Spiritus : la mission d’éduquer

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Le nouveau numéro de Spiritus croise les expériences des instituts missionnaires autour de l’éducation.

“Il faut tout un village pour éduquer un enfant”. Ce proverbe rappelé en édito par Rémi Fatchéoun, missionnaire d’Afrique pose le cadre des multiples acteurs d’une éducation intégrale. Comme mission d’Eglise, les différents instituts missionnaires partagent leur approche de l’éducation d’aujourd’hui.

Nicolas Capelle, frère des écoles chrétiennes partage le déploiement du projet éducatif initié par Jean Baptiste de la Salle.

“L’acte éducatif reste la clé de la construction de la personne et de la société, de la transmission des valeurs, de l’émancipation des peuples. Il est foi et engagement pour un monde autre à faire advenir.” Nicolas Capelle

Georgette Thioume Ndour, religieuse sénégalaise des soeurs de l’Immaculée Conception de Castres expose la spécificité de l’école catholique au Sénégal, pays majoritairement musulman.

“L’école a pour mission de permettre à chaque enfant de construire son sentiment d’appartenance à une culture, une nation, à l’Universel” nous dit Alain Sulmon. L’Église vit sa mission de former les jeunes. Intellectuellement, moralement et spirituellement, pour les aider à se forger un avenir, à s’ouvrir à l’idéal sénégalais de la Teranga, à servir les autres. Cette mission exige de l’école catholique beaucoup de créativité dans son projet pédagogique. Georgette Thioume Ndour

Marc Botzung, provincial de France des spiritains signe un article nourri de l’expérience de tutelle d’Apprentis d’Auteuil. Il donne des repères pour qui veut mener une mission d’éducation en France aujourd’hui. Il y voit un enjeu certain de faire l’expérience de la fraternité et d’un service des pauvres.

En France, environ 2 millions d’enfants et de jeunes sont scolarisés dans des établissements privés catholiques, dont un tiers relève de structures congréganistes. Un record européen rendu possible par le soutien financier de l’État français. Quelles sont les raisons d’un tel succès et d’une telle confiance, dans une société qui se sécularise et se diversifie rapidement ? Et comment aujourd’hui face aux nouvelles pauvretés des migrants mineurs non accompagnés, des jeunes avec un handicap, des enfants en situation de rue, inventer des nouveaux chemins?

Les chroniques restent liées au thème avec le regard intéressant de Francis Barbey sur un usage responsable des réseaux sociaux numériques.

Les réseaux sociaux numériques ont envahi tous les domaines de la vie, particulièrement les milieux scolaires et universitaires. Certains y voient les signes de l’avènement d’un monde nouveau. Pour d’autres, il s’agit d’un vecteur de perversion. Entre les deux positions, n’y a-t-il pas de la place pour un usage responsable des réseaux sociaux numériques ?

La revue, toujours en prise aux enjeux contemporains des bouleversements politiques et économiques des pays de mission finit par un article percutant sur L’Église du Liban, signe d’espérance ?

La tragique déflagration au port de Beyrouth le 4 août 2020 a rappelé le marasme socio-économique dans lequel est plongé le Liban. Comment l’Église se situe-t-elle dans ce contexte si difficile ? Quels sont les défis qu’elle a à relever ? Quelles perspectives d’avenir peut-elle contribuer à ouvrir ? Peut-elle être signe d’espérance dans un Liban meurtri ?

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