’elle à une mission plus humble, fraternelle, davantage dans la qualité de l’accompagnement des baptisés que la course au nombre de baptêmes célébrés. “Autrefois envoyés, aujourd’hui accueillis”.

Landry nous a fait remarqué la prépondérance des photos d’enfants dans les revues des années 50-90. Il a interprété ces illustrations comme des signes de la jeunesse des églises locales et le désir des missionnaires de les élever à une église formée. Aujourd’hui les membres de ces églises évangélisent à leur tour nos églises européennes.

Marie Claire Schouver a ensuite clôturé la matinée par la mise en lumière du maillon essentiel de la chaîne, une fois la revue imprimée : les amis de l’Echo, communément appelés zélateurs et zélatrices. Ces hommes et ces femmes passent de village en visage, en porte à porte pour donner dans la main la revue tous les 2 mois. Discrètement, ils remplissent un service majeur de rayonnement de la revue et oeuvre missionnaire spiritaine. Qu’ils en soient chaleureusement remerciés.

J’ai déposé l’Echo chez un couple. Le mari avait la maladie de Parkinson, la femme était aveugle. Le mari m’a raconté qu’ils lisaient l’Echo ensemble. Et il a ajouté “Ensemble nous nous réjouissons de ce qui peut se vivre dans le monde au service des hommes et des femmes.” Marie Claire Schouver

Un savoureux déjeuner de cuisine togolaise, gabonaise, polonaise et alsacienne a éveillé la curiosité des papilles rassemblées.

Au cours de l’après midi, chacun a pu découvrir l’exposition sur 100 ans de vie de l’accueil saint Florent associé à la revue Echo de la mission ainsi que 7 ateliers variés

ATELIER 1 : Jeunes et mission. Avec Landry N’Nang, accompagnateur du volontariat AMOSet 4 étudiants en foyer spiritain à Strasbourg

ATELIER 2 : Rêver l’Écho de demain. Avec Franz Lichtlé et Evarist Shirim

ATELIER 3 : Une Eglise Missionnaire hier, aujourd’hui et demain, avec l’équipe Mouv’paroisses 

ATELIER 4 : Aujourd’hui, accueillir l’autre différent. Avec Nathalie Risch

ATELIER 5 :100 ans d’imprimerie, de Neufgrange à Bayard. Avec Joseph Plug

ATELIER 6 : Aux sources de la vie spirituelle des missionnaires spiritains. Avec Louis Guth

ATELIER 7 : Les contes et autres richesses des cultures africaines Avec Gérard Meyer

     

Edito du Père Jean-Pascal Lombart, Supérieur provincial

Des Actes à l’Écho ! 

Il y a quelques années a été publié un petit livre dans lequel un  missionnaire (Luc) racontait ce qu’il faisait avec ses compagnons, ses  voyages, les communautés chrétiennes naissantes, la diffusion de  l’évangile dans de nouvelles cultures, les questions que cela posait, les  oppositions rencontrées. D’ailleurs, ce livret commençait par une  rencontre de gens qui se demandaient quel serait l’avenir, puisqu’ils  avaient reçu mission de diffuser l’écho de la mission, mais leur  ‘mandataire’ s’était absenté, tout en ayant promis d’être avec eux tous les jours ! Vous avez  reconnu le livre des Actes des Apôtres, et peut-être avez-vous aussi reconnues les questions  qui ne manquent pas de nous habiter concernant l’avenir de l’Écho de la Mission. En faisant  un pas de plus dans la maison Saint Florent, vous vous exposez à recevoir l’Esprit-Saint, qui ouvre les portes, qui fait l’unité dans la diversité, et qui fait porter du fruit à ceux et celles  qui osent lui faire confiance, comme au temps des Actes des Apôtres.  

