Assomption ?
De gloire, d’honneurs tu n’en as pas voulu,
O Marie ! Humble servante du Seigneur.
Or ou bijoux précieux ne furent jamais objets de tes désirs,
Toi, l’épouse de Joseph, le charpentier !
Du Père tu as reçu le plus riche des trésors!
Tu seras l’écrin précieux offert à son Fils.
Le Souffle qui fait sourdre l’Amour en son cœur
T’enveloppera et de ta chair naîtra Le Bien Aimé !
Pour toute réponse à Celui qui est le Verbe en sa plénitude,
Un oui sans réserve, expression parfaite de ta confiance.
Qui à Nazareth, devinerait la grandeur de celui que tu portes ?
Face aux questionnements, tes services inlassables et discrets.
Toi qui ne rêvais que d’abaissement,
Comment comprendre, ton enfant assis au milieu des docteurs ?
Au plus vite tu le ramènes à la simplicité de la demeure de Nazareth.
Il a encore tant à apprendre de son père, de ses frères de village !
Etais-tu là, au bord du Jourdain
Quand deux cousins se saluaient en d’heureuses retrouvailles ?
Déjà, ton petit agneau s’éloignerait du bercail aimé de son enfance.
Il deviendrait bientôt le pasteur d’un nombreux troupeau.
Discrète, tu te mêleras à la foule de ses disciples,
A ton tour tu te laisseras nourrir de sa parole qui donne vie.
Désormais fidèle parmi les fidèles, tu seras là,
Accompagnant ceux qui ont soif du vin joyeux qu’il offre à tous.
Nulle surprise quand tu vois ton Jésus entrer à Jérusalem
Entouré par une foule jubilante, monté sur un ânon !
Alors, tu te souviens de ton Joseph te conduisant à Bethléem,
Et des premiers refus, il n’y avait pas de place pour lui.
Cette fois l’enfant innocent que l’on frappe,
Qui sera crucifié, c’est ton enfant !
Oui, te voilà en ton Assomption !
Humiliée, abaissée, près de ton Fils élevé !
Jusque là il est le Verbe et adresse à sa Mère,
Une ultime Parole de vie : lui présentant Jean, le bien aimé :
Voici ton fils ! Toi, tu deviens mère élevée dans le cœur de chacun.
Et me voilà surpris de te dire ce mot très doux : Maman !
Assomption 2026
P. Louis Cesbron


