“Ne vous plaignez pas du peu de temps que vous avez pour l’oraison et l’étude, heureux missionnaire dont les instants sont pris pour le travail du salut des âmes. Vous êtes bien plus à féliciter qu’à plaindre.

François Libermann

Disponible à l’Esprit Saint, contemplatifs dans l’action autrement dit l’union pratique et simplicité de vie font partie des caractéristiques de la spiritualité spiritaine.
Guide de l’action missionnaire spiritaine, le père Libermann appelle « union pratique » la volonté de faire dominer les inspirations de la grâce sur les tendances de la nature avec une oreille attentive et un cœur disponible à faire la volonté de Dieu. Ne plus penser, aimer, vouloir et agir que sous l’influence exclusive de Dieu.

Peu à peu l’âme se remplit de la pensée de son néant et étant dans un besoin extrême, elle s’élève en lui pour trouver son soutien ( … ). Alors, commence une vie nouvelle ( … ). Alors l’âme commence à devenir un instrument passable entre les mains de Dieu, instrument rouillé, tordu, estropié, mais assez souple dans la main habile qui le manie, pour opérer quelque peu de chose à la gloire de Celui qui seul opère tout ce qui est bon. Cette souplesse ( … ) ne lui vient que par le renversement de ses premiers désirs et de ses premières espérances.

Se laisser guider par Dieu

Dans la Règle provisoire de 1844, François Libermann définit le rôle de l’homme dans la vie spirituelle :

Se disposer, moyennant le secours très puissant de la divine grâce, qui est en nous très forte, à suivre les mouvements et les impressions du divin Esprit qui est en nous. Il veut être l’âme de notre âme Laissons-le agir en nous comme notre corps laisse agir notre âme, qui le remue comme elle le croit convenable et comme elle le veut. La seule différence est que le corps reçoit et suit forcément l’impulsion que l’âme lui donne, tandis que notre âme doit recevoir et suivre volontairement l’impulsion sainte de cette âme divine de l’Esprit de Jésus. 

Les fruits de l’union pratique

Béatitude de force :

« L’âme ainsi unie à Dieu est pleine de force et ne s’abat ni ne se décourage de rien. Au milieu des événements et des contretemps les plus fâcheux, elle reste calme, soumise et libre de ses facultés et de son action ».

Béatitude de bonheur !

« L’âme ainsi unie à Dieu jouit d’une paix profonde, d’un bien-être surnaturel dont on ne peut se former une idée exacte, quand on ne le possède pas. Ce bien-être très profond – « à la source et à la racine de sa vie » existe même au milieu des peines et des tribulations de tous genres. Bien plus, il se rend souvent plus sensible dans ces états, si bien qu’au temps de l’affliction l’âme ainsi disposée éprouve une plus grande sérénité d’esprit et de gaieté de cœur, douce, modérée, dans ses relations avec les autres ».

L’abondance des dons du Saint Esprit

« Enfin, notre âme ainsi unie à Dieu dans ses habitudes pratiques, reçoit avec abondance les grâces qui conviennent à son état et à sa position, et les dons spéciaux du Saint Esprit dans l’ordre de sa vocation selon les desseins de Dieu sur elle » François Liberman

Pour approfondir la spiritualité spiritaine 

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