Rédacteurs, illustrateurs, imprimeurs, zélateurs, lecteurs, bienfaiteurs… Qu’elle est grande  la famille de l’Écho de la Mission ! C’est une famille qui s’étend sur plusieurs générations et  sur plusieurs départements. Une famille qui a traversé les vicissitudes de l’histoire locale,  et de l’histoire du XXe siècle. Une famille qui a voulu faire fructifier un héritage et dont tous  les membres se sont engagés généreusement dans ce but. Si vous croisez un membre de  cette famille, pensez à le remercier, à la remercier, car chacun et chacune pour sa part fait  vivre l’Écho, fait vivre la Mission. Remerciez-les aussi de ma part. 

Il reste à mentionner les Missionneurs… Moissonneurs… Missionnaires ! En effet, sans eux,  l’Écho n’aurait pas eu de mission ! Comme pour les Actes des Apôtres, les missionnaires  ont voulu faire connaître leur activité, rendre compte de leurs œuvres, raconter la mission  et ses fruits (la moisson, abondante). Comme pour les Actes, ils ont voulu partager leurs  découvertes de pays lointains, et parler des gens de ces pays, leur langue, leurs coutumes,  leur habitat, leur religion, leur sagesse de vie : des histoires d’amitié. Comme pour les Actes,  ils voulaient créer des liens entre les peuples, donner des nouvelles des événements heureux  ou malheureux, et inviter à la solidarité. Combien de communautés chrétiennes ont vu le  jour de par le monde grâce à la générosité des lecteurs de l’Écho ? Combien de religieux,  religieuses et prêtres formés ? Combien d’églises, de presbytères, de dispensaires,  d’écoles ? Dieu seul le sait, et ce n’est pas fini ! 

Visiteurs, amis, zélateurs et zélatrices, merci à vous d’être là à nos côtés. La mission  continue, au loin et ici. Le pape François parle d’’amitié sociale’ pour indiquer que chacun  peut s’associer aux autres pour le bien commun, pour le service des pauvres. Votre venue  en est le signe. Et pour l’avenir ? Les moyens de communication continuent à évoluer,  depuis Gutenberg, depuis les frères Lumière et Edison, et quelques autres ensuite. l’Écho a  changé de format, il a pris des couleurs, et il va continuer à évoluer. Que demeure l’amitié  et le désir de partager la Bonne Nouvelle. Bon Anniversaire et longue vie à l’Écho ! 

 

Prière du rédacteur en chef Franz Lichtlé : Rendez-vous

C’est avec de l’encre jetée sur du papier, que tous les deux mois nous avons rendez-vous !

On y raconte des histoires : celles de ceux qui sont partis au loin, et celles de ceux qui sont restés proches.

On y partage des nouvelles, des photos, de la culture et de la prière, 

avec du rire, de la joie, mais aussi de la peine, des chagrins et des pleurs !

Il y’a celles et ceux qui écrivent, qui corrigent, qui mettent en forme ; 

 Il y’a celles et ceux qui impriment, qui plient, trient, envoient ;

Il y’a celles et ceux qui visitent, distribuent, partagent et s’enquièrent des nouvelles !

Il y’a celles et ceux qui attendent la livraison, qui se réjouissent du moment ; 

 Il y’a celle et ceux qui lisent, réfléchissent, méditent, rient, pleurent et partagent à leur tour leurs découvertes…

Il y’a celles et ceux qui font tout cela à la fois !

Et ça fait 100 ans que ça dure… et tous les deux mois, la magie se renouvelle, car chaque fois ça fait du bien.

Oui, à chaque fois, avec l’Echo des missions, c’est un moment de ton histoire, Seigneur, qui se transmet.

C’est une expression de ta parole qui se dit. 

C’est une part de ta promesse qui est partagée. 

C’est un peu de ton espérance qui nous est proposée.

C’est quelque chose de ta beauté qui nous arrive.

A chacune de ces étapes, tu es bien présent Seigneur, 

Et tu participes à chacun de ces rendez-vous en te rendant présent à chacune et chacun d’entre nous.

Merci Seigneur pour ces 100 années de fidélité au rendez-vous